Syndicat CGT Unilever HPCI France
La PREUVE que ce sont les manifestants et le droit de manifester qui sont visés et non les casseurs :
Ça sent bon!
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
La Direction Générale du Travail a fait circuler une note interne récapitulant les possibilités de licencier des salariés exerçant un mandat syndical ou de représentation du personnel dans le cadre d’une grève. Un véritable appel à accompagner la répression patronale.
Crédits photo : Meeting contre la répression au travail en septembre 2020
La semaine dernière, L’Humanité a rendu publique une note interne transmise le 13 mars dernier par la Direction Générale du Travail – branche du ministère du travail qui a à sa tête Olivier Dussopt – aux services de l’inspection du travail. Ce document, envoyé alors que le gouvernement se préparait à avoir recours au 49-3 pour imposer son projet de réforme des retraites massivement rejeté par les travailleurs, récapitule les conditions auxquelles il est possible d’autoriser le licenciement d’un salarié protégé en raison de faits commis au cours d’une grève…
Certains salariés très exposés à la répression patronale, notamment en raison d’activités de représentants syndicaux ou d’élus au CSE, sont dits « salariés protégés » et l’employeur a alors besoin d’une autorisation administrative avant de pouvoir les licencier. Il est en principe interdit de licencier un gréviste. Pour obtenir cette autorisation de licenciement en lien avec une grève, l’employeur doit prouver que le salarié protégé a commis un acte « d’une gravité suffisante », excédant le prétendu « exercice normal du droit de grève ».
La note interne transmise à l’inspection du travail rappelle cette règle et la valeur constitutionnelle du droit de grève avant de lister toutes les jurisprudences administratives permettant de licencier les salariés protégés pour des faits commis au cours d’une grève. Une véritable incitation à accepter aux licenciements abusifs de salariés protégés, dans un moment où le mouvement ouvrier mène une confrontation intense avec le gouvernement.
En pleine bataille des retraites, difficile en effet de lire cette note autrement que comme une pression sur les inspecteurs du travail pour qu’ils acceptent de participer à la répression patronale, orchestrée au sein de l’entreprise par l’employeur, en les aidant à justifier ces autorisations de licenciement en droit. Corps qui tend à être sensible aux questions sociales, et parfois à résister au gouvernement comme cela a pu être le cas lorsque Sarkozy a voulu instrumentaliser l’inspection du travail pour mener une politique de chasse aux sans-papiers, les inspecteurs apprécient en effet en première instance le degré de « gravité suffisante » de la faute.
Dans le même temps, il s’agit pour le gouvernement d’envoyer le signal qu’il ne faut pas tolérer les formes de grève sortant du cadre étroit de la légalité bourgeoise comme le sont par exemple les blocages de certaines TIRU de région parisienne, qui, juridiquement « portent atteinte à la liberté du travail » en empêchant les salariés non-grévistes d’entrer sur le site. Une démarche qui s’inscrit dans un contexte de restrictions croissantes du droit de grève dont le pouvoir de blocage fait peur au gouvernement, comme on le voit avec les réquisitions d’éboueurs ou de raffineurs grévistes.
Cette nouvelle attaque sur les travailleurs témoigne de la fébrilité d’un gouvernement détesté qui tente d’imposer sa réforme et réprime ceux qui la contestent. Il est fondamental de dénoncer cette attaquer et de s’organiser pour y faire face par la solidarité la plus large.
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Alors que les réquisitions se sont terminées sur la raffinerie de Normandie, la solidarité qui s’est exprimée a permis de renforcer le moral des grévistes. Les taux de grève remontent et la détermination des grévistes est renouvelée.
« Dans le fond, les réquisitions, cela a mis des gens dans la rage ». Alors que les réquisitions ont permis, à partir de vendredi midi, d’expédier les quelques stocks de kérosène restants pour approvisionner les aéroports parisiens, c’est avec une détermination renforcée que les grévistes abordent la suite du mouvement. Les expéditions et les réquisitions se sont terminées dans la nuit, et les raffineurs ont du laisser sortir leurs stocks sous la menace de peines de prisons pour la réquisitionnés.
Ce lundi midi, la grève a été reconduite pour 72h supplémentaires, alors que la raffinerie reste à l’arrêt et ne produit donc plus rien. Les réquisitions ont eu l’effet d’un électrochoc sur tout le personnel, et certains qui avaient arrêté le mouvement se sont à nouveau mis en grève. « L’ambiance est tendue, témoigne Ludovic Desplanches, 14 ans de boîte. Cela a choqué l’ensemble du personnel, même les non grévistes. Ce midi, des gens qui s’étaient retirés du mouvement rentrent à nouveau dedans. Après le 49.3, les réquisitions font repartir certaines personnes qui avaient un peu lâché le mouvement ».
Même constat pour Julien : « Dans le fond, ça a mis des gens dans la rage, il y a une rancune qui s’est installée. Des collègues non grévistes se sont inscrits dans la grève. Quand on est à l’intérieur, même les non grévistes ont un discours rancunier et revanchard face à la direction ». La dynamique est donc au renforcement de la grève, alors qu’il reste encore d’immense stocks de gasole et d’essence, et que la production n’est pas prête de redémarrer.
La solidarité contre la répression, avec le grand rassemblement de vendredi dernier, appelé par la CGT Total Normandie et le Réseau pour la grève générale, a marqué les esprits. Voir près de 200 personnes venir de Paris contre les réquisitions a touché les coeurs. « Le point positif qu’on en retire, c’est la cohésion des travailleurs et le soutien qu’on reçoit de partout, de toutes les corporations, de l’interpro : c’est vraiment quelque chose de magique. C’est les larmes aux yeux que j’ai vu cette solidarité arriver, ça me donne encore des frissons aujourd’hui, cette cohésion, cette fraternité, cela vraiment plaisir », explique, ému, Julien Gueroult, qui travaille sur le secteurs des huiles.
Vendredi dernier, près de 500 travailleurs et étudiants, venus de la région havraise et parisienne, ont aidé à reprendre le piquet face aux forces de l’ordre qui avaient expulsé les grévistes de leur piquet de grève. Une démonstration de solidarité de la part des travailleurs de la région et du Réseau pour la grève générale qui a donné du moral : « Cette solidarité nous a fait un grand bien : on a vu qu’on était soutenu par un grand nombre de salariés de la zone industrielle et au-delà. Tout le monde est focus sur les réquisitions et ça rebooste d’avoir ce soutien, on était un peu fatigués et voir une compagnie de CRS arriver ça nous a bien réveillés, on est reparti pour une nouvelle semaine de lutte qui va s’amplifier » témoigne Ludovic.
Les réquisitions ont aussi amplifié la haine et la colère des salariés envers leur direction, qui a tout fait pour mettre en place les réquisitions, et qui n’a cessé de collaborer avec la préfecture. « Tout le monde est remonté contre la direction, les contremaîtres, les chefs de secteur, parce qu’ils ont pris ça comme une attaque profonde, surtout ceux qui sont fait réquisitionner face à leurs enfants à la maison. J’ai deux collègues dont les femmes et enfants ont été profondément choqués » explique un gréviste sur Tmex (l’équipe Transferts, Mélanges, Expéditions), où se sont passées les réquisitions. D’autant que la direction n’a eu aucune considération pour ses salariés. Yoann Lefranc, du même secteur, est resté 50h dans l’entreprise du fait des défauts de relève contre les réquisitions. Alors qu’il a fait un malaise sur son lieu de travail, que la direction a livré des plateaux repas dont la date limite de consommation était expirée, et que son médecin lui a diagnostiqué un « épuisement physique et mental », la direction a osé le réquisitionner à nouveau le dimanche matin. « On est que de numéros pour eux », dénonce-t-il à notre micro.
Alors que les pénuries continuent de s’aggraver, avec 7,5 % des stations-services en rupture totale et 8,1 % en rupture partielle, la grève des raffineurs est loin d’être terminée, et les réquisitions n’ont fait finalement que renforcer la détermination et l’unité des grévistes. Une détermination et une expérience des réquisitions qui seront précieuses pour faire face aux prochaines réquisitions, qui ne tarderont sûrement pas à tomber, pour réapprovisionner non plus les vols commerciaux mais les stations-services. « Ils ont oublié qu’on peut faire tourner la boutique sans eux. Eux ne le peuvent pas, et ils s’en mordront bientôt les doigts », conclue un gréviste.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE
/image%2F0946080%2F20230327%2Fob_da218c_brun.jpg)
Pour la peur, il a clairement ordonné aux forces de police de franchir un cap. Un cheminot éborgné, un camarade qui a perdu un doigt, des charges à répétitions, un déluge de gaz, des arrestations préventives et mise en garde à vue pour des motifs futiles… tout cela vise à impressionner, à faire peur, à dissuader de continuer à manifester. Les dérives de la BRAV ne sont qu’une interprétation de cette directive, qui conduit certains policiers à penser qu’ils peuvent se défouler sans crainte de sanction, puisque cela va dans le sens de ce que le Gouvernement veut… il ne s’agit pas de dérive individuelle, mais de dérive du pouvoir d’Etat.
Nous devons le dénoncer. Mais pas question de focaliser là-dessus.
Ce qui nous motive et qui nous lie à la population, c’est l’exigence de justice sociale et de retrait de la réforme des retraites !
Pour le fatalisme, il développe une communication sur d’autres sujets, comme si celui des retraites était derrière nous, alors que tout le monde continue à en parler. Il cherche à mettre en avant d’autres réformes. Il monte aussi en épingle cette question de mega bassine pour en faire le sujet du moment (opportunément lié à l’incendie en Espagne).
Certes, il y a un sujet, comme il y en a plein d’autres.
Mais nous refusons de passer à autre chose : nous voulons continuer à parler des retraites, de l’injustice de cette réforme, de son caractère anti démocratique, des autres solutions de financement, de nos revendications sur les 60 ans et les départs anticipés à 55 ou 50 pour les professions spécifiques ou les métiers pénibles.
Nous voulons continuer à parler des régimes spéciaux, qui sont une forme efficace de reconnaissance de la pénibilité, qui permette une attractivité de métiers difficiles, et qui permettent pleins d’autres choses. Nous voulons continuer à dénoncer les inégalités femmes-hommes qui vont être accrues avec cette réforme alors que les corriger permettrait de faire rentrer 5 milliards de cotisations sociales.
Nous voulons continuer à parler des jeunes et à leurs conditions d’entrée dans le monde du travail.
Nous voulons continuer à parler du chômage des plus de 60 ans qui est désormais moins bien protégé puisque depuis février la réforme du chômage entre en fonction et que la durée d’assurance qui était de 36 mois est passée à 27.
Mieux vaut un retraité heureux qu’un chômeur désespéré et en fin de droits !
Nous voulons le retrait de cette réforme, puis des négociations sur les retraites, et dans chacune de nos entreprises nous exigeons des hausses de salaire, des créations d’emplois, qui améliorent nos vies et financent les régimes sociaux !
Si nous maintenons la pression, ce gouvernement n’aura plus d’autre choix que de reculer ! Mobilisons nous massivement mardi 28 mars pour montrer qu’il n’y a ni peur ni fatalisme chez nous !Tou.tes en grève et en manifestation !
Publié par FSC
Les manifestations du 23 mars marquent-elles un tournant ? En tout cas, si l’exécutif espérait un essoufflement, c’est l’exact inverse qui s’est produit. La mobilisation retrouve ses plus hauts niveaux depuis le 19 janvier. Avec un grand changement : l’ambiance est bien plus déterminée et revendicative.
« Il se passe quelque chose aujourd’hui. On a des débrayages partout. Dans la territoriale, des agents se mettent en grève dans des villages, même quand il n’y a pas de présence syndicale » explique, tout sourire, un syndicaliste CGT, peu enclin à l’optimisme habituellement. Il n’est que 10 h 30, la manifestation de Montpellier ne s’est pas encore élancée et n’est pas impressionnante pour l’heure. Mais une heure plus tard, les cortèges se sont épaissis et le défilé s’étend à perte de vue. La préfecture annoncera 18 000 manifestants, trois fois plus que le 15 mars, date de la dernière journée de grève interprofessionnelle, qui avait connu un tassement du nombre de participants. La CGT annoncera finalement 45 000 personnes. Plus que le 7 mars.
Mais au-delà des chiffres, ce qui tranche avec les manifestations précédentes c’est le ton. La tension est perceptible, comme elle l’est habituellement quand un mouvement de grève s’ancre. Mais il est vrai que depuis la dernière journée de grève le 15 mars, il y a eu un 49-3, une motion de censure rejetée à neuf voix près et le discours lunaire d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui, les cortèges de boîtes en rangs serrés sont plus fournis et plus combatifs. Celui des cheminots et des énergéticiens en grève reconductible depuis deux semaines a doublé, voire triplé. Et tout au long de la manifestation, de très nombreux jeunes sont venus renforcer les troupes. Même ambiance à Marseille où le journal La Marseillaise relate une « ambiance bouillonnante » dans le cortège des gaziers et électriciens.
« C’est une ambiance qui a totalement changé », nous confirme une militante de la CGT à la ville de Paris au cœur de la manifestation parisienne. « Il y a beaucoup de banderoles de grévistes, plus de slogans et moins de sono avec leurs musiques ».
Publié par EL DIABLO
547288
Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.
Hébergé par Overblog