SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

11 nouveaux milliardaires français, les capitalistes ne connaissent pas la crise

Tout augmente, et surtout la fortune des capitalistes ! Tandis que les salaires baissent, que Macron nous promet austérité et marche à la guerre et que Le Pen pointe du doigt les étrangers, les milliardaires se goinfrent toujours plus.

Crédit photo : Jérémy Barande / Ecole polytechnique Université Paris-Saclay

Crédit photo : Jérémy Barande / Ecole polytechnique Université Paris-Saclay

Hymne à la gloire du capitalisme triomphant, le classement annuel de Forbes célèbre les plus grands bourgeois de notre planète. Il a toutefois l’avantage de montrer aux travailleurs du monde entier qui font face aux crises et aux menaces de guerre, qui sont leurs vrais ennemis.

Car c’est une véritable inflation d’ultra-riches qui frappe notre monde. 265 nouveaux milliardaires en font grimper le nombre total à 2700 ! Au sortir de la crise de 2008, il n’y en avait « que » 793.

Parmi les nouveaux entrants, à côté de quelques stars du show-bizz comme Taylor Swift, Rihanna ou encore LeBron James, l’énorme majorité de ce classement est composée de grands patrons de la finance, de l’industrie et d’héritiers. Les exploiteurs français trônent en bonne position au sein de ce classement. A commencer par Bernard Arnault qui en prend la première place avec 233 milliards de dollars de richesse personnelle et une fortune qui a triplé depuis 2020. C’est à ce titre qu’Emmanuel Macron lui a remis la Grand-Croix de la Légion d’Honneur en mars.

L’envers du classement Forbes, ce sont les 1,1 milliards de personnes qui vivent dans un état d’indigence absolue (les Nations Unies parlent poliment de « pauvreté multidimensionnelle aiguë »). Entre 2020 et 2023, uniquement à cause du paiement de la dette des pays dépendants aux puissances impérialistes, 165 millions de personnes supplémentaires sont passés sous le seuil de 3.65$/jour. Finalement, c’est tout simplement la moitié du genre humain qui vit avec moins de 7$/jour !

Comme Karl Marx l’écrivait il y a plus d’un siècle, le capital est « semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant, et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage ». Cet étalage de richesses n’est que le reflet de l’exploitation toujours plus violente de centaines de millions de travailleurs à travers le monde.

Les rois de France

En France, la récolte a encore été bonne cette année, puisque 11 nouveaux milliardaires français intègrent le club restreint des milliardaires, portant à 53 le total national.

Loin d’être le fruit d’un dur labeur personnel ces nouvelles méga-fortunes françaises proviennent d’héritages, à l’instar des rejetons Peugeot ou Rocher qui héritent respectivement de 2,7 et 4,8 milliards. La famille de l’ancien député LR, et lui-même héritier de l’empire de marchands de mort Dassault, Olivier Dassault, hérite quant à elle de 5 milliards. Le groupe Dassault fait en effet des heureux parmi ceux qui ne meurent pas sous les bombes de ses Rafales : Bernard Charlès, PDG de Dassault Systèmes (fortune personnelle : 1 milliard d’euros, 45 millions de rémunération annuelle) rentre lui aussi cette année dans le club des milliardaires. Il rejoint le DG du groupe Dassault, Charles Edelstenne qui y figure depuis 2015.

Figure de l’industrie du luxe en France, Christian Louboutin intègre lui aussi ce classement, illustration de l’aberration d’un monde bourgeois qui se vautre dans le luxe pendant que les travailleurs luttent pour maintenir l’accès aux besoins essentiels.

Car les salaires n’ont cessé de baisser sous les coups de l’inflation et des politiques pro-patronales du gouvernement. 5,3 millions de personnes vivent en 2023 avec moins de 940 euros par mois. Le gouvernement nous explique désormais que la seule manière de faire face à la « crise » est de préparer une offensive contre les arrêts maladies et les chômeurs.

Objectif, 50 milliards d’économie sur le dos des travailleuses et des travailleurs. Leur travail a pourtant déjà permis aux entreprises du CAC 40 de dégager 146 milliards d’euros de bénéfices en 2023. 97 milliards d’euros ont par ailleurs été ponctionnés sur les richesses produites pour aller dans la poche d’actionnaires inutiles !

C’est pour défendre ces profits que les capitalistes parlent aujourd’hui d’envoyer les peuples à la guerre, militarisent les frontières et attisent les haines nationalistes. Pourtant, comme le montre ce classement de l’indécence, l’explosion de la richesse des capitalistes balaye toutes les différences entre les nations, les langues et les cultures. Elle dresse en revanche une frontière ferme entre deux camps irréconciliables : celui des exploiteurs et celui des exploités. C’est entre ces deux camps que la guerre doit être déclarée !

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Communiqué de presse – Le 27 mars 2024

I

Le déficit public de la France a atteint 5,5% du PIB en 2023, à 154,0 milliards d’euros, selon les derniers chiffres de l’Insee. Réitérant son refus d’augmenter les impôts, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des finances, a maintenu l’objectif de retour sur les 3% de déficit en 2027.

« On en tire les conséquences en termes d’économie sur toutes les dépenses, de l’Etat, la dépense sociale et les collectivités locales », a ajouté le ministre.

Alors que ce ministre et son président dénoncent régulièrement le “niveau insupportable” des impôts dans notre pays, cet engagement de ne pas augmenter les impôts doit être particulièrement apprécié par Bernard Arnault, décoré il y a quelques jours de la grand-croix de la Légion d’honneur à l’Elysée par Emmanuel Macron.

Les cadeaux fiscaux faits, ces dernières années, aux grandes fortunes et aux entreprises ont en effet permis à Bernard Arnault, aux manettes du groupe LVMH leader mondial du luxe, d’être aujourd’hui l’homme le plus riche du monde, avec un patrimoine estimé à 230 milliards de dollars, devant Elon Musk et ses 210 milliards de dollars (source : classement Forbes).

Non contents d’avoir supprimé l’impôt sur la fortune, Emmanuel Macron et Bruno Le Maire ont porté les aides aux entreprises à un niveau jamais atteint jusqu’ici : des chercheurs lillois, mandatés par l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires) et la CGT, chiffrent, en mai 2022, ces aides à 157 milliards d’euros pour 2019, soit 6,44 % du PIB et 31 % du budget de l’Etat.

Comme le montre cette étude alors que les aides oscillaient en moyenne autour de 30 milliards d’euros par an dans les années 90, elles représentaient un montant de plus de 100 milliards par an dès 2008 et culminaient à 157 milliards en 2019, avant même la mise en œuvre du « quoi qu’il en coûte ».

Il est aujourd’hui hors de question pour nos gouvernants de remettre en cause leur politique visant à favoriser les grandes fortunes et les actionnaires au détriment de l’immense majorité de la population.

C’est pourquoi INDECOSA-CGT appelle toutes les organisations associatives, syndicales et politiques qui le souhaitent à s’engager en faveur d’un indispensable et grand débat public sur la justice fiscale dans notre pays au moment où le gouvernement s’apprête à sacrifier les dépenses sociales (assurance chômage, couverture santé, aides sociales diverses …), les salaires des agents publics et les dotations aux collectivités locales.

Communiqué de presse – Le 27 mars 2024

Loïc DAGUZAN – Indecosa CGT

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Des ministres coachés par des journalistes pour mieux répondre à leurs questions pour 1,6 millions €

Matignon a signé un contrat avec un cabinet de conseil pouvant porter jusqu'à 1,6 millions d’euros d’argent public, pour que des journalistes de grandes chaînes de télé forment des ministres à la prise de parole. Plusieurs autres ministères feraient également appel à ce cabinet.

Olivier Becht, ancien ministre délégué au commerce extérieur qui aurait été formé à la prise de parole par des journalistes. Crédit photo : Jean-Luc Hauser, wikimedia commons

Olivier Becht, ancien ministre délégué au commerce extérieur qui aurait été formé à la prise de parole par des journalistes. Crédit photo : Jean-Luc Hauser, wikimedia commons

On savait déjà que les journalistes envoyaient leurs questions à l’avance aux politiciens, mais il semblerait qu’ils les entraînent même à y répondre. C’est ce que révèle Le Monde ce lundi : trois membres du gouvernement, Olivier Becht, ancien ministre délégué au commerce extérieur, Dominique Faure, ministre déléguée chargée des collectivités territoriales et Sabrina Agresti-Roubach, secrétaire d’État chargée de la ville, auraient été entraînés à la parole publique par le cabinet Expression Conseil, qui emploie des journalistes de différentes chaînes de télévision et de radio comme TF1, CNews, Europe 1 ou BFM-TV.

Ce cabinet de conseil, créé par un ancien journaliste de TF1, a en effet signé en octobre 2022 un contrat avec le service d’information du gouvernement (SIG), rattaché à Matignon, pour un marché reconductible jusqu’en 2026. Le gouvernement pourrait donc débourser jusqu’à 1,6 million d’euros hors taxes de prestations pour « préparation à la prise de parole médiatique et événementielle », comme l’explique Le Monde.

Ces formations coûtent rien de moins que 2 400 euros pour deux heures hors taxes. Une pratique vraisemblablement généralisée puisque, si le SIG dit n’avoir dépensé que 20 000 en 2023 auprès de Expression Conseil, le cabinet réaliserait les trois quarts de son chiffre d’affaires dans le public, et compterait également pour client les ministères de la transition écologique, de l’intérieur et des affaires étrangères. Un comble après le précédent scandale des factures du cabinet McKinsey, surtout quand on nous annonce un plan d’austérité pour les prochaines années. Sur Linkedin, Expression Conseil se vante d’avoir formé en 2023 des cadres et dirigeants de différents ministères, de l’économie à la culture, en passant par celui de l’Europe et des affaires étrangères ou encore le Service d’Information du Gouvernement.

Si le cabinet reste plutôt discret quant à l’identité des journalistes journalistes qu’il emploie, il assure que ce sont des professionnels, employés dans les plus grandes rédactions. Quelques noms sont tout de même mis en avant par Expression Conseil, comme celui de Marieta Frias, rédactrice en chef sur CNews depuis 2017. Le journaliste passé par TF1 Benjamin Dard a également animé des formations pour le compte du cabinet au cours de l’été 2023, avant de devenir rédacteur en chef d’une tranche horaire matinale de France Info en septembre de la même année. Des journalistes de grands médias ont ainsi aidé des politiques à se préparer à répondre à leurs propres questions !

Cette enquête illustre une nouvelle fois les liens étroits entre les journalistes des grandes rédactions bourgeoises et le gouvernement. Cette proximité avait déjà été mis en évidence au moment de la nomination au ministère de l’éducation nationale d’Amélie Oudéa-Castéra, dont on a appris qu’elle est la nièce de Philipe et Alain Duhamel, habitués des plateaux télés depuis les années 1970 voire avant, et de Nathalie St-Cricq, dirigeante du service politique de France Info. Les Duhamel incarnent ainsi parfaitement la famille de journalistes au service de la bourgeoisie libérale française, à tel point qu’Alain Duhamel déclarait sur BFMTV en septembre dernier « on me demande si je suis Macroniste, je trouve qu’on devrait demander à Macron si il est Duhamelien ».

Plus récemment, c’était le journaliste Jean-François Achili, présentateur de l’émission Les informés sur France Info dont on découvrait qu’il avait secrètement, et à titre gracieux, participé à la rédaction de l’autobiographie de Jordan Bardella, leader de l’extrême-droite pour les européennes. Un énième exemple de porosité entre sphères politiques et médiatiques qui rappelle que, de la macronie à l’extrême-droite, les journalistes à la tête des rédactions mainstream sont bien décidés à prêter main forte aux différents représentants de la bourgeoisie.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Non ce n’est pas un poisson d’avril ! Dans le climat politique ambiant qui consiste à accuser les assurés sociaux, les chômeurs, les parents etc. d’abus qui mettraient notre système de protection sociale en danger, il est bon de regarder de près les chiffres fournis dans le rapport annuel de l’Assurance maladie sur les fraudes.

Le premier sujet de satisfaction est que cette question est maintenant traitée de manière adaptée avec des moyens conséquents mis à disposition avec 1 500 agents mobilisés. Le montant des fraudes détectées et stoppées est de 466 millions d’euros alors qu’il n’était que de 286 millions en 2019. Il faut noter tout d’abord que cette somme est faible par rapport aux 250 milliards de dépenses de l’assurance maladie. Par ailleurs la Cour des comptes estime les fraudes à l’assurance maladie à un peu plus de 4 milliards, soit la moitié de la fraude aux cotisations sociales due aux employeurs.

Regardons maintenant de plus près quels sont les responsables de ces fraudes. Les assurés représentent 19,5 % du total, les offreurs de soins 70 % et les établissements de santé 9,6 %. Autre élément important à noter, la plus forte hausse entre 2022 et 2023 est celle concernant les offreurs de soins. Au sein de ces derniers les pseudo-centres de santé ophtalmologiques et dentaires ont vu leur part augmenter de 1 000 % avec la fermeture de très nombreuses structures accompagnée d’actions en justice contre leurs dirigeants. Les audioprothésistes sont également dans le collimateur.

Ces chiffres permettent de balayer les arguments du gouvernement qui désignent toujours les assurés sociaux comme boucs émissaires alors que ce sont les offreurs de soins qui sont de très loin les principaux responsables. Si le gouvernement évite le débat sur cette question, c’est parce que les possibilités de fraudes sont directement liées à la politique d’ouverture au marché de pans de plus en plus importants de notre système de santé. En effet, après l’ouverture de la dépendance avec les EHPAD et de la biologie médicale à des investisseurs financiers, la même possibilité à été ouverte pour l’ophtalmologie et le dentaire avec une solvabilisation des patients par la Sécu avec le fameux 100 % d’E. Macron. Ces prédateurs qui sont animés d’un appétit sans limite pour les fonds publics se sont gavés pendant des années et heureusement que le ménage commence à être fait. Cependant, il faut insister sur le fait qu’il faut plutôt prévenir que guérir. La bonne solution est de supprimer l’ouverture au marché de pans entiers de notre système de santé. Nous ne sommes pas les seuls à nous inquiéter car différents rapports institutionnels pointent du doigt les dangers de ce qui est appelé la financiarisation du système de santé. Un autre argument important est que si les fraudes dans le système actuel n’étaient pas si faciles, il serait possible de diminuer le nombre de personnes affectées au contrôle qui a fortement augmenté, pour le réaffecter sur les centres d’accueil qui ferment en masse et qui laissent de nombreux assurés sociaux dans la détresse, sans plus aucune possibilité de contact physique en cas de problèmes qui ne peuvent être résolus par des services en ligne.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier – SAMU 93

Source : Facebook

Publié par EL DIABLO

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Jusqu’à 7 jours de carence ? Le gouvernement prépare une nouvelle offensive contre les arrêts maladie

Le gouvernement envisagerait de rallonger les délais de carence en cas d’arrêt de travail. Une énième offensive contre les travailleurs sur fond de retour de l’austérité.

Offensive austéritaire

La Tribune a révélé ce dimanche que le gouvernement serait en train de plancher sur « une grande initiative » contre les accidents du travail, qui prendrait la forme d’une réunion « réunissant l’ensemble des partenaires, des partenaires sociaux, les élus, les parlementaires » et qui devrait avoir lieu le 20 avril.

Un projet dont la perspective est on ne peut plus claire, au vu du triste palmarès de Macron en la matière. D’autant plus que La Tribune a dévoilé dans le même article un nouveau plan austéritaire du gouvernement, qui viserait à « réduire les dépenses liées aux indemnités journalières, qui représentent 16 milliards d’euros ». Le gouvernement chercherait pour ce faire à « baisser la prise en charge des arrêts de travail », et plus spécifiquement à s’attaquer aux jours de carence des arrêts maladie.

Pour rappel, les travailleurs contraints de poser un arrêt maladie sont pour l’instant rémunérés par l’Etat pendant la durée de leur arrêt, un revenu de compensation duquel sont retranchées plusieurs journées de revenu, qu’on appelle le délai de « carence ». Pour un salarié du privé, la carence est de trois jours et peut parfois être compensée par l’employeur, dans le secteur public - où elle a été mise en place par le gouvernement Macron en 2017 - elle est d’une journée et ne peut pas être compensée.

L’Etat travaillerait actuellement à un plan visant à allonger cette durée, afin que les travailleurs ne puissent toucher leur salaire qu’au bout du « 5e, [...] 6e, voire [...] 8e jour ». Une contre-réforme qui permettrait à l’Etat d’économiser « jusqu’à 1 milliard d’euros par an » sur le dos des travailleurs et de leur santé.

La Tribune rapporte par ailleurs un autre projet également étudié par le gouvernement, qui consisterait en « la mise en place de jours de carence dit “d’ordre public”, c’est-à-dire sanctuarisés, que personne n’aurait le droit de venir compenser », un projet poussé par le patronat, qui lui permettrait de se tailler une part dans les 1 milliards d’euros que le plan initial vise à prendre aux travailleurs.

Une attaque aux conséquences d’ores et déjà prévisibles : les salariés oseront encore moins arrêter de travailler même en cas de maladie, de peur de perdre plusieurs jours, voire toute une semaine de salaire. Ils se mettront en danger et mettront en danger leurs collègues en cas de maladie contagieuse. Une réalité évidemment tue par le gouvernement, qui base toute sa réforme sur une propagande anti-travailleurs diffusée main dans la main avec le patronat, à l’instar du président de la CPME Eric Chevée, qui parlait sur franceinfo d’ « un certain nombre d’arrêts de travail de confort » afin de justifier l’offensive.

Cette attaque s’inscrit en outre dans une offensive austéritaire généralisée contre les travailleurs. C’est dans ce sens que les « pistes » se multiplient ces dernières semaines dans la presse, évoquant notamment un déremboursement des affections de longue durée, ainsi que la suppression de l’AME, ou encore la désindexation du SMIC de l’inflation et la réduction de la durée des indémnisations pour les chômeurs.

L’offensive spécifique du gouvernement contre la santé est par ailleurs déjà bien entamée. Santé Publique France a par exemple coupé depuis février les fonds au suivi des cancers liés à l’amiante, tandis que la loi de financement de la Sécurité sociale 2024 promulguée par le gouvernement et proposée dès septembre prévoyait déjà 3.5 milliards de coupes budgétaires dans le domaine de la santé et un durcissement de la chasse aux « faux arrêts maladie ».

Alors que le budget de l’armée est en hausse constante depuis plusieurs mois, sur fond de discours militaristes, le gouvernement multiplie les offensives austéritaires, qui visent à accroître ses économies sur la santé, sur l’éducation et sur les salaires des travailleurs. Une offensive contre laquelle il y a urgemment besoin d’un plan de bataille.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
MÉDICAMENTS, CONSULTATIONS : dès le 31 mars, 850 millions d’économies sur le dos des malades

Par Bérénice Paul

SOURCE :

https://moissacaucoeur.fr/2024/03/30/medicaments-consultations-des-le-31-mars-850-millions-deconomies-sur-le-dos-des-malades/

Un euro par boîte de médicament, 2 euros pour une consultation chez le médecin… À compter du 31 mars, le montant des participations forfaitaires et des franchises médicales va doubler. La mesure suscite la colère d’une grande partie des associations et des syndicats, qui dénoncent un hold-up de la Sécurité sociale.

À compter du 31 mars, le montant des franchises médicales et de la participation forfaitaire, non remboursables par les mutuelles, sera doublé. La mesure avait été annoncée par Emmanuel Macron le 16 janvier, lors d’une conférence de presse à l’Élysée. Instaurée en 2004, la participation forfaitaire désigne le reste à charge lors d’une consultation ou d’un acte réalisé par un médecin généraliste ou un spécialiste, tandis que les franchises médicales, mises en place en 2008, s’appliquent aux boîtes de médicaments prescrits, aux actes paramédicaux et aux transports sanitaires.

Concrètement, les franchises vont passer de 50 centimes à un 1 euro sur les boîtes de médicaments et les actes paramédicaux, les participations forfaitaires à 2 euros pour les actes et consultations des médecins, les examens et les analyses de biologie médicales.

Pour les transports sanitaires, la franchise s’établira désormais à 4 euros. La mesure suscite l’ire d’une grande partie des syndicats et des associations. « Dès le départ, nous nous étions opposés à l’idée même d’instaurer une franchise médicale, explique Féreuze Aziza, chargée de mission assurance maladie au sein de France Assos Santé. Cela met à mal le principe qui préside à la création de la Sécurité sociale, où chacun est censé cotiser selon ses moyens. C’est un impôt déguisé ! On fait des économies sur le dos des malades ! »

Le malade : nouvel ennemi de la logique de rentabilité macroniste

La mesure, qui devrait générer environ 850 millions d’euros d’économie, a été intégrée dans la partie du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui concerne la « responsabilisation des acteurs ». Une précision qui n’a rien d’un hasard, selon Cathy Cau, secrétaire générale de l’Union confédérale des retraités de la CGT. « L’objectif est de responsabiliser le patient en introduisant une contrainte financière afin qu’il consomme « raisonnablement » les soins. Le malade est perçu comme un profiteur qu’il faut éduquer », fustige l’élue qui dénonce l’hypocrisie de la mesure.

« On choisit d’avoir un téléphone, pas d’être malade. »

Françoise Nay, coordinatrice du Tour de France pour la santé

« Les sommes récupérées grâce aux franchises sont bien en deçà des économies que l’assurance maladie pourrait réaliser si elle contrôlait davantage le prix des médicaments ! Au lieu de cela, les laboratoires continuent de s’engraisser sur le dos des malades ! C’est la logique du capital qui triomphe, au détriment de tout ce qu’avait mis en place le Conseil national de la Résistance. »

Face à la fronde, le ministère de la Santé a annoncé que le montant des franchises médicales resterait plafonné à 50 euros par an et par personne, afin de « protéger celles et ceux affectés par une pathologie lourde, et notamment les personnes atteintes d’une affection longue durée (ALD) ». Une déclaration qui ne convainc pas Françoise Nay, coordinatrice du Tour de France pour la santé. « Pour des patients ayant des maladies chroniques, le plafond risque d’être atteint beaucoup plus rapidement, alors que d’autres l’atteindront alors que ce n’était pas le cas avant. »

Ces considérations financières ne semblent pas inquiéter le gouvernement. Lors de sa conférence de presse du 17 janvier 2024, Emmanuel Macron avait déclaré : « Quand je vois ce que nos compatriotes peuvent dépenser pour des forfaits téléphoniques, se dire qu’on va passer de 50 centimes à 1 euro sur une boîte de médicament, je n’ai pas le sentiment qu’on fait un crime terrible. » « On choisit d’avoir un téléphone, pas d’être malade », rappelle Françoise Nay, qui considère que le doublement des franchises pourrait constituer un facteur de limitation dans l’accès aux soins.

« Actuellement, le reste à charge est de 440 euros en moyenne par personne, contre 772 euros pour les patients atteints d’ALD. Ces sommes n’incluent pas les dépenses quotidiennes telles que les frais kilométriques et les dépassements d’honoraires. Certaines personnes, notamment celles en situation précaire, risquent de regarder à deux fois avant d’aller se faire soigner ! »

De la responsabilisation à la prévention

De leur côté, les Mutuelles de France dénoncent un « hold-up de la Sécurité sociale ». « Depuis le PLFSS de 2020, le gouvernement a décidé de ne pas compenser les exonérations de cotisations sociales offertes aux entreprises pour financer ses politiques d’emploi. L’État va chercher de l’argent qu’il n’a pas pour pouvoir financer un hold-up sur la caisse de la Sécurité sociale ! Or, celle-ci s’est jusqu’à maintenant très bien financée toute seule grâce aux cotisations de la population active et des retraités », détaille l’organisme.

« Les citoyens sont doublement pénalisés. Les ménages financent triplement le système de santé, via les cotisations, l’impôt et les franchises. On fait payer les malades pour eux-mêmes en réduisant davantage leurs droits ». Les Mutuelles de France alertent également sur les répercussions que la mesure pourrait avoir dans le choix des complémentaires santé. « Il y a des ménages qui feront des logiques d’arbitrage. Compte tenu de la crise sociale actuelle, certains d’entre eux pourront décider de réduire leur niveau de protection sociale en optant pour une complémentaire santé moins chère. »

Alors que la mesure était censée pousser les patients à consommer moins de médicaments, elle pourrait au contraire générer une prise en charge médicale plus lourde et coûteuse. Certaines associations, à l’instar de France Assos Santé, préconisent davantage de campagnes de sensibilisation. « Il faut s’attaquer aux maladies plutôt qu’aux malades. Il y a de plus en plus de maladies chroniques qui génèrent un coût humain et économique catastrophique ! Tant qu’il n’y aura pas de politique de prévention, la situation continuera de s’aggraver. »

Pour ce faire, la prévention doit s’accompagner de politiques d’investissement au long terme. « Le budget de Santé publique France est dix fois inférieur à celui de son équivalent anglais, préviennent Les Mutuelles de France. En creusant le déficit de la Sécurité sociale, le gouvernement crée des dettes sanitaires qui risquent de peser durablement sur la société française. »

Publié par FSC

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N° 863 03/03/2024  GOODYEAR (AMIENS) : CONDAMNÉ EN APPEL POUR LICENCIEMENT ABUSIF !
La décision de la cour d'Amiens est une nouvelle victoire essentielle.
Goodyear, géant américain du pneumatique, s'est vu confirmer en appel sa condamnation de mai 2020 pour licenciement abusif au sein de son usine d'Amiens nord. La cour confirme également l'indemnité définie en première instance par les prud'hommes d'Amiens, équivalente à six mois de salaire.
C'était une décision attendue !
Près de dix ans, jour pour jour, après les licenciements des 1.175 salariés de l'usine Goodyear d'Amiens nord, la cour d'appel d'Amiens a rendu son arrêt le 22 février 2024. Appelée à se prononcer sur le cas d'un ex-salarié de l'usine, elle juge que son licenciement "est dépourvu de cause réelle et sérieuse" et confirme la condamnation en première instance. "Même si les indemnités restent faibles, aux alentours de six mois de salaire, la même somme que celle accordée par le Conseil des prud'hommes, la décision de la cour d'Amiens est une nouvelle victoire essentielle. L'arrêt explique de manière précise et détaillée que le groupe Goodyear n'avait pas de justification économique valable pour fermer son usine d'Amiens nord", se félicite Me Fiodor Rilov, l'avocat des salariés.
Un combat judiciaire de plusieurs années !
En 2014, ils ont donc été plus d'un millier à voir leur usine d'Amiens nord, spécialisée dans la fabrication de pneus agricoles, fermer ses portes définitivement. Pour nombre d'entre eux, le combat judiciaire s'est poursuivi bien des années plus tard. Après la fermeture du site, 832 ex-salariés de Goodyear prennent en effet part à une action collective pour contester le motif économique de leur licenciement.
En janvier 2020, lors d'une audience exceptionnellement délocalisée dans la salle de spectacles Mégacité, les avocats de Goodyear-Dunlop avaient alors mis en avant les dettes colossales du groupe. Une ligne qui ne tenait pas pour l'avocat des salariés, Fiodor Rilov : "Pendant qu'on licenciait plus de mille personnes au sein de l'usine d'Amiens Nord de Goodyear, le groupe américain faisait simultanément 2,5 milliards de dollars de profits !"
Le conseil des prud'hommes leur donne raison le 28 mai 2020.
En septembre 2023, la chambre des prud'hommes a donc examiné l'appel de la société. Quelques salariés, qui avaient refusé de signer l'accord après la décision prud’homale de mai 2020, étaient présents. La cour a débouté l'appel du groupe américain. Les difficultés connues par la seule usine d'Amiens nord ne suffisent pas aux yeux de la cour d'appel à justifier de "l'existence d'une menace sur la compétitivité" de l'entreprise. La cour rappelle que Goodyear avait en 2014, année de la fermeture de l'usine, "distribué pour la première fois depuis 2004 des dividendes à ses actionnaires". Le groupe Goodyear dispose désormais de deux mois à compter de la décision de la cour d'appel pour se pourvoir en cassation.
 
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Le Parisien

Goodyear condamnée pour licenciement abusif de 832 salariés de son site d’Amiens

L'avocat des salariés a présenté cette décision judiciaire comme une «énorme victoire». LP/Olivier Arandel

L'avocat des salariés a présenté cette décision judiciaire comme une «énorme victoire». LP/Olivier Arandel

La justice a tranché. La direction de Goodyear a été condamnée jeudi par les prud'hommes d'Amiens (Somme) pour le licenciement abusif de 832 de ses anciens salariés de son usine d'Amiens-Nord, fermée en janvier 2014 et qui employait alors 1143 personnes, a-t-on appris de sources concordantes.

Cette condamnation du géant du pneumatique pour « licenciement sans motif économique valide » a été saluée comme une « énorme victoire » par l'avocat des salariés, Me Fiodor Rilov. La direction prend « acte » de son côté de ce jugement et indique « se réserver le droit de faire appel ».

Le montant total des dommages-intérêts devant être versés n'était pas immédiatement disponible. Le tribunal a néanmoins demandé une exécution provisoire de ce jugement, selon Me Rilov.

1,7 milliard de dollars de bénéfices pour Goodyear à l'époque

A l'audience dite de départage du 28 janvier, à laquelle environ 550 personnes avaient assisté, Me Rilov avait insisté sur les bénéfices d'exploitation mondiaux à l'époque du groupe Goodyear, d'un montant de 1,7 milliard de dollars.

Il avait considéré cette affaire comme «emblématique du refus des ouvriers de se laisser écraser à l'occasion du démantèlement de leur outil de travail pendant que leur employeur réalise des profits colossaux».

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Le site Michelin emploie environ 1 000 salariés à Cholet.
Le site Michelin emploie environ 1 000 salariés à Cholet. | ARCHIVES CO – LAURENT COMBET

Le syndicat s’oppose au travail les jours fériés. Comme elle le fait à chaque fois que le calendrier l’impose, la CGT appelle donc le millier de salariés choletais à faire grève lundi prochain.

 

 À eux les bénéfices, à nous les sacrifices.  Le tract de la CGT appelant le millier de salariés de l’usine de Cholet à faire grève lundi 1er avril s’insurge contre cette journée travaillée car  rien ne nous dit qu’après le mois d’août, il n’y aura pas une nouvelle baisse d’activité , avec un recours au chômage partiel en fin d’année.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
GREVE HISTORIQUE
LA GREVE POUR LES SALAIRES CHEZ AUCHAN DU 22 MARS ETAIT DEJA TRES SUIVIE, ELLE l'EST ENCORE PLUS CE 29 MARS
Par exemple dans le Nord, quasiment tous les magasins du Nord sont concernés, les hypermarchés de Roncq, Faches-Thumesnil, Dunkerque, Calais, Boulogne, Petite-Forêt et aussi des entrepôts comme Lesquin ou Amiens.
GREVE HISTORIQUE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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