SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Loi sur le « secret des affaires » validée par l’Assemblée : énième cadeau au patronat, en procédure accélérée

Mercredi 28 mars, l’Assemblée Nationale adoptait, par une procédure accélérée, la proposition de loi de LREM concernant le secret des affaires, à 46 pour et 20 contre. Le Sénat devrait en débattre le 18 avril. Après la loi sur ISF, le président des riches continue donc dans sa lancée en permettant aux patrons d’être toujours plus opaques quant à leurs pratiques, et protégés pour cela par la loi.

Loi travail XXL, casse des statuts et des services publics, tout ça par ordonnances et procédures accélérées… Le renforcement du pouvoir de la bourgeoisie avance à grands pas avec Macron, dont les députés prévoient de faire appliquer le plus rapidement possible cette nouvelle loi sur le secret des affaires, qui suit un vote du Parlement européen en 2016. L’introduction de cette directive européenne dans la législation française avait alors soulevé une levée de boucliers qui avait fait reculer temporairement le gouvernement, repoussant sa date limite d’application jusqu’en juin 2018.

LREM veut maintenant la faire passer une bonne fois pour toutes, par une procédure accélérée qui supprime les navettes entre les deux Chambres. Sous couvert de protéger les secrets industriels d’un espionnage économique et industriel, cette loi sur le secret des affaires prévoit surtout de laisser une marge de manœuvre encore plus grande qu’elle ne l’est déjà aux entreprises pour passer outre les normes environnementales, économiques, de santé publique, fiscales, etc. Un énorme cadeau pour les entreprises qui auront encore plus les mains libres pour leurs petits arrangements industriels et commerciaux, en dissuadant quiconque voudrait dénoncer leurs pratiques.

Des affaires étouffées…

Raphaël Gauvain, député LREM, a présenté le texte devant l’Assemblée en plaidant qu’il s’agissait de « protéger nos entreprises contre l’espionnage économique, le pillage industriel ou la concurrence déloyale ». Dans les faits, tout un armada de lois françaises permettent déjà de protéger la « propriété intellectuelle » et le « secret des affaires » des entreprises, deux choses qui sont en elles-mêmes hautement discutables.

Contre toute envolée lyrique sur le bien-fondé de ce type de loi, qui serait nécessaire aux entreprises pour qu’elles restent concurrentielles, cette loi tend surtout à restreindre encore plus la publicisation des affaires des entreprises, de leurs méthodes de production, et de leur financement, en leur donnant un cadrage plus strict et général pour empêcher toute révélation. Il ne s’agit pas de possibles conflits entre grandes entreprises, mais surtout d’un conflit entre leurs intérêts pour un profit à tous prix, et les nôtres. Une manière pour les patrons de s’éviter (encore plus) tout embarras.

Le 21 mars sortait une tribune, intitulée « La loi sur le secret des affaires est un danger pour nos libertés fondamentales », et signée par une quarantaine de personnalités journalistiques, syndicales, d’ONG ou de lanceurs d’alerte. Dans leur texte, les signataires dénoncent cette loi qui vise à dissuader de révéler au grand jour toutes les magouilles des entreprises (détournement de fond, danger écologique, ou pour la santé des consommateurs etc), et rappellent que « des scandales comme celui du Mediator ou du bisphénol A, ou des affaires comme les Panama Papers ou LuxLeaks pourraient ne plus être portés à la connaissance des citoyens ».

… et des lanceurs d’alerte condamnés ?

C’est bien ce genre d’affaire que le texte cherche à étouffer en tentant de dissuader tous les potentiels lanceurs d’alerte. Lanceurs d’alerte qui risquent déjà gros avec la législation actuelle, puisque les entreprises ont les moyens judiciaires et financiers de les traduire en justice pendant de longues années, et à grands frais. La nouvelle proposition de loi est notamment critiquée par toute la profession journalistique car elle reste suffisamment floue et d’une grande largesse pour permettre de poursuivre en justice qui voudrait révéler ce genre d’affaires.

La loi prévoit en effet la poursuite en justice dans les cas de « d’obtention, d’utilisation et de divulgation du secret des affaires ». Elle prévoit des dérogations, notamment en cas d’exercice du droit à la liberté de la presse, ou encore de « la révélation de bonne foi d’une faute, d’un acte répréhensible ou d’une activité illégale dans le but de protéger l’intérêt public général » ou de « la révélation d’une information pour la protection d’un intérêt légitime reconnu par le droit de l’Union ou le droit national ». Des termes qui sont donc très vagues (« secret des affaires », « intérêt général »), et peuvent être contournés et interprétés en fonction.

Maintenir leur ordre, protéger les grands patrons

« L’exigence de transparence au sein du monde économique ne peut être totale : le bon fonctionnement des marchés concurrentiels exige un minimum de confidentialité. C’est donc légitimement que les entreprises se protègent de l’espionnage industriel et qu’elles demandent la protection de leurs secrets des affaires », a déclaré Nicole Belloubet, ministre de la Justice devant l’Assemblée. Mais ne nous trompons pas, ce n’est pas la confidentialité vis-à-vis des entreprises que le patronat réclame : c’est l’opacité la plus complète de leurs pratiques vis-à-vis de notre classe qu’il souhaite. Ce n’est pas le secret industriel entre eux qui assure « le bon fonctionnement des marchés » dans leur course au profit, mais bien le fait que nous n’ayons pas connaissance des mécanismes (exploitation, fraudes fiscales, financements obscures, dangers écologique et sanitaires, etc) de cette course.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Mercredi 21 mars 2018, la Commission européenne, de ce fait les 27 chefs d'état et de gouvernement qui lui donnent des ordres, bref l'UE du capital, ont autorisé le rachat de Monsanto par Bayer. C'est à dire la boite privée qui vend du poison est rachetée par la boite privée qui vend des médicaments. C'est Margrethe Vestager, de l'Internationale socialiste et commissaire danoise à la Concurrence libre et non faussée, qui a a donné le feu vert au rachat de Monsanto par Bayer.

Bayer a mis 51 milliards d’euros sur la table pour racheter son concurrent américain. C'est bêta mais je pensais que c'était toujours la crise en Europe et qu'il fallait se plier à l'austérité.

Ceci dit, en combinant leurs forces, Bayer et Monsanto vont bloquer le développement de l’agriculture biologique. Développement d’une agriculture et alimentation saine vont à l’encontre du capitalisme. D'aucuns disent que la Commission européenne est totalement irresponsable avec ce futur groupe qui fabriquera et vendra à la fois du poison et des médicaments. Ben oui, si on n'a du temps à perdre, il faudrait discuter avec l'UE, pour l'humaniser par exemple.

Petit rappel historique sur Bayer l'Allemand. Durant la Deuxième Guerre mondiale, l'entreprise soutint le régime nazi. Bayer, filiale du consortium chimique IG Farben, procéda à des expériences médicales sur des femmes déportées tirées des camps de concentration.

Dans le numéro de février 1947 du Patriote Résistant, extraits de cinq lettres de Bayer au commandant du camp d'Auschwitz.

Première lettre :
" En vue d'expérimenter un soporifique, vous serait-il possible de mettre à notre disposition quelques femmes et à quelles conditions, toutes les formalités concernant le transfert de ces femmes seront faites par nous."

Deuxième lettre :
" Nous accusons réception de votre lettre.
Considérant le prix de 200 marks exagérés, nous offrons 170 marks par sujet, nous aurions besoin de 150 femmes. "

Troisième lettre :
" D'accord pour le prix convenu. Veuillez donc faire préparer un lot de 150 femmes saines que nous enverrons chercher très prochainement. "

Quatrième lettre :
"Nous sommes en possession du lot de 150 femmes. Votre choix est satisfaisant quoique les sujets soient très amaigris et affaiblis. Nous vous tiendrons au courant du résultat des expériences. "

Cinquième lettre :
"Les expériences n'ont pas été concluantes. Les sujets sont morts. Nous vous écrirons prochainement pour vous demander de préparer un autre lot. "

IG Farben fournissait le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz et utilisa la main-d'oeuvre concentrationnaire dans ses usines. Condamné pour crimes contre l'humanité à Nuremberg, puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer et BASF.

La Commission européenne fait dans le plus propre que propre
Par le-blog-de-roger-colombier.com

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Air France, énergie, facs, éboueurs... Le 3 avril, les cheminots ne marcheront pas seuls !

A l'approche du 3 avril, premier jour de grève des cheminots, des appels à la grève de différents secteurs affluent. Un indice positif de la colère qui monte partout dans le pays, et qui ouvre la perspective concrète d'une convergence des luttes.

Crédits photo : IAN LANGSDON / EPAMAXPPP

Même les médias dominants ne peuvent le nier. Bien des secteurs travailleurs, du public comme du privé, ont choisi d’appeler à des journées de grève le 3 avril prochain, date de départ chez les cheminots. Si le Figaro se contente d’un sobre « Grèves : journée noire en prévision le 3 avril », le Parsisien, quant à lui, fait part bien plus ouvertement de sa stupéfaction : « Cheminots, pilotes, éboueurs... rien en commun sauf la grève du 3 avril ».

Bien sûr, ces différents médias se gardent bien de mettre en avant les points de convergence, afin d’éviter de grossir les rangs de la mobilisation le 3 avril. Pourtant, le gouvernement Macron, guidé par une boussole ultra-libérale, attaque tous azimuts. La seule réponse possible est une mobilisation massive et unitaire.

Air France, éboueurs, secteur de la santé, universités, énergie...

A partir du 3 avril, les travailleurs de l’énergie sont appelés, sous la pression de la base, à une grève de 3 mois par la CGT, marquant ainsi l’entrée en bataille d’un secteur autrefois estampillé « service public » et qui a subi les foudres de la privatisation. Les revendications mises en avant vont, par ailleurs, dans le sens de la défense d’un « secteur public de l’énergie ». Même son de cloche du côté des éboueurs, en grève illimitée à partir du 3 et qui réclament un « service public national » de gestion des déchets, la « reconnaissance de la pénibilité » de leur travail et un « statut unique public ».

Du côté d’Air France, la bataille est déjà lancée. Mobilisés sur leur mot d’ordre propre, notamment sur la question de la mise en place d’un mécanisme d’ajustement salarial pour augmenter certains salaires individuellement, les pilotes ne s’arrêteront pas le 30 mars, et ont appelé à la mobilisation du 3 avril. Le service de la santé n’est pas en reste, avec de nombreuses grèves éparses dans les CHU et la mobilisation en cours dans les EHPAD.

Enfin, la mobilisation en hausse des personnels, enseignants et étudiants des Universités a officiellement appelé, via la Coordination Nationale Étudiante du week-end dernier à Toulouse, à converger dans la rue le 3 avril prochain. Une décision qui va dans le sens d’une bataille commune étudiants/travailleurs qui hante les classes dominantes à chaque mobilisation d’ampleur nationale.

Les cheminots, clef de voûte d’une mobilisation massive et convergente. La reconductible à la SNCF est une condition indispensable pour mettre le feu aux poudres !

On le sait, le choix de la part de secteurs entiers de travailleurs et de la jeunesse, de se mobiliser le 3 avril n’est pas le fruit d’un alignement des planètes. Au contraire, c’est bel et bien grâce aux cheminots qui sont actuellement au cœur de la bataille contre le gouvernement que ce désir de convergence le 3 avril est si fort.

En effet, en attaquant les cheminots, Macron s’attaque au secteur de travailleurs le plus organisé et le plus combatif, l’objectif affiché étant d’infliger une défaite d’ampleur à l’ensemble de notre camp social, pour ensuite dérouler ses réformes contre l’ensemble de la classe ouvrière et de ses acquis. En bref, attaquer le fer de lance du mouvement ouvrier, et le défaire, est décisif pour la suite de son quinquennat. C’est pourquoi, outre la question d’un service public du rail de qualité et adapté à nos besoins, la bataille du rail est celle de l’ensemble de la classe ouvrière.

C’est la raison pour laquelle les cheminots, au delà de leur revendication en propre sur la question du statut par exemple, peuvent et doivent se mettre à l’avant-garde de la bataille générale contre Macron et ses réformes libérales. Dans ce cadre, la modalité d’une grève de deux jours sur cinq, si elle est criminelle pour le combat des cheminots en soi (car préparant la défaite), est également nocive pour l’ensemble des travailleurs et de la jeunesse en lutte. Seul un départ en grève reconductible, synonyme d’une bataille dure jusqu’à la victoire, donnera l’impulsion nécessaire pour un mouvement massif ouvrant la perspective de l’entrée en grève de nouveaux secteurs jusqu’ici dans l’attente. On le voit, les cheminots ne marcheront pas seuls le 3 avril. Un mouvement dur de grève reconductible permettrait à cette unité de ne pas se cantonner à une seule date mais, au contraire, à ce que s’installe une véritable convergence dans la durée et ce, jusqu’à la victoire.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Après les décisions prises par le gouvernement de renforcer le contrôle des chômeurs et de nationaliser l’UNEDIC afin de détruire l’assurance chômage, l’exécutif se donne aussi la possibilité de toucher au cumul chômage-emploi.

Crédit photo : DR

Le renforcement du contrôle des chômeurs

Même si, aujourd’hui, il est déjà possible de réduire de 20% les allocations des chômeurs qui « ne cherchent pas suffisamment » et si, en 2015 sous François Hollande, 200 « super-contrôleurs » surveillaient déjà les chômeurs dans leurs recherches d’emploi, le projet de Macron vise à durcir encore plus les sanctions et à valider la logique économique du patronat selon laquelle le chômage ne serait pas dû à une insuffisance de l’emploi entretenue par le capital, mais à la responsabilité du chômeur lui-même.

Le projet, qui a irrité les syndicats et qui est largement connu depuis la fin de l’année dernière, prévoit comme sanction une réduction de 50% des allocations chômage pendant deux mois en cas de recherche insuffisante, de refus de formation ou de refus de deux offres d’emploi. Pour les cas de récidive, la suppression des allocations serait totale deux mois durant. Le but est de renforcer le flicage de Pole Emploi et de contraindre les chômeurs à accepter tout emploi , même dans des conditions précaires et dégradées.

Vers la nationalisation de l’UNEDIC et la fin de l’assurance chômage

Sous prétexte d’universaliser l’assurance chômage en l’élargissant aux indépendants, qui aujourd’hui ne cotisent pas dans les caisses de l’UNEDIC, le gouvernement a annoncé en décembre dernier le projet de supprimer les cotisations chômage et de les remplacer par une hausse de la CSG (contribution sociale généralisée).

Cette suppression des cotisations viserait principalement à mettre en faillite la caisse de chômage par manque de moyens, pour ainsi en finir avec la logique basée sur l’assurance de l’UNEDIC. En effet, depuis 1950, syndicats et patronat gèrent ensemble l’assurance chômage et négocient sur les modalités d’indemnisation des chômeurs en ouvrant le droit à des indemnisations élevées. Dans ce système là, chacun cotise et reçoit des droits correspondants.

Le gouvernement pourtant, comme avait déjà promis Macron en campagne, cherche à aller vers un contrôle plus étroit de l’Etat sur la gestion et les modalités d’indemnisation du chômage, par la mise en place de prestations minimales conditionnées au niveau des revenus. La nationalisation de l’UNEDIC permettrait ainsi à l’Etat, au service du MEDEF, d’avoir un plus grand contrôle sur le chômage en écartant les représentants syndicaux.

De plus, tandis que l’assurance chômage rapporte actuellement 30 milliards d’euros, le remplacement de celle-ci par l’impôt de la CSG ne rapporterait que 18 milliards.

Toucher au cumul chômage-emploi

Dans ce contexte-là, les chômeurs ont encore une autre raison pour être en colère car la dernière attaque du gouvernement va toucher à leur possibilité de cumuler chômage et emploi. Comme annoncé par Les Echos, « le projet de loi sur les parcours professionnels ouvre la possibilité pour l’Etat d’ « adapter » les règles de cumul allocations-revenus des chômeurs ».

Pour rassurer tous les syndicats qui se sont irrités face à la possibilité d’ « adapter » le cumul chômage-emploi, des sources proches du ministère du travail ont avancé que ce projet de loi sur les parcours professionnels permettrait d’adapter les règles de cumul afin de « pouvoir agir le moment venu en fonction des résultats des négociations dans les branches attendues pour la fin de l’année ». C’est-à-dire, le cumul allocations-revenus pourra s’adapter en fonction des accords passés entre l’Etat et le patronat.

Cependant, rien n’est moins rassurant que l’étouffement des moyens de l’assurance-chômage, les emplois de plus en plus précaires que les chômeurs vont être forcés d’accepter et l’étroite collaboration entre l’Etat et le MEDEF dans ces attaques. Tout laisse penser, au contraire, que le cumul allocations-revenus sera adapté au détriment des chômeurs et au bénéfice du patronat.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Une enquête exclusive sur les services publics délégués au privé [Interview d’Isabelle JARJAILLE, journaliste]

Isabelle Jarjaille nous explique comment elle a démarré son enquête sur les services publics délégués au privé. Elle a d'abord enquêté sur les autoroutes et leur sur-rentabilité qui profite à des sociétés privées (Vinci, Eiffage...) puis s'est intéressée à d'autres contrats signés par les collectivités locales avec Véolia et Suez. Des décisions qui vont à l'encontre de l'intérêt général. Une enquête à découvrir dans son livre.

PAR EL DIABLO

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AMIENS - Les négociations ont tourné court chez Whirlpool, dont l’usine fermera fin mai. Un sèche-linge a en effet été proposé. Les syndicats envisagent des actions.

Amiens: avant la fermeture, Whirlpool propose un sèche-linge aux salariés en guise d’augmentation

« Ils ont pété des records au niveau des dividendes des actions cette année et on nous propose un sèche-linge », déplore Frédéric Chantrelle, délégué CFDT. Autant dire que « la réunion s’est mal passé » : « C’est du foutage de gueule après des années de bénéfices record. C’est indécent », tonne-t-il. « Si la direction ne revient pas vers nous, nous envisageons des actions. Nous demandons donc 700 euros mensuels avant que l’usine ne ferme. L’an dernier, on avait obtenu 4 %. Pour le collège des ouvriers, cela représente 80 euros pour un salaire de 2 000 euros brut », souligne-t-il.

Même son de cloche d’un représentant CGT : «  On demandait 10 % d’augmentation avec rétroactivité à partir de janvier, avant que le site ne ferme. On se fout des gens jusqu’au bout  ». Écœuré, le syndicaliste cégétiste lance même que le produit proposé par la direction est «  un sèche-linge de mi-gamme d’une valeur d’une centaine d’euros, soit le coût de production.  » Contacté, le directeur du site, Carlos Ramos, n’a pas donné suite à notre demande.

Ce mercredi en fin d’après-midi, une colère froide montait dans la zone de production, à tel point qu’une action du personnel est envisagée dans les prochains jours. «  On réfléchit à une action en début de semaine prochaine, le temps que l’on s’organise et que l’on fasse le tour des salariés  », prévient Frédéric Chantrelle. Un dernier baroud d’honneur qui ferait à nouveau mauvaise publicité au groupe Whirlpool, avant son retrait du site.

Pour rappel, la multinationale américaine a annoncé la fermeture de l’usine amiénoise en janvier 2017.La production sera cessée le 31 mai prochain après la délocalisation à Lodz, en Pologne. Nicolas Decayeux, un industriel picard créateur de la société WN, reprendra l’usine pour y lancer diverses productions (voitures électriques avec Secma, scooters électriques, casiers réfrigérés intelligents) au cours du printemps.

Le site Whirlpool, plus d’un siècle d’histoire à Amiens

Déjà en 2002, une machine à laver offerte aux salariés

Ironie du sort, le représentant de la CFDT du site amiénois Whirlpool, Frédéric Chantrelle, se souvient d’une situation comparable au début des années 2000, lors de l’abandon de la production des machines à laver dans l’usine d’Amiens. « C’était en 2002, au moment de l’arrêt de la production des machines à laver, la direction en avait offert une aux salariés », se rappelle-t-il.

À l’époque, Whirlpool Europe s’était lancé dans une restructuration de son site amiénois qui employait alors 860 salariés dévolus à la fabrication de sèche-linge et de machines à laver. La stratégie de l’époque consistait à rationaliser les productions en suivant le principe d’un produit par usine. En 2002, la production du site amiénois atteignait 730 000 sèche-linge et seulement 300 000 lave-linge.

COURRIER-PICARD

PAR CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Vidéo. Lille La police matraque des étudiants solidaires des cheminots

Nous relayons ci-dessous la vidéo et le compte-rendu publiés par la page Facebook "Lille insurgée" sur la manifestation qui a rassemblé 600 personnes ce mercredi à Lille pour protester contre les attaques de groupes d'extrême-droite et les interventions policières dans les universités.

"Aujourd’hui, une manifestation a réuni plus de 600 personnes à Lille venues pour dénoncer les attaques fascistes et les interventions policières dans les facs. Notamment celles de Montpellier, Bordeaux, Dijon, Strasbourg, Grenoble et Lille.
Le cortège, compact, déterminé, a décidé de se rendre à la gare en soutien aux cheminot.e.s. Cela n’a pas été du goût de la police, qui n’a pas hésité d’user de ce prétexte pour se faire plaisir. Les manifestant.e.s rentrent, les policiers arrivent, demandent aux manifestant.e.s de reculer, ce qu’il font. La police matraquent les têtes. Le cortège sort de la gare. La suite se résume assez facilement. Gazages, matraquages, charges sans sommations, intimidations. Un poignet cassé, une camarade passée à tabac par 5 policiers dans un coin. 2 interpellations.

Bref la police était en roue libre.
Face à ça, deux possibilités s’offrent à nous. Laisser tomber, ou recommencer.

Nous sommes de celles et ceux qui recommencerons.
Face à la répression policière et aux attaques fascistes, rendez-vous demain 14h00 - Place de la république".

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Réunions de CE et DP
CE/DP vendredi 30 mars 2018

Ci-dessous les questions de la CGT :

Questions CE :

  • Volume a date SHAMPOING/DENTAIRE
  • Part de marché shampoing/dentifrice
  • Effectif
  • Point sur les embauches
  •  La semaine 19 est-elle fermée?
  • Comment un cadre (wcm) peut-il s’avancer sur la rapidité d’évolution des salariés du site ?
  • A-t-il eu un quick Kaizen pour l’installation de l’écran extérieur et quel est son cout ?
  • La direction est-elle consciente du mal être de nombreux salariés dans l’entreprise ?
  • Point sur l’hygiène, douche, cantine….nous demandons que le personnel du process dentaire/shampoing puisse partir plus tôt pour se doucher (en fin de poste) ?
  • Point sécurité, comment la direction justifie-t-elle ce chiffre de 720 jours sans accident ?
  • Point de la direction sur le maintien des primes lors des heures supplémentaires du samedi ou lors de la cinquième nuit ?
  • Détail et explication du montant du crédit d’impôt recherche en 2017 ?
  • Nous demandons l’ouverture d’une négociation suite aux ordonnances loi travail « CSE » ?

Questions DP :

  • Peut-on remettre en état les frigos de la cantine ?
  • Que fait-on du caddie SAMSARA fractionné depuis le mois de novembre ? (les matières sont-elles toujours bonne et quand est-il programmé?)
  • Est-il possible d’avoir un transpalette électrique pour Sodexo au nettoyage des cuves et des pompes ?
  • Quel est le but de la leçon ponctuelle concernant la purge avant transfert mixeur ? La question est surtout pourquoi reste-il de l’eau dans le soutirage ?
  •  Notre responsable de sécurité peut-elle ignorer la règle concernant le dispositif interdisant l’utilisation du chariot élévateur par une personne non autorisée ? (type clé)
  •  Notre responsable du service qualité sait nous parler de "lactalis" mais pourquoi ne vient-elle pas voir les conditions de travail des fractionneurs shampoing ?
  • Quand est prévue la remise en conformité de la cabine a flux du fractionnement shampoing ?
  • Est-ce une volonté de la direction de ne pas avoir mis de douche sécurité et rince œil au nouveau fractionnement, est-ce par soucis d’économie ?
  • Point sur les modifications unimix 2 (diamètre de recirculation), a-t-on des résultats concluants, peut-on fabriquer toutes les recettes ?
  • Nous demandons la mise en place d’une grille de salaire Unilever HPC pour les cadres et ingénieurs, actuellement application convention collective Chimie, en terme de salaire celui-ci ne correspond même pas à un salaire coefficient 300 sur la grille HPC. Débuter à partir de notre grille entre le coeff 340 et 360.

 

Ci-dessous l'ordre du jour CE/DP vendredi 30 mars 2018? VEUILLEZ CLIQUER SUR LE LIEN POUR PRENDRE CONNAISSANCE DU FICHIER :

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
SIGNER OUI....SE RESIGNER NON !!!

Pour prendre connaissance du tract en PDF, veuillez cliquer ci-dessous.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Un syndicat anglais appelle les travailleurs à ne pas casser la grève des cheminots en France

Alors que la SNCF a démenti et assure n'avoir lancé aucun appel à de la main d'œuvre provenant de Grande-Bretagne pendant les jours de grève, pour assurer la maintenance des Eurostar, il semble que RMT, syndicat frère de la CGT, a adressé une lettre aux travailleurs pour leur demander de ne pas casser la grève des cheminots en France. Comme illustration de la solidarité internationaliste, nous relayons la traduction ainsi que le courrier original adressé aux travailleurs anglais.

Cher collègue,

Il a été porté à mon attention par notre syndicat frère français, la CGT, qu’ils mènent une action syndicale dans les mois à venir concernant les plans du gouvernement français de privatiser la SNCF et de modifier le statut cheminot.*

Ci-dessous, un calendrier des grèves à venir et vous verrez qu’elles sont assez nombreuses.

Le RMT a été informé qu’Eurostar International tente d’inciter des membres à travailler en France au dépôt du Landy, ce qui pourrait avoir un effet négatif sur la grève déclenchée par nos collègues syndicalistes.

Par conséquent, je demanderais que les employés ne travaillent que selon leurs conditions et ne se portent pas volontaires pour des tâches supplémentaires qui pourraient miner les grèves.

Je suis sûr que vous voudrez également partager vos bons vœux et votre solidarité avec vos collègues et je les transmettrai à la CGT.

Sincèrement votre,

Mick Cash,
Secrétaire général

Solidarité internationaliste

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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