SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Le vol permanent par les riches et le détournement de l'attention par leurs politiciens et médias en montrant du doigt pauvres et immigrés

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Après la garde à vue, la convocation au tribunal !

 

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11 nouveaux milliardaires français, les capitalistes ne connaissent pas la crise

Tout augmente, et surtout la fortune des capitalistes ! Tandis que les salaires baissent, que Macron nous promet austérité et marche à la guerre et que Le Pen pointe du doigt les étrangers, les milliardaires se goinfrent toujours plus.

Crédit photo : Jérémy Barande / Ecole polytechnique Université Paris-Saclay

Crédit photo : Jérémy Barande / Ecole polytechnique Université Paris-Saclay

Hymne à la gloire du capitalisme triomphant, le classement annuel de Forbes célèbre les plus grands bourgeois de notre planète. Il a toutefois l’avantage de montrer aux travailleurs du monde entier qui font face aux crises et aux menaces de guerre, qui sont leurs vrais ennemis.

Car c’est une véritable inflation d’ultra-riches qui frappe notre monde. 265 nouveaux milliardaires en font grimper le nombre total à 2700 ! Au sortir de la crise de 2008, il n’y en avait « que » 793.

Parmi les nouveaux entrants, à côté de quelques stars du show-bizz comme Taylor Swift, Rihanna ou encore LeBron James, l’énorme majorité de ce classement est composée de grands patrons de la finance, de l’industrie et d’héritiers. Les exploiteurs français trônent en bonne position au sein de ce classement. A commencer par Bernard Arnault qui en prend la première place avec 233 milliards de dollars de richesse personnelle et une fortune qui a triplé depuis 2020. C’est à ce titre qu’Emmanuel Macron lui a remis la Grand-Croix de la Légion d’Honneur en mars.

L’envers du classement Forbes, ce sont les 1,1 milliards de personnes qui vivent dans un état d’indigence absolue (les Nations Unies parlent poliment de « pauvreté multidimensionnelle aiguë »). Entre 2020 et 2023, uniquement à cause du paiement de la dette des pays dépendants aux puissances impérialistes, 165 millions de personnes supplémentaires sont passés sous le seuil de 3.65$/jour. Finalement, c’est tout simplement la moitié du genre humain qui vit avec moins de 7$/jour !

Comme Karl Marx l’écrivait il y a plus d’un siècle, le capital est « semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant, et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage ». Cet étalage de richesses n’est que le reflet de l’exploitation toujours plus violente de centaines de millions de travailleurs à travers le monde.

Les rois de France

En France, la récolte a encore été bonne cette année, puisque 11 nouveaux milliardaires français intègrent le club restreint des milliardaires, portant à 53 le total national.

Loin d’être le fruit d’un dur labeur personnel ces nouvelles méga-fortunes françaises proviennent d’héritages, à l’instar des rejetons Peugeot ou Rocher qui héritent respectivement de 2,7 et 4,8 milliards. La famille de l’ancien député LR, et lui-même héritier de l’empire de marchands de mort Dassault, Olivier Dassault, hérite quant à elle de 5 milliards. Le groupe Dassault fait en effet des heureux parmi ceux qui ne meurent pas sous les bombes de ses Rafales : Bernard Charlès, PDG de Dassault Systèmes (fortune personnelle : 1 milliard d’euros, 45 millions de rémunération annuelle) rentre lui aussi cette année dans le club des milliardaires. Il rejoint le DG du groupe Dassault, Charles Edelstenne qui y figure depuis 2015.

Figure de l’industrie du luxe en France, Christian Louboutin intègre lui aussi ce classement, illustration de l’aberration d’un monde bourgeois qui se vautre dans le luxe pendant que les travailleurs luttent pour maintenir l’accès aux besoins essentiels.

Car les salaires n’ont cessé de baisser sous les coups de l’inflation et des politiques pro-patronales du gouvernement. 5,3 millions de personnes vivent en 2023 avec moins de 940 euros par mois. Le gouvernement nous explique désormais que la seule manière de faire face à la « crise » est de préparer une offensive contre les arrêts maladies et les chômeurs.

Objectif, 50 milliards d’économie sur le dos des travailleuses et des travailleurs. Leur travail a pourtant déjà permis aux entreprises du CAC 40 de dégager 146 milliards d’euros de bénéfices en 2023. 97 milliards d’euros ont par ailleurs été ponctionnés sur les richesses produites pour aller dans la poche d’actionnaires inutiles !

C’est pour défendre ces profits que les capitalistes parlent aujourd’hui d’envoyer les peuples à la guerre, militarisent les frontières et attisent les haines nationalistes. Pourtant, comme le montre ce classement de l’indécence, l’explosion de la richesse des capitalistes balaye toutes les différences entre les nations, les langues et les cultures. Elle dresse en revanche une frontière ferme entre deux camps irréconciliables : celui des exploiteurs et celui des exploités. C’est entre ces deux camps que la guerre doit être déclarée !

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Communiqué de presse – Le 27 mars 2024

I

Le déficit public de la France a atteint 5,5% du PIB en 2023, à 154,0 milliards d’euros, selon les derniers chiffres de l’Insee. Réitérant son refus d’augmenter les impôts, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des finances, a maintenu l’objectif de retour sur les 3% de déficit en 2027.

« On en tire les conséquences en termes d’économie sur toutes les dépenses, de l’Etat, la dépense sociale et les collectivités locales », a ajouté le ministre.

Alors que ce ministre et son président dénoncent régulièrement le “niveau insupportable” des impôts dans notre pays, cet engagement de ne pas augmenter les impôts doit être particulièrement apprécié par Bernard Arnault, décoré il y a quelques jours de la grand-croix de la Légion d’honneur à l’Elysée par Emmanuel Macron.

Les cadeaux fiscaux faits, ces dernières années, aux grandes fortunes et aux entreprises ont en effet permis à Bernard Arnault, aux manettes du groupe LVMH leader mondial du luxe, d’être aujourd’hui l’homme le plus riche du monde, avec un patrimoine estimé à 230 milliards de dollars, devant Elon Musk et ses 210 milliards de dollars (source : classement Forbes).

Non contents d’avoir supprimé l’impôt sur la fortune, Emmanuel Macron et Bruno Le Maire ont porté les aides aux entreprises à un niveau jamais atteint jusqu’ici : des chercheurs lillois, mandatés par l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires) et la CGT, chiffrent, en mai 2022, ces aides à 157 milliards d’euros pour 2019, soit 6,44 % du PIB et 31 % du budget de l’Etat.

Comme le montre cette étude alors que les aides oscillaient en moyenne autour de 30 milliards d’euros par an dans les années 90, elles représentaient un montant de plus de 100 milliards par an dès 2008 et culminaient à 157 milliards en 2019, avant même la mise en œuvre du « quoi qu’il en coûte ».

Il est aujourd’hui hors de question pour nos gouvernants de remettre en cause leur politique visant à favoriser les grandes fortunes et les actionnaires au détriment de l’immense majorité de la population.

C’est pourquoi INDECOSA-CGT appelle toutes les organisations associatives, syndicales et politiques qui le souhaitent à s’engager en faveur d’un indispensable et grand débat public sur la justice fiscale dans notre pays au moment où le gouvernement s’apprête à sacrifier les dépenses sociales (assurance chômage, couverture santé, aides sociales diverses …), les salaires des agents publics et les dotations aux collectivités locales.

Communiqué de presse – Le 27 mars 2024

Loïc DAGUZAN – Indecosa CGT

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Des ministres coachés par des journalistes pour mieux répondre à leurs questions pour 1,6 millions €

Matignon a signé un contrat avec un cabinet de conseil pouvant porter jusqu'à 1,6 millions d’euros d’argent public, pour que des journalistes de grandes chaînes de télé forment des ministres à la prise de parole. Plusieurs autres ministères feraient également appel à ce cabinet.

Olivier Becht, ancien ministre délégué au commerce extérieur qui aurait été formé à la prise de parole par des journalistes. Crédit photo : Jean-Luc Hauser, wikimedia commons

Olivier Becht, ancien ministre délégué au commerce extérieur qui aurait été formé à la prise de parole par des journalistes. Crédit photo : Jean-Luc Hauser, wikimedia commons

On savait déjà que les journalistes envoyaient leurs questions à l’avance aux politiciens, mais il semblerait qu’ils les entraînent même à y répondre. C’est ce que révèle Le Monde ce lundi : trois membres du gouvernement, Olivier Becht, ancien ministre délégué au commerce extérieur, Dominique Faure, ministre déléguée chargée des collectivités territoriales et Sabrina Agresti-Roubach, secrétaire d’État chargée de la ville, auraient été entraînés à la parole publique par le cabinet Expression Conseil, qui emploie des journalistes de différentes chaînes de télévision et de radio comme TF1, CNews, Europe 1 ou BFM-TV.

Ce cabinet de conseil, créé par un ancien journaliste de TF1, a en effet signé en octobre 2022 un contrat avec le service d’information du gouvernement (SIG), rattaché à Matignon, pour un marché reconductible jusqu’en 2026. Le gouvernement pourrait donc débourser jusqu’à 1,6 million d’euros hors taxes de prestations pour « préparation à la prise de parole médiatique et événementielle », comme l’explique Le Monde.

Ces formations coûtent rien de moins que 2 400 euros pour deux heures hors taxes. Une pratique vraisemblablement généralisée puisque, si le SIG dit n’avoir dépensé que 20 000 en 2023 auprès de Expression Conseil, le cabinet réaliserait les trois quarts de son chiffre d’affaires dans le public, et compterait également pour client les ministères de la transition écologique, de l’intérieur et des affaires étrangères. Un comble après le précédent scandale des factures du cabinet McKinsey, surtout quand on nous annonce un plan d’austérité pour les prochaines années. Sur Linkedin, Expression Conseil se vante d’avoir formé en 2023 des cadres et dirigeants de différents ministères, de l’économie à la culture, en passant par celui de l’Europe et des affaires étrangères ou encore le Service d’Information du Gouvernement.

Si le cabinet reste plutôt discret quant à l’identité des journalistes journalistes qu’il emploie, il assure que ce sont des professionnels, employés dans les plus grandes rédactions. Quelques noms sont tout de même mis en avant par Expression Conseil, comme celui de Marieta Frias, rédactrice en chef sur CNews depuis 2017. Le journaliste passé par TF1 Benjamin Dard a également animé des formations pour le compte du cabinet au cours de l’été 2023, avant de devenir rédacteur en chef d’une tranche horaire matinale de France Info en septembre de la même année. Des journalistes de grands médias ont ainsi aidé des politiques à se préparer à répondre à leurs propres questions !

Cette enquête illustre une nouvelle fois les liens étroits entre les journalistes des grandes rédactions bourgeoises et le gouvernement. Cette proximité avait déjà été mis en évidence au moment de la nomination au ministère de l’éducation nationale d’Amélie Oudéa-Castéra, dont on a appris qu’elle est la nièce de Philipe et Alain Duhamel, habitués des plateaux télés depuis les années 1970 voire avant, et de Nathalie St-Cricq, dirigeante du service politique de France Info. Les Duhamel incarnent ainsi parfaitement la famille de journalistes au service de la bourgeoisie libérale française, à tel point qu’Alain Duhamel déclarait sur BFMTV en septembre dernier « on me demande si je suis Macroniste, je trouve qu’on devrait demander à Macron si il est Duhamelien ».

Plus récemment, c’était le journaliste Jean-François Achili, présentateur de l’émission Les informés sur France Info dont on découvrait qu’il avait secrètement, et à titre gracieux, participé à la rédaction de l’autobiographie de Jordan Bardella, leader de l’extrême-droite pour les européennes. Un énième exemple de porosité entre sphères politiques et médiatiques qui rappelle que, de la macronie à l’extrême-droite, les journalistes à la tête des rédactions mainstream sont bien décidés à prêter main forte aux différents représentants de la bourgeoisie.

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Non ce n’est pas un poisson d’avril ! Dans le climat politique ambiant qui consiste à accuser les assurés sociaux, les chômeurs, les parents etc. d’abus qui mettraient notre système de protection sociale en danger, il est bon de regarder de près les chiffres fournis dans le rapport annuel de l’Assurance maladie sur les fraudes.

Le premier sujet de satisfaction est que cette question est maintenant traitée de manière adaptée avec des moyens conséquents mis à disposition avec 1 500 agents mobilisés. Le montant des fraudes détectées et stoppées est de 466 millions d’euros alors qu’il n’était que de 286 millions en 2019. Il faut noter tout d’abord que cette somme est faible par rapport aux 250 milliards de dépenses de l’assurance maladie. Par ailleurs la Cour des comptes estime les fraudes à l’assurance maladie à un peu plus de 4 milliards, soit la moitié de la fraude aux cotisations sociales due aux employeurs.

Regardons maintenant de plus près quels sont les responsables de ces fraudes. Les assurés représentent 19,5 % du total, les offreurs de soins 70 % et les établissements de santé 9,6 %. Autre élément important à noter, la plus forte hausse entre 2022 et 2023 est celle concernant les offreurs de soins. Au sein de ces derniers les pseudo-centres de santé ophtalmologiques et dentaires ont vu leur part augmenter de 1 000 % avec la fermeture de très nombreuses structures accompagnée d’actions en justice contre leurs dirigeants. Les audioprothésistes sont également dans le collimateur.

Ces chiffres permettent de balayer les arguments du gouvernement qui désignent toujours les assurés sociaux comme boucs émissaires alors que ce sont les offreurs de soins qui sont de très loin les principaux responsables. Si le gouvernement évite le débat sur cette question, c’est parce que les possibilités de fraudes sont directement liées à la politique d’ouverture au marché de pans de plus en plus importants de notre système de santé. En effet, après l’ouverture de la dépendance avec les EHPAD et de la biologie médicale à des investisseurs financiers, la même possibilité à été ouverte pour l’ophtalmologie et le dentaire avec une solvabilisation des patients par la Sécu avec le fameux 100 % d’E. Macron. Ces prédateurs qui sont animés d’un appétit sans limite pour les fonds publics se sont gavés pendant des années et heureusement que le ménage commence à être fait. Cependant, il faut insister sur le fait qu’il faut plutôt prévenir que guérir. La bonne solution est de supprimer l’ouverture au marché de pans entiers de notre système de santé. Nous ne sommes pas les seuls à nous inquiéter car différents rapports institutionnels pointent du doigt les dangers de ce qui est appelé la financiarisation du système de santé. Un autre argument important est que si les fraudes dans le système actuel n’étaient pas si faciles, il serait possible de diminuer le nombre de personnes affectées au contrôle qui a fortement augmenté, pour le réaffecter sur les centres d’accueil qui ferment en masse et qui laissent de nombreux assurés sociaux dans la détresse, sans plus aucune possibilité de contact physique en cas de problèmes qui ne peuvent être résolus par des services en ligne.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier – SAMU 93

Source : Facebook

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Jusqu’à 7 jours de carence ? Le gouvernement prépare une nouvelle offensive contre les arrêts maladie

Le gouvernement envisagerait de rallonger les délais de carence en cas d’arrêt de travail. Une énième offensive contre les travailleurs sur fond de retour de l’austérité.

Offensive austéritaire

La Tribune a révélé ce dimanche que le gouvernement serait en train de plancher sur « une grande initiative » contre les accidents du travail, qui prendrait la forme d’une réunion « réunissant l’ensemble des partenaires, des partenaires sociaux, les élus, les parlementaires » et qui devrait avoir lieu le 20 avril.

Un projet dont la perspective est on ne peut plus claire, au vu du triste palmarès de Macron en la matière. D’autant plus que La Tribune a dévoilé dans le même article un nouveau plan austéritaire du gouvernement, qui viserait à « réduire les dépenses liées aux indemnités journalières, qui représentent 16 milliards d’euros ». Le gouvernement chercherait pour ce faire à « baisser la prise en charge des arrêts de travail », et plus spécifiquement à s’attaquer aux jours de carence des arrêts maladie.

Pour rappel, les travailleurs contraints de poser un arrêt maladie sont pour l’instant rémunérés par l’Etat pendant la durée de leur arrêt, un revenu de compensation duquel sont retranchées plusieurs journées de revenu, qu’on appelle le délai de « carence ». Pour un salarié du privé, la carence est de trois jours et peut parfois être compensée par l’employeur, dans le secteur public - où elle a été mise en place par le gouvernement Macron en 2017 - elle est d’une journée et ne peut pas être compensée.

L’Etat travaillerait actuellement à un plan visant à allonger cette durée, afin que les travailleurs ne puissent toucher leur salaire qu’au bout du « 5e, [...] 6e, voire [...] 8e jour ». Une contre-réforme qui permettrait à l’Etat d’économiser « jusqu’à 1 milliard d’euros par an » sur le dos des travailleurs et de leur santé.

La Tribune rapporte par ailleurs un autre projet également étudié par le gouvernement, qui consisterait en « la mise en place de jours de carence dit “d’ordre public”, c’est-à-dire sanctuarisés, que personne n’aurait le droit de venir compenser », un projet poussé par le patronat, qui lui permettrait de se tailler une part dans les 1 milliards d’euros que le plan initial vise à prendre aux travailleurs.

Une attaque aux conséquences d’ores et déjà prévisibles : les salariés oseront encore moins arrêter de travailler même en cas de maladie, de peur de perdre plusieurs jours, voire toute une semaine de salaire. Ils se mettront en danger et mettront en danger leurs collègues en cas de maladie contagieuse. Une réalité évidemment tue par le gouvernement, qui base toute sa réforme sur une propagande anti-travailleurs diffusée main dans la main avec le patronat, à l’instar du président de la CPME Eric Chevée, qui parlait sur franceinfo d’ « un certain nombre d’arrêts de travail de confort » afin de justifier l’offensive.

Cette attaque s’inscrit en outre dans une offensive austéritaire généralisée contre les travailleurs. C’est dans ce sens que les « pistes » se multiplient ces dernières semaines dans la presse, évoquant notamment un déremboursement des affections de longue durée, ainsi que la suppression de l’AME, ou encore la désindexation du SMIC de l’inflation et la réduction de la durée des indémnisations pour les chômeurs.

L’offensive spécifique du gouvernement contre la santé est par ailleurs déjà bien entamée. Santé Publique France a par exemple coupé depuis février les fonds au suivi des cancers liés à l’amiante, tandis que la loi de financement de la Sécurité sociale 2024 promulguée par le gouvernement et proposée dès septembre prévoyait déjà 3.5 milliards de coupes budgétaires dans le domaine de la santé et un durcissement de la chasse aux « faux arrêts maladie ».

Alors que le budget de l’armée est en hausse constante depuis plusieurs mois, sur fond de discours militaristes, le gouvernement multiplie les offensives austéritaires, qui visent à accroître ses économies sur la santé, sur l’éducation et sur les salaires des travailleurs. Une offensive contre laquelle il y a urgemment besoin d’un plan de bataille.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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