SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Mais dans ce communiqué pas un mot sur le traitement de l'actualité internationale qui baigne dans le plus pur atlantisme et dans le consensus guerrier.

Où le " deux poids-deux mesures" règne en maître.

Où les manipulations et la préparation de l'opinion à la guerre sont manifestes !

Eh la meilleure des protections n'est-elle pas aussi de se proposer de retirer aux puissances d'argent les moyens dont elles se sont dotées pour peser de tout leur poids et de tous leurs intérêts sur le débat public et sur les esprits ?

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« Protégeons l’information ! »

« Protégeons l’information ! Luttons contre la haine et sa propagande » : nous relayons ce communiqué intersyndical publié le 2 août par le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes.

Depuis le 7 juillet, le danger d’une majorité absolue pour l’extrême droite à l’Assemblée nationale est écarté. Pour un temps. Nous n’oublions pas que le Rassemblement national est arrivé largement en tête des élections européennes et du premier tour des élections législatives, et qu’il apparaît plus que jamais en capacité de prendre le pouvoir.

 
Exiger des protections efficaces contre toute ingérence


Cette funeste perspective fait planer une épée de Damoclès sur la liberté d’informer et d’être informé. C’est contre cette menace que nos organisations ont lutté ces dernières semaines, aux côtés de tous ceux qui refusent de voir l’extrême droite diriger notre pays.

Aujourd’hui, les principales organisations représentatives des journalistes, le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes, appellent l’ensemble de la profession à prolonger et consolider cette mobilisation. Nous devons exiger les moyens et les garanties nécessaires à la production d’une information de qualité ! Il est impératif de doter nos rédactions de protections efficaces, afin de les préserver d’ingérences politiques ou économiques qui pourraient les transformer en outil de propagande, ou menacer le journalisme d’investigation.

 
Six mesures d’urgence à faire adopter par la nouvelle Assemblée nationale


Nous appelons donc la nouvelle Assemblée nationale entrée en fonction ce 18 juillet à mettre en place, dès la rentrée parlementaire, via une proposition de loi ambitieuse, six mesures d’urgence pour l’information en France :

• l’indépendance juridique de l’équipe rédactionnelle. La première étape serait de doter cette équipe d’un droit de veto sur la nomination du ou de la responsable de la rédaction ;

• le renforcement de la protection du secret des sources des journalistes, afin de mettre un coup d’arrêt à toutes les intrusions, menaces, surveillances ou poursuites abusives qui mettraient en péril la liberté d’informer et d’être informé ;

• la révision des lois sur la concentration des médias - aujourd’hui obsolètes et inefficaces - afin de favoriser le pluralisme, normalement garanti par l’article 34 de la Constitution ;

• une refonte et une transparence accrue des aides publiques à la presse ;

• un plan pluriannuel pour une information de proximité, réellement pluraliste et indépendante, en utilisant les aides publiques à la presse, pour lutter contre les déserts journalistiques dans de nombreux territoires ;

• la mise en place d’un financement pérenne de l’audiovisuel public, garantissant à la fois son indépendance et les moyens nécessaires à son fonctionnement. Rappelons que l’extrême droite affirme vouloir le privatiser et le démanteler !

Nous appelons également les responsables politiques à prendre la mesure du danger qui guette des milliers de travailleurs de l’information, abîmés par une paupérisation et une « ubérisation » grandissante. C’est le cas notamment des journalistes rémunérés à la pige, qu’ils soient en France ou à l’étranger, utilisés par leurs employeurs comme des variables d’ajustement dans leur comptabilité. Notre précarité, c’est votre désinformation !

 
Interroger nos pratiques rédactionnelles


Nous appelons aussi l’ensemble de la profession à débattre, rédaction par rédaction, du traitement récent de l’actualité politique et sociale dans notre pays. Les médias français sont-ils toujours à la hauteur des enjeux ? Avons-nous permis à l’extrême droite d’imposer sa rhétorique, de banaliser son vocabulaire et ses obsessions ? Récemment, sur un autre sujet majeur, la crise climatique, nombre de rédactions ont réfléchi à leurs pratiques. Choix des thématiques abordées, des mots employés, des intervenants interrogés, distinction entre faits scientifiques et théories pernicieuses, formation continue et lutte contre la désinformation… Les chantiers sont nombreux pour proposer au public une information de meilleure qualité. Si l’entre-deux tours des Législatives a montré l’importance du rôle joué par la presse, nous estimons qu’aujourd’hui il est indispensable que chaque média analyse ses méthodes, ses pratiques, ses habitudes, ses lacunes. Sans verser dans l’excès ou la caricature, mais sans complaisance.

 
Traiter l’information en respectant l’éthique et la rigueur


Nous appelons enfin chaque confrère et chaque consœur à s’astreindre à la plus grande rigueur dans le traitement journalistique quotidien de l’actualité et les directions des rédactions à leur assurer les conditions d’indépendance et les moyens pour mener à bien cette mission. Le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie et l’homophobie sont punis par la loi. Nos principes professionnels exigent notamment : « Le/La journaliste veillera à ce que la diffusion d’une information ou d’une opinion ne contribue pas à nourrir la haine ou les préjugés et fera son possible pour éviter de faciliter la propagation de discriminations fondées sur l’origine géographique, raciale, sociale ou ethnique, le genre, les moeurs sexuelles, la langue, le handicap, la religion et les opinions politiques. » (Charte d’éthique mondiale de la Fédération internationale des journalistes, FIJ).

 
Appeler un chat un chat, malgré les pressions


Nous appelons également une nouvelle fois les journalistes à ne pas céder aux injonctions et intimidations pouvant les amener à un acte contraire à leur intime conviction professionnelle. Il n’y a notamment aucune raison de ne pas continuer à qualifier d’« extrême droite » les partis Rassemblement national, Reconquête !, Les Patriotes, et toutes personnalités et mouvements répondant à ce positionnement sur l’échiquier politique. De même, l’usage du terme « les extrêmes », qui renvoie dos à dos la gauche et l’extrême droite, nous semble particulièrement dangereux.

Le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes seront aux côtés de chaque rédaction et de chaque journaliste qui serait victime de pressions politiques ou hiérarchiques sur le traitement de l’information. L’information libre est une composante indispensable d’une démocratie. Tous les journalistes, conscients de leurs droits et de leurs devoirs, en sont les garants. Partout et sans relâche, nous devons travailler ensemble pour protéger l’information et pour lutter contre les discours de haine et leur propagande.


Paris le 02 Août 2024

 
 

Publié par FSC

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La gestion de l’Elysée épinglée par la Cour des comptes

Dans un rapport rendu public le 29 juillet, la Cour des comptes dénonce l’augmentation significative des dépenses du Palais en 2023, avec un écart de 8,3 millions d'euros par rapport au budget prévisionnel. L’Elysée assure être à l’équilibre grâce au recours à «sa trésorerie».

À l’instar des comptes de la France, ceux de l’Élysée se sont creusés en 2023. Selon un rapport de la Cour des comptes, les dépenses du Château ont atteint 21 millions d’euros en 2023, contre 13,3 millions l’année précédente et 9,87 millions en 2021. Soit une coquette hausse de 58% et un écart de plusieurs millions d’euros avec le budget prévisionnel.

«Au terme de l’exercice 2023, le résultat en comptabilité générale est déficitaire de 8,3 millions d’euros alors qu’il était équilibré en 2022 (+0,3 million d’euros)» soulignent les Sages de la rue Cambon. Selon eux, cette hausse «s’explique notamment par des déplacements et réceptions du président de la République en forte hausse, mais également par un niveau élevé d’inflation nationale et surtout internationale».

Le chef de l’État a multiplié les voyages avec 112 déplacements, dont 69 en avion. Parmi eux, c’est la tournée en Océanie (Nouvelle-Calédonie, Vanuatu, Papouasie) qui s’est avérée le voyage présidentiel le plus coûteux avec 3,1 millions d'euros, suivie de la tournée en Afrique (Gabon, Angola, Congo, RDC) chiffrée à 1,9 million d’euros. Sur la troisième marche du podium, la visite en Chine a coûté à elle seule 1,8 million d’euros.

Déplacements de Macron : près de 150 000 euros de hors forfait téléphonique

Au-delà du coût des aéronefs utilisés (A330 et/ou Falcon X), pour lesquels les «règles d’affrètement et d’optimisation du remplissage des différents aéronefs mériteraient d’être densifiées et resserrées» selon les magistrats financiers, ces déplacements ont également généré des coûts plus inattendus.

La Cour des comptes a ainsi révélé que la note des dépassements de forfait d’Emmanuel Macron au cours de l’année 2023 s’établissait à 148 542 euros. Un poste de dépense multiplié par quatre en un an, soulignent les Sages. Pour réduire ces frais, le rapport évoque une «étude interne» qui suggère notamment «l’usage privilégié du Wi-Fi» et «la désactivation des données en itinérance».

En ce qui concerne les réceptions, l’Elysée en a organisé 171 en 2023 «contre 146 en 2019», pour un coût de 4 millions d’euros. Les rédacteurs du rapport soulignent un accroissement tant du nombre d’invités que de la somme leur étant allouée. Cette dernière passant d’une moyenne de 29 euros par invité en 2022 à 35 euros en 2023», remises de décorations incluses.

Le budget «est à l’équilibre» assure l’Élysée

Deux dîners d’État ont par ailleurs marqué l’année écoulée : celui en l’honneur du Premier ministre indien Narendra Modi au Louvre, en juillet, qui a coûté 412 366 euros au contribuable et celui en l’honneur du roi Charles III en septembre, au château de Versailles, ayant coûté près de 474 851 euros. Une visite royale dont le report de la visite a «généré 80 000 euros de frais».

Elles sont de loin les réceptions les plus coûteuses organisées par la présidence. Le troisième dîner d’Etat de l’année 2023, à l’occasion de la visite du président mongol en octobre, apparaît bien plus modeste avec un coût de 62 709 euros.

Dans un communiqué cité par la presse française, l’Elysée a nié tout déficit, affirmant que le budget «est à l’équilibre», les «8 millions d'euros d'écart sur le prévisionnel ayant été comblés par de la trésorerie dont la présidence dispose».

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Nouvelle victoire ! InVivo condamné à réintégrer le délégué CGT Christian Porta et à verser 500 000€

Après plusieurs défaites juridiques pour InVivo, la nouvelle tentative de licenciement du délégué CGT Christian Porta par le géant de l’agrobusiness a été sévèrement sanctionnée par le conseil des Prud’hommes de Forbach et le tribunal judiciaire de Sarreguemines.

Neuhauser
 

Depuis le mois de février, une bataille s’est engagée contre le géant de l’agrobusiness InVivo pour obtenir la réintégration du syndicaliste, Christian Porta, visé, en février, par une procédure de licenciement alors qu’une grève pour les salaires se préparait à l’usine Neuhauser de Fürst. Licencié en violation de la décision de l’inspection du travail, le Conseil des Prud’hommes avait déjà ordonné sa réintégration le 24 mai. Mais persistant dans l’illégalité, l’entreprise a décidé d’empêcher la réintégration du syndicaliste, dans une tentative forcenée d’en finir avec la section CGT du site.

Quelques secondes après avoir réintégré le syndicaliste, elle avait ainsi initié en avril dernier une seconde procédure de licenciement, bafouant sciemment des décisions de justice. Ce vendredi, le Conseil des Prud’hommes de Forbach et le Tribunal judiciaire de Sarreguemines ont rendu leur délibéré quant à cette nouvelle procédure. Face à l’acharnement du géant de l’agrobusiness, la justice a une nouvelle sanctionné durement l’employeur.

Réfutant tous les arguments de la direction, le Conseil des Prud’hommes et le Tribunal judiciaire ont condamné l’entreprise à verser au total plus de 500.000€ et à réintégrer le syndicaliste. Une décision exceptionnelle à de nombreux égards, comme le souligne l’avocate de Christian Porta, Me Elsa Marcel : « C’est très rare qu’un tribunal condamne une entreprise à verser un demi-million d’euros à un syndicaliste. La décision sanctionne en réalité un acharnement hors norme contre le droit syndical. »

La décision sanctionne l’acharnement de la multinationale contre le syndicaliste. Jugeant que le déclenchement d’une seconde procédure de licenciement invalide « l’exécution loyale » de la décision de justice, le Conseil des Prud’hommes considère ainsi que « la mise à pied conservatoire notifiée le 24 mai et la procédure de licenciement ayant débutée le 24 mai constituent un trouble illicite qu’il importe de faire cesser ». L’entreprise est ainsi condamnée à verser 400 000 euros au délégué syndical, à « suspendre la mise à pied conservatoire et la procédure de licenciement » et à « réintégrer effectivement M. Christian Porta » au sein de l’usine sous trois jours et fixe une astreinte dissuasive de 22 000 euros par jour de retard.

De son côté, le tribunal judiciaire de Sarreguemines a condamné l’entreprise à verser 125.000€, exigeant que la direction respecte les mandats de Christian Porta. Les deux décisions surviennent quelques jours après que l’Inspection du Travail se soit elle aussi prononcée, le 30 juillet, sur la seconde procédure de licenciement. Considérant que l’entreprise avait bafoué son autorité en initiant une seconde procédure de licenciement après avoir réintégré le syndicaliste, elle avait de nouveau débouté l’entreprise, dénonçant ses « manœuvres » et refusant le licenciement.

« Cette décision c’est un nouveau revers pour la direction, depuis 7 mois elle a perdu 5 fois en justice et 2 fois auprès de l’Inspection du travail. Pour tous les travailleurs de l’usine, c’est la victoire des semaines de grève et de mobilisation menées contre la répression syndicale et les méthodes de patron-voyou » a expliqué Christian Porta suite à la décision. Les salariés demeurent cependant prudents, comme le souligne Me Elsa Marcel : « Face à un patronat délinquant, les salariés du groupe savent qu’il va falloir imposer la décision en construisant un rapport de forces et demeurer très vigilant ». Déterminée à tester toutes les limites du droit du travail pour fournir au patronat français un manuel de la parfaite répression syndicale, la direction du Groupe InVivo n’a en effet eu aucun scrupule ces derniers mois à violer la loi.

Dans tous les cas, une telle décision constitue une victoire contre la répression syndicale et l’ensemble des secteurs du mouvement ouvrier qui s’affrontent à des offensives patronales brutales depuis la fin de la réforme des retraites. Quelques jours après la victoire de Jordan Robichon, délégué de la CGT GRDF dont le licenciement a été refusé par le ministère du travail, ces victoires doivent servir à passer à la contre-offensive, pour en finir avec la délinquance patronale et les attaques contre les droits des travailleurs.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Eh ce n'est pas à présent que l'exigence salutaire du Conseil National de la Réistance de l'indépendance des médias et vis-à-vis de l'état et vis-à-vis des puissances financières risque de voir la moindre décision.

SANS une intervention populaire et étatique ferme mettantun terme à cette  mise des oligarques sur les principaux moyens d'information afin d'assurer la pérenité de leurs privilèges et la domination de leur idéologie de classe !

 

 

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L'autorité de régulation de l'audio-visuel (ARCOM) au service des milliardaires

 

 

PÉTITION

TNT : contre la décision de l’ARCOM, soutenons le recours du Média

Nous, signataires de cette pétition :

  1. Refusons la concentration des médias entre les mains de quelques milliardaires et groupes industriels, qui menacent la diversité et la pluralité de l’information.
  2. Exigeons une répartition plus équitable et démocratique des fréquences publiques de la TNT, permettant à des médias indépendants et citoyens d’être diffusés.
  3. Soutenons le recours engagé par Le Média et appelons à une mobilisation citoyenne pour défendre l’indépendance des médias et l’accès à une information libre et pluraliste.

Une alliance inédite d’une dizaine de médias indés pour émettre sur un canal TNT ? Une info citoyenne, libre et indépendante pour apporter au petit écran, miné par les intérêts de quelques milliardaires, de pluralisme et de diversité ?

C’était notre ambition dans le cadre du renouvellement de 15 fréquences TNT. Un dossier financé, grâce à l’engagement de plusieurs acteurs de l'Économie Sociale et Solidaire et de l’écosystème des financements alternatifs, qui se sont mobilisés à des niveaux inédits avant et après notre audition. Ces engagements, nous les avons tous transmis à l’ARCOM.

“L’ARCOM a choisi le statu quo”

Malheureusement, cette révolution médiatique n’aura probablement pas lieu. Voilà que notre candidature, portée par près de 4 000 sociétaires de notre société coopérative d’intérêt collectif, la plus grande du paysage audiovisuel français, a été rejetée par l’ARCOM. Malgré un dossier solide et original, de l’aveu même des gendarmes de l’audiovisuel.

Alors même que nos médias étouffent sous la férule oppressive de milliardaires qui les utilisent comme instrument d’influence et de séduction des pouvoirs politiques, l’ARCOM a choisi le statu quo. Malgré le retrait de son agrément TNT à C8, le groupe Bolloré conserve six fréquences sur quinze. Et Cyril Hanouna pourra toujours être hébergé par une d’entre elles, comme il l’a été par Europe 1 lors de la campagne électorale.“"Avec ou sans C8, vous retrouverez Cyril Hanouna sur une autre chaîne du groupe, dès la rentrée", a déjà annoncé Gérald-Brice Viret, directeur général de Canal+ en charge des antennes et des programmes lors de l’audition de C8. En signe de défi ?

Et bien entendu, CNEWS la multi-condamnée est là, et bien là.

Par ailleurs, L’ARCOM consacre l’entrée dans le PAF du milliardaire tchèque Daniel Křetínský, qui s’est enrichi dans le rachat de centrales à charbon hyper polluantes. Depuis, il se construit un empire sur le modèle classique de l’hyper-concentration. Il contrôle des titres de presse écrite, comme Elle, l’hebdomadaire Franc-Tireur cher à Raphaël Enthoven, à Caroline Fourest et à Rachel Khan ou encore Marianne (qu’il a décidé de vendre parce qu’il n’a pas pu en infléchir la ligne éditoriale).

“Le Média ne compte pas en rester là et va engager un recours devant le conseil d’État”

Finalement, à l’issue de cette procédure, aucune solution n'est apportée aux problèmes de concentration, de manque de pluralisme et de diversité des médias TV présents sur ces fréquences, qui appartiennent à toutes et tous.

Au contraire, 5 milliardaires ou groupes industriels se partagent maintenant la mainmise sur la télévision alors que 47 millions de personnes la regardent quotidiennement.

Nous en arrivons à une question citoyenne de fond, à un débat d’intérêt public. Au nom de quoi, les fréquences publiques de la TNT, qui appartiennent à toutes et tous, reviendraient uniquement à une poignée de milliardaires ou groupes industriels, au détriment de l'information d’intérêt public?

Au nom de quoi, la candidature d’un média indépendant coopératif (SCIC), soutenue par des milliers de citoyennes et citoyens et tout un réseau d’acteurs diversifié peut-elle être rejetée sans la moindre explication ?

Jamais la France n’a connu une telle concentration des médias.
Nous refusons cette situation ! Fort d’une véritable dynamique citoyenne, la coopérative Le Média ne compte pas en rester là et va engager un recours devant le conseil d’État.

VOIR LE LIEN CI-DESSOUS :

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Explosion des licenciements économiques, des contrats précaires et du chômage chez les jeunes: le bilan d’un gouvernement désavoué par les urnes
La Dares vient de publier les données trimestrielles du chômage et, malgré deux campagnes électorales basées sur une supposée baisse historique du taux de chômage, force est de constater que le gouvernement est aujourd’hui fortement désavoué.

Non seulement sur un an, le taux de chômage catégories A, B, C confondues croît de 0,8% (hors Mayotte). Mais, pire, le nombre de personnes en emploi de moins de 78h par mois (catégorie B) augmente de 4,5% sur un an.

Avec une hausse de 10% des contrats de moins de 20 heures (!), ce gouvernement continue de basculer les privés d’emploi du chômage de catégorie A vers des contrat précaires et à temps partiel. Cela ne masque pas la paupérisation grandissante des travailleurs et travailleuses.

Face à cette politique, notre organisation se félicite de l’abandon du projet de réforme envisagé qui aurait impacté tout particulièrement les jeunes précaires et les seniors  puisque, sur un an, l’augmentation des inscriptions à France travail chez les moins de 25 ans est de 3,5%. 

Le pire réside probablement dans la hausse spectaculaire de plus de 22% des licenciements économiques sur un an, comme le montre la multiplication des plans sociaux, comme chez Valeo. 

Ces données trimestrielles confirment donc que la politique menée ces dernières années est non seulement inefficace sur le taux de chômage, sur la réindustrialisation mais, aussi, violente et injuste à l’encontre des privé·es d’emploi.

Il est temps de revenir à la raison et permettre enfin un changement radical de politique à l’encontre des plus précaires par le biais notamment de la formation d’un nouveau gouvernement issu du NFP.

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Nouvel incendie à la poudrerie de Bergerac : produire pour la guerre met les ouvriers en danger

Dans la nuit du 13 au 14 juillet, un incendie s’est déclaré à la poudrerie de Bergerac, propriété de l’entreprise Eurenco. Si aucune victime n’est à déplorer, cet énième accident est le résultat du développement du militarisme et de l'industrie de guerre par le gouvernement, sur les conditions de travail des ouvriers du site.

 
Nouvel incendie à la poudrerie de Bergerac : produire pour la guerre met les ouvriers en danger

Crédit photo : CGT Eurenco

Cette nuit-là, à onze heures du soir, alors que la poudrerie tourne encore à plein régime, un incendie éclate dans l’un des ateliers. Les services anti-incendie de l’usine interviennent rapidement avec l’appui des sapeurs-pompiers de Bergerac. Après plusieurs heures d’une intervention délicate, le feu est maîtrisé au milieu de la nuit.

En cause, des stocks de coton hautement inflammables, destinés à être consommés dans le processus de fabrication des charges propulsives utilisées notamment par les canons d’artillerie CAESAR de l’armée française. Si les causes exactes de l’incendie restent à déterminer, le plus probable reste, selon les équipes d’Eurenco, qu’un échauffement mécanique ait endommagé les machines, déstabilisant par là-même les matériaux hautement inflammables.

Et si le bilan s’avère heureusement léger, sans mort ni blessé, cet incident n’est pas le premier à se déclarer dans la poudrerie bergeracoise ces dernières années : en 2022 déjà, le site est victime d’un incendie similaire. Plusieurs explosions se font entendre et huit ouvriers sont blessés. La CGT alerte quelques semaines plus tard : « Depuis de nombreuses années, la CGT Eurenco dénonce les conditions de travail dangereuses, la vétusté des locaux… sans qu’elle soit entendue, ni écoutée. »

En effet, les accidents ont continué depuis. Le 17 juin 2024, un travailleur intérimaire se blesse gravement sur le site. Les avertissements des salariés sont restés lettre morte car la direction semble, coûte que coûte, déterminée à augmenter les cadences. « On est passé à 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7 », se targuait en mars dernier au micro d’Europe 1 Pascal Bosse, l’un des responsables du groupe. Et pour cause, l’usine de Bergerac est un site clé du projet de réarmement européen en France, une dynamique dont Emmanuel Macron se veut l’un des instigateurs les plus enthousiastes. Enchaînant déclarations guerrières et appels à passer l’Europe en « économie de guerre », ce dernier visitait en avril dernier ce même site Bergeracois. Face à un parterre de patrons de l’industrie de l’armement, le discours était clair : « aller vite, fort, massifier ». Qu’à cela ne tienne, au mépris de la santé des ouvriers.

Car c’est bien cela l’enjeu : derrière les discours guerriers épris de défense nationale et de patriotisme se cachent autant d’appels à des cadences accrues, à des normes de sécurité revues à la baisse, entrainant des accidents industriels toujours plus désastreux. Dès 2022, les syndicats dénoncent : les travailleurs d’Eurenco sont mis face à « des situations critiques […] favorables à la survenue d’un accident majeur ». Face au déni de la direction, ils se mettent en grève en janvier de cette année, réclamant augmentations de salaire, révision des normes de sécurité et embauches supplémentaires, le tout pour faire face à des cadences revues à la hausse. Le mois suivant, ils manifestent devant leur lieu de travail. Alors que la direction refuse de les entendre, la CGT du groupe a annoncé le vendredi 26 juillet sur son facebook, le dépôt d’un préavis de grève jusqu’au 20 août prochain.

Pourtant, l’argent ne manque pas. En 2023, l’entreprise rafle la mise dans un contexte guerrier où ses produits sont en forte demande, et génère un chiffre d’affaires de plus de 400 millions d’euros. Une croissance « exponentielle », selon le groupe, dont les salariés ne verront pas la couleur. En juin dernier, Eurenco est même condamné pour discrimination syndicale après avoir mis à pied un élu du personnel dont le seul tort était d’avoir fait grève. Cette répression illustre clairement la volonté du groupe de s’en prendre aux salariés trop revendicatifs quitte à mettre riverains et travailleurs en danger.

La direction profite ainsi d’un contexte plus belliqueux que jamais pour accroître ses profits et augmenter les cadences, malgré les accidents répétés de travailleurs qui manipulent des matières explosives, qui réclament des embauches afin d’assurer la charge de travail. Ces mêmes travailleurs qui, deux ans avant l’accident qui blessa grièvement un intérimaire en juin dernier, alertaient déjà sur leurs conditions de travail.

Ainsi la politique guerrière du gouvernement ruine les conditions de travail, nous précarise et met en danger les travailleurs d’Eurenco, en première ligne face à ces offensives patronales et à une direction complice de la politique militariste de soutien à l’industrie de guerre du gouvernement.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Victoire contre la répression : le licenciement de Jordan Robichon, militant CGT Énergie, est annulé

Grâce à l’importante mobilisation en soutien au syndicaliste CGT GRDF d’Île-de-France, Jordan Robichon, la procédure de licenciement qui le visait en raison de son activité syndicale a finalement été annulée.

 
Victoire contre la répression : le licenciement de Jordan Robichon, militant CGT Énergie, est annulé

Crédit photo : capture d’écran Colombes insoumise

Alors que la répression contre les militants politiques et syndicaux dans toute la France a atteint une intensité inédite ces derniers mois, Jordan Robichon, travailleur à GRDF et militant CGT ciblé par une procédure de licenciement depuis 1 an et demi, à titre de sanction pour son activité syndicale, vient d’obtenir l’annulation de toute la procédure. Une victoire importante alors que, comme le rapportait Sophie Binet en décembre 2023, c’est en ce moment même, à la seule échelle de la CGT, plus de 1000 militants qui subissent une répression patronale en raison de leur militantisme syndical. Le rejet du licenciement de Jordan, d’abord par l’inspection du travail en novembre 2023, puis par le ministère cette semaine, est un sérieux revers pour tous les patrons qui cherchent à combattre par tous les moyens les droits syndicaux.

« L’annonce de cette victoire, c’est quelque chose de magnifique, ça montre que quand on va au bout des choses en étant en adéquation avec ses valeurs, on peut gagner contre les grandes entreprises du CAC 40 » affirme Jordan, interrogé par Révolution Permanente. Le militant nous rapporte également que : « Quand la direction s’est rendue compte que j’allais être victorieux, ils m’ont proposé un pont d’or pour que j’arrête de militer, ils ont voulu me mettre au placard. C’était une autre façon de me mettre la pression après que leurs intimidations aient échoué. J’ai évidemment refusé. Ils ont essayé de me faire passer pour quelqu’un de violent, de salir mon nom et celui d’Aminata, maintenant on ne va rien lâcher jusqu’à la victoire. »

Pour rappel, Jordan Robichon était sous le coup d’une procédure de licenciement depuis 2022, pour avoir accompagné sa collègue Aminata lors d’une audition avec la direction. Cette dernière, figure de lutte pour les salaires sur son site, avait exigé une audition afin de dénoncer le racisme et le sexisme dont elle était victime, au lieu de quoi ses patrons s’en étaient servis pour lui annoncer son licenciement ainsi que celui de Jordan.

Ces procédures abusives sont bien évidemment ciblées. En effet, la combativité d’un grand nombre d’ouvriers énergéticiens est depuis longtemps une épine dans le pied du conseil d’administration du plus gros distributeur de gaz en Europe, GRDF. Pendant la réforme des retraites, c’est quasiment la moitié des travailleurs du géant de l’énergie qui se sont lancés dans une grève reconductible ponctuée de démonstrations spectaculaires comme les actions « Robin des bois » (rendant par exemple gratuite l’électricité pour les petits commerces et dans les quartiers populaires). Une réappropriation radicale de leur outil de production par les travailleurs qui n’est évidemment pas du goût de leurs supérieurs, qui seraient bien incapables de se servir de la moindre machine mais sont par contre très à l’aise avec une calculatrice lorsqu’il s’agit de refuser les moindres augmentations de salaires à ceux qui font tourner la boîte.

En plus de Jordan et d’Aminata, ce sont Matthyeu, Sekou et Darrès, tous trois également énergéticiens en Île-de-France, qui sont depuis deux ans sous le coup d’une procédure de licenciement. Si les motifs avancés par la direction varient, les cinq travailleurs visés figurent pourtant tous parmi les plus combatifs et les plus intransigeants dans la défense des droits de leurs collègues. Si Jordan est désormais victorieux, ses quatre collègues sont eux toujours en passe d’être licenciés. Seule Aminata connaît pour l’heure la date de son passage devant les prud’hommes, au sujet duquel les militants CGT se disent confiants, tandis que dans toute la France, pas moins de 400 énergéticiens ont été poursuivis pour s’être mobilisés lors de la bataille contre la réforme des retraites.

Cette violente offensive patronale a notamment donné lieu, le 6 juin dernier, à une grève et à un rassemblement appelés par la CGT Mines-Energie Paris, suivis d’un envahissement des locaux de GRDF. Une mobilisation qui a très certainement pesé sur la décision du ministère, qui n’a pas refusé la démission de Jordan de gaieté de cœur, mais qui craint très certainement un nouvel embrasement du secteur particulièrement stratégique qu’occupe GRDF, en cas de licenciement du militant. Selon Jordan, « si le ministère a cédé, c’est parce qu’on n’a rien lâché en 1 an et demi de procédure : on a enchaîné les actions médiatiques, notamment l’envahissement des locaux de GRDF aux côtés de personnalités comme Assa Traoré, et aussi parce qu’on applique une pression quotidienne contre la direction ». Les travailleurs viennent à ce titre d’arracher une « prime vie chère » de 150€ par mois pour tous les salariés de GRDF en Île-de-France.

Alors que les cas de répression contre les militants politiques et syndicaux continuent de se multiplier, comme Révolution Permanente le documente semaine après semaine, la lutte exemplaire des grévistes de GRDF pour leurs droits et contre la répression de leur collègue montre la voie à suivre pour lutter contre un patronat radicalisé.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Plus de 1200 emplois menacés : Valéo veut fermer trois sites en France

Si le groupe automobile ne trouve pas de repreneur, plus de 1200 travailleurs pourraient être licenciés. Après la journée de grève du 25 juillet, les syndicats appellent à une mobilisation devant le siège à la rentrée.

 

Ce jeudi 25 juillet, à Saint-Quentin-Fallavier en Isère, s’est tenu un rassemblement devant le site de Valeo, un équipementier automobile majeur en France. Organisé par les travailleurs en grève contre un plan massif de suppressions d’emplois, celui-ci s’est déroulé en présence de nombreux syndicats et organisations venues en soutien.

Dix jours plus tôt, en effet, la direction du groupe français, présent dans de nombreux pays avec un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros, a annoncé être à la recherche d’un repreneur pour la totalité des sites français. Ainsi, les usines de Saint-Quentin-Fallavier, qui abrite 350 emplois, et celle dans la Sarthe qui compte 270 salariés sont menacés de suppression, de même que les 600 travailleurs du site de Recherche et Développement à Verrières dans les Yvelines. Au total, ce sont donc plus de 1200 travailleurs menacés par ce plan de licenciements d’ampleur, sans compter les intérimaires et emplois indirects.

L’entreprise, 12e équipementier mondial, est tenu légalement de chercher un repreneur, et promet d’en trouver un d’ici à novembre 2024, promesse dont les travailleurs et syndicats du site sont plus que sceptique. Si aucun repreneur n’est trouvé à cette date, une période de six mois de négociations de licenciements s’initierait. L’inquiétude est grande pour ces emplois, alors que près de 40% des travailleurs du site de Saint-Quentin-Fallavier ont plus de 50 ans et craignent de ne pas pouvoir retrouver du travail par la suite. Au cours des derniers mois, 20 d’entre eux ont déjà démissionné, conscients du risque de suppressions de postes.

Depuis la fin d’année 2023, la baisse de la production constatée laissait présager le plan annoncé. Comme nous l’explique un salarié du site de Saint-Quentin-Fallavier : « en 2000 il y avait 1200 salariés et 200 intérimaires sur le site. Depuis, il y a eu des suppressions constantes avec des reculs répétés dans les conditions de travail » tandis qu’un autre relate que « depuis 2019, on a perdu 4 RTT et des ouvriers ont du travaillé sous amiante sans vêtement de protections ». Des témoignages qui illustrent la politique de casse sociale de Valéo, qui avait imposé en septembre 2020 un accord de compétitivité, signé par la CFE-CGC et FO, prévoyant le gel des salaires soit-disant pour garantir l’emploi.

Pourtant, Valeo a réalisé 223 millions d’euros de bénéfice net en 2023 et perçoit de multiples subventions publiques, notamment en crédit d’impôt recherche (CIR) ou lors des « plans de relance » pendant le covid, à l’instar de l’ensemble du secteur automobile. L’entreprise a même augmenté les dividendes reversées aux actionnaires - et ce chaque année depuis 2020 - et compte parmi ces derniers des ultra-riches comme la famille Dassault, un des principaux actionnaires de groupe. Des grandes fortunes qui ne verseront naturellement pas le moindre centime pour les 1 200 emplois menacés.

Face à ces suppressions de postes, les salariés ont déjà répondu par deux journées de grève les 15 et 18 juillet, mobilisant en plein été la moitié des travailleurs. Comme nous l’explique un des délégués syndical CGT du site de Saint-Quentin-Fallavier :« le 17 septembre tous les sites vont monter au siège social de Valéo à Courcelles en région parisienne pour montrer qu’on est prêt à se battre ! »

Un premier objectif de mobilisation qui montre la détermination des travailleurs. Or leur combat, est autant plus nécessaire alors que l’ensemble des travailleurs du secteur automobile sont touchés par ces attaques, à l’image de l’équipementier automobile allemand ZF qui a annoncé jusqu’à 14 000 suppressions de postes, soit un quart des emplois du groupe en Allemagne, ou du groupe Forvia, qui prévoit de réduire ses effectifs de 10 000 personnes en Europe malgré de bons résultats financiers. En France, la CGT décompte dans le même sens plus de 130 plans de licenciement, marquant une offensive généralisée du patronat, qui appelle à une réponse d’ensemble des travailleurs.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Alors qu’une vague de chaleur s’installe en France, à partir de quelle température la loi vous autorise-t-elle à quitter votre poste de travail ?
 
canicule

Le code du travail ne prévoit pas de niveau précis de température vous permettant de quitter l'entreprise en cas de températures extérieures élevées. En revanche, certaines dispositions du code du travail, concernant la sécurité des salariés et la ventilation des locaux de travail, peuvent s’appliquer aux situations de forte chaleur.

D’une manière générale, l'employeur doit prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et protéger la santé des salariés. Cela implique qu'il évalue les risques professionnels, informe les salariés de ces risques et aménage les postes de travail en conséquence, y compris en fonction des changements de températures (art. L. 4121-1 du C. Trav.).

L'employeur doit veiller à ce que l’air soit renouvelé et ventilé de façon à éviter les élévations exagérées de température (art. R. 4222-1 du C. Trav.). Par ailleurs, quelle que soit la température, l'employeur a l’obligation de mettre de l'eau fraîche et potable à la disposition des salariés (art. R. 4225-2 du C. Trav.).

Dans le cas où les conditions de travail amènent les salariés à se désaltérer fréquemment, l'employeur doit prévoir une boisson non alcoolisée, en accès gratuit (art. R. 4225-3 du C. Trav.).

L’usage du droit de retrait

Par ailleurs, si un salarié a un motif raisonnable de penser qu’une situation présente un danger grave et imminent pour sa santé et celle des autres travailleurs, il peut utiliser ses droits d’alerte et de retrait (art. L. 4131-1 et suivants du C. Trav.). Une température excessive dans un local de travail, liée aux fortes températures extérieures et à l’absence de climatisation et de ventilation, peut éventuellement constituer une situation de danger, par exemple être source de malaises, notamment si le rythme de travail est intense. Cependant, en cas de litige, seul le juge pourra estimer la légitimité de l'exercice du droit de retrait.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

« Lead » : Le plan d’Airbus pour faire payer sa mauvaise gestion aux travailleurs

Début juillet, la direction d'Airbus a annoncé un plan d'austérité nommé « LEAD ». Alors que les carnets de commandes d'Airbus sont remplis, la direction justifie cette attaque par des difficultés de production qui sont, en grande partie, dues à ses choix stratégiques qui ont conduit aux suppressions massives d'emplois de la période Covid.

 
« Lead » : Le plan d'Airbus pour faire payer sa mauvaise gestion aux travailleurs

Crédits photo : Metronews Toulouse, assemblage A350, 2013 (CC BY-NC-ND 2.0 Deed)

Un plan d’austérité qui marque un tournant sur les embauches

Jeudi 11 juillet, Christian Scherer, directeur général d’Airbus Avions, annonçait la mauvaise nouvelle aux travailleurs du géant aéronautique : un plan nommé « LEAD » va être appliqué dans les prochains mois. Si le syndicat FO Airbus le présente comme un « projet d’optimisation des coûts », c’est en réalité un plan d’austérité important qui se dessine pour les travailleurs d’Airbus.

En effet, la direction annonce d’ores et déjà le gel des embauches pour les cadres (principalement les ingénieurs) et une « adaptation du recrutement » concernant la production. Elle a aussi évoqué la perspective d’un arrêt de « projets internes non critiques » et « d’engager des mobilités internes vers les activités essentielles » selon un porte-parole du groupe cité dans La Tribune.

Les mesures seront précisées lors du prochain CSE (comité économique et social) en septembre, mais d’ors et déjà, elles présagent d’une attaque importante contre les travailleurs de l’avionneur. Cette austérité cible à priori les embauches, mais pourrait également imposer des transferts forcés de salariés d’une branche à une autre. «  Ce n’est pas un plan social au sens classique du terme, mais les effectifs vont être regardés à la loupe, il y aura des transferts. Concrètement, ce n’est pas clair », déplore Patrice Thébault, coordinateur CGT Airbus, au journal Actu Toulouse. 

Une orientation qui constitue un tournant par rapport aux deux précédentes années marquées par un recrutement record, après que le patronat de l’aéronautique ait réduit brutalement ses effectifs avec l’arrivée du covid.

Des difficultés de productions en cause, mais qui sont les responsables ?

La direction d’Airbus justifie ces économies sur le dos des travailleurs par la révision à la baisse de ses livraisons pour 2024. En effet, le 24 juin, Airbus annonçait qu’il n’arriverait à produire « seulement » 770 avions au lieu des 800 promis. Cette différence de 30 avions produits peut paraître plutôt anodine, mais pour la direction c’est un élément central car l’entreprise gagne surtout de l’argent au moment de livrer l’avion.

« Ces annonces ont provoqué une chute de l’action Airbus (revenue au niveau de l’an dernier), ce qui affole les dirigeants du groupe alors même que les indicateurs économiques (chiffre d’affaires, commandes, trésorerie) sont en croissance et sans commune mesure avec Boeing » explique un communiqué syndical de la CGT Airbus. Cette pression à l’austérité est donc surtout le fait des actionnaires qui voient leurs perspectives de dividendes moins élevées que prévu.

Ce plan austéritaire vise donc à maximiser les profits alors que la situation économique de l’entreprise est au beau fixe. Avec 3,8 milliards d’euros de bénéfices nets pour l’année 2023 soit le troisième profit le plus important de son histoire, après les 4,2 milliards d’euros dégagés en 2022, le géant aéronautique se porte à merveille. A cela s’ajoute un carnet de commande (8 600 avions fin 2023) qui n’as jamais été aussi rempli et des perspectives d’un marché aéronautique, certes très optimistes, qui prévoient un besoin pour les compagnies aériennes de 42 000 avions neufs d’ici à 2040.

Sur cette base, la CGT Airbus dénonce « un plan injustifié et dangereux » affirmant que les « difficultés de production sont réelles mais provoquées par les décisions managériale ». L’avionneur connaît donc des difficultés de production mais qui sont liées aux difficultés de la montée en cadence prévue car Airbus produira 35 avions de plus qu’en 2023 et 110 de plus qu’en 2022.

Mais si Airbus n’arrive pas à atteindre les objectifs fixés, c’est non seulement dû à « la décision désastreuse en 2020 de supprimer des dizaines de milliers d’emplois dans le groupe et dans la sous-traitance » comme le dénonce la CGT, mais aussi à l’organisation extrêmement complexe qu’a développé la multinationale avec un recours massif à la sous-traitance pour baisser ses coûts de production. Une « chaîne d’approvisionnement » fragile et complexe qui fait défaut aujourd’hui à Airbus, notamment au niveau de la production des moteurs.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer

Quoi qu’il en soit, ce sont les travailleurs d’Airbus qui subiront les conséquences du plan d’austérité « LEAD ». Le patronat de l’aéronautique a déjà montré tout le mépris qu’il porte à ses salariés ces dernières années. En effet, l’arrivée du Covid avait donné lieu à une casse sociale massive supprimant des dizaines de milliers d’emplois en France chez les donneurs d’ordre mais aussi chez les sous traitants.

Après une reprise importante du secteur et des bénéfices records pour Airbus en 2022, les travailleurs ont vu aussi leur salaires réels baisser. Comme le note la CGT Airbus, le groupe aéronautique a pratiqué une « politique de gel du salaire moyen : le salaire moyen dans le groupe fin 2023 était inférieur à celui de 2018, malgré une inflation à deux chiffres pendant la période ».

A cela s’est ajouté une dégradation des conditions de travail avec le projet « Reload » qui a cassé de nombreux acquis par une refonte des différents accords d’Airbus. De plus, l’augmentation des cadences s’est faîte sans embauches à la hauteur entraînant une surcharge de travail pour certains secteurs. La politique de frein à l’embauche annoncé par le plan « LEAD » ne fera que renforcer cette contradiction et ne peut promettre aux travailleurs de l’avionneur qu’une dégradation accrue des conditions de travail.

Face à cette situation, c’est par la mobilisation qu’il sera possible d’imposer le retrait du plan « LEAD » mais aussi une amélioration des conditions de travail et de meilleurs salaires. Les travailleurs de l’aéronautique n’ont pas à payer les conséquences de la casse sociale engendrée par le patronat de l’aéronautique ou encore de la voracité toujours plus exacerbée des actionnaires. C’est au patronat et aux actionnaires qui se gavent des profits records engendrés ces dernières années de payer la facture.

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