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Syndicat CGT Unilever HPCI France
Censé soi-disant répondre à la demande des petits commerçants de pouvoir ouvrir le 1er mai – ce qu'ils peuvent déjà faire aujourd'hui, sans recourir à des salarié·es –, cette proposition de loi aura pour effet de permettre aux grandes enseignes comme « Carrefour, Lidl ou Interflora » d'ouvrir et de faire concurrence aux petits commerces et commerces indépendants. 228 sénateurs et sénatrice (contre 112) ont voté pour cette loi qui va aboutir à contraindre les salarié·es des supermarchés ou des boulangeries industrielles à travailler, à l’instar du travail du dimanche. D’ailleurs la première version était calquée sur le travail dominical, et a été modifiée suites aux interpellations syndicales et au début de scandale : dans ce premier texte, même Ikea aurait pu faire travailler ses salarié·es le 1er mai…
Cette proposition de loi qui vient d’être votée remet en cause ce jour de repos rémunéré pour l'ensemble des salarié·es. Sous couvert d'une liste d'établissements visés, c’est une première brèche et qui remet en cause la précieuse exceptionnalité du 1er mai. Or nous savons qu'à chaque fois qu'un principe est remis en cause, la dérogation s’étend progressivement à toutes et tous. Quant au « volontariat » mis en avant pour rassurer, il n'existe pas réellement dans le lien de subordination qu'est le contrat de travail. Les employeurs obligent ainsi les salarié·es à travailler le dimanche, et le feront pour le 1er mai, sous peine de licenciement, ou de non-recrutement pour les nouveaux salarié·es.
Cette proposition de loi a été faite pour légaliser une violation de la loi : celle de ne pas respecter le droit au repos des salarié·es. Quelle va être la suite, légaliser la fraude patronale aux cotisations sociales ? Au fil des propositions de loi du Sénat, on assiste en fait à une continuité : la dérégulation en faveur des grands groupes contre les petites entreprises, des patrons contre les salarié·es, du business contre la planète, du profit pour quelques-uns quelque en soit le prix pour tous les autres.
Comme dans 24 autres pays d’Europe, la journée férie du 1er mai est exceptionnelle car elle commémore la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs, depuis plus de 100 ans et les manifestions mortelles, notamment en France avec la fusillade sanglante de travailleurs à Fourmies le 1er mai 1891. Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause 100 ans d’histoire de lutte sociale pour la réduction du temps de travail.
Il y aura en septembre, un vote à l’Assemblée nationale, sans possibilité d’amendement. Nous proposerons différentes modalités d’actions, de mobilisations et inviterons les salarié·es, jeunes et retraité·es à interpeller les parlementaires pour empêcher le vol de cette journée fériée et payée, où l’on peut manifester, se retrouver ou se reposer. Une journée qui fait société.
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Le 20 juin à Lyon, un rassemblement était organisé par Solidaires informatiques pour dénoncer la répression de Yanis, délégué syndical poursuivi en justice par son employeur Solutec, qui lui réclame 100 000 euros pour avoir envoyé un mail aux salariés de l'entreprise.
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Vendredi 20 juin, place Guichard à Lyon, une centaine de personnes se sont rassemblées à l’appel de Solidaires Informatique. Plusieurs collègues et militants de différents secteurs sont venus apporter leur soutien à Yanis, délégué syndical poursuivi en justice par son employeur Solutec, une entreprise de services du numérique (ESN) qui emploie notamment des ingénieurs en informatique. En cause : l’envoi d’un simple email annonçant les prochaines élections aux CSE aux 1400 salariés de l’entreprise.
Yanis est accusé d’avoir utilisé ses compétences en informatique pour obtenir frauduleusement les emails de l’ensemble des salariés de Solutec. Pourtant, c’est la direction qui a outrepassé la loi en refusant de fournir ce registre au délégué syndical. Elle s’appuie en effet sur l’isolement entre salariés de l’entreprise, qui effectuent des missions pour des entreprises différentes (comme Capgemini, IBM France, Atos) et se côtoient peu sur leur temps de travail, pour empêcher tout organisation collective. Solutec tente une répression ultra-violente contre Yanis pour avoir tenté de contacter ses collègues, et lui réclame 100 000 euros de dommages et intérêts, après avoir déjà obtenu sa mise en garde à vue, effectuée par huit policiers armés, et une perquisition de son logement.
En réalité, ce que l’on reproche à Yanis, c’est de faire exister une section syndicale dans un secteur où la souffrance au travail est importante. [Yanis avait déjà été mis de côté à cause de son engagement à Solidaires Informatiques, avec moins de missions confiées, et des rumeurs entretenues contre lui par sa hiérarchie. « On disait de lui qu’il fallait faire attention, qu’il avait des propos anti-entreprise » nous explique Thomas, un autre militant syndical à Solutec. « D’autres motifs de licenciement fallacieux sont régulièrement recensés à Solutec : répondre à un mail en plus d’1h, porter un short jugé trop court, stocker une trottinette dans les locaux de l’entreprise. » De quoi entretenir un climat généralisé de peur au travail.
Thomas revient sur ce fonctionnement dans l’entreprise « Chez Solutec, la moyenne d’âge est autour de 26-27 ans. Beaucoup viennent d’obtenir leur diplôme ou sont en reconversion professionnelle. » Ce mécanisme permet à l’entreprise de recruter des salariés peu coûteux, peu informés et surtout très dociles, car précarisés et isolés. « Beaucoup viennent juste de sortir d’école et partagent nos idées mais n’osent pas s’engager. On voit bien que l’idée de faire grève leur fait peur. »
Entre les contrats courts, un turn-over élevé (environ 20% par an) et l’isolement dû aux missions (effectuées dans des entreprises dispersées), construire une dynamique syndicale dans une ESN s’avère difficile. « Les seuls moments où on peut discuter entre salariés, c’est entre deux contrats [quand les salariés ne sont pas en mission pour d’autres entreprises]. Mais là aussi, l’entreprise surveille : caméras sur le lieu de travail, des rapports chaque semaine sur la bonne conduite des salariés, un contrôle très intrusif des retards. C’est le seul moment où les syndicalistes peuvent essayer de créer du lien, mais dès que les gens repartent en mission, c’est fini. » Dans ce secteur de plus en plus précarisé, certaines ESN vont jusqu’à recourir à des « CDI de chantier », rendus possibles par la loi Macron de 2017 : des contrats qui se terminent automatiquement avec la fin de la mission, supprimant tout droit à la continuité de l’emploi. Le patronat du secteur peut s’appuyer sur ces dispositifs de flexibilisation pour imposer un traitement particulièrement violent aux salariés, avec des conditions de travail dégradées.
Pour autant, de nombreux soutiens étaient présents au rassemblement pour Yanis ce vendredi 20 juin à Lyon, avec des membres de Sud-Rail, Solidaires éducation, ou Sud Santé-social. Une solidarité inter-sectorielle des travailleurs qui montre la voie à suivre : face à la répression patronale généralisée dans le monde du travail, l’unité des travailleurs est une force ! Dans leur lutte, les salariés des ESN peuvent ainsi s’appuyer sur l’expérience de nombreux combats contre la répression syndicale, à l’image de celles vécues par Christian Porta contre le géant de l’agro-alimentaire In-Vivo, qui s’est avérée victorieuse malgré la détermination de la multinationale à licencier le militant CGT. Pour Yanis, le combat continue contre la répression syndicale, avec de nouvelles suites judiciaires à l’automne. Il aura besoin d’un large soutien, pour obtenir la relaxe et sa réintégration, contre les méthodes d’intimidation de Solutec !
Publié par REVOLUTION PERMANENTE
Sous couvert de simplification administrative, le projet de loi « simplification de la vie économique » actuellement examiné à l'Assemblée nationale menace le droit du travail, affaiblit les contre-pouvoirs et aggrave la crise écologique. Décryptage CGT
Alors que le gouvernement vante une nouvelle étape de simplification administrative pour les entreprises, le projet de loi actuellement débattu à l’Assemblée nationale cache mal une offensive contre les droits des salarié·es, la démocratie sociale et la protection de l’environnement. Décryptage d’une loi qui fait peser de lourdes menaces sur le monde du travail.
Derrière la « simplification », plusieurs mesures contenues dans ce texte s’en prennent directement au droit du travail et au fonctionnement démocratique des instances représentatives du personnel :
Certain·es député·es de droite ont même tenté d’aller plus loin, avec des amendements – fort heureusement jugés irrecevables – visant à :
Autre aspect alarmant du projet : la suppression de 25 comités, commissions et instances consultatives, parmi lesquels :
Même si la mobilisation a permis le maintien de certaines instances clés où siège la CGT (conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux, CNDP, Haut-Conseil de l’Assurance maladie…), la vigilance reste de mise. Le texte prévoit :
En matière environnementale, le projet aggrave les dérégulations. en effet, il élargit les projets d’intérêt national majeur aux infrastructures routières et ferroviaires (autoroutes…), qui ne seront plus comptabilisés dans l’objectif de réduction de l’artificialisation des sols. Une grave remise en cause des engagements climatiques et agricoles.
Plusieurs organismes chargés de l’évaluation environnementale et sanitaire sont supprimés :
Face à cette offensive, sept organisations syndicales nationales (CGT, CFE-CGC, CFTC, FO, FSU, Solidaires, Unsa) ont publié le 7 avril un communiqué intersyndical appelant les parlementaires à rejeter les amendements les plus dangereux.
« Pour réduire les droits sociaux dans l’entreprise, on simplifie le Code du travail. Pour rendre illisible la solidarité à l’œuvre sur la fiche de paye, on la simplifie. Et pour capter toujours plus de richesses créées par les travailleur·ses, on simplifie la vie économique… »
Au nom de la simplification, c’est en réalité une mise en coupe réglée du droit du travail, des contre-pouvoirs démocratiques et de la transition écologique qui est à l’œuvre.
20 Minutes :
«Les élèves doivent être à l’école et non mourir au travail », s’est émue la CGT Educ’action. Dans un communiqué publié jeudi, le syndicat a dénoncé une série d'« accidents tragiques » qui a couté la vie à trois adolescents en formation en entreprises ces dernières semaines.
« Après un apprenti de 15 ans fin avril, puis un lycéen de bac pro de 17 ans, c’est au tour d’un élève de 16 ans de classe de seconde en "séquence d’observation" de perdre la vie en entreprise », a exposé le syndicat. Contacté le ministère du Travail a confirmé « les décès de ces trois mineurs au travail ».
Le dernier en date concerne un lycéen de Saint-Lô (Manche) qui a succombé mercredi des suites d’un accident survenu mardi dans le magasin où il effectuait son stage, a indiqué le parquet de Coutances. « Lors de la manipulation de palette par le gérant de l’enseigne à l’aide d’un chariot élévateur, la marchandise a basculé sur le jeune stagiaire », a-t-on précisé de même source.
L’enquête d’abord ouverte en blessure involontaire se poursuit pour des faits d’homicide involontaire dans le cadre du travail. Elle doit « déterminer les circonstances exactes, vérifier le respect de la législation du travail et de la sécurité des travailleurs », a déclaré le parquet de Coutances à l’AFP.
« Avec l’explosion des périodes de stage en entreprise, les jeunes sont de plus en plus exposé·es aux dangers sans y être préparé·es », a souligné la CGT Educ’action qui demande de « revoir les obligations liées à ces périodes de stage, de les repenser pour mieux les encadrer et assurer la sécurité des jeunes en entreprise ».
Sur le fond, le syndicat milite pour « la suppression des stages en entreprise dès la 3e et des séquences d’observation en seconde qui ne représentent pas d’intérêt et l’interdiction de l’apprentissage avant 18 ans ».
« Ces accidents créent une émotion légitime. Il n’est pas acceptable que des jeunes qui commencent leur vie professionnelle trouvent la mort sur leur lieu de travail. C’est la raison pour laquelle la ministre Astrid Panosyan-Bouvet a demandé d’instruire un renforcement des mesures destinées à prévenir ces accidents graves et mortels qui seront présentées aux partenaires sociaux », a commenté le ministère du Travail interrogé par l’AFP.
Publié par FSC
France Info :
Le syndicat CGT organise une action ce vendredi 20 juin à Florange en Moselle. Les salariés bloquent les trains à un passage à niveau pour ralentir l'activité entre l'usine à chaud et l'usine à froid.
Le syndicat CGT de l'usine ArcelorMittal de Florange en Moselle a décidé le blocage du passage à niveau entre le train à chaud et l’usine à froid depuis 5h30 vendredi 20 juin 2025. "On va mettre un coup au portefeuille de Mittal", dit Lionel Buriello, secrétaire général de la CGT de ArcelorMittal à Florange. Cette action vise à ralentir l’activité du train à chaud. "C'est une voie de circulation. C'est un endroit stratégique".
La nationalisation reste la priorité des priorités. On pourra geler ce plan social.
Lionel Buriello, secrétaire général CGT
Aucun train ne pourra transporter de coils ce vendredi, il s'agit de bobines d'acier. D'autres actions sur les autres sites d'ArcelorMittal sont à également prévoir.
"L’action d'aujourd'hui vise à contrer le PSE qui est en train de s’orchestrer au sein de la société ArcelorMittal. Ça fait quelques mois qu’on se bagarre contre les licenciements probables, les redressements, les délocalisations. La direction déroule son projet. C’est une journée de lutte nationale pour dire non au PSE", explique Lionel Buriello. "La nationalisation reste la priorité des priorités. On pourra geler ce plan social".
Publié par FSC
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Se syndiquer CGT ?
Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.
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