SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Austérité Disparue, la centaine de recrutements promis dans la loi de finances… Près de 20 % des postes sont vacants. Si la Cour des comptes s’en émeut, le gouvernement renonce à embaucher.

À l’échelle du plan d’austérité annoncé par le ministre Bruno Le Maire, c’est une goutte d’eau : 3,5 millions d’euros sur une économie globale de 10 milliards. Mais, au niveau des services de l’inspection du travail, c’est une nouvelle déferlante qui pourrait engloutir l’emploi : une centaine de postes supplémentaires, sur un effectif total de 1 600 inspecteurs du travail, viennent de disparaître par un discret coup de rabot qui n’a jusqu’ici pas été évoqué devant les organisations syndicales…

À l’automne 2023, Olivier Dussopt, alors ministre de l’Emploi, s’était gargarisé devant les députés, lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2024, d’une hausse des recrutements, via le concours (200 postes) et via le détachement (100 postes), dans ce secteur crucial pour les droits et la protection des travailleurs. Dans le document budgétaire officiel, le gouvernement vantait même :« Ces volumes significatifs traduisent la politique volontariste de recrutements destinés à renforcer les effectifs de l’inspection du travail. »Las ! Quelques mois plus tard, le ministère vient d’enterrer purement et simplement les 100 postes qui devaient être accessibles, hors concours, à des fonctionnaires d’autres administrations.« Nous vous informons qu’aucune campagne de recrutement d’inspecteurs du travail par la voie du détachement n’est prévue pour l’année 2024 »,écrit, dans un message aux candidats, quel’Humanitéa pu consulter, la direction des ressources humaines.

Une saignée qui s’ajoute aux autres… La CGT du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (CGT-TEFP) a rendu publique, en début de semaine, une carte recensant les sections vacantes à l’inspection du travail (voir ci-contre) : dans l’Orne, la Corse-du-Sud, le Cher, la Mayenne, le Val-de-Marne, l’Eure-et-Loir et la Sarthe, ce taux dépasse les 40 %. D’après le dernier décompte officiel du ministère, arrêté au 31 décembre 2023, sur les 2 005 sections existantes, 368 sont dépourvues de titulaires, soit 18,5 % du total. Avec plus de 10 000 travailleurs couverts en moyenne par agent, ce sont, comme le dénonce Simon Picou, de la CGT, près de« 4 millions de salariés »qui« n’ont pas accès au service public de l’inspection du travail, faute de recrutements suffisants ces dernières années ».

Pire encore : le taux de postes vacants à l’inspection du travail augmente, alors que, pour masquer la pénurie, le ministère a entrepris un long plan de suppression des sections territoriales. D’après un rapport de la Cour des comptes sur « la gestion des ressources humaines du ministère du Travail », paru le 28 février, leur nombre est passé de 2 194, en 2017, à 2 048, en 2022. L’institution relève également : « Dans le détail, entre 2015 et 2021, le principal contributeur aux économies d’emplois a été l’inspection du travail, qui a perdu 16 % de ses effectifs, soit près de 740 ETP (équivalents temps plein). »

D’après Simon Picou, la tendance s’accentue encore ces derniers mois.« Dans la Meuse, par exemple, il y avait 6 postes en 2022, 5 l’année dernière et 4 cette année,illustre le syndicaliste.La dégringolade se poursuit, nous réclamons l’arrêt des suppressions de postes, la réalisation des recrutements nécessaires pour les pourvoir, à commencer par le rétablissement de tous ceux qui étaient prévus en 2024. »

par  Thomas Lemahieu

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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« C’est la mort annoncée des prud’hommes »

 

Justice La loi de programmation du 20 novembre 2023 prévoit des restrictions concernant les conseillers prud’homaux, ce qui fragilise et déstabilise l’institution, selon le président et le vice-président de la juridiction de Créteil.

L’un représente les salariés, l’autre les employeurs. Leur point de vue diffère sur le monde du travail mais ils tombent pourtant d’accord quand il s’agit de constater la fragilité des conseils de prud’hommes. Daniel Dadu et Carmelo Visconti, président du conseil de Créteil et membre du collège employeur pour l’un, et vice-président, représentant des salariés pour l’autre, s’alarment de la situation de crise à venir. D’ici deux ans, de nouvelles dispositions seront applicables dans le cadre de la loi du 20 novembre 2023 de programmation 2023-2027 du ministère de la Justice.

À l’avenir, les conseillers se verront imposer une limite d’âge de 75 ans et leur mandat (dont la durée est de quatre ans) seront limités à cinq ans dans la même juridiction, après quoi ils devront déménager s’ils ne veulent pas mettre un terme à leur rôle de conseiller.« On nous vire, en quelque sorte ! »s’exclame Carmelo Visconti, cinq mandats au compteur, tout comme son homologue du collège employeurs. Le binôme déplore, lors de la rentrée solennelle du conseil de prud’hommes de Créteil :« On est en souffrance, on ne va pas tenir longtemps comme ça »,déclaration qui ­résonne comme un appel à l’aide.

Dans les couloirs de la juridiction de Créteil, un immeuble noir nommé « Le Pascal », 194 conseillers se croisent. Dans deux ans, leur effectif sera réduit de plus de moitié. Côté employeurs, 55 % du collège seront poussés vers la sortie, car trop âgés ou mandatés depuis trop longtemps. Selon Antonio Correia, ancien président représentant des salariés au conseil de Villeneuve-Saint-Georges,« il s’agit d’un non-sens total car on va pousser vers la sortie les plus expérimentés ». Daniel Dadu, du collège employeur, prend son propre exemple. Il a créé son centre de formation à Lyon, période où il était peu présent aux prud’hommes tant son travail était chronophage. Il n’était pas en mesure de présider les audiences, par manque de temps pour rédiger les conclusions.

À la retraite depuis deux hivers, l’homme de 61 ans est plus disponible, au point de consacrer deux jours et demi par semaine à son rôle de président. La chasse aux têtes blanches de plus de 75 ans agace son homologue, Carmelo Visconti. Il trouve« cocasse que cela ne s’applique qu’aux conseillers mais pas aux sénateurs qui ont porté la loi. Rien que le président du Sénat, Gérard Larcher, a 74 ans ». Selon lui, ces nouvelles mesures risquent de porter préjudice aux justiciables en allongeant la durée de traitement des affaires. Elle se situe actuellement dans une moyenne de seize à dix-huit mois et peut s’étendre à cinq ou six ans dans le pire des cas.

Carmelo Visconti, vice-président prud’homal et vendeur au Bazar de l’Hôtel de Ville depuis 1982, a connu une institution qui se voulait plus accessible.« Les démarches étaient simples à l’époque, on évoluait dans un contexte où les salariés pouvaient saisir facilement leurs juges en cas de problème », se remémore le syndicaliste CGT. Désormais, une requête de six pages doit être remplie,« parce que trop de gens saisissaient les prud’hommes et qu’il fallait faire des économies ».

« le but est de décourager les justiciables »

Kevin Mention, avocat en droit du travail, estime que« la procédure a été complexifiée, elle est devenue écrite alors qu’elle était orale au départ : le but est de décourager les justiciables ». À cela s’ajoutent« des barrières de plus en plus hautes », selon Carmelo Visconti : le barème Macron, la lourdeur des procédures et le raccourcissement des durées de prescription.

À l’origine, un salarié disposait d’un délai de trente ans pour contester son licenciement. Premier coup de rabot en 2008 : il passe à cinq ans, soit une division par six. En 2013, il est réduit à deux ans et, en 2017, à un an. Bruno Le Maire proposait, en décembre 2023, de compresser à deux mois le délai de recours après qu’un salarié s’est fait renvoyer.« Ces lois qu’on nous met dans les pattes, c’est la mort annoncée des prud’hommes. Il y a une idée politique derrière : on cherche à vider le conseil des prud’hommes de sa substance, à réduire les moyens financiers et humains à tel point que les justiciables ne puissent plus saisir la juridiction. Et les entreprises seront tranquilles… Déjà qu’il leur arrive de faire traîner les affaires », déplore-t-il.

« renouveler les effectifs »

Des avocats s’entassent dans la salle exiguë aux meubles en bois foncé du conseil de prud’hommes de Créteil. La première affaire est rapidement évacuée par une demande de renvoi de la part de la partie civile, les documents étant envoyés trop tardivement par un confrère. L’audience est alors reportée au 28 octobre, soit huit mois plus tard. Un délai important tant l’effectif est réduit : quatre greffiers (initialement, l’effectif était porté à 12 étant donné la charge de travail) et une seule juge départitrice pour tout le Val-de-Marne.« Alors imaginez, si on est deux fois moins de conseillers », s’inquiète Carmelo Visconti.

Si ce dernier fustige les mesures qui vont être appliquées à leur statut, les conseillers en audience y sont plutôt favorables. William Geib, juge représentant les salariés, estime qu’« à 75 ans, on a déjà quitté l’entreprise depuis un certain temps », tandis que Sylvain Levy, juge du collège des employeurs, pense que la limitation aux cinq mandats permet« d’éviter le copinage et les conflits d’intérêts parce qu’on finit par connaître tous les avocats au bout d’un moment ». L’un d’eux, Kevin Mention, surnommé« le défenseur des ubérisés », voit cette réforme d’un bon œil car elle permettrait, selon lui, de renouveler les effectifs. Néanmoins, ce qui presse pour lui et l’une de ses consœurs, croisée dans le bâtiment « Le Pascal », c’est leur formation,« parce que six heures pour apprendre à appliquer le droit, c’est rien du tout ! »s’exclame-t-il. Surtout avec le peu de moyens financiers et humains mis à leur disposition pour ce faire.

par  Léa Petit Scalogna

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Voilà pourquoi il faut aller vers une Sécu intégrale qui collecte l'ensemble des cotisations

Publié par Luttesinvisibles

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Accident mortel à la poudrerie de St-Médard-en-Jalles : Ariane Group s’obstine à nier sa responsabilité

Le 5 décembre 2013, un ouvrier décédait après une explosion lors d’une manipulation à la poudrerie de St-Médard-en-Jalles du site Safran (aujourd’hui Ariane Group). Deux autres ouvriers étaient gravement brûlés.

Appel de la honte

Crédits photo : INA

Le 13 février dernier le procès concernant l’incendie à la poudrerie de St-Médard-en-Jalles, dans l’usine de Safran Ceramics (aujourd’hui Ariane Group), reprenait au tribunal de Bordeaux, un an après un premier jugement. Cet incendie survenu le 5 décembre 2013 avait coûté la vie à un jeune ouvrier de 25 ans brûlé vif et gravement blessé deux autres ouvriers.

Le 5 juin 2023, le tribunal correctionnel de Bordeaux avait reconnu Safran Ceramics coupable d’homicide et de blessures involontaires, infligeant à l’entreprise une amende de 225 000 euros. Le tribunal avait alors jugé que Safran n’avait pas respecté ses obligations légales en matière de sécurité vis-à-vis de ses employés. Une condamnation face à laquelle Safran avait fait appel dès l’annonce du jugement en juin 2023, conduisant à un nouveau procès. Dans sa défense, l’entreprise continue de nier toute responsabilité, comme l’a déclaré l’un des avocats du groupe pour France Bleu Gironde : « Nous avons été condamnés au pénal en raison d’une erreur dans l’analyse de la réglementation pyrotechnique. Il n’a pas été démontré une quelconque faute de la part de Safran Ceramics ».

Une position particulièrement cynique à la lumière des circonstances de l’accident pour les travailleurs d’alors, comme l’ont relaté à plusieurs reprises les victimes ayant survécu. Comme le raconte France Bleu, « ce jour-là, les trois ouvriers travaillaient sur une opération de démoulage et de nettoyage d’outils sur un réservoir traitant du propergole, une poudre chimique explosive servant à propulser les fusées et les missiles balistiques des armes nucléaires françaises. ». Une substance hautement inflammable, qui peut atteindre des températures de 0 à 4 000 degrés très rapidement.

Et une opération qui comporte de nombreux risques pour les ouvriers. Le jour de l’incendie, ces derniers sont pourtant contraints d’utiliser un outillage qui n’était plus aux normes de sécurité. Selon les ouvriers, la direction aurait demandé pour ne pas stopper la production de réaliser cette opération avec un ancien outillage, en raison d’une panne.

Christophe Brethes du syndicat SUD, explique à France Bleu que l’entreprise a pris cette décision sans même en avertir le CHSCT : « revenir à l’ancien outillage avec un danger connu sans prévenir le CHSCT, sans analyse de risque, rien, c’est un manquement considérable si on ne doit retenir que celui-là ». Lors de l’audience en avril 2023, l’inspectrice du travail en charge du dossier a également souligné les lacunes de l’entreprise en matière de formation.

Elle a noté que les trois ouvriers étaient jeunes et n’avaient pas conscience du risque auquel ils étaient exposés. De plus, l’ouvrier décédé, menuisier de formation, avait été recruté dans l’entreprise sans avoir reçu de formation préalable. Elle a également mentionné les témoignages de ses collègues, affirmant qu’il se sentait fatigué en raison de sa charge de travail, ainsi que celui de son père, décrivant le management autoritaire de son supérieur.

L’appel de Safran à la première décision de justice et sa détermination à ne pas être condamné est une nouvelle illustration du jusqu’au boutisme patronal dans la destruction de la vie des ouvriers. A ce titre, Bertrand Montreux, l’un, des survivants du drame témoigne pour France 3 « Je n’arrête pas de ressasser, je fais des cauchemars, c’est très éprouvant de revivre tout ça. J’espère que la vérité sera dite et avérée, il faut tourner la page. [...] Je pensais qu’ils auraient un peu de compassion pour nous. Mais non, ils ne lâchent rien ».

Pour l’entourage des ouvriers ce nouveau procès est une épreuve de plus à surmonter, et notamment pour le père de Benjamin Paillet décédé lors de l’incendie, qui affirmait la vieille du procès au micro de France bleu gironde : « la haine me motive à combattre cette société. Je veux simplement la condamnation de Safran Ceramics, mais je sais que la vérité sur la raison de l’incendie sera à jamais cachée. »

Une demande de justice et de vérité tout à fait légitime qu’il est important de soutenir. Plus largement, le dramatique accident dans la poudrerie de Safran mets en lumière la réalité des morts au travail qui n’ont jamais été aussi élevés depuis 20 ans en France. Un phénomène particulièrement grave qui prend sa source directement dans les politiques gouvernementales et patronales qui ne cessent de dégrader les conditions de travail et les droits des travailleurs. Le délibéré du tribunal de Bordeaux aura lieu le 15 mai prochain.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Avec les peuples, rassemblons pour la paix et la coopération ! L’OTAN et l’UE nous emmènent à la guerre !

500.000 morts russes et ukrainiens ne leur ont pas suffit. Jamais ils ne nous parlent de cette jeunesse européenne sacrifiée sur le champ de bataille pour l’intérêt des milliardaires, des marchands d’armes et autres oligarques.

Plusieurs millions d’Ukrainiens déplacés au 4 coins de l’Europe dont 1.200.000 réfugiés en Russie, cela ne compte pas plus pour ceux qui prospèrent sur les logiques de guerre. L’Ukraine qui comptait près de 50 millions d’habitants au sortir de l’Union Soviétique n’en finit plus de se dépeupler. Et ce n’est pas la suspension des droits civiques et la mise à mal des normes sociales sous couvert d’unité nationale face à l’agresseur qui vont enrayer cette spirale du déclin.

Les multinationales qui ont déjà racheté de nombreux biens en Ukraine, dont la moitié des terres arables, se préparent à bénéficier du paiement de frais de guerre et de reconstruction qui se chiffrent en dizaines de milliards et grandissent à mesure que dure le conflit.

Car la solidarité du capital n’est jamais gratuite comme en témoigne le destin tragique de l’Irak et de tant d’autres pays "libérés" par les puissances de l’OTAN.

Ces forces de l’OTAN nous parlent de patience et de sacrifices à consentir au nom de l’effort de guerre. Mais elles nous proposent surtout une guerre sans fin jusqu’à une hypothétique victoire contre la Russie. Ils veulent nous imposer une logique de confrontation de blocs pour effacer jusqu’à l’idée d’une communauté de destin pour les peuples d’Europe et du monde.

Mais les peuples d’Europe aspirent à tout autre chose. De Brest à Vladivostok monte une commune exigence de paix et de sécurité. L’aspiration à un développement juste et harmonieux rassemble tous les peuple d’Europe confrontés au réchauffement climatique et à une crise démographique structurelle.

C’est pourquoi à l’opposé des discours de notre président, les communistes agissent pour un cessez le feu immédiat et une conférence de paix réunissant l’ensemble des peuples du continent européen autour des deux pays belligérants.

Il nous faut ouvrir une nouvelle page de coopération et de développement qui fasse taire les dérives nationalistes mortifères qui montent partout dans l’UE et au-delà.

L’OTAN et l’UE nous emmènent à la guerre !

Macron multiplie les déclarations sur une agression russe contre l’Europe, repris par tous les médias qui découvrent des espions, des armes secrètes, des hackers dans la cyberguerre... Il multiplie aussi les gestes politiques qui place la France en situation de guerre contre la Russie, voyages, accord France-Ukraine, livraison d’armes répétées, formation de soldats. Il franchit un cap, comme toujours dans ses déclarations médiatiques fracassantes comme s’il n’en mesurait pas les conséquences, demandant la mobilisation de soldats de l’OTAN en Ukraine.

Nous n’oublions pas les connivences occidentales avec les néonazis en Europe de l’Est, la dénonciation des antifascistes baltes, polonais, ukrainiens, roumains et la valorisation des alliés d’hier des nazis dans ces mêmes pays.

Oui, Macron nous emmène à la guerre, pas à pas, et comme en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie ou en Afrique saharienne, ce n’est pas pour les droits de l’homme ou la démocratie, mais pour la défense des intérêts capitalistes des bourgeoisies occidentales.

La réaction forte et rapide du Parti est saine et salutaire. Les communistes doivent désormais renforcer la bataille idéologique quotidienne contre tout ce qui nous prépare à la guerre et situer ce combat dans une logique de classe. Comme en 1914, c’est le positionnement contre la guerre qui sera l’élément (re)constructeur du parti communiste. 

Nous payons déjà la guerre !

Avec l’inflation, le gaz de schiste US, l’impact rétroactif des sanctions contre la Russie, l’Europe entre en récession quand l’économie russe accélère, le monde entier se retourne contre un occident capitaliste qui croit encore pouvoir exploiter la planète à sa guise.

L’inflation avait commencé dès 2021, conséquence du soutien des banques centrales à la financiarisation et aux revenus exorbitants des plus riches, à l’alimentation d’un dollar corrompu par la finance et incapable de financer le développement. Le conflit ukrainien a été le prétexte pour une guerre des banques centrales contre les salaires. 

Les réformes annoncées par Macron/Attal, sur l’assurance chômage, le logement, les retraites, la baisse des dépenses publiques, la pression contre les collectivités locales sont les manifestations concrètes du choix de la guerre.

Le parti communiste défend une position pacifiste légitime et un cessez le feu immédiat, mais l’OTAN pousse à la guerre !

Oui, il faut faire cesser les bombes, les bombes russes comme les bombes de l’OTAN, pour les civils ukrainiens de l’Ouest comme de l’Est, pour les soldats russes et ukrainiens, pour l’économie de toute l’Europe géographique, "de Brest à Vladivostok". 

La paix ne passe pas par une victoire de l’OTAN, qui pousserait les USA à aller plus loin dans la guerre en Ukraine, vers le démantèlement de la Russie évoquée il y a longtemps par Brzezinski, plus loin au moyen-orient vers l’expulsion massive des palestiniens, plus loin vers la Chine, la puissance qui met en cause la domination du dollar et la domination de USA. Le facteur de guerre principal, c’est la crise du capitalisme mondialisé provoquant la crise de la domination mondiale du dollar.

Financiarisation, militarisation, fascisation sont les caractéristiques de l’impérialisme décrites par Lénine il y a un siècle comme ’stade suprême du capitalisme’. La financiarisation n’a jamais été aussi éloignée de la production, la guerre est toujours plus nécessaire au capital financier pour s’approprier le profit et accéder aux ressources, la fascisation réapparait comme la forme politique nécessaire au capitalisme pour imposer sa domination aux peuples.

Il n’y aura pas de France des jours heureux dans un monde de guerre !

Notre projet pour la France doit être porteur d’un projet pour un autre monde, de paix et de coopération avec tous les peuples, et donc avec les peuples russes et chinois, avec les peuples d’Afrique et du Moyen-Orient... Le capitalisme mondialisé, de culture néocoloniale, ne peut imaginer les relations entre pays autrement que dans une concurrence où les plus gros s’imposent et exploitent les autres à leur seul profit. Mais, le monde de demain issu de la décolonisation politique, du développement de la Chine, du développement économique des échanges sud-sud, de la marche inexorable vers la dédollarisation, ce monde repose sur un principe de paix, d’égal accès au développement gagnant-gagnant, d’égal accès aux ressources et aux savoir-faire. 

Ce n’est pas un monde idéal, c’est un monde d’échanges capitalistes dans lequel les luttes de classes se poursuivent avec des combats pour libérer la société de l’exploitation, pour les droits sociaux, démocratiques et humains, pour la planète. C’est un monde dans lequel chaque pays pourra choisir sa voie et son rythme vers le socialisme, sans sanctions internationales ni isolement. C’est le monde dans lequel la France des jours heureux peut retrouver une place importante, une France qui relève le flambeau révolutionnaire des droits de l’homme contre la marchandisation et la concurrence.

Ce monde, le parti doit le porter avec des propositions nouvelles et audacieuses, à l’occasion de la prochaine campagne électorale pour le parlement de l’UE : 

  •  Pour construire la paix : 
    •  Proposition d’un traité international d’interdiction des porte-avions (y compris porte-hélicoptères et porte-drones) : arme la plus coûteuse, purement offensive et symbole dépassé de la domination d’une poignée de pays sur le monde
    •  Interdiction de toute forme de sanction économique ou commerciale hors du cadre de l’ONU 
    •  Engagement de la France à s’opposer à toute nouvelle extension de l’OTAN 
    •  Suppression de la ’Facilité Européenne pour la Paix’ qui est en fait un fond de financement des armes et de la guerre 
    •  Relance des négociations pour le désarmement nucléaire mondial 
  •  Pour le développement et le partenariat gagnant - gagnant sud-nord : 
    •  Création d’un fond de développement des infrastructures mondiales (transport, énergie, production) à destination des pays du Sud, en partenariat avec le projet réussi des Nouvelles Routes de la Soie (’One Belt, One Road’) doté de 100 milliards d’euros au niveau UE 
    •  Dépôt officiel de la candidature de la France aux BRICS 
    •  Négociation d’un accord de co-développement avec la République des Comores pour résoudre les causes de la situation catastrophique de Mayotte 
    • Accès gratuit pour tous les pays à tous les brevets nécessaires pour la transition climatique 
Le ventre est encore fécond !

Il est essentiel de rompre avec le discours dominant car il pousse de plus en plus clairement vers la fascisation du capitalisme. Ce ne sont pas seulement les néonazis d’Europe de l’est, pas seulement les forces d’extrême-droite en Allemagne, en Italie, au Danemark, en Espagne, en France, ce ne sont pas seulement des dirigeants populistes ultra-libéraux en Argentine ou au Paraguay, pas seulement la trumpisation de la vie occidentale, c’est tout le capitalisme mondialisé qui sait qu’il ne peut maintenir son pouvoir dans la démocratie formelle du siècle dernier, qu’il ne peut proposer de compromis garantissant le maintien des droits sociaux et le progrès à la majorité. Il a besoin de régimes autoritaires, massivement réactionnaires, il a besoin de faire éclater toute unité populaire en organisant les divisions de tout type, racistes, urbaines, générationnelles, sociétales.

Dans cette dérive vers l’extrême-droite, les communistes ont une responsabilité particulière. Ce sont eux qui ont refusé la première guerre mondiale, eux qui ont vaincu le nazisme par la victoire soviétique et leur place dans la résistance, eux qui ont montré qu’une autre société était possible, une société socialiste, qui n’est pas dirigée par la bourgeoisie, même si elle prend des formes historiques et nationales. Ils ont commencé, avec le programme des jours heureux et les combats qu’ils ont portés au sein du gouvernement en 45-46, à jeter les bases d’une future voie socialiste pour la France. Ce n’est pas un hasard si le programme du CNR a été élaboré sous l’occupation, quasiment aux heures les plus noires, c’est parce que la perspective d’une société nouvelle était nécessaire pour mobiliser les énergies de la victoire contre le fascisme.

Le choix de la paix, le refus de la guerre que notre pays prépare, sont des choix essentiels pour résister à l’extrême-droite, à la fascisation des idées, pour unir notre peuple pour la France des jours heureux ! 


Anne Manauthon (06), Benoit Roger (62), Caroline Andreani (93), Clara Gimenez (34), Danielle Trannoy (33), Esteban Evrard (62), Fabienne Lefebvre (94), Franck Marsal (33), Gilbert Remond (69), Gilles Gourlot (75), Jean-Pierre Meyer (83), Kevin Guillas-Cavan (75), Hervé Poly (62), Laurent Santoire (91), Leila Moussavian-Huppe (33), Luc Basin (26), Marie-Christine Burricand (69), Michaele Lafontant (92), Michèle Carbonnier (62), Nicolas Cossange (34), Pascal Brula (69), Paul Barbazange (34), Pierre-Alain Millet (69), Robert Brun (26), Stéphane Bailanger (33)

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

Les deux constructeurs ont annoncé des résultats canons pour l’année 2023, en misant pour l’essentiel sur une stratégie de casse sociale et de hausse des prix.

Pour le CAC 40, l'année 2023 s'annonce d'ores et déjà comme un grand millésime!

Jusqu’ici, les plus grandes entreprises françaises ont enregistré plus de 120 milliards d’euros de bénéfices cumulés, alors que seuls 25 des 40 groupes ont annoncé leurs résultats. Cette dynamique est portée par quelques secteurs, parmi lesquels le luxe et l'automobile. Les deux constructeurs français affichent en effet une forme étincelante, ce qui ne va pas sans créer des remous au sein des équipes, en raison de la répartition annoncée de cette manne et des stratégies qui l’ont rendue possible.

Intéressement à géométrie variable !

Stellantis : le mastodonte issu de la fusion, en 2021, de Fiat Chrysler Automobiles et de PSA, se félicite d’avoir réalisé 189,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2023, en hausse de 6 % par rapport à l’année précédente. Dans le même temps, ses profits ont grimpé de 11 %, à 18,6 milliards d’euros. La marge du groupe frôle les 13 %, ce qui est rarissime dans le secteur (pour mémoire, celle de Volkswagen est deux fois plus faible).

Fort de ces résultats mirifiques, le groupe piloté par Carlos Tavares a annoncé que l’ensemble des salariés de Stellantis allaient se voir récompensés à hauteur de 1,9 milliards d’euros en participation et intéressement. En valeur absolue, le chiffre semble énorme, mais cela ne représente jamais que 10 % de l’ensemble des profits et, par ailleurs, l’enveloppe est en baisse par rapport à l’année précédente (où les salariés avaient perçu 2 milliards). Les actionnaires, eux, se voient récompensés à hauteur de 6,6 milliards d’euros sous forme de dividendes et rachats d’actions, soit une hausse confortable de 53 % par rapport à l’année précédente.

Dans les usines françaises, la pilule a du mal à passer. À Mulhouse, les syndicalistes jugent largement insuffisants les 4.100 euros de prime d’intéressement attribués. « Comment une société qui fait plus de bénéfices que l’année dernière peut donner moins d’intéressement », enrage Salah Keltoumi, délégué CGT, (l’année dernière, les salariés ont touché 200 euros de plus). Cédric Brun, secrétaire CGT PSA Valenciennes, tient à rappeler que depuis quelques années, la courbe des primes d’intéressement grimpe beaucoup moins vite que celle des bénéfices : en 2021, par exemple, les profits ont été multipliés par 6,7, mais le montant moyen des primes n’a été multiplié que par 1,3.

Ces bons résultats ont été obtenus par une thérapie de choc mise en place dès la fusion : réduction drastique des coûts de structure visant à abaisser le seuil de rentabilité, mise en concurrence des salarié-es  à travers la planète et chasse aux subventions publiques. Dans les deux premières années suivant la fusion, plus de 26.500 postes ont été rayés des effectifs totaux.

Vendre moins et plus cher !

La stratégie est comparable chez Renault : pour des résultats un peu moins spectaculaires dans l’absolu, mais en très nette progression. Après des années de vache maigre, le groupe vient d’annoncer des résultats canons : un chiffre d’affaires en hausse de 17,9 %, à 52,4 milliards d’euros ; une marge de près de 8 % (+ 2,4 points) ; et des bénéfices de 2,3 milliards d’euros, alors que la marque avait affiché un trou de 716 millions l’année précédente.

Là encore, l’origine de ces bons chiffres n’a rien de mystérieux : depuis plusieurs années, le groupe s’est engagé dans une baisse massive de ses coûts de production, avec 6.600 suppressions de postes programmées en France depuis 2020. Dans le même temps, il a rompu avec une stratégie privilégiant les volumes de vente, au profit d’une stratégie misant sur la marge. Autrement dit, Renault n’a plus pour principal objectif de vendre le plus possible de véhicules, mais de les vendre plus cher. En Europe, il a enregistré en 2022 une hausse de 26 % de ses ventes sur les segments C et supérieurs (les plus rentables).

Ce sont les hausses de prix qui ont le plus contribué à la hausse du chiffre d’affaires : si ce dernier a grimpé de 16,5 % en 2023, il le doit surtout à l’« effet prix » (+7,4 points).

Renault : une révolution électrique pas si vertueuse !

« Luca de Meo, directeur général de Renault Group, fait le tour des médias pour endosser à lui seul ce succès ponctuel, fustige la CGT du constructeur. (…) Nous savons, sur le terrain, d’où ces records viennent. Ils sont le fruit du travail de tous les salariés du groupe. Ils sont aussi la dégradation de leurs conditions de travail. » Plus de 10.000 emplois ont été supprimés en France depuis 2020.

Le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. D’ici 2027, Renault a déjà annoncé son intention d’écraser ses coûts de production de 30 % par véhicule thermique et de 50 % par véhicule électrique. « Les Chinois arrivent à produire avec des coûts de fabrication inférieure, pourquoi n’en serions-nous pas capables ? », faisait mine de s’interroger Jean-Dominique Sénard, président du conseil d’administration, en décembre dernier.

SOURCE 

Publié par EL DIABLO

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LA CGT APPELLE A LA GREVE CHEZ WEBHELP COMPIEGNE
Les résultats financiers de Webhelp Compiègne de ces trois dernières années sont très bons.
Ce sont les salariés qui créent les richesses malgré une charge de travail du au turnover, tauxd’absentéisme et difficultés sur différents projets à tous les niveaux (conseillers-client, superviseurs, superviseurs senior, RQF, formateurs.....Etc.
Mais la direction de Webhelp Compiègne a fait le choix ces 3 dernières années d’augmenter les 10 plus hauts salaires lors des différentes consultations pour les NAO 2024, les salariés ont clairement exprimé leur mécontentement sur les propositions de la direction et nous ont demandé de négocier:
• Des titres restaurant, 6€ par jour travaillé.
• Des chèques vacances à hauteur de 300 €.
la CGT vous a écouté, et vous appelle à faire grève les 1er, 2 et 4 mars 2024

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Répression syndicale, du jamais vu depuis l’après-guerre

Depuis la réforme des retraites, les syndicalistes font les frais d’une répression historique de la part du gouvernement et du patronat. Un véritable saut qui se double d’une offensive contre les conditions de vie et les droits des travailleurs.

Edito

Peines de prisons avec sursis, amendes et coups de pression… tous les moyens semblent bons pour tenter de mater ceux qui ont relevé la tête ces derniers mois. Depuis la fin du mouvement contre la réforme des retraites, le mouvement ouvrier fait face à une offensive antisyndicale jamais vue depuis des décennies. En décembre, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, faisait état de plus de 1 000 syndicalistes poursuivis en justice, dont au moins 400 énergéticiens et 17 secrétaires généraux.

Antisyndicalisme : une offensive inédite depuis la Seconde Guerre mondiale

Parmi eux, le secrétaire général de la Fédération Nationale des Mines et Energie (FNME-CGT), Sébastien Menesplier, a été convoqué par la police en septembre dernier. Une convocation symptomatique de l’ampleur de l’offensive actuelle, comme le note l’historien spécialiste du syndicalisme Stéphane Sirot pour Politis : « la dernière fois qu’un dirigeant syndical national a été convoqué par la police, c’était au début des années 1950, dans le contexte de la guerre froide et avec un PCF très fort et menaçant » Quelques mois plus tard, Myriam Lebriki, également membre du bureau confédéral de la CGT, était à son tour convoquée par la police en décembre dernier.

Mais au-delà du bureau confédéral, c’est bien l’ensemble du mouvement syndical qui est touché. C’est le cas au sein des secteurs les plus mobilisés traditionnellement, comme dans l’énergie, l’aéronautique, les transports ou dans les raffineries, à l’instar d’Alexis Antonioli, le secrétaire de la CGT Total de la raffinerie de Normandie, qui a été convoqué pour un entretien disciplinaire en septembre dernier. Mais c’est le cas également au sein de secteurs moins habitués à la mobilisation, à l’instar d’un représentant CGT local chez Lactalis à Clécy (Calvados) convoqué par sa direction le 1er décembre 2023 en lui reprochant notamment de ne pas avoir porté ses gants.

C’est le cas enfin d’un nombre important de militants CGT locaux, comme à Rennes par exemple où trois membres de la CGT ont été traîné au tribunal ce 12 janvier. Accusés d’avoir jeté des poubelles sur des policiers, ils ont écopé d’une peine de 200 euros d’amende et de trois mois de prison avec sursis. L’un d’entre eux témoigne ainsi pour Politis du durcissement observé localement : « Avant, c’était bonne ambiance, on pouvait venir avec les enfants, on discutait avec les gendarmes ». Dorénavant, c’est menottes et convocations au commissariat.

Dans la même veine, le mouvement de solidarité qui s’est exprimé en soutien au peuple palestinien a été l’occasion pour le gouvernement de poursuivre son offensive antisyndicale. C’est le cas notamment de Jean-Paul Delescaut, secrétaire de l’Union Locale CGT du Nord, ainsi qu’une secrétaire administrative, qui ont été placés en garde-à-vue en octobre pour un communiqué dénonçant le génocide. De la même manière, Gaëtan Gracia, syndicaliste et militant à RP s’est fait convoquer en novembre par la police suite à des tweets de soutien au peuple palestinien.

Pour Stéphane Sirot, cette vague de répression résonne comme une « revanche » du pouvoir après le mouvement de la réforme de retraites, le plus massif depuis mai 1968, notamment à l’encontre des « secteurs les plus mobilisés » à l’instar du dirigeant de la FNME CGT.

Au-delà des poursuites judiciaires, l’attaque se double d’une offensive patronale. C’est ce dont témoigne pour Mediapart Patricia Drevon, secrétaire confédérale chargée des questions juridiques à Force ouvrière : « Depuis six ou sept mois, nous observons de plus en plus de licenciements de salariés protégés, validés par l’inspection du travail ». Même son de cloche du côté de la sénatrice PCF, Silvana Silvani, pour qui « 67 % des syndiqués perce[vraient] leur engagement comme un risque professionnel ».

Une dynamique répressive qui s’est particulièrement illustrée au mois de janvier, avec le licenciement du secrétaire de l’Union Locale CGT de Roissy, Nicolas Pereira, viré par son entreprise Transdev, mais aussi avec la tentative du DRH d’InVivo Sébastien Graff de licencier Christian Porta, secrétaire de l’Union Locale CGT de Moselle et syndicaliste reconnu dans sa région.

Une offensive doublée par des attaques contre les conditions de travail et les droits des travailleurs

Corolaire de cette offensive antisyndicale, le gouvernement a également mené dès fin mars et début avril une offensive contre le droit de grève des salariés, avec les réquisitions de raffineurs en grève reconductible en plein temps fort du mouvement contre la réforme des retraites. Un précédent qui a ouvert une nouvelle porte au patronat pour réprimer les salariés et qui s’est déjà répété en décembre dernier, lorsque des grévistes d’ArcelorMittal ont été réquisitionnés lors d’une grève pour des augmentations de salaires.

Avec les Jeux olympiques en perspectives, pour lesquels Darmanin a promis de « saturer l’espace public de policiers » et rêve de limiter le droit de grève, la surenchère autoritaire se poursuit. Ces dernières semaines, en prenant appui sur le bashing anti-cheminots et en réaction à un mouvement de grève à la SNCF, la droite sénatoriale a déjà proposé une loi qui autoriserait le gouvernement à interdire les grèves 60 jours par an sur un décret. Le gouvernement, prenant le train en marche, a lui défendu de « sanctuariser » certaines périodes dans les transports où les grèves seront interdites. Sur fond d’ambiance de chasse aux syndicalistes combattifs, ce sont tous les droits des travailleurs qui sont visés.

Tout en marquant clairement un saut dans la répression des mouvements sociaux, cette offensive se double d’une offensive brutale contre les conditions de travail et le Code du travail, dont la toute dernière illustration est la volonté du gouvernement d’octroyer la possibilité aux petites et moyennes entreprises de déroger aux accords de branches.

De la même manière, et alors que l’inflation continue de grever le pouvoir d’achat des salariés, le gouvernement poursuit son offensive contre les plus démunis, à l’instar de la récente réforme de l’assurance chômage, de la suppression des Allocations de Solidarité Spécifique (ASS) ou encore de la réforme du RSA qui vient d’être étendue à 47 département ce premier mars. Cela dans un contexte où « la dégradation des conditions de travail est aujourd’hui une évidence », comme l’expliquait l’économiste Thomas Coutrot au journal Le Monde en décembre dernier..

Bruno Le Maire a annoncé de son côté un plan d’économie de 10 milliards d’euros et garantit par là de nouvelles saignées contre les classes populaires. En l’occurrence, c’est près de 700 millions d’euros de coupe budgétaire pour l’école, près d’un milliard d’euros en moins pour la recherche universitaire et 1,1 milliard d’euros de coupé pour le « travail et l’emploi ».

Pour les mois à venir, le gouvernement a également annoncé une loi Macron 2 tandis que le ministère de l’économie travaille sur une loi Pacte 2. Inspirées de lois passées durant le premier quinquennat Macron, elles promettent un véritable plan de guerre sociale, qui témoigne de la volonté de Macron de renouer avec son ADN historique, celui du rouleau compresseur néolibéral qui se donne pour objectif de rattraper le retard structurel de la France en termes d’attaques contre les travailleurs.

Un retard régulièrement dénoncé par le patronat, à l’image du président du MEDEF Sud en 2019, qui déclarait dans un billet consacré aux grèves dans les transports que « contrairement à la France, la plupart des pays qui nous entourent se sont dotés ces dernières années d’un important arsenal législatif pour se prémunir d’une telle situation et assurer la continuité des transports publics ». Et d’ajouter : « le gouvernement devra tôt ou tard faire preuve d’audace et d’autorité en s’inspirant des pays voisins ».

C’est le cas emblématique de l’Angleterre qui, dès les années 80 voyait Margaret Thatcher se faire élire avec un programme résolument antisyndical et contre le mouvement ouvrier. En 13 ans de mandat, elle ne promulgua pas moins de huit lois antisyndicales pour limiter considérablement le droit de grève. Aujourd’hui encore, l’Angleterre hérite de cet arsenal législatif et en janvier dernier, le gouvernement anglais annonçait une nouvelle loi antigrève historique visant à instaurer un « service-minimum » à de nombreux secteurs de l’économie.

Plus largement « la vague néolibérale » des années 80 a ouvert une période d’offensive généralisée contre les travailleurs et de mise au pas des syndicats. Aux Etats-Unis par exemple, c’est toute une doctrine antisyndicale qui se constitue comme un secteur à part entière de l’économie, « comprenant des consultants, des juristes, des psychologues du travail et des entreprises de gestion de crise ».

Sur un autre terrain, dans certains pays d’Europe comme l’Autriche, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas, l’Irlande et Malte, le droit de grève n’est toujours pas garanti par la constitution. En Allemagne, les fonctionnaires sont interdits de faire grève et seuls les travailleurs syndiqués ont le droit d’exercer leur droit de grève. En Italie, dans les secteurs jugés essentiels, la grève est tout simplement interdite pendant les périodes de vacances scolaires. En Espagne, un service minimum dans le ferroviaire est en vigueur depuis les années 80. Tout récemment, en Finlande, le gouvernement a annoncé une loi « paix au travail », proposant de limiter la grève à 24 heures…

C’est d’un tel arsenal anti ouvrier dont rêvent le gouvernement et le patronat français pour les classes populaires. A titre d’exemple, dans son livre La grève en France, Stéphane Sirot comptabilisait entre 1998 et 2002 « pas moins de onze propositions de loi [qui] ont été déposées au Parlement pour imposer (…) l’obligation légale d’un service minimum ». Ainsi, s’il a déjà fait de nombreuses tentatives en ce sens, une remise en cause plus frontale du droit de grève nécessiterait un saut supplémentaire dans l’offensive contre le mouvement ouvrier.

Face à la répression syndicale, il faut organiser la riposte !

Face à l’offensive en cours et à celle qui s’annonce, les directions syndicales ont misé sur un retour au « dialogue social » après la défaite de la réforme des retraites. Se refusant à proposer un plan de bataille permettant de construire un mouvement d’ensemble face au gouvernement, cette stratégie de pacification du mouvement social a ouvert un boulevard au gouvernement, qui a pu continuer à dérouler son agenda raciste et néolibéral ces derniers mois. Cette stratégie montre toujours plus son caractère délétère, tant le gouvernement joue en face la surenchère dans l’offensive.

Sur la question de la répression syndicale, les syndicats restent pour le moment l’arme au pied et se contentent d’accompagner sur le volet juridique les syndicalistes. Une stratégie inefficace tant la justice est une institution au service de l’ordre dominant. « C’est compliqué pour les syndicats, d’autant plus qu’ils sortent vaincus du conflit social contre la réforme des retraites. Le mouvement a échoué, et pour un mouvement qui échoue la répression est encore plus accentuée. Donc ces pratiques répressives sont aussi un écho de la faiblesse des syndicats » explique Stéphane Sirot.

Si la dénonciation de la répression syndicale et les mobilisations locales constituent un appui, celles-ci restent insuffisantes, alors même que des expressions de résistances ont lieu à la base et montrent la voie à suivre. Dans l’entreprise de Christian Porta, secrétaire de l’UL CGT Moselle, ses collègues sont en grève depuis trois semaines pour s’opposer à la tentative de licenciement dont il est la cible. A Roissy, plusieurs rassemblements intersyndicaux ont eu lieu pour exiger la réintégration du secrétaire de l’Union Locale. Dans le même genre, 90% des CDI d’un Carrefour dans les Hauts de France ont débrayé pour soutenir un de leur collègue, élu FO au CSE de l’entreprise et menacé de licenciement.

En dépit de l’absence d’appel à lutter contre la répression, une certaine combativité s’exprime, bien que son expression se limite à des luttes isolées, qui peinent à établir un rapport de force important pour obtenir des victoires. Dans ce contexte, briser l’isolement des syndicalistes réprimés en développant une coordination nationale contre la répression peut être une première étape pour construire une riposte ouvrière à la répression en cours.

Plus largement, cette lutte contre la répression devrait s’articuler à des revendications offensives et nécessaires dans la période, telle que l’augmentation générale des salaires et leur indexation sur l’inflation, ou encore le partage du temps de travail entre toutes et tous pour faire face à la remontée du chômage.

D’autant plus que la colère à la base est bel et bien présente aujourd’hui. En témoigne un sondage IFOP en date du 26 janvier, dans lequel 49% des français se disent « révoltés » tandis que 78% d’entre eux pensent qu’aura lieu dans les prochains mois une explosion sociale.

Dans le même sens, alors que dans beaucoup d’entreprises les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) ont eu lieu ou sont en cours, des grèves pour exiger des augmentations de salaire à hauteur de l’inflation se multiplient. Depuis la rentrée, des grèves ont éclaté à la SNCF et à la RATP, dans l’Éducation nationale, à la Poste, dans l’industrie comme chez ArcelorMittal, Alstom ou Safran, ou encore à EDF pour ne citer que certains secteurs. Si la majorité de ces grèves restent confinées à échelle locale et s’épuisent parfois en l’absence de perspective, celles-ci ne font que confirmer une colère latente.

Pour s’attaquer aux classes populaires, le gouvernement ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Face à un pouvoir radicalisé et déterminé à avancer son agenda néolibéral, il est plus que nécessaire pour l’ensemble des directions syndicales et des partis se revendiquant de gauche de faire front face à la répression. Une unité qui a commencé à s’exprimer autours du cas de Christian Porta, pour lequel une tribune de solidarité a réuni des figures telles que Sophie Binet, Frederic Lordon, Camille Etienne ou encore Mathilde Panot, et de nombreux militants syndicaux et politiques.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le géant a reçu une offre ferme d'achat de son activité de soupes liquides à marque Knorr en France de la part du groupe familial breton.

Le marché des soupes pèse près de 380 M€ à l'épicerie. Il affichait une croissance de 8,3 % en valeur en CAM P7/2023, selon Circana.

Le marché des soupes pèse près de 380 M€ à l'épicerie. Il affichait une croissance de 8,3 % en valeur en CAM P7/2023, selon Circana.

Unilever poursuit son désengagement industriel du marché Français. Après avoir fermé son site de production de soupes Knorr de Duppigheim (Bas-Rhin) en 2021, le géant devrait céder l’ensemble de son activité soupes liquides au groupe familial breton Sill Entreprises, encore majoritairement laitier. Ce dernier assurait déjà une partie de la production des soupes liquides Knorr depuis le 1er mars 2022 au sein de son unité de Plouvien, dans le Finistère.

Croissance profitable

Compte-tenu du faible dynamisme du marché des soupes industrielles, cette opération permettrait à l’activité Nutrition d’Unilever en France d’améliorer sa compétitivité, "en se focalisant sur ses axes de croissance profitables et ainsi investir et soutenir de façon plus durable ses marques", justifie Unilever dans un communiqué de presse. "Nous pensons, si la décision est prise, que Sill Entreprises serait le meilleur acteur pour prendre en charge ces produits à l’avenir et progressivement les intégrer dans son portefeuille d’activités", assure encore Angela Mejia, directrice générale du pôle Nutrition France d’Unilever.

Contrat de licence

Du côté de l’ETI bretonne, cette opération va permettre de consolider et de développer ses positions sur le marché des potages liquides en France "et plus généralement sur les produits végétaux", complète Sébastien Floc’h, directeur général de Sill Entreprises. L’opération pourrait aboutir au 3e trimestre 2024. D’après nos confrères des Echos, le contrat de licence de la marque serait conclu pour une durée de 8 ans, propulsant ainsi Sill Entreprises à la seconde place du marché français des soupes industrielles, derrière Liebig.

Fondé en 1962 à Plouvien (29), le groupe Sill Entreprises a réalisé l’an dernier 630 M€ de CA, dont 14 % avec son activité jus de fruits et soupe (marque La Potagère). "La diversification rend notre groupe plus résilient face aux crises", nous confiait Gilles Falc’hun, président du groupe, à l’occasion de sa distinction comme industriel de l’année à l’occasion des Trophées de l’innovation 2023.

Publié par www.lsa-conso.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

« C’est du jamais-vu » : Grève massive des conducteurs de bus de Lacroix pour les salaires

Depuis lundi 26 février, près de 90 %, des conducteurs de bus de l'entreprise Cars Lacroix dans le 95 sont en grève pour réclamer des augmentations de salaires. Cette première grève depuis 70 ans pour l'entreprise, s'est arrêtée ce mercredi après trois jours et pourrait repartir dans les prochaines semaines.

Transports

Crédits photo : Révolution Permanente

C’est une première depuis 1952 pour l’entreprise Cars Lacroix dans le Val d’Oise (95). Depuis ce lundi 26 février, 90 % des conducteurs de bus sont en grève pour réclamer des augmentations de salaires. Alors que l’inflation persiste, ils réclament 5 % d’augmentation et 600 euros de prime. Selon les salariés mobilisés, le mouvement devrait s’arrêter ce mercredi, mais il pourrait repartir le mois prochain en étant plus préparé.

À l’origine de la colère, ce sont des salaires qui ne suivent pas l’inflation tandis que les conditions de travail se dégradent. « On est la suite aux NAO (négociations annuelles obligatoires) qui se sont mal passées. On a vu le bénéfice exorbitant de cette entreprise qui ne nous laisse que des miettes. Il y a un ras de bol complet » expliquent ainsi les délégués syndicaux CGT et CFTC. En effet, alors que l’inflation sur l’année 2023 a été de 4,9 % avec les prix alimentaires qui ont augmenté de 11,8 % en moyenne, la direction a proposé une hausse des salaires de seulement 3,9 % dans le cadre des NAO 2024, entérinant ainsi une perte de « salaire réel » pour les salariés du groupe.

Face à cette annonce, la colère a rapidement explosé dans le groupe WhatsApp des conducteurs de bus dont les salaires oscillent autour des 1600 euros nets. Trois des quatre organisations syndicales (CGT, FO, CFTC), poussées par la jeune section CGT créée il y a un seulement un an, ont alors déposé un préavis de grève. Ce lundi, jour de rentrée des classes, ce sont plus de 160 des 180 conducteurs en CDI (hors arrêts-maladies) qui se sont mis en grève.

Devant l’entrée du dépôt, de nombreux grévistes dénonçaient des conditions de travail qui ne cessent de s’empirer, comme le décrit Christopher : « On a jusqu’à 14 h d’amplitude, certains collègues travaillent de 7 h à 21 h sans pouvoir rentrer chez eux pendant leur pause à cause du prix de l’essence. Récemment, de plus en plus de chauffeurs craquent et sont en arrêt-maladie, parfois pendant un à deux ans ».

Effectivement, ces dernières années, le nombre d’arrêts-maladies a explosé dans l’entreprise, alors que dans les années 2010, il n’y en avait jamais plus de 20, actuellement, ce sont plus de 40 chauffeurs qui sont arrêtés tandis que certains mois ce chiffre frôle la soixantaine.

Après la récente vague de grèves dans les transports en Île de France fin 2023 pour des augmentations de salaires et de meilleurs conditions de travail, c’est une nouvelle grève locale qui vient d’éclater dans le 95. Plusieurs ex-grévistes de Keolis Montesson se sont ainsi déplacés pour venir soutenir leurs collègues et partager leur expérience : « On est venus soutenir nos collègues de Lacroix, ils vont connaître les mêmes choses que nous qui avons fait 6 semaines de grève reconductible. Il faut que tout le transport se lève pour suivre ce mouvement-là et l’inscrire dans la durée ! ». Un discours juste qui permettrai de dépasser l’isolement de ces grèves locales.

Si le mouvement s’arrête ce mercredi, celui-ci pourrait néanmoins redémarrer en mars selon les grévistes, en étant mieux organisé avec notamment la mise en place d’une caisse de grève en ligne. Alors que, dans les bureaux, la direction joue la sourde oreille, il faut faire jouer le rapport de force et s’organiser pour inscrire le mouvement sur la durée, seule méthode à même de faire plier le groupe Lacroix.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Grève : l’usine Bosch de Mondeville à l’arrêt contre la menace de suppression d’emplois

Depuis hier, l'usine Bosch de Mondeville dans le Calvados est à l’arrêt dans le cadre d'une grève contre le rachat de l’usine qui annonce d’ores et déjà des licenciements et une dégradation des conditions de travail, alors que Bosch a engrangé 92 milliards d’euros l’année dernière.

Métallurgie

Crédit photo : Bosch Mondeville

Environ 400 salariés de l’usine Bosch de Mondeville, près de Caen, sont en grève depuis ce mardi à 6h. Près de 80% des salariés de cette usine de pièces automobiles - qui en compte aux alentours de 500 - ont donc cessé le travail, afin de manifester leur opposition au rachat de l’usine. Une mobilisation d’une très grande ampleur, dans une usine qui n’avait pas connu de mouvement depuis plusieurs décennies.

Les travailleurs manifestent en effet leur opposition au plan de revente de leur usine, prévue dans les mois qui arrivent. L’intersyndicale SUD industrie, CFTC métallurgie, CFDT et CFE-CGC, à l’initiative de la grève, rapporte ainsi que la direction de l’entreprise propose deux repreneurs potentiels : « Mutares et Telma. Cela ne nous convient pas. » Raison pour laquelle il a été décidé de « [bloquer] les entrées dans l’usine ». Pour l’heure, la grande majorité des travailleurs participent à la grève, avec pour conséquence que « toutes les lignes de production sont à l’arrêt ».

Les travailleurs s’opposent en effet dans la grande majorité à cette revente, non seulement parce qu’elle se fait sans leur accord, sur des bases totalement floues, mais également parce qu’elle s’accompagne d’un plan de compression des effectifs. Ce sont ainsi cent emplois qui seront supprimés dans les mois qui viennent « en trois vagues : le 1er mars, le 1er mai et le 1er juillet ». En parallèle, l’entreprise menace de fermer complètement le site si elle ne trouve pas de repreneur, espérant ainsi convaincre les travailleurs d’accepter une dégradation de leurs conditions de travail si ils ne veulent pas perdre leurs emplois.

Bosch a pourtant réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 92 milliards d’euros. La liquidation de l’usine de Mondeville n’intervient donc pas en raison d’une crise ou de difficultés financières de l’entreprise, mais s’inscrit au contraire, selon le délégué syndical CGT Laurent Dorian, dans un objectif de « délocaliser la production dans les pays de l’Est, voire en Inde » afin d’accroître les profits engrangés par les actionnaires de la compagnie.

Les salariés exigent donc pour l’heure le droit d’intervenir dans le choix de repreneur que fera la direction et dans les détails de l’accord que Bosch scellera avec le nouveau propriétaire. Estelle Schneider, représentante du personnel, explique ainsi qu’ « il faut absolument que le groupe redéfinisse les contours du projet, qu’on se remette autour de la table. Et surtout, aujourd’hui, c’est la demande de tous les salariés : que la direction nous assure qu’ils n’iront pas à l’encontre de la volonté des salariés », une revendication partagée par Mickaël Juraschek, représentant syndical Sud Industries : « On doit avoir le choix, tout simplement ».

Surtout qu’une des entreprises proposées pour reprendre l’usine, Mutares, a un triste palmarès. Estelle Schneider explique ainsi que « toutes les usines et magasins Lapeyre employaient environ 3500 salariés. Ces 3500 salariés sont passés sous pavillon Mutares et depuis, ils vivent un désastre dans des conditions sociales très difficiles, ce sont des fossoyeurs de la question sociale ».

A l’heure où les profits du patronat s’accumulent aux dépens des conditions de travail et des salaires, ce genre de mouvement, qui met à l’arrêt une usine entière, permet de rappeler une vérité indéboulonnable : sans les salariés, les patrons sont totalement impuissants.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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