Ce qui est scandaleux c'est que les moyens d'information et de formation de l'opinion soient sous la coupe de milliardaires qui s'achètent avec la complicité de l'état qui laisse faire et de journalistes chiens de garde du système et qui vont à la soupe
Le terrible constat c'est que pour s"en tenir aux questions internationales à l'importance majeure où les enjeux de guerre et de paix sont sur la balance,l'opinion publique est saturée de mensonges et de manipulations.
Cette situation pouvant ouvrir la voie à toutes les aventures.
Eh puisque nous sommes dans le 80éme anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance rappelonsqu'il stipule:
II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE
4) Afin d’assurer :
- l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple
français par le rétablissement du suffrage universel ;
- la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ; - la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;
La situation actuelle a incontestablement atteint un point de déshonneur qui exige que montent l'exigence d'un contrôle et d'une régulation publique du secteur et une remise en cause radicale de l'appropriation des médias par les oligarques au service des intérêts privés, de la concurrence et au final de la guerre !
Dans ce contexte de domination massif par l'argent et le pouvoir étatique, la liberté d'expression ne revêt plus qu'un aspect de cautionnement de l'innacceptable !
Nous venons d'apprendre à l'instant de la part du directeur de site, que suite à la baisse des volumes, Unilever a décidé de suspendre en totalité l'équipe week-end à partir du 1er avril 2024. Et il y a de forte chance que cela puisse durer plusieurs semaines.
Nous vous tiendrons au courant prochainement de la suite à venir !
On voit bien sur qui l’argent ruisselle, l’Ukraine a vu gonfler les profits des marchands d’armes, comment cela peut-il se passer avec un état totalement en faillite comme l’Ukraine ? L’ingéniosité pour faire payer les Français, les petits épargnants n’a pas de limite…
Publié par Céline Bourdin, le 08/03/20243 min de lecture
L’État piochera-t-il bientôt dans notre Livret A pour financer l’armée ?
Une nouvelle proposition sur le financement des entreprises de l’industrie de la défense vient d’être adoptée au Sénat. L’État piochera-t-il bientôt dans notre Livret A ?SOMMAIRE
Depuis plusieurs semaines, le financement des petites et moyennes entreprises de l’industrie de la défense pose question. En première lecture, ce mardi 5 mars, le Sénat a, dès lors, adopté une proposition de loi, qui vise à utiliser une partie de l’épargne collectée sur le Livret A pour ce financement. Présentée par Pascal Allizard, elle prévoit également d’affecter une partie de l’épargne du livret de développement durable et solidaire (LDDS) vers les PME de l’industrie de la défense française. Explications.
Livret A : vers un financement de l’armée ?
L’argent présent sur les livrets d’épargne va-t-il bientôt servir au financement de l’armée ? Les mois passent et cette perspective semble se rapprocher, si l’on en croit les dernières décisions de l’exécutif. Au Sénat, c’est désormais une proposition de loi, qui a été adoptée avec une probable affectation prochaine des sommes stagnantes sur les livrets à cet effet. Le Sénat a toutefois tenu à modifier le texte, comme le rapportent nos collègues de MSN, pour préciser que ce fléchage ne devra pas conduire “à diminuer les parts des ressources collectées au titre du Livret A et du LDDS aujourd’hui affectées au financement de la transition énergétique et de l’économie sociale et solidaire”.
À l’heure actuelle, près de 60 % des fonds du Livret A et du LDDS sont dédiés au logement social tandis que le reste, l’épargne non centralisée qui est concernée par la proposition de loi – est consacré aux PME, à la transition énergétique ou encore à l’économie sociale et solidaire. Un dispositif similaire avait déjà été adopté au Parlement ces derniers mois, mais le Conseil constitutionnel l’avait censuré deux fois, le jugeant “sans rapport avec les textes auxquels il avait été ajouté”.
Livret A : un nouveau livret d’épargne à créer ?
Pour l’heure, la possibilité d’aller piocher dans le Livret A ne fait pas l’unanimité. Afin de dissiper la confusion à ce niveau, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait affirmé préférer la création d’un nouveau produit d’épargne consacré à la défense, qui, selon lui, “doit rester [consacré au] logement social”.
Au Sénat, la ministre déléguée aux Entreprises, Olivia Grégoire, a fait une déclaration similaire en affirmant que “l’instrument [n’était] pas le plus approprié”. Elle a notamment promis aux sénateurs que Bercy réunirait “à l’été” les acteurs financiers, investisseurs et industriels de la défense pour un “événement majeur” sur le financement du secteur.
Livret A : une nouvelle proposition de loi à l’étude ?
Les Français sont, eux aussi, réticents à la possibilité de cette mesure. Comme le révèlent nos collègues de MoneyVox, 54 % d’entre eux ne sont pas favorables à cette mise en application alors que 29% des personnes interrogées sont, quant à elles, pour l’utilisation d’une partie de l’épargne réglementée pour soutenir la défense.
Le 20 février dernier, le sénateur PS du Val d’Oise, Rachid Temal, ainsi que huit autres sénateurs socialistes, ont déposé une autre proposition de loi. Celle-ci voudrait créer un nouveau produit d’épargne dédié, le livret d’épargne défense souveraineté (LEDS), qui serait exclusivement consacré au financement de la défense. Le Sénat n’a, pour le moment, pas souhaité suivre cette proposition.
[ Eh Attal a devant l'Assemblée nationale a le culot mensonger de prétendre que la victoire de la Russie en Ukraine signifierait un cataclysme pour le pouvoir d'achat des français.
Alors que précisément ce sont leurs sanctions et leur politique de soutien inconditionnel à Kiev qui DEJA ont des répercussions catastrophiques pour les travailleurs et le peuple comme l'atteste les conséquences de leurs choix pour les agriculteurs européens! ]
Plus de 160 milliards d’euros par an, c’est la somme gigantesque d’aides publiques indirectes et directes aux entreprises. Chaque année, le tiers du budget de l’Etat s’envole en direction des grands groupes capitalistes. Cette année, encore, près de 100 milliards d’euros ont été reversés aux actionnaires du Cac 40. Coïncidence ? Non. L’argent du citoyen paye l’assisté de la Bourse.
Pire, le déficit des comptes publics, grevée chaque année par les aides publiques au secteur privé et le refus du gouvernement de taxer les riches et le Capital, est utilisé, chaque année, comme prétexte pour écraser les chômeurs et le droit du travail, libéraliser encore davantage le secteur public, lorgner sur le « magot » de la Sécu, ponctionner les caisses de l’Agirc Arco, restreindre et contrôler les aides dites sociales. A ces mesures et projets s’ajoutent un tour de vis budgétaire supplémentaire brutal.
Tout sourire, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a ainsi annoncé une « économie » de plus de 10 milliards d’euros, exclusivement sur le budget de l’Etat. Le gouvernement a annulé par décret, sans débats, ces dépenses budgétées. Ce carnage social est un plan d’austérité qui massacre encore un peu plus nos services publics et cible notamment l’Ecologie, le travail/emploi et l’enseignement
Dans le détail,
Ecologie : 3,4 milliards d’euros retirés du budget
Travail : 1,1 milliard d’euros retirés du budget
Education nationale : 8000 postes en moins, 691 millions d’euros retirés du budget
Recherche : 7500 postes en moins, 904 millions d’euros retirés du budget
Diplomatie : 400 postes (un chiffre colossal) supprimés, 174 millions d’euros retirés du budget
Sports : 302 millions d’euros retirés du budget en 2024, année pourtant « olympique »
L’aide publique au développement est rabotée quant à elle de 740 millions d’euros, quand l’aide à l’accès au logement perd 300 millions d’euros, contre 134 millions d’euros de moins pour la police nationale, 118 millions de moins pour l’administration pénitentiaire, 70 millions de moins pour la Santé.
Chacun peut voir le massacre qui se met en place. Contradiction : comment « réarmer » (sic) et réindustrialiser le pays quand on détruit les capacités d’actions publiques ? La réponse, selon la caste au pouvoir, est de continuer à se gaver sur notre dos, et à nous pressurer et précariser davantage.
Dans le même temps, l’Etat lance un investissement de plus de 400 milliards en direction des armées et du complexe militaro-industriel.Il y a peine une semaine, Macron annonçait une enveloppe supplémentaire de 3 milliards d’euros d’aides militaires au gouvernement ukrainien pour soutenir le régime de Kiev dans la guerre contre la Russie.
Ces chiffres indiquent la nature du choix politique du gouvernement. Ne laissons pas faire ces restrictions budgétaires qui sont l’illustration parfaite de la République en marche, « tout, partout, toujours pour les riches, rien pour les autres ».
Soyons lucides. Ce cauchemar ultra-libéral et autoritaire et ce gouvernement au service exclusif des riches et des capitalistes ne s’arrêteront que si nous les arrêtons. Ici et maintenant, attelons-nous à la la riposte générale du monde du travail.
La question centrale fort peu abordée (en dehors du rôle spécifique lui des médias publics) est celle de la PROPRIETE des moyens d'informations.
Ce qu'il faut affronter c'est la concentration inédite des médias dans les mains des oligarques (LCI, CNews, Europe 1, C 8 ... accaparés par Bolloré, Bouyghes, Niel ...) et qui distillent leur idéologie nauséabonde en continu.
La résistance de certains jounalistes à cette emprise ne tenant pas en définitive face à la détermination propriétaire comme entre autre en a attesté la nomination de l'ex-rédacteur en chef de Valeurs ActuellesGeoffroy Lejeune à la tête du JDD malgré l'opposition opiniâtre de sa rédaction.
Remplissez le questionnaire Enquête Pénibilité - Branche CHIMIE créé dans Survio. Un outil en ligne pour créer des sondages, recueillir les réponses et analyser les résultats.
13-14 mars 2024 : Assises de la santé et la sécurité des travailleurs-ses à la Bourse du travail à Paris
Les 13 et 14 mars, participez aux Assises de la santé et la sécurité des travailleurs·ses ! Une salle de 450 places et quatre salles de réunion vous accueillent.
La santé au travail concerne toutes les personnes qui travaillent, quels que soient leurs statuts (salariés, fonctionnaires, précaires, auto-entrepreneurs….). Toutes et tous, nous sommes exposés à des risques professionnels et des conditions de travail se traduisant par des accidents du travail, des maladies professionnelles, de la souffrance, de l’usure souvent non reconnue.
Le mal-être au travail, les atteintes à la dignité et autre comportements managériaux ont un impact sur le travail mais aussi sur la vie entière.
Ainsi, chaque année des dizaines de milliers de travailleuses et travailleurs sont licenciés pour inaptitude par refus des employeurs d’aménager les postes de travail, dans l’indifférence générale. C’est la double peine !
Des assises de la santé et de la sécurité pour mettre en œuvre un réseau de soutien permanent
Le combat pour la santé et la sécurité au travail articule plusieurs axes. Nous devons poursuivre le combat, avec les victimes, leur famille, les associations spécialisées pour la reconnaissance des accidents et pathologies du travail et pour l’indemnisation intégrale des préjudices subis par les victimes.
Réparer ne suffit pas, il faut aussi que les employeurs coupables soient sévèrement sanctionnés au niveau pénal et au niveau civil, pour les obliger à prendre des mesures de prévention.
C’est pourquoi nous devons aussi agir en mobilisant les nombreux acteurs que sont notamment les syndicalistes, élus au CSE / CSA / CST, inspecteurs et inspectrices du travail, juristes, médecins, préventeurs, experts…
En France, c'est 413 milliards pour l'armée ! ...
Et 50 milliards, votés par le "Parlement européen" quasi unanime (avec LFI, PS, etc,...), le 27 février, pour la guerre en Ukraine !
Les marchands d'armes se frottent les mains, et pour alimenter son économie de guerre Macron-Attal-Le Maire taillent à la hache le budget des travailleurs et les services publics !
Austérité Disparue, la centaine de recrutements promis dans la loi de finances… Près de 20 % des postes sont vacants. Si la Cour des comptes s’en émeut, le gouvernement renonce à embaucher.
À l’échelle du plan d’austérité annoncé par le ministre Bruno Le Maire, c’est une goutte d’eau : 3,5 millions d’euros sur une économie globale de 10 milliards. Mais, au niveau des services de l’inspection du travail, c’est une nouvelle déferlante qui pourrait engloutir l’emploi : une centaine de postes supplémentaires, sur un effectif total de 1 600 inspecteurs du travail, viennent de disparaître par un discret coup de rabot qui n’a jusqu’ici pas été évoqué devant les organisations syndicales…
À l’automne 2023, Olivier Dussopt, alors ministre de l’Emploi, s’était gargarisé devant les députés, lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2024, d’une hausse des recrutements, via le concours (200 postes) et via le détachement (100 postes), dans ce secteur crucial pour les droits et la protection des travailleurs. Dans le document budgétaire officiel, le gouvernement vantait même :« Ces volumes significatifs traduisent la politique volontariste de recrutements destinés à renforcer les effectifs de l’inspection du travail. »Las ! Quelques mois plus tard, le ministère vient d’enterrer purement et simplement les 100 postes qui devaient être accessibles, hors concours, à des fonctionnaires d’autres administrations.« Nous vous informons qu’aucune campagne de recrutement d’inspecteurs du travail par la voie du détachement n’est prévue pour l’année 2024 »,écrit, dans un message aux candidats, quel’Humanitéa pu consulter, la direction des ressources humaines.
Une saignée qui s’ajoute aux autres… La CGT du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (CGT-TEFP) a rendu publique, en début de semaine, une carte recensant les sections vacantes à l’inspection du travail (voir ci-contre) : dans l’Orne, la Corse-du-Sud, le Cher, la Mayenne, le Val-de-Marne, l’Eure-et-Loir et la Sarthe, ce taux dépasse les 40 %. D’après le dernier décompte officiel du ministère, arrêté au 31 décembre 2023, sur les 2 005 sections existantes, 368 sont dépourvues de titulaires, soit 18,5 % du total. Avec plus de 10 000 travailleurs couverts en moyenne par agent, ce sont, comme le dénonce Simon Picou, de la CGT, près de« 4 millions de salariés »qui« n’ont pas accès au service public de l’inspection du travail, faute de recrutements suffisants ces dernières années ».
Pire encore : le taux de postes vacants à l’inspection du travail augmente, alors que, pour masquer la pénurie, le ministère a entrepris un long plan de suppression des sections territoriales. D’après un rapport de la Cour des comptes sur « la gestion des ressources humaines du ministère du Travail », paru le 28 février, leur nombre est passé de 2 194, en 2017, à 2 048, en 2022. L’institution relève également : « Dans le détail, entre 2015 et 2021, le principal contributeur aux économies d’emplois a été l’inspection du travail, qui a perdu 16 % de ses effectifs, soit près de 740 ETP (équivalents temps plein). »
D’après Simon Picou, la tendance s’accentue encore ces derniers mois.« Dans la Meuse, par exemple, il y avait 6 postes en 2022, 5 l’année dernière et 4 cette année,illustre le syndicaliste.La dégringolade se poursuit, nous réclamons l’arrêt des suppressions de postes, la réalisation des recrutements nécessaires pour les pourvoir, à commencer par le rétablissement de tous ceux qui étaient prévus en 2024. »
Justice La loi de programmation du 20 novembre 2023 prévoit des restrictions concernant les conseillers prud’homaux, ce qui fragilise et déstabilise l’institution, selon le président et le vice-président de la juridiction de Créteil.
L’un représente les salariés, l’autre les employeurs. Leur point de vue diffère sur le monde du travail mais ils tombent pourtant d’accord quand il s’agit de constater la fragilité des conseils de prud’hommes. Daniel Dadu et Carmelo Visconti, président du conseil de Créteil et membre du collège employeur pour l’un, et vice-président, représentant des salariés pour l’autre, s’alarment de la situation de crise à venir. D’ici deux ans, de nouvelles dispositions seront applicables dans le cadre de la loi du 20 novembre 2023 de programmation 2023-2027 du ministère de la Justice.
À l’avenir, les conseillers se verront imposer une limite d’âge de 75 ans et leur mandat (dont la durée est de quatre ans) seront limités à cinq ans dans la même juridiction, après quoi ils devront déménager s’ils ne veulent pas mettre un terme à leur rôle de conseiller.« On nous vire, en quelque sorte ! »s’exclame Carmelo Visconti, cinq mandats au compteur, tout comme son homologue du collège employeurs. Le binôme déplore, lors de la rentrée solennelle du conseil de prud’hommes de Créteil :« On est en souffrance, on ne va pas tenir longtemps comme ça »,déclaration qui résonne comme un appel à l’aide.
Dans les couloirs de la juridiction de Créteil, un immeuble noir nommé « Le Pascal », 194 conseillers se croisent. Dans deux ans, leur effectif sera réduit de plus de moitié. Côté employeurs, 55 % du collège seront poussés vers la sortie, car trop âgés ou mandatés depuis trop longtemps. Selon Antonio Correia, ancien président représentant des salariés au conseil de Villeneuve-Saint-Georges,« il s’agit d’un non-sens total car on va pousser vers la sortie les plus expérimentés ». Daniel Dadu, du collège employeur, prend son propre exemple. Il a créé son centre de formation à Lyon, période où il était peu présent aux prud’hommes tant son travail était chronophage. Il n’était pas en mesure de présider les audiences, par manque de temps pour rédiger les conclusions.
À la retraite depuis deux hivers, l’homme de 61 ans est plus disponible, au point de consacrer deux jours et demi par semaine à son rôle de président. La chasse aux têtes blanches de plus de 75 ans agace son homologue, Carmelo Visconti. Il trouve« cocasse que cela ne s’applique qu’aux conseillers mais pas aux sénateurs qui ont porté la loi. Rien que le président du Sénat, Gérard Larcher, a 74 ans ». Selon lui, ces nouvelles mesures risquent de porter préjudice aux justiciables en allongeant la durée de traitement des affaires. Elle se situe actuellement dans une moyenne de seize à dix-huit mois et peut s’étendre à cinq ou six ans dans le pire des cas.
Carmelo Visconti, vice-président prud’homal et vendeur au Bazar de l’Hôtel de Ville depuis 1982, a connu une institution qui se voulait plus accessible.« Les démarches étaient simples à l’époque, on évoluait dans un contexte où les salariés pouvaient saisir facilement leurs juges en cas de problème », se remémore le syndicaliste CGT. Désormais, une requête de six pages doit être remplie,« parce que trop de gens saisissaient les prud’hommes et qu’il fallait faire des économies ».
« le but est de décourager les justiciables »
Kevin Mention, avocat en droit du travail, estime que« la procédure a été complexifiée, elle est devenue écrite alors qu’elle était orale au départ : le but est de décourager les justiciables ». À cela s’ajoutent« des barrières de plus en plus hautes », selon Carmelo Visconti : le barème Macron, la lourdeur des procédures et le raccourcissement des durées de prescription.
À l’origine, un salarié disposait d’un délai de trente ans pour contester son licenciement. Premier coup de rabot en 2008 : il passe à cinq ans, soit une division par six. En 2013, il est réduit à deux ans et, en 2017, à un an. Bruno Le Maire proposait, en décembre 2023, de compresser à deux mois le délai de recours après qu’un salarié s’est fait renvoyer.« Ces lois qu’on nous met dans les pattes, c’est la mort annoncée des prud’hommes. Il y a une idée politique derrière : on cherche à vider le conseil des prud’hommes de sa substance, à réduire les moyens financiers et humains à tel point que les justiciables ne puissent plus saisir la juridiction. Et les entreprises seront tranquilles… Déjà qu’il leur arrive de faire traîner les affaires », déplore-t-il.
« renouveler les effectifs »
Des avocats s’entassent dans la salle exiguë aux meubles en bois foncé du conseil de prud’hommes de Créteil. La première affaire est rapidement évacuée par une demande de renvoi de la part de la partie civile, les documents étant envoyés trop tardivement par un confrère. L’audience est alors reportée au 28 octobre, soit huit mois plus tard. Un délai important tant l’effectif est réduit : quatre greffiers (initialement, l’effectif était porté à 12 étant donné la charge de travail) et une seule juge départitrice pour tout le Val-de-Marne.« Alors imaginez, si on est deux fois moins de conseillers », s’inquiète Carmelo Visconti.
Si ce dernier fustige les mesures qui vont être appliquées à leur statut, les conseillers en audience y sont plutôt favorables. William Geib, juge représentant les salariés, estime qu’« à 75 ans, on a déjà quitté l’entreprise depuis un certain temps », tandis que Sylvain Levy, juge du collège des employeurs, pense que la limitation aux cinq mandats permet« d’éviter le copinage et les conflits d’intérêts parce qu’on finit par connaître tous les avocats au bout d’un moment ». L’un d’eux, Kevin Mention, surnommé« le défenseur des ubérisés », voit cette réforme d’un bon œil car elle permettrait, selon lui, de renouveler les effectifs. Néanmoins, ce qui presse pour lui et l’une de ses consœurs, croisée dans le bâtiment « Le Pascal », c’est leur formation,« parce que six heures pour apprendre à appliquer le droit, c’est rien du tout ! »s’exclame-t-il. Surtout avec le peu de moyens financiers et humains mis à leur disposition pour ce faire.
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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