Nouveau cadeau au patronat !

par Syndicat CGT Le Meux  -  28 Août 2020, 21:48  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Université d’été du Medef : Castex

 

confirme les 10 milliards de baisse des

 

impôts patronaux

 

A l'occasion de l'université d'été du Medef où il était invité, le premier ministre a confirmé un important cadeau au patronat : la baisse de 10 milliards d'euros des impôts de production. Il poursuit ainsi sa politique pro-patronale en satisfaisant une demande de longue date du patronat français.

 

Nouveau cadeau au patronat !

Crédit photo : capture d’écran de l’Usine Nouvelle

Ce 26 août se tenait la première journée de l’université d’été du Medef. Et cette année le discours d’ouverture des REF (Renaissance des Entreprises de France) a été prononcé par nul autre que le premier ministre, Jean Castex. Alors que les contours de la crise économique se dessinent plus nettement, il a tenu à rassurer le patronat et à lui prouver une fois de plus que le gouvernement ne manquerait pas de poursuivre sa politique de coûteux cadeaux.

Castex est revenu sur la promesse des 100 milliards d’euros pour le plan de relance et a insisté sur son montant exceptionnellement élevé, en ajoutant qu’il s’agissait du plan le plus important des pays européens. Il a dévoilé à cette occasion les différents axes de ce plan qui sera officiellement annoncé le 3 septembre. Il a ensuite confirmé, sous les applaudissements enthousiastes d’un parterre de patrons, un autre important cadeau au patronat à savoir la baisse des impôts de production à hauteur de 10 milliards par an. Annoncée mi-juillet, cette baisse répond à une demande du Medef, et va même au delà puisque Geoffroy Roux de Bézieux demandait dans une interview donnée aux Echos une baisse à hauteur de 5 milliards d’euros « seulement ».

Cet important cadeau va une fois de plus profiter au grand patronat industriel, que le gouvernement cherche ardemment à rassurer en multipliant les cadeaux dans ce sens. Cette baisse des impôts de production pour janvier 2021 va prendre plusieurs formes dont un allègement important de la taxe foncière et la division par deux du montant de la CVAE (Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises). Or ce dernier impôt ne concerne que les entreprises qui ont un chiffre d’affaire supérieure à 500 000 euros. Une fois de plus le gouvernement choisit de privilégier le grand patronat et laisse sur le banc de touche les Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui sont pourtant durement touchées par la crise.

Ce cadeau qui va profiter aux grosses entreprises n’est pas anodin. A la différence des prêts garantis, il a vocation à être pérennisé et à donner des gages dans la durée au patronat, tout en répondant à une de leur demande de longe date. Il s’agit en effet de doper la compétitivité des entreprises françaises, et de les relocaliser sur le marché en s’en prenant aux impôts du grand patronat. Il expliquait ainsi qu’il s’agit d’en finir avec ce qu’il nomme une «  fiscalité objectivement et comparativement punitive pour notre industrie ».

Il a ensuite ajouté : «  Nous continuerons à baisser l’impôt sur les sociétés ainsi que s’y est engagé le président de la république. C’est une autre illustration de notre engagement absolu et plus général de n’augmenter aucun impôt de maintenir les baisses déjà engagées et en somme d’assurer la stabilité des règles du jeu  ». Mais derrière la « stabilité des règles du jeu  » on peut surtout voir la volonté du gouvernement de permettre au patronat de garder intact leurs profits et leurs dividendes. Le gouvernement insiste sur la volonté de réduire les impôts patronaux mais ne parle pas du financement de cette baisse qui va engendrer une augmentation de la dette publique. Et quand il s’agit de rembourser la dette, le gouvernement est très prompt à demander des efforts aux travailleurs et à mettre en place des plans d’austérité pour payer la facture.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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