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Syndicat CGT unilever HPC France

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Le matraquage du photographe Pablo Tupin (Copyright : Pyrros.fr)

 

Est-ce que cazeneuve et Valls vont continuer à nier ces exactions duement prouvées et l'entrave qu'elles constituent à la liberté de la presse?

Et quand vont-ils cesser leur manoeuvres contre le mouvement de lutte contre leur loi scélérate?

En tout cas des motifs supplémentaires de mobilisation pour les contraindre au retrait et s'ils passent en force pour poursuivre la lutte jusqu'à l'abrogation!

sans oublier que depuis début mai la Ligue des Droits de l'Homme a demandé la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur les violences policières !

 

Source FR3 Régions :

28 Juin : Des photographes molestés par les forces de l’ordre pendant une manif à Toulouse.

L’un d’eux témoigne sur son blog, habituellement destiné aux amoureux de la photo. Loïc Tripier, alias « Pyrros » raconte qu’en fin de manifestation, il a été le témoin du matraquage en règle d’un d’autre photographe, Pablo Tupin, par des policiers qui lui reprochaient semble-t-il de s’être trop approché lors de l’interpellation d’un manifestant.

Il reçoit de nombreux coups de matraque dans le dos et sur les épaules. Je déclenche en pensant au matériel qu’il abrite dans son sac à dos. Les coups pleuvent dans son dos et je ne pense qu’à l’état dans lequel on va retrouver le photographe », témoigne son collègue sur son blog.

Quelques minutes plus tard, c’est Loïc Tripier lui-même qui reçoit un grand coup de matraque, fracturant l’objectif de son appareil photo : « j’ai juste le temps d’apercevoir le canon du Cougar (utilisé pour lancer les grenades lacrymogènes) que celui s’abat vers mon optique le Canon 10-22mm. Le policier à volontairement dirigé le canon de son arme en direction de mon optique ». 

 

Deux autres photographes ont été frappés ou menacés par la police. C’est la première fois que de tels incidents se produisent à Toulouse depuis ceux du 31 mars dernier où plusieurs journalistes ou photographes avaient été également ciblés par les forces de l’ordre.

A l’époque, la préfecture avait regretté ces incidents mais relevait qu’il était parfois difficile pour les policiers, dans la confusion, de faire la différence entre des photo-reporters ou journalistes et les manifestants eux-mêmes souvent équipés d’appareils de prise de vue, parfois professionnels.

Depuis, de nombreux photographes ou caméramans ont été molestés par des policiers, notamment dans les manifestations parisiennes. Il ne faudrait pas que cette habitude gagne également les policiers toulousains.

FV (@fabvalery)

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Intervention liminaire de la délégation CGT

mercredi 29 juin 2016

INTERVENTION LIMINAIRE DE LA DELEGATION CGT

Philippe Martinez, Catherine Perret, Fabrice Angeï, Mohammed Oussedik


Monsieur le Premier ministre,

Madame la ministre du Travail,

Vous connaissez notre position sur le contenu de la loi qui mobilise, aujourd’hui, contre elle une majorité de l’opinion publique, une majorité des organisations syndicales représentatives de notre pays et qui ne parvient pas à réunir une majorité de députés à l’Assemblée nationale.

Vous connaissez aussi nos propositions en faveur d’un Code du travail du XXIe siècle, à même de protéger les salariés contre les effets de la course au moins-disant social sur fond de précarisation du travail et de ceux qui l’exercent.

Je vais donc concentrer mon propos sur ce que, peut-être, vous ignorez encore : avant même son éventuelle adoption, la loi dite travail que porte votre gouvernement viole de façon magistrale les conventions fondamentales de l’OIT.

En effet, en 2012, le comité de la liberté syndicale de l’OIT a jugé une affaire très similaire concernant un projet de réforme du gouvernement grec de l’époque organisant la décentralisation de la négociation collective au niveau des entreprises. Souvenez-vous, la Grèce était alors dans le viseur de la Troïka qui avait imposé au pays un bouleversement des règles de négociation collective ressemblant à s’y méprendre à l’article 2 de votre projet de loi.

Les conclusions du comité ne laissent aucun doute possible quant à l’infraction que constitue ce type de réforme par rapport aux conventions de l’OIT. Je me permets de vous en citer un court extrait qui résonne comme un avertissement :

« Le comité souligne que la mise en place de procédures favorisant systématiquement la négociation décentralisée de dispositions dérogatoires dans un sens moins favorable que les dispositions de niveau supérieur peut conduire à déstabiliser globalement les mécanismes de négociation collective ainsi que les organisations d’employeurs et de travailleurs et constitue en ce sens un affaiblissement de la liberté syndicale et de la négociation collective à l’encontre des principes des conventions 87 et 98 ».

Pour la CGT, la signification de cette jurisprudence est claire. Elle transforme en avorton l’article 2 du projet de loi dit travail.

Si le gouvernement s’entêtait à le maintenir, il est clair qu’il exposerait la France à une violation grave et immédiate des conventions fondamentales 87 et 98 de l’OIT qui, je vous le rappelle, protègent les libertés syndicales et la négociation collective dans le monde.

Il serait irresponsable de demander la semaine prochaine aux députés d’adopter une loi bafouant aussi clairement le droit international du travail, et encore davantage d’utiliser une nouvelle fois le 49-3 à cette fin.

Nous prendrions alors immédiatement nos responsabilités en alertant l’opinion publique sur ces violations et en portant plainte devant les instances habilitées de l’OIT. Et croyez-moi, nous trouverons une majorité des organisations syndicales de ce pays pour le faire.

De notre point de vue, vous n’avez par conséquent, pas d’autre choix que de retirer immédiatement l’article 2 de la loi.

Mais il y a plus grave encore, Monsieur le premier ministre. Il n’y a pas que l’article 2 qui contrevient aux engagements internationaux de la France.

Le projet de loi dans son ensemble viole le Pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Si vous lisez les communiqués de la CGT, vous savez sans doute que nous sommes intervenus le 5 juin dernier à Genève lors de l’examen de la France par le Comité des Droits Économiques, Sociaux et Culturels des Nations-Unies. Nous avons alerté ce comité sur le climat social en France, la stigmatisation et la répression du fait syndical, les dispositions du projet de loi Travail ainsi que son processus d’adoption.

Il y a quelques jours, les experts du comité ont rendu leur rapport. Il est accablant pour la France. Là encore, je me permets d’en citer de courts extrait. Voici ce que disent les experts des
Nations-Unies de votre projet de loi de manière générale :

« Le Comité est préoccupé par les dérogations à des protections acquises en matière de conditions de travail proposées dans le projet de loi travail (…), y compris pour accroître la flexibilité du marché du travail, sans qu’il ne soit démontré que l’État partie a considéré toutes les autres solutions possibles. Le Comité engage l’État partie à s’assurer que les dispositifs proposés pour accroître la flexibilité du marché du travail n’ont pas pour effet la précarisation du travail et la diminution de la protection sociale du travailleur. Il l’exhorte également à s’assurer que toute mesure rétrograde concernant les conditions de travail :

a) Est inévitable et pleinement justifiée (…) ;

b) Est nécessaire et proportionnée à la situation, (…) ;

c) N’est pas discriminatoire (…). »

Et voici ce que ces mêmes experts onusiens disent des atteintes aux droits syndicaux en France :

« Le Comité déplore les actes de représailles contre les représentants syndicaux signalés. Il constate aussi avec inquiétude que l’espace démocratique de négociation des conventions collectives s’amenuise. Le Comité engage l’État partie à prendre des mesures efficaces de protection des personnes engagées dans des activités syndicales, et de prévention et de répression de toute forme de représailles. Il l’engage également à assurer l’effectivité de la négociation collective et du droit de bénéficier d’une représentation syndicale conformément aux normes internationales afin de protéger les droits des travailleurs (…) ».

Je vous épargne, Monsieur le premier ministre, les infractions qu’auraient pu constituer au regard du droit international les éventuelles interdictions de manifestation que vous vous êtes permis d’agiter la semaine dernière.

Vous l’aurez compris, le projet de loi « travail » est hors-la-loi internationale. Il l’est doublement : devant l’Organisation internationale du Travail et devant les Nations-Unies. Vous n’avez pas d’autre option que de le retirer. Sans quoi, nous n’aurons pas d’autre choix que de poursuivre la mobilisation contre un projet injuste et illégal.

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En Espagne, où 46 % des moins de 25 ans sont au chômage.
Photo : Marta NASCIMENTO/REA

 

Avant la France, d’autres pays européens ont réformé pour le pire leur droit du travail. Des exemples sur lesquels s’appuie le duo Medef-gouvernement. Mais, que ce soit en Allemagne il y a dix ans, en Espagne il y a quatre ans, ou en Italie plus récemment, le résultat de ces réformes, en dépit d’une amélioration toute conjoncturelle du chômage, est similaire : plus de précarité et moins de droits pour les travailleurs.

Alors que Manuel Valls dévoile aujourd’hui les corrections ­apportées au projet de loi travail, la tension monte à la fois chez les syndicats et dans la jeunesse. Pour faire passer la pilule, le gouvernement, bien aidé par le Medef, n’hésite pas à monter en épingle ce qui s’est (mal) fait ailleurs. En Allemagne, en Espagne ou en Italie, le résultat de ces réformes est aujourd’hui un véritable désastre social, avec toujours plus de précarité et moins de droits pour les travailleurs. Bernard Thibault (voir interview page 6) nous le rappelle : au travers de cette série d’offensives contre le droit du travail en Europe, c’est à la référence des droits ­sociaux à l’échelle du monde que les forces libérales s’attaquent. Il faudra donc à ­François Hollande, qui s’est personnellement investi dans ce nouveau texte, beaucoup plus qu’un simple acte de marketing. Le changement, c’est maintenant. La CGT, FO et les syndicats étudiants qui ont d’ores et déjà appelé à la grève ce jeudi ne manqueront pas de le rappeler au président de la République.

À en croire le Medef et ses amis du gouvernement, tous les maux de l’économie française seraient à mettre sur le dos de travailleurs nantis et du droit qui les protège. Alors, pour prouver que l’on a raison, quoi de mieux que de brandir les réformes faites chez le voisin même si l’échec y est évident ? Les lois Hartz mises en place il y a dix ans en Allemagne ont réduit les protections sociales et favorisé la dérégulation du marché du travail avec pour seul résultat des situations de précarité inédites outre-Rhin : aujourd’hui près de 40 % des salariés sont tributaires de petits boulots à temps partiel, ou en intérim, payés en moyenne 400 euros par mois. Même chose en Espagne. En 2012, en pleine crise, Madrid est sommée par Bruxelles de couper dans les dépenses publiques et de garantir la liberté de licenciement à moindre coût. Le résultat est dramatique : en 2015, 22,5 % des actifs sont privés d’emploi, avec un taux de chômage de 46 % chez les jeunes de moins de 25 ans et au moins 700 000 Espagnols partis chercher du travail hors d’Espagne. Facile, dans les deux cas de figure, de faire baisser le taux de chômage. Quant au « Jobs Act » adopté en Italie il y a un an, ce n’est qu’un écran de fumée renforçant les précarités déjà existantes. Ce dont François Hollande et le Medef ne semblent avoir cure, tant le marketing du chiffre du taux de chômage prédomine sur la réalité de citoyens abusés et désabusés.

Allemagne. Une double intox

Une fois encore le « modèle allemand » est brandi comme référence majeure par le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, ou le leader du Medef, Pierre Gattaz. La France aurait une série de réformes de retard. Et la preuve par l’Allemagne serait imparable : les bouleversements structurels impulsés il y a plus de dix ans par le chancelier Schröder lui permettraient d’afficher une croissance bien plus forte et un taux de chômage réduit à 5 % de la population active.

Si l’on veut simplement se donner la peine de regarder la réalité de plus près, la démonstration se révèle pour ce qu’elle est : une manipulation. D’abord pour des raisons strictement arithmétiques. Si le nombre de chômeurs enregistrés par les offices pour l’emploi a effectivement reculé outre-Rhin, le phénomène est d’abord imputable à l’aiguisement de la crise démographique qui frappe le pays depuis plus de deux décennies. Il y a tout simplement beaucoup moins de jeunes à entrer sur le marché du travail. Quant à la croissance, qui est le facteur déterminant en matière de création d’emplois, elle est bien trop molle pour avoir joué un rôle significatif. Elle s’établit à 0,8 % en moyenne sur les sept dernières années (contre 0,5 % pour la France).

Sur le fond, l’intox de l’opération de l’exécutif français et du Medef est plus flagrante encore. Car les réformes antisociales ne dopent pas l’économie germanique, elles la plombent. Les quatre lois Hartz, dont la première fut dévouée à réduire « les protections contre le licenciement » et les autres à une dérégulation sauvage du marché du travail (diminution des droits et de la durée d’indemnisation des chômeurs), ont bouleversé la société allemande en y faisant surgir un très large volant de précaires. Aujourd’hui, selon une étude de la fondation Hans-Böckler, proche des syndicats, près de 40 % des salariés allemands sont tributaires d’un emploi atypique (petits boulots à 400 euros, temps partiels, intérim, jobs uberisés, etc.). Résultat : des fractures terribles apparaissent au sein d’une société qui est devenue l’une des plus inégalitaires d’Europe. Les salariés des couches sociales inférieures, et singulièrement les plus jeunes, éprouvent les pires difficultés à s’extirper des routines paralysantes de la précarité pour accéder à un véritable emploi. Dans une enquête consacrée au phénomène, le magazine der Spiegel alertait : la société renoue avec les barrières des « ordres » d’un autre âge (« Ständestaat »), quand on a la malchance d’être né au sein de la communauté du bas de l’échelle sociale ou que l’on a glissé vers elle « il n’est plus possible d’en sortir » (1).

Outre que ce délitement de la cohésion sociale alimente une ambiance lourde dans le pays, nourrissant les angoisses de déclassement si propices à la xénophobie, il est aussi très contre-productif pour l’économie. L’exclusion sociale à grande échelle aggrave en effet les goulots d’étranglement « démographiques » évoqués plus haut. Résultat : certaines entreprises peinent à recruter aujourd’hui la main-d’œuvre qualifiée dont elles ont besoin. Au point que des marchés leur échappent, selon plusieurs études officielles.

En jetant une large partie de la population dans la précarité, les réformes ne stimulent pas l’économie allemande. Elles la fragilisent. En fait les réformes structurelles de Gerhard Schröder, puis d’Angela Merkel, ont dopé d’abord la rentabilité financière des groupes. Et c’est bien cela qui alimente les rêves les plus fous de Pierre Gattaz quand il déplore que les marges des entreprises françaises soient à 29 % « alors qu’elles sont à 41 % en Allemagne » (2).

Espagne. Un décret pourri au service d’une précarité accrue

« Injuste pour les travailleurs, inefficace pour l’économie, inutile pour l’emploi. » C’est ainsi que les syndicats espagnols ont dénoncé, en 2012, le « decratazo » (décret pourri) du président du gouvernement de l’époque, Mariano Rajoy. Face à deux grèves générales, le chef de file de la droite fait alors valoir que sa réforme du marché du travail est indispensable à la relance de l’économie. En pleine crise, Madrid est sommée par Bruxelles de charcuter dans les dépenses publiques mais également de garantir la liberté de licenciement à moindre coût.

Tout d’abord, l’indemnisation d’un salarié en contrat à durée indéterminée (CDI) a été réduite à 33 jours par année travaillée dans l’entreprise, contre 45 auparavant et limitée à deux ans contre trois ans et demi précédemment. Le salarié licencié n’a désormais plus droit qu’à vingt jours d’indemnisation par année travaillée et l’allocation est plafonnée à un an, indépendamment de l’ancienneté. Au nom de la « flexibilité », la réforme a institutionnalisé la « mobilité » du salarié tant en matière d’horaires que de fonction ou encore de salaire. Au motif d’une baisse de leurs revenus « durant trois trimestres consécutifs », ce qui est plutôt courant en période de récession comme l’a subie l’Espagne, les entreprises ont pu avoir recours plus facilement au licenciement économique. Comme si ce cadeau au patronat ne suffisait pas, l’exécutif du Parti populaire a ainsi autorisé les entreprises en perte de vitesse économique durant six mois à ne plus appliquer les conventions collectives au profit de conventions internes. Enfin, prétextant la lutte contre le chômage des jeunes, qui était alors de 48 % chez les 18-25 ans, Rajoy a offert une batterie d’incitations financières et de déductions fiscales aux entreprises de moins de 50 salariés afin qu’elles embauchent des jeunes de moins de 30 ans et des chômeurs de longue durée mais avec un CDI différencié. Pour quels résultats ?

L’exécutif a fragilisé davantage un marché du travail espagnol pourtant déjà sinistré. En 2015, 22,5 % des actifs étaient privés d’emploi. Le taux de chômage est de 46 % chez les jeunes de moins de 25 ans. Pour rappel : en octobre 2012, on recensait plus de 300 000 licenciements en un an, soit une hausse de 53 % par rapport à l’année antérieure. Dans les comptes du chômage présentés en janvier 2014, le gouvernement de Mariano Rajoy a fait valoir une diminution de 1 %, soit de 27,2 % au premier trimestre à 26,03 % au quatrième trimestre. Mais il a toujours bien pris soin de ne pas parler de la chute de la population active. Entre janvier et décembre 2013 en effet, 267 200 personnes sont « sorties » du « circuit » officiel, dont 74 300 au dernier trimestre, faute d’offres d’emplois stables. Le pays a également connu un renversement des flux migratoires. Attractif lors du boom économique dopé par la spéculation immobilière, il est repassé à l’heure de l’émigration, des milliers de personnes dont de nombreux jeunes diplômés étant contraints de prendre le chemin de l’exil. Selon plusieurs études, quelque 700 000 personnes auraient ainsi quitté le pays depuis le début de la crise, en 2008.

Italie. Les faux chiffres du sémillant Renzi

L’avertissement vient de l’autre côté des Alpes. « Ne nous copiez pas. Parce que notre réforme du marché du travail fait du mal au travail et ne donne pas de résultats », alerte Corrado Barachetti, coordinateur national au marché du travail de la Confédération générale italienne du travail. Il faut dire que le « Jobs Act », réforme du marché du travail à l’anglo-saxonne adoptée sous la houlette de Matteo Renzi, président du Conseil, il y a un an, est un écran de fumée. « Il n’a fait que stabiliser les précarités », dénonce le syndicaliste.

Le premier pilier du plan de Renzi est censé être la diminution du nombre de contrats précaires. On en compte des dizaines de types différents dans la Péninsule. « En fait uniquement deux types de contrats ont été supprimés. Tous les autres sont restés en vigueur », précise Corrado Barachetti. Deux tiers des contrats souscrits l’an dernier restent à durée déterminée. Il est désormais possible de cumuler six contrats successifs de ce type, pour une durée de 36 mois…

Le deuxième axe du Jobs Act est la substitution du contrat à durée indéterminée par un contrat à protection croissante. Auparavant, grâce à l’article 18 du statut des travailleurs, obtenu de haute lutte en 1970, un salarié licencié sans juste cause était réintégré. Désormais, il sera indemnisé. Le gouvernement italien vante le boom des contrats à protection croissante. Plus de 400 000 ont été souscrits l’an dernier, même si, pour l’immense majorité d’entre eux, il s’agit de titularisation d’anciens contrats précaires, sans effet donc sur le taux de chômage. Des emplois stables, fait valoir Matteo Renzi. En réalité, ils ne sont pas si stables que cela. Le patronat peut maintenant virer ces salariés « sans juste cause », avec le seul risque de devoir débourser deux mois de salaire par année d’ancienneté. Or ces emplois ont surtout été souscrits grâce aux 27 000 euros d’aide d’État sur trois ans. Un véritable effet d’aubaine.

« À supposer qu’un ouvrier soit payé 1 500 euros par mois, une année d’ancienneté doit être indemnisée 3 000 euros. Si une entreprise licencie avant neuf ans, cela ne lui coûte rien », calcule Corrado Barachetti.

« Il n’existe aucune corrélation statistique entre la baisse du chômage et le Jobs Act, explique Emiliano Brancaccio, professeur d’économie politique à l’université du Sannio de Benevento. Cette diminution est surtout due aux avantages fiscaux accordés aux entreprises par le budget 2015. » Quand ces cadeaux au patronat n’auront plus cours, dans trois ans, on pourra réellement juger des effets du Jobs Act. « Seuls un cinquième des contrats signés entre janvier et juillet 2015 l’ont été avec ce contrat à protection croissante, mais avec un salaire de 1,4 % inférieur aux anciens contrats à durée indéterminée souscrits l’an dernier », ajoute Brancaccio. « La recherche économique n’a jamais fait le lien entre baisse du chômage et réforme du marché du travail, avance l’économiste. En revanche, il a été montré que ce type de réformes a un effet sur le pouvoir de négociation des salariés », relève-t-il. En fait, si le chômage a baissé, c’est dans le cadre d’une reprise de l’activité en Europe. « Et encore, elle a été moindre en Italie qu’ailleurs », dévoile Brancaccio. Le produit intérieur brut italien a crû de 1 % l’an dernier selon Eurostat, contre 1,6 % pour la zone euro. Le nombre de chômeurs, s’il a diminué de 254 000 en 2015, reste très élevé. 2,9 millions de personnes sont privées d’emploi en Italie. Bien plus qu’avant la crise en 2007.

Bruno Odent Cathy Ceïbe Gaël De Santis
L'Humanité

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L’ambassadeur de France aux Comores refuse l’octroi de visa aux syndicalistes de la Confédération des Travailleurs des Comores (CTC)

Du 30 mai au 11 juin 2016, se tenait à Genève la Conférence Internationale du Travail (CIT), réunissant les gouvernements, les employeurs et les travailleurs du monde entier. Fondé en 1919, L’Organisation Internationale du Travail est une agence tripartite de l’Organisation des Nations Unies dont le but est de promouvoir les droits au travail et le travail décent.

En l’absence d’ambassade de Suisse aux Comores, les syndicalistes comoriens doivent demander pour venir à Genève un visa de circulation dans l’espace Schengen aux pays limitrophes de la Suisse, dont la France. Cette année, nos camarades de la CTC, se sont vus refuser l’octroi du visa par l’ambassadeur de France, et ce pour la première fois depuis la création de l’unique organisation syndicale de l’archipel. Cette décision incompréhensible a, de fait, privé un pays de la représentation des travailleurs dans une instance internationale dont ils sont membres de droit, et ce dans un contexte où les libertés syndicales sont régulièrement bafouées aux Comores.

La CGT condamne fermement cette obstruction de la France à la représentation syndicale à l’OIT. Il est inadmissible qu’un poste diplomatique de la France, par un excès de zèle absolument incompréhensible pénalise la participation d’un pays à une grande conférence internationale. Il s’agit d’une faute politique, diplomatique et professionnelle. Cette décision de l’ambassade de France aux Comores s’ajoute aux difficultés que rencontrent nombre de syndicalistes des différents continents à obtenir des visas via les ambassades françaises. La CGT rappelle au gouvernement français et ses postes diplomatiques le droit à la liberté de circulation des travailleurs et de leurs représentants syndicaux et demande l’inflexion immédiate de cette politique d’obstruction à la participation aux instances internationales des représentants des travailleurs.

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Carlos Ghosn le PDG multicartes de Renault Nissan aux 16,5 millions d'euros de rente annuelle est rattrapé à Paris par les pratiques anti syndicales de ses firmes automobiles.
Une délégation d'ouvriers membres du syndicat américian UAW de l'usine Nissan de Canton au Mississipi aux Etats-Unis a manifesté mardi 28 juin devant le siège de Renault à l'occasion d'un comité de groupe qui se réunit ce jour-là. Les fédérations de la métallurgie CFDT, la CGT, FO et de la CFE-CGC les soutiennent.
Il est en effet impossible de créer une section syndicale dans cette  usine  de 5000 salariés, la principale de Nissan  aux Etats Unis. Alors que selon le droit américain 30% des salariés peuvent obtenir la création d'une section syndicale, "ils n'ont cherché qu'à intimider les salariés de l'usine, à les déstabiliser, n'hésitant pas à faire du chantage à l'emploi, leur faisant croire que si un syndicat venait à se créer au sein de l'usine cela la mettrait en danger", explique Richard Bensinger, porte-parole de l'UAW.
Dans de nombreux pays du monde où Nissan est implanté la solidarité avec les ouvriers de l'usine Nissan de Canton se développe. Au Brésil les syndicats de l'automobile exigent que Nissan  soit expulsé des sponsors des prochains jeux olympiques de Rio estimant incompatible ce rôle avec celui de briseur de libertés syndicales.
Chapeau au maître du monde Ghosn : avoir réussi à constituer contre lui la protestation conjointe du syndicat américain UAW et de tous les syndicats français.
En France 35 députés français et eurodéputés ont adressé la semaine dernière au patron de Renault-Nissan une lettre dénonçant les pressions de la direction sur les salariés. La direction n'a pas répondu pour le moment. Circulez, il n'y a rien à voir pour la direction de Renault !
Mais on n'entend pas le gouvernement pourtant actionnaire de Renault. Macron, et Hollande vont ils continuer, dans ce cas comme dans tant d'autres, à laisser faire Ghosn. A côté de Nissan aux Etats-Unis, il y a aussi Renault à Bursa en Turquie où une répression anti syndicale encore plus violente s'exerce. Oui à la solidarité internationale entre toutes les usines et établissements de Renault et Nissan !

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Revalorisation allocations chômage, 0 %

 

Après l’échec des négociations assurance chômage, le patronat bloque la revalorisation des allocations des privés d’emploi !

Le conseil d’administration de l’Unedic s’est réuni ce 27 juin, pour la première fois après l’échec des négociations du régime général d’assurance chômage le 16 juin dernier.

Un des points à l’ordre du jour portait comme chaque mois de juin sur la revalorisation des allocations au 1er juillet.

La CGT, ayant constaté une hausse des prix de plus de 5 % depuis 2011, non compensée par les augmentations des seules allocations minimales et de la partie fixe depuis deux ans, a demandé 5 %.

FO, CFDT, CFTC, CGC ont proposé 0,5 %.

Le patronat (Medef, CGPME, UPA) déjà responsable de l’échec des négociations, par un refus d’augmentation des recettes, notamment des cotisations patronales, a catégoriquement refusé toute augmentation.

La CGT s’est ralliée à la proposition des autres syndicats pour permettre une augmentation minimale, et malgré cela, le patronat a persisté dans son entêtement.

À vote égal entre représentants patronaux et salariés, additionné à une certaine confusion sur les pouvoirs du côté patronal, la majorité n’a pas été atteinte, ce qui confirme l’insupportable véto du Medef et de ses acolytes.

Le nouveau refus d’augmentation des allocations des privés d’emploi confirme l’urgence de revoir toutes les règles de négociation !

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Après le rassemblement à 10H00 à Compiègne au cours guynemer, ensuite opération "péage gratuit" à Chamant !

120 Personnes étaient sur place.

L'acceuil a été très apprécié par les automobilistes et les routiers !!!

Notre Action est un succés !!!

On ne Lâche Rien !!!

Retrait, Retrait loi el Khomri !!!

Manif Compiègne 28 juin, Péage Chamant Gratuit
Manif Compiègne 28 juin, Péage Chamant Gratuit
Manif Compiègne 28 juin, Péage Chamant Gratuit
Manif Compiègne 28 juin, Péage Chamant Gratuit
Manif Compiègne 28 juin, Péage Chamant Gratuit

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La CGT appelle à la grève et manifestation le 28 juin à 10H00 à Compiègne cours Guynemer.

Contre le projet de loi El Khomri, Mobilisons-nous contre la mise à mort du Code du Travail.

Tous en Grève    Tous à la Manif

Article 13 de l’avant-projet El Khomri : une très discrète bombe à retardement

L’article 13 dispose ainsi :

« Lorsqu’un accord d’entreprise est conclu en vue de la préservation ou du développement de l’emploi, ses stipulations se substituent de plein droit aux clauses contraires et incompatibles du contrat de travail, y compris en matière de rémunération et de durée du travail.

L’accord mentionné au premier alinéa ne peut avoir pour effet de diminuer la rémunération mensuelle du salarié.

Le salarié peut refuser la modification de son contrat de travail résultant de l’application de l’accord mentionné au premier alinéa. Ce refus doit être écrit.

Si l’employeur engage une procédure de licenciement à l’encontre du salarié ayant refusé l’application de l’accord mentionné au premier alinéa, ce licenciement ne constitue pas un licenciement pour motif économique et repose sur une cause réelle et sérieuse. Il est soumis aux dispositions relatives à la rupture du contrat de travail pour motif personnel. »

Ainsi, en quelques lignes, cet article anéantit trois des principaux piliers de la construction du droit du travail au cours des quarante dernières années.

 

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Sept des 15 marques de crème glacée les plus vendues à travers le monde appartiennent à Unilever, qui possède 22 % des parts du marché des gâteries froides.

Son plus proche compétiteur est Nestlé, qui place quatre marques dans le top 15.

La friandise glacée Magnum (Unilever) arrive en première position du palmarès établi par Forbes selon des données d’Euromonitor.

 

En 2015, Magnum a vendu pour 2,54 milliards de dollars de barres glacées, une augmentation de 8 % par rapport aux ventes en 2014. Pour ce qui est de 2016, les prévisions établissent que Magnum pourrait voir son chiffre d’affaires grimper à 2,69 milliards.

Loin derrière en deuxième position se retrouve Häagen-Dazs. Des consommateurs de 50 pays différents ont contribué à des ventes de 2,09 milliards de dollars pour la propriété de General Mills

Les douceurs Cornetto (Unilever) ont cumulé 1,6 milliard de dollars pour leur 25e anniversaire. La marque a introduit des plus petits cornets dans des marchés clés avec l’objectif de compétitionner avec les barres de chocolat.

En quatrième position arrive Ben & Jerry’s. Depuis son acquisition par Unilever en 2000, les ventes de l’entreprise ont triplé, avec une croissance de 14 % l’an dernier, pour des ventes totales de 1,23 milliard de dollars.

Breyers (Unilever) ferme le top cinq, avec des ventes de 960 M$. 

Un marché en transformation

Avec une marge de profit moyenne de 23 %, la crème glacée est l’un des produits les plus profitables de l’industrie alimentaire, selon un rapport d’IBISWorld. Les ventes mondiales ont augmenté de façon remarquable dans les dernières années, en raison d’un trafic plus important dans les régions émergentes telles que la Chine et le Brésil, qui comblent maintenant 40 % des ventes globales.

En 2015 aux États-Unis, il s’est vendu 59 millions de litres de crème glacée de moins qu’en 2014. Le volume de crème glacée vendu était en baisse pour la sixième année consécutive. Cependant, la popularité de la crème glacée artisanale plus coûteuse et des marques de prestige ont fait augmenter les ventes (en $) de 2 %.

Après des années de forte croissance, les ventes de yogourt glacé ont diminué de 9 % en 2014 et de 11 % l’année suivante. Selon Alex Beckett, analyste alimentaire senior chez Mintel, une firme d’études de marché, cela démontre que les consommateurs ne souhaitent plus sacrifier la saveur au profit de la santé. 

Top 15 des marques les plus vendues en 2015

  1. Magnum (Unilever) - 2,54 G$
  2. Häagen-Dazs (General Mills) - 2,09 G$
  3. Cornetto (Unilever) - 1,6 G$
  4. Ben & Jerry’s (Unilever) - 1,23 G$
  5. Breyers (Unilever) - 960 M$
  6. Carte d’Or (Unilever) - 827 M$
  7. Dreyer’s/Edy’s (Nestlé) - 773 M$
  8. Blue Bunny (Wells Dairy) - 723 M$
  9. Klondike (Unilever) - 652 M$
  10. Mihan (Mihan Dairy) - 575 M$
  11. Drumstick (Nestlé) - 616 M$
  12. Nestlé (Nestlé) - 449 M$
  13. Outshine (Nestlé) - 436 M$
  14. Popsicle (Unilever) - 432 M$
  15. Meiji (Meiji) - 434 M$

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La CGT ne se laissera pas intimider par la violence

 

Le siège de la CGT a été attaqué et vandalisé cette nuit par des individus cagoulés. Des vitres et la porte d’accès ont été cassées à la masse. Le pire a été évité car ils n’ont pu rentrer dans l’immeuble suite à l’intervention des services de sécurité interne.
Après la CFDT, c’est la CGT qui est attaquée. Nous réaffirmons que seuls le débat et l’action syndicale par les mobilisations permettent de faire entendre les revendications des salariés et du monde du travail.

Les violences commises ne font que desservir ces revendications et contribuent à essayer de discréditer le mouvement social en cours.
Les violences verbales et les insultes contre la CGT contribuent également à entretenir ce climat délétère.
La CGT reste déterminée dans son opposition à la loi « travail » et pour l’obtention de droits nouveaux à l’image de son projet de code du travail du 21ème siècle.
Plus que jamais, la mobilisation reste à l’ordre du jour.

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