SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances © Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances © Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons

AIDE AUX MULTINATIONALES : JUSQU’OÙ IRA L’IMPUNITÉ ?

Les contribuables devront financer les aides publiques aux entreprises malmenées par la crise du Covid-19. Toutefois, ces aides octroyées sous forme de prêts garantis, de reports de cotisations ou de chômage partiel vont-elles bénéficier aux grandes entreprises qui possèdent des filiales dans les paradis fiscaux et échappent à l’impôt ?

Sans oublier celles qui, malgré tout, versent des dividendes à leurs actionnaires ?

Retour sur une mesure économique qui a provoqué l’indignation, et alerte sur l’impunité totale des multinationales qui bénéficient sans contrepartie des aides de l’État.


En France, le 22 avril après-midi au Sénat, la commission des Finances et le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des comptes publics, Olivier Dussopt, s’opposent à l’amendement déposé par le groupe CRCE (communistes, républicains, citoyens et écologistes) afin de priver toute entreprise enregistrée dans un paradis fiscal du bénéfice de ces aides.

L’avis défavorable du gouvernement n’empêchera cependant pas l’adoption de l’amendement par une majorité au Sénat. La France emboîtait ainsi le pas au Danemark et à la Pologne qui posaient des critères en contrepartie des aides de l’État. Au Danemark, ces aides, prêts et garanties (environ 53,6 milliards d’euros destinés aux travailleurs et aux entreprises) ne seront pas accessibles aux entreprises qui versent des dividendes, qui rachètent leurs propres actions (une autre façon de rémunérer les actionnaires) ou qui sont enregistrées dans des paradis fiscaux. En Pologne, le programme d’aide d’une valeur de 100 milliards de zlotys (soit 22 milliards d’euros) sera octroyé à condition que les entreprises aidées ne procèdent à aucun licenciement et paient leurs impôts en Pologne.

Le lendemain, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, confirme l’orientation prise au Sénat la veille et annonce fermement : « Il va de soi que si une entreprise a son siège fiscal ou des filiales dans un paradis fiscal, je veux le dire avec beaucoup de force, elle ne pourra pas bénéficier des aides de trésorerie de l’État ». Rappelons au passage, qu’il avait annon le 27 mars que les aides publiques impliqueraient également l’absence de versement de dividendes par les entreprises concernées.

UN « EFFET D’ANNONCE » VAIN ?

Or, l’après-midi du 23 avril, coup de théâtre ! Quelques heures seulement après la déclaration du ministre, députés et sénateurs en commission mixte paritaire (Sénat et Assemblée nationale) n’ont finalement pas retenu l’amendement dans la rédaction du projet de loi de finances rectificative. Celui-ci ne comprend donc aucune mesure en ce sens.

Dans une lettre adressée le 23 avril à la directrice générale du Trésor, Bruno Le Maire réaffirmait pourtant sa volonté inchangée, mais celle-ci demeure sans valeur légale. En réalité, les grandes entreprises (de plus de 5 000 salariés, ou dont le chiffre d’affaires est supérieur à 1,5 milliard d’euros) n’auraient qu’à signer une « déclaration sur l’honneur » pour bénéficier de l’aide octroyée par arrêté du ministre chargé de l’économie. Autrement dit, on devrait les croire sur parole… Le fameux amendement vite évacué, il ne restait que le discours, ressemblant plus à un effet d’annonce sans suite concrète.

UNE LISTE DE PARADIS FISCAUX ILLUSOIRE ?

Le dispositif défendu par le ministre s’appuie sur la liste française des paradis fiscaux. Or, celle-ci est bien maigre et ne comprend que 13 États ou territoires. Si des États comme les Bahamas, les Îles Vierges britanniques ou les Seychelles ont été – bien tardivement – intégrés, les îles Caïmans, qui rejoignent depuis le 20 février dernier la liste noire de l’Union européenne, n’en font toujours pas partie. Du reste, cette liste demeure foncièrement partielle et partiale car aucun paradis fiscal européen, tels le Luxembourg, les Pays-Bas ou l’Irlande, n’y figurent.

" 80 % de l’évasion fiscale des entreprises en France s’opère via d’autres pays de l’UE " "

D’après un communiqué publié par les organisations Attac, CCFD, Sherpa, Oxfam France et Solidaires, « les multinationales qui délocalisent leurs bénéfices au Luxembourg ou aux Pays-Bas échapperaient donc à cette annonce et pourraient bénéficier d’un soutien public de l’État ». Or, selon une étude de Gabriel Zucman, citée dans le communiqué, « 80 % de l’évasion fiscale des entreprises en France s’opère via d’autres pays de l’UE ».

De plus, un récent rapportThe Axis of Tax Avoidance, publiée ce 28 avril par le réseau international Tax Justice Network, pointe la responsabilité de quatre paradis fiscaux européens formant un « axe de l’évasion fiscale » : le Royaume-Uni, la Suisse, le Luxembourg et les Pays-Bas (où le taux effectif de l’impôt sur les sociétés se situe entre 0,7 et 10,5 %) dans lesquels iraient se réfugier des multinationales étasuniennes afin d’éviter de payer leurs impôts et feraient ainsi perdre près de 25 milliards d’euros (plus de 27 milliards de dollars) chaque année aux pays membres de l’Union européenne.

Sur le graphique ci-dessous sont représentées en rouge les pertes de revenus dans tous les autres pays de l’Union européenne.

Rapport The axis of tax avoidance © Tax Justice Network, 2020.

L’affirmation choc du ministre Bruno Le Maire, même vidée de substance, reste gravée dans les mémoires. Elle viendrait se briser sur le récif d’une longue histoire d’amour entre le CAC 40 et l’évasion fiscale. En effet, selon le rapport CAC40, le véritable bilan annuel 2019 de l’Observatoire des multinationales, les entreprises de l’indice phare de la Bourse de Paris disposeraient de 2 397 filiales dans des paradis fiscaux et judiciaires.

Une savante disposition qui permet l’évitement fiscal alors que l’impôt sur les sociétés versé par ces mêmes entreprises du CAC 40 a baissé de plus de 6 % en valeur absolue entre 2010 et 2017 et que le gouvernement d’Emmanuel Macron a prévu de faire baisser le taux de taxation aux grandes entreprises actuellement de 28 % (il est de 31 % sur les bénéfices supérieurs à 500 000 euros) à 25 % en 2022.

Enfin, cette déclaration s’inscrit dans la lignée de politiques économiques menées depuis près de dix ans en faveur des multinationales. On peut citer à titre d’exemple le CIR (Crédit d’impôt en faveur de la recherche), le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) ou encore le pacte de responsabilité. Ces mesures, prises dans le cadre d’une politique de l’offre, évidemment non conditionnée, promettaient un allègement en milliards d’euros de cotisations sociales et d’impôts pour les entreprises, afin de leur dégager des « marges » pour retrouver de la compétitivité et assurer des retours sur l’emploi et la croissance.

Néanmoins, les résultats ont non seulement été absents, et pire encore, de nombreuses aides n’ont presque pas servi dans la recherche et les investissements, mais ont massivement produit de la valeur actionnariale. La vision étriquée de l’État considère naïvement que la création de profit engendre nécessairement de l’investissement et du développement, à défaut de s’intéresser à ce qui peut stimuler la demande, réel moteur de l’économie. La puissance publique semble résolue à céder face au grand capital, qui conserve son impunité et ses capacités d’accaparement des richesses les plus totales, au détriment des contribuables et des petites et moyennes entreprises.

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Les salariés de Travaux du Midi sont engagés depuis mardi dans une bras de fer avec leur direction pour le maintien des emplois face à la volonté de celle-ci d’imposer un plan de licenciement massif prévoyant de se séparer de 180 salariés soit 50 % des effectifs et potentiellement d’organiser un recours à l’intérim pour les remplacer.

Nice. Face à un Plan de Départs Volontaires, des travailleurs du BTP bloquent leur chantier

A Nice, près de l’Allianz Riviera, le stade de l’OGC Nice, le chantier du magasin Ikea qui devait faire partie de la zone commerciale proche de l’édifice était à l’arrêt ces deux derniers jours. En effet, les salariés de l’entreprise responsable du chantier, les Travaux du Midi, une filiale de Vinci Construction, ont décidé de se lancer dans un mouvement de grève et de bloquer le chantier. Une réponse à la volonté de l’entreprise de supprimer 180 emplois, d’abord via un « plan de départ volontaire », puis éventuellement un « plan de sauvegarde de l’emploi », qui permettront de mettre à la porte pas moins de la moitié des 360 salariés de l’entreprise comme nous l’apprend Nice-Matin.

Interrogées par France Bleu, les représentants syndicaux expliquent cette mobilisation par la baisse d’activité liée à la crise et précisent que la mobilisation vise centralement à négocier de meilleures conditions de départ. « Par rapport au peu d’activité qu’il y a et au nombre de salariés, on se disait qu’il allait se passer quelque chose. On est contre les licenciements, mais pas contre le Plan de départs volontaires, avec des conditions raisonnables. Là, les indemnités supra-légales sont trop basses pour intéresser les salariés : à 40 ans, ils proposent 5.000 euros, et à 56 ans, 23.000 euros. C’est trop peu pour motiver les gens à partir. Un montant raisonnable, ce serait trois fois ce qu’ils nous proposent. » a ainsi expliqué anonymement un responsable syndical.

La grève dans le BTP n’est pas très courante et le secteur est même considéré comme l’un de ceux les moins touchés par ce type de pratique de lutte, comme le rappelait un rapport du ministère du Travail de 2017. Malgré cette faible tradition de lutte, le mouvement a pourtant été un véritable succès puisque 130 grévistes étaient dénombrés mardi matin au piquet de grève, qui aura permis de maintenir à l’arrêt le chantier mardi et mercredi. Si les travailleurs ont décidé de reprendre provisoirement ce jeudi, le mouvement pourrait d’ailleurs reprendre par la suite.

Cette dynamique s’inscrit dans la multiplication récente des mouvements de contestation dans le du monde du travail. Pour faire face aux attaques patronales qui suivent la montée en puissance de la crise économique post-Covid ces derniers mois, les salariés de nombreux secteurs se soulèvent, contre les licenciements ou les attaques contre leurs droits.

Comme ailleurs, l’annonce des licenciements passe d’autant plus mal que le secteur du BTP a reçu un soutien financier important de l’État, par le biais du chômage-partiel, des « prêts garanties par l’État », ainsi que par la hausse de la dotation par l’État à l’investissement local qui concerne principalement le BTP. Les entreprises de moins de 50 salariés du secteur peuvent aussi profiter d’un report des cotisations sociales sur trois ans. Ainsi, alors que le contribuable se retrouve à financer les entreprises, le patronat du BTP souhaite tout de même faire payer le monde du travail par le biais de suppressions d’emplois massives comme ici. Un tableau renforcé par le fait que Vinci payait récemment la somme d’un milliard d’euros de dividendes à ses actionnaires pour l’année 2019…

En outre, cette suppression de nombreux contrats stables agite aussi la crainte chez les salariés de voir se généraliser une flexibilisation dans le secteur, avec un recours abusif à la main d’œuvre intérimaire comme le précise France Bleu Azur. « Nous craignons que cette réduction d’effectifs ne soit qu’un prétexte pour nous remplacer par des emplois en CDD » a ainsi affirmé Raphaël Cafieri, délégué du personnel de Travaux du Midi Provence, à France 3 Provences Alpes Côte d’Azur. En multipliant les contrats de travailleurs qui seraient plus facile à mettre à la porte en cas de crise comme c’est le cas actuellement, une telle dynamique aggraverait la précarisation déjà bien avancée d’un secteur aussi massif que le BTP, réputé pour faire appel à une main d’œuvre sans-papier, au travail au noir et aux contrats journaliers.

Une perspective qui démontre que, par-delà les conditions de départs volontaires, c’est contre les suppressions d’emplois qu’il s’agit de lutter, tant elles préparent un approfondissement des logiques de précarisation.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Renault accuse 7,3 milliards de pertes et
 
prépare un gigantesque plan d’austérité

 

Renault a annoncé une perte nette de 7,3 milliards d'euros. Tout le monde s'émeut : 'c'est la première fois que ça arrive dans leur histoire.' Mais ça présage surtout de très dures attaques contre les salariés.

 

Crise économique

Crédit photo:AFP/ARCHIVES - ERIC PIERMONT

Ça y est tous les commentateurs, nous le prédisent et rabâchent : c’est la débâcle pour le groupe Renault. Et si on veut l’éviter il faudra faire encore plus de sacrifices.. Le communiqué de presse du groupe Renault est des plus laconique : tous les feus sont au rouge, avec des baisses partout. En cause toujours, le très sulfureux Carlos Ghosn, toujours bien à l’abri dans une villa au Liban.

Mais ce qui se prépare, c’est une saignée immense sur le groupe Renault : réductions d’effectifs, suppressions de postes, fermetures de sites et flexibilisation à outrance. Et le nouveau PDG du groupe, Luca de Meo qui connaît très bien le secteur automobile, où il est depuis l’age de 20 ans, après être passé par Seat, Fiat, Wolswagen, et Toyota est très clair la dessus : « la réduction drastique de coûts fixes et variables sera l’un des leviers pour redresser la marge à court terme a résumé Les Echos après un entretien avec lui. Ce qui est au centre aujourd’hui se sont les salariés du groupe Renault, qui vont payer le prix fort de cette restructuration, déjà lancée à coup de plan d’économie de 2 milliards d’euros. La perte nette de 7,3 milliards d’euros que le groupe Renault-Nissan a annoncé ce jeudi était déjà dans les cartons ; et c’est maintenant sur l’émotion et le choc que va travailler Luca de Meo pour imposer une « PSA-isation » du groupe Renault, pour imposer « un plan de réduction des coûts d’ici à 2022 ». De la sueur et des larme en perceptive pour les travailleurs ; à moins qu’ils ne s’unissent pour imposer leur choix plutôt que celui des capitalistes.

 

Ces 10 dernières années le groupe Renault a réalisé 24 milliards de profits

 

Puisque disons le très clairement, la « chute brutale » ça va avant tout être pour les salariés et la sous-traitance de Renault, puisque pendant des années c’était open-bar pour Renault, avec des profits faramineux : pas moins de 24 milliards sur ces 10 dernières années ! Dix années où les salariés n’ont pas été mieux lotis, mais où les actionnaires ont eux touché le pactole. Et aujourd’hui ce sont les travailleurs qu’ils veulent faire payer. En mettant en place la même stratégie que Carlos Tavares le PDG du groupe PSA . « Il faut privilégier les marges aux volumes » : Luca de Meo veut faire peu de véhicules mais très rentables, avec donc moins de monde et faire un maximum de gains de productivité sur le postes, c’est à dire, en chargeant les postes au maximum . C’est la même politique de rentabilité du groupe PSA avec des fermetures de sites, des postes supprimés et 25 000 salariés en moins , en moins de 5 ans : voilà le régime que va proposer le nouveau PDG aux salariés.

 

Des usines de constructeurs jusqu’aux sous-traitants : avoir un plan de bataille pour gagner

 

Il faudra avoir des liens partout, se coordonner entre les usines du groupe Renault mais également en dehors avec le reste de la filière automobile, chez PSA etc. Nous ne gagnerons pas boîte par boîte mais ensemble. En refusant la stratégie de dialogue social, qui divise les usines et les secteurs, et nous éloigne les uns des autres sur la petite musique du « notre site est plus compétitif que les autres » Non il faudra défendre ensemble chaque usine, chaque poste de travail.

On ne doit accepter aucune suppression de postes, n’y aucune fermeture d’usines, et exiger qu’ils nous montrent les livres de compte de l’entreprise de Renault et de Nissan . Et pas des montages financiers où il manque des milliards qui sont partis chez les actionnaire depuis des années. Les 5 milliards de prêt garantis doivent servir à maintenir tous les emplois et pas aider à renflouer la liquidité de l’entreprise tout en supprimant des milliers d’emplois.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le point de vue de Laurent Brun sur notre système de santé après la pandémie COVID-19

En plein « Ségur » de la santé, grotesque mascarade de négociation à l’image de la « concertation » pendant la réforme ferroviaire ou du « grand débat » pendant le pic de mobilisation des gilets jaunes, il est utile de prendre du recul sur notre système sanitaire. La pandémie de COVID-19 devrait nous aider à cela...

 

Si on cherche à mesurer sérieusement la situation, on constate tout d’abord que les médias nous parlent beaucoup des États-Unis et du Brésil mais qu’en réalité, pour l’instant, rapporté à la population, c’est dans les pays d’Europe que le virus a fait le plus de morts. (Et je ne compare même pas avec la Chine ou avec Cuba, ce serait trop humiliant pour nous). Il n’est pas interdit que les USA et le Brésil nous dépassent, tant la gestion anti scientifique de l’extrême droite est catastrophique, mais cela ne doit pas nous faire oublier la calamité de la gestion dans nos pays européens, ce que tentent manifestement de faire les médias.

Au delà des choix immédiats des gouvernements (confiner ou pas), qui ne semblent finalement n’avoir qu’une importance relative quand on compare le taux de mortalité de la Suède avec l’Italie ou la France, ce qui frappe, c’est une corrélation plus évidente entre mortalité et faiblesse des équipements médicaux. L’Allemagne ayant l’un des plus fort taux de lits d’hôpital d’Europe a aussi le plus faible taux de mortalité, et à l’inverse, la Belgique, la Suède, le royaume unis, l’Espagne ayant un nombre de lits d’hôpital faible sont les plus touchés... l’Allemagne a près de 40% de capacité hospitalière de plus que la France ou la Belgique ! La capacité industrielle à produire des tests et des masques, ainsi que la décision de leur gouvernement de les utiliser, ont certainement joué aussi, mais le système de santé est le premier rempart à la mortalité.

Cela éclaire d’un jour différent la décision du Gouvernement français de poursuivre la suppression des lits et la fermeture des hôpitaux. Cela doit nous encourager également à soutenir la revendication des syndicats de la santé qui demandent bien sûr des augmentations de salaire, mais aussi du personnel et des lits !

Il faut noter que si l’on compare le taux de lits d’hôpital 2019 avec 2014, la France a perdu 30 lits par 1000 habitants, soit 5% de sa capacité. C’est énorme, c’est fulgurant, c’est totalement irresponsable ! La Belgique en a perdu 40 soit 7%, et c’est encore pire pour le royaume unis (-40/15%) et la Suède (-30/14%). Je ne peux m’empêcher de relier cette situation avec la politique d’austérité budgétaire décidée par l’Union européenne, mais plus globalement c’est la gestion néolibérale du service public de la santé, par les coûts et leur réduction, qui est en cause.

Car pour arrêter de supprimer des lits d’hôpital et même en recréer, il faut des moyens financiers. Or ces dernières années, la France et l’UE se sont lancées dans une politique de « défiscalisation » des bas salaires. Cette politique est directement liée à la mise en concurrence avec les pays à faible coût de main d’œuvre permise par les accords de libre échange, ou encore les directives pays d’origine.

 

Résultat : pour un salarié gagnant le SMIC et au delà, il n’y a presque plus aucune cotisation sociale de versées à la Sécu !

 

Sarkozy/Fillon avaient commencé le travail, Hollande/Valls l’ont poursuivi et Macron/Philippe l’ont achevé avec la transformation du CICE et du CITS en exonérations supplémentaires.

Au 1er janvier 2019, les cotisations d’assurance maladie pour les salariés gagnant jusqu’à 2,5 fois (!) le SMIC sont passées de 13 à 7% soit 17,1 milliards de pertes (les syndicats de soignants en revendiquent 15 pour les salaires et les lits !) qui sont directement allés dans les poches des actionnaires sans passer par la case investissement ou création d’emplois.

Ces exonérations touchent aussi les retraites, le chômage, la famille (5 milliards de plus).

Un récent rapport de la Cour des Comptes estime à 90 milliards les exonérations de cotisations sociales diverses !

Au passage, il faut noter que les établissements publics ne bénéficient la plupart du temps pas de ces allègements. Donc quand ils sont mis en concurrence avec des structures privées (par exemple la SNCF avec une entreprise ferroviaire privée, ou Pôle Emploi avec une entreprise d’insertion privée), ils sont structurellement défavorisés, ce qui profite à la casse du modèle public... tout est lié !

On comprend désormais pourquoi il était possible dans les années 80 d’avoir des hôpitaux de proximité, et pourquoi ça ne l’est plus aujourd’hui et qu’il faut courir de plan d’économie en plan d’économie.

 

Nous devrions donc avoir 3 priorités après la pandémie de COVID-19 :

 

1) satisfaire immédiatement les revendications des syndicats de soignants, augmenter les salaires, créer des emplois supplémentaires, ré-ouvrir des lits, recréer des hôpitaux en proximité ;

2) remettre les comptes de la Sécu à l’équilibre en supprimant autant d’exonérations que nécessaire, en priorité pour toutes les sociétés par actions (elles ont versé 200 milliards de dividendes à leurs actionnaires en 2018 donc même la perte totale des 90 milliards d’exonérations ne les feraient pas boiter !)

3) remettre en cause toute la politique de libre échange de l’UE (donc l’UE elle même) qui conduit à une concurrence salariale dont la finalité est d’abaisser les moyens des systèmes de protection sociale des pays industrialisés et de ne pas permettre aux pays émergeants de s’en créer.

 

Dans tous les cas TOUS EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION LE 17 SEPTEMBRE

 

Laurent BRUN

Cheminot, syndicaliste CGT

 

Publié par http://fdgpierrebe.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SOURCE : AFP

 

Alors que Renault vient d’annoncer avoir subi au premier semestre la perte nette la plus lourde de son histoire – nous y reviendrons en détail dans un article dédié – la CGT du groupe automobile a dénoncé jeudi une « stratégie du profit au détriment des volumes » et plaidé pour la production de véhicules « là où l’on vend ».

Les mauvais résultats de Renault dus avant tout à une mauvaise stratégie financière selon la CGT
Si « la situation liée au Covid-19 a impacté les productions », les mauvais résultats semestriels sont la « conséquence de la stratégie financière développée par les dirigeants, au détriment de la stratégie industrielle », estime le syndicat dans un communiqué.

Une stratégie du profit jugée suicidaire
« La stratégie du profit au détriment des volumes est suicidaire pour notre groupe. À chaque sortie de véhicules, les prix sont augmentés », critique la CGT. « Les véhicules vendus en France n’y sont plus fabriqués, alors que l’urgence des problématiques environnementales devrait nous inciter à produire là où l’on vend », ajoute le syndicat.

Inquiétudes également pour l’ingénierie
Protestant contre « la réduction des capacités de production », la CGT Renault s’inquiète aussi du « détricotage de l’ingénierie« . Elle s’élève contre la « réduction des frais fixes » dans l’ingénierie et la recherche et développement (R&D), « secteurs essentiels pour préparer l’avenir », une gamme de véhicules « de conquête, sur l’ensemble des segments, répondant aux besoins des populations ».

« Comme à chaque fois, c’est sur les salariés et l’activité industrielle que la direction fait porter l’essentiel du plan d’économies », s’indigne le syndicat.

Perte nette de 7,3 milliards d’euros au premier semestre
Le constructeur automobile français Renault a annoncé jeudi une perte nette de 7,3 milliards d’euros au premier semestre, plombé par son partenaire japonais Nissan et par la crise sanitaire.

Déjà en difficulté avant la pandémie de coronavirus, le groupe avait annoncé à la fin mai un plan d’économies de 2 milliards d’euros sur trois ans prévoyant la suppression de 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France.

Notre avis par leblogauto.com
Le syndicat a raison de s’inquiéter du « détricotage » de l’ingénierie,  ce qui n’est jamais bien bon pour une entreprise  dans une vision plus moyen terme. Sans recherches pas d’innovations, pas d’innovations  :  manque d’attraits pour clients et prospects. Et moins de ventes …

Pour rappel, à la mi-juin, le  groupe Renault a indiqué que sur les 4.600 suppressions d’emplois prévues sur ses sites en France, 1.500 concerneraient l’ingénierie. Le constructeur automobile souhaite également supprimer  2.100 emplois dans l’Hexagone  dans ses activités de production et 1.000 postes dans les fonctions support. Ces suppressions d’emplois doivent être réalisées via des mesures de reconversion, de mobilité interne et des départs volontaires.

Mi-juin, des salariés du centre technique de Renault à Lardy (Essonne) ont fait grève pendant une heure à l’appel de la CGT et de SUD pour protester contre le plan d’économies du groupe. 

Ces salariés ont dénoncé un « plan de casse sociale » chez Renault, avec « plusieurs milliers de suppressions de postes dans l’ingénierie/tertiaire ».

Rappelant qu’une des activités importantes du centre de Lardy « est le développement des motorisations du groupe », la CGT Renault  avait alors tenu à rappeler  que cela  plaçait le site « en première ligne sur les questions de pollution automobile et de transition vers l’électrique ».

Elisabeth Studer avec AFP

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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ENCORE la répression syndicale !

Des dizaines de militants ont mené, jeudi, une action surprise dans le magasin de Créteil, en soutien à la déléguée menacée de licenciement.

« À ceux qui veulent licencier Cathy, nous répondons : résistance ! » Hier après-midi, les chants de colère de la CGT résonnaient dans l’escalator du magasin Primark du centre commercial de Créteil Soleil. À coups de sifflet et d’applaudissements, une quarantaine de syndicalistes ont envahi par surprise le mastodonte de trois étages de la marque d’habillement. +Direction les bureaux de la direction, où était alors entendue Cathy Vinciguerra, déléguée syndicale centrale CGT de la marque, dans un entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Travail détaché : le gouvernement
 
prépare une diversion xénophobe pour
 
couvrir sa politique pro-patronale

 

Il y a un mois, le gouvernement annonçait discrètement vouloir faire de la lutte contre le travail détaché un axe de son plan de relance. Une diversion xénophobe que se prépare à mettre en œuvre Elisabeth Borne, comme elle l’a annoncé aux Echos, pour mieux couvrir la politique du gouvernement qui verse des milliards au patronat et autorise les licenciements.

 

Manoeuvre xénophobe

Crédits photo : Sipa Press

 

Le gouvernement attaque le travail détaché pour couvrir sa politique pro-patronale

 

En juin dernier, Les Echos révélaient que les travailleurs détachés étaient « dans le viseur du gouvernement ». « L’idée, telle qu’elle circule, consisterait à freiner l’accueil de travailleurs détachés dans les entreprises qui engagent des plans de sauvegarde de l’emploi, des plans de départs volontaires, ou qui recourent au chômage partiel - dans son régime de base ou dans le régime de longue durée que le président va dévoiler ce mercredi normalement. » rapportait le journal, dévoilant ainsi la manœuvre du gouvernement qui avait récemment montré sa volonté de permettre aux entreprises bénéficiant d’aides d’Etat de licencier

Le travail détaché, défini par une directive européenne de 1996 permet l’emploi en France de travailleurs sous contrats étrangers, dans des conditions de travail inférieures. Ce statut permet au patronat d’engranger des profits supplémentaires, en économisant notamment sur les cotisations sociales, et de créer une concurrence entre travailleurs faisant pression sur les conditions de travail, par la surexploitation d’une main d’oeuvre étrangère.

Ainsi, les travailleurs détachés ont par ailleurs été particulièrement exposés au cours de la pandémie comme le rappelle Alternatives Economiques : « Précaires, ces conditions se sont avérées catastrophiques pendant la crise du Covid. "Avec la fermeture des entreprises et des frontières, de nombreux salariés détachés ont été licenciés et sont restés bloqués loin de chez eux. Leur statut ne leur permettait d’avoir accès ni aux aides sociales ni même parfois aux soins", regrette Philippe Pochet, le directeur général de l’European Trade Union Institute, le centre de recherche de la Confédération européenne des syndicats à Bruxelles ».

Or, déconnectant la question du travail détaché de celle de l’exploitation de travailleurs étrangers, les travailleurs détachés sont fréquemment instrumentalisés à des fins xénophobes, par des politiciens qui entendent porter la responsabilité de la crise sur les étrangers plutôt que sur les grandes entreprises. De la gauche à l’extrême-droite, un tel procédé conduit à diffuser insidieusement l’idée d’une opposition d’intérêts entre travailleurs français et travailleurs étrangers, déplaçant la véritable cause du problème qui se situe du côté de la politique des grandes entreprises et du patronat.

Ces dernières semaines, le sujet avait cependant été finalement peu mis en avant par le gouvernement. Pourtant, dans une interview accordée hier aux Echos, Elisabeth Borne a confirmé que des mesures sur la question du travail détaché étaient en préparation. Interrogée à ce sujet, la Ministre du Travail a expliqué : « La persistance d’un recours massif au travail détaché dans certains secteurs est incompréhensible dans une période de fort chômage. Il n’est pas question que le plan de relance se fasse avec des travailleurs détachés ! ».

L’argumentaire de la ministre est clair : le recours au travail détaché, et les travailleurs détachés, seraient en partie responsables du chômage actuel, et constitueraient une menace pour le plan de relance du gouvernement, en subtilisant les emplois potentiels des travailleurs français. L’origine de cette rhétorique est elle aussi très claire, puisqu’il s’agit du discours traditionnel de l’extrême-droite qui tente de faire peser la responsabilité du chômage sur les travailleurs étrangers. Rien de surprenant dans le contexte de l’offensive tous azimuts du gouvernement sur le terrain sécuritaire et raciste, dont les déclarations récentes de Jean Castex, Gérald Darmanin ou Marlène Schiappa sont autant d’expressions.

Pourtant, la reprise du discours de l’extrême-droite sous prétexte de « relance » et de lutte contre le chômage apparaît encore plus choquante lorsque l’on connaît la nature du plan de relance du gouvernement, un plan pro-patronal, fondé sur des milliards d’euros de cadeaux au patronat sans conditions, dont le refus d’imposer une interdiction des licenciements pour les entreprises recevant des aides d’Etat ou ayant recours au chômage-partiel de longue durée est un exemple frappant.

 

Les « partenaires sociaux » main dans la main avec le gouvernement sur le terrain de la xénophobie ?

 

Outre la stratégie de diversion, qui vise à pointer les travailleurs détachés quand ce sont les patrons et le gouvernement qui sont responsables de la montée du chômage, et qui exploitent chacun à leur manière les travailleurs étrangers dans leur intérêt, la suite des propos de Elisabeth Borne soulève une autre question centrale, celle de l’attitude des directions syndicales face à cette stratégie. « Nous allons ensuite prendre le problème à bras-le-corps avec les partenaires sociaux, en s’attaquant à ses causes, branche par branche, pour élaborer d’ici à décembre des plans de diminution du travail détaché. » a en effet également affirmé la Ministre du Travail.

Des déclarations qui interrogent sur le rôle qu’ont accepté de jouer les directions syndicales dans le jeu du gouvernement. « Au sortir de la première réunion, le 4 juin 2020, l’ex-ministre du Travail Muriel Pénicaud évoquait sur le perron de l’Elysée la question de la régulation du travail détaché. « Nous avons été surpris par le sujet », se souvient Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT. « En tout cas, nous espérons plus qu’une opération de communication », ajoute Angeline Barth, secrétaire confédérale à la CGT. » rapportait notamment Alternatives Economiques dans un article du 15 juillet.

Pour le moment, la CGT n’a fait aucune déclaration publique à ce sujet, mais accepter de participer à l’élaboration d’une telle politique constituerait une trahison scandaleuse de l’ensemble des travailleurs. Or, de fait, une telle démarche s’inscrirait dans la continuité de l’attitude conciliante des directions syndicales concernant le plan de relance, qu’elles ont choisi d’accompagner en se rendant à l’ensemble des négociations et discussions ouvertes par le gouvernement ces derniers mois.

En ce sens, la stratégie de diversion du gouvernement sur le travail détaché, menée dans le cadre d’une large offensive sécuritaire et raciste, apparaît comme un rappel essentiel. Accepter de se compromettre avec ce gouvernement est une impasse, et n’a permis en rien d’infléchir l’orientation pro-patronale de la politique du gouvernement. En revanche, cette politique conduit à cautionner la politique du gouvernement, alors que celui-ci tente de flatter les préjugés les plus réactionnaires.

A l’inverse de cette tendance, les travailleurs ont besoin d’un véritable plan de bataille pour s’opposer aux licenciements, au chômage et à la précarité. Un plan qui permette de refuser que l’ensemble des travailleurs, Français ou étrangers, ne paient la crise comme c’est actuellement le cas dans de nombreux pays d’Europe où les plans de licenciements se multiplient. En ce sens, c’est le patronat et les gouvernements, qui bénéficie de milliards d’aides sans contrepartie, et les gouvernements qui l’appuient qu’il s’agit de viser, en refusant l’instrumentalisation de sa part de la xénophobie. En revendiquant l’interdiction des licenciements, l’embauche des précaires, mais aussi la répartition du temps de travail, ou encore un salaire égal pour un travail égal - dénonçant ainsi la surexploitation dont font l’objet les travailleurs étrangers - un tel programme pourrait permettre aux luttes contre les licenciements et les attaques contre les acquis des salariés, et pour le droit au travail, de converger. Mais une telle démarche exige le refus de faire des concessions au patronat et au gouvernement, et la rupture des négociations, pour affirmer clairement qu’il est inacceptable que les travailleurs ne paient la crise.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Les femmes de chambre de l’hôtel Ibis en grève depuis plus d'un an,  lancent appel au don pour financer leur hymne

En grève depuis plus d'un an (17 juillet 2019), les femmes de chambre de l'hôtel Ibis réclament notamment la fin de la sous-traitance, une réduction de leur cadence de travail et le paiement d'un panier-repas. La lutte, portée par la figure charismatique de Rachel Keke, est un peu sortie de nos radars depuis la crise sanitaire. Lundi, un communiqué diffusé par la CGT-HPE de l'hôtel Ibis Batignolles nous apprend que le conseil des prud'hommes de Paris a rendu sa décision le 24 juillet dernier. Ce dernier a débouté intégralement les dix-sept femmes de chambre, les deux gouvernantes et leur collègue équipier. Elles ont décidé de faire appel dès la notification du jugement.

La lutte se poursuit donc en musique. Leur fameux slogan «Frotter, frotter, il faut payer !» a accouché d'un hymne qu'elles espèrent pouvoir clipper. Et pour se faire, un appel à financement participatif vient d'être lancé sur la plateforme Kickstarter (avec l'aide de Sébastien, militant syndicaliste CGT HPE). Le morceau a été composé par le chanteur de zouglou (musique urbaine ivoirienne) Bobby Yodet qui, en plus de partager la vie de Rachel Keke, est un soutien de première heure du combat des femmes de chambre de l'hôtel du groupe Accor.

Vu sur Kickstarter

 

Publié par FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Traitée de « fucking bitch », la réponse cinglante d’Alexandria Ocasio-Cortez à un élu républicain

Traitée de « fucking bitch » par un membre du Congrès américain qui s’était ensuite « excusé » en citant sa femme et ses filles, Alexandria Ocasio-Cortez n’a pas laissé passer l’occasion pour réagir. Voici sa réponse.

Brut.France Télévisions

Ted Yoho, républicain à la Chambre des représentants, a traité AOC de « fucking bitch« , une situation fortement dénoncée par l’élue démocrate. Le membre du Congrès américain s’est ensuite « excusé », invoquant sa femme et ses filles pour prouver son absence de malveillance. Malgré ses excuses, Alexandria Ocasio-Cortez ne s’est pas laissée faire et a profité de l’occasion pour réagir. Pour elle, ce cas est symptomatique d’un problème plus global. « Nous avons toutes dû faire face à cette situation d’une manière ou d’une autre à un moment donné de notre vie« , a-t-elle estimé. Auparavant serveuse, AOC se souvient d’ailleurs avoir déjà été confrontée à de telles insultes. « J’ai jeté hors des bars des hommes qui avaient utilisé un langage comme celui de M. Yoho et j’ai rencontré ce type de harcèlement dans le métro de New York« , a-t-elle lancé.

 

Un schéma ancré ?

 

« Ce problème ne se résume pas à un seul incident. Il est culturel. C’est une culture d’absence d’impunité, d’acceptation de la violence et du langage violent à l’égard des femmes« , a déploré l’élue. Pour AOC, cette attitude résulte d’un schéma de déshumanisation des autres. Aussi, la démocrate regrette que les épouses et les filles servent de « bouclier » pour justifier ce comportement. « J’ai deux ans de moins que la plus jeune fille de M. Yoho. Je suis aussi la fille de quelqu’un. Heureusement, mon père n’est plus en vie pour voir comment M. Yoho a traité sa fille. »

 

« Donner la permission à d’autres hommes de faire cela à ses filles »

 

Selon AOC, s’octroyer le droit d’agir ainsi vient banaliser l’inacceptable. « C’est donner la permission à d’autres hommes de faire cela à ses filles. Il a cédé en utilisant ce langage devant la presse. Il a donné la permission d’utiliser ce langage contre sa femme, ses filles, les femmes de sa communauté« , s’est insurgée la démocrate. Enfin, AOC pointe l’absence de sincérité des excuses de Ted Yoho. « Lorsqu’un homme décent se trompe, comme il nous arrive à tous de le faire, il fait de son mieux et s’excuse, non pas pour sauver la face, non pas pour gagner un vote. Il s’excuse sincèrement pour réparer et reconnaître le mal fait afin que nous puissions tous aller de l’avant. »

 

Publié par anti-K

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LA LUTTE DES LUXFER : UNE ÉPOPÉE OUVRIÈRE
LA LUTTE DES LUXFER : UNE ÉPOPÉE OUVRIÈRE

SYNDICOLLECTIF

 

Il faut regarder cette vidéo qui retrace le combat des salariés de LUXFER à Gerzat (Puy de Dôme) pour le maintien de leur production notamment de bouteille à oxygène pour les hôpitaux, la seule usine qui en produisait en Europe et que les patrons ont voulu fermer à tout prix, en envoyant des bulldozer pour tout détruire. Soutenons-les!  

Site : https://twitter.com/Luxfer.fr

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Offensive sécuritaire. Macron débloque
 
10 millions pour une « indemnité
 
spécifique » aux policiers de nuit

 

Au cours d'une « visite surprise » rendue à la BAC et à Police-Secours ce lundi, Emmanuel Macron a annoncé le versement d'une « indemnité spécifique » aux policiers travaillant la nuit – mesure qui reviendrait à 10 millions d'euros. Entre tentative de séduction des policiers et des électeurs de droite et d'extrême droite, le gouvernement met en œuvre sa politique répressive et réactionnaire.

 

Tentative de séduction à droite

Crédits photo : AFP/Abdesslam Mirdass

 

Selon l’AFP, c’est au cours d’une « visite surprise » ce lundi auprès de policiers parisiens qu’Emmanuel Macron a annoncé le versement d’une « indemnité spécifique » pour les policiers travaillant de nuit. Au total, la mesure reviendrait à 10 millions d’euros. L’AFP mentionne également qu’il s’agissait d’une des revendications des syndicats policiers, exprimée notamment lors de leur rencontre avec Gérald Darmanin le 20 juillet. Emmanuel Macron aurait fait le tour de plusieurs unités de la brigade anticriminalité (BAC) de nuit et de Police-Secours, en compagnie de Gérald Darmanin, Marlène Schiappa et Didier Lallement.

Il s’agit de la part du président d’une nouvelle tentative de regagner la confiance des policiers en cédant aux revendications des syndicats de police, qui demandent davantage de moyens pour réprimer – ce dans un contexte social explosif aujourd’hui et dans les mois qui vont suivre, entre le mouvement antiraciste et les ripostes ouvrières probables face à la crise économique et les licenciements. C’était la même logique qui prévalait lors de l’annonce, il y a quelques jours, de 75 millions d’euros alloués pour le renouvellement des véhicules de la police et de la gendarmerie.

C’est également ce qu’exprimaient le discours de Darmanin dans son interview au Figaro, où il promettait de « stopper l’ensauvagement d’une certaine partie de la société » et de « réaffirmer l’autorité de l’Etat » ; mais aussi l’annonce de Jean Castex à Nice sur l’instauration d’une amende de 200 euros pour usage de stupéfiants ; ou encore du projet de loi pour prolonger les mesures anti-terroristes, à l’occasion duquel Gérald Darmanin avait qualifié les mobilisations antiracistes de « communautaristes » et « séparatistes ». Dans la même lignée, vendredi dernier, Marlène Schiappa se rendait dans le Calvados afin de saluer les forces de répression, promettant « davantage de moyens » pour celles-ci.

 

L’actualité politique marquée par une offensive sur le terrain sécuritaire et réactionnaire

 

Plus généralement, ces visites et ces annonces s’inscrivent dans le contexte d’une offensive sur le terrain sécuritaire et réactionnaire. La situation politique est en effet marquée d’une part par une offensive de l’extrême droite, autour de la campagne « #OnVeutLesNoms », instrumentalisation de drames à des fins racistes ; et d’autre part par un parti-pris conservateur depuis le remaniement, marqué par la nomination de deux ministres identifiés comme à droite et proches de la police.

Ainsi, Emmanuel Macron cherche à se reconstruire une base sociale en séduisant les électeurs de droite et du Rassemblement National. Dans une tentative de restaurer le « en même temps » du début du quinquennat Macron, cette politique très marquée à droite est contrebalancée par quelques annonces visant à séduire un électorat de centre-gauche – on pense notamment à l’annonce des repas à 1 euro pour les étudiants boursiers. Cette mesurette sociale ne fait cependant pas illusion dans le cadre d’une politique très largement pro-patronale.

Dans l’ensemble, si le discours du gouvernement vise à grignoter du terrain xénophobe et sécuritaire à la droite dure en vue des prochaines élections, il vise aussi à justifier une répression accrue des quartiers populaires, des luttes sociales et du mouvement ouvrier. Dans le contexte social potentiellement explosif, il est en effet central pour Macron de mettre en oeuvre tous les moyens possibles pour contenir ou étouffer les révoltes potentielles. Contre cette logique gouvernementale et patronale qui cherche à faire payer la crise aux travailleurs et opprimés, il va être central pour notre camp social de construire une mobilisation générale d’ampleur, réunissant tous ces secteurs autour d’un programme de lutte, mais aussi de se doter d’un projet de « monde d’après » débarrassé de toute exploitation et de toute oppression.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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