Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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TOUTES ET TOUS EN GREVE

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Moins de droits pour les salariés, plus de pouvoirs pour les employeurs

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Le gouvernement vient de nous proposer dans la droite ligne de ses prédécesseurs une énième réforme du droit du travail partant du principe que le travail est un coût, alors qu’il produit les richesses. Cette loi va se rajouter aux précédentes sans même les avoir évaluées et pour cause, elles sont inefficaces.

Pourtant, lors de sa première rencontre avec le gouvernement, la CGT a fourni 14 pages de propositions pour que notre pays engage de réelles réformes afin de sortir de cette spirale qui nous enfonce dans un chômage de masse.
Pour rappel, si on comptabilise l’ensemble des catégories A-B-C-D et E, ce sont plus de 6,6 millions de chômeurs inscrits à Pôle Emploi que comptera la France, auxquels s’ajoutent des millions de précaires, de salariés à temps partiel imposé, dont une majorité de femmes et de jeunes.

Le code du travail permet que les salariés aient les mêmes droits, il n’a jamais permis de créer des emplois car ça n’a jamais été son rôle ! Monsieur GATTAZ Yvon (le père) annonçait déjà en 1986 la création de 471 000 emplois grâce à la suppression administrative de licenciement, le fils portait un pin’s (« 1 million d’emplois ») il y a deux ans ! On connaît le résultat !

Le gouvernement vient de confirmer les craintes que nous pouvions avoir.

D’abord, il va encore accentuer l’inversion de la hiérarchie des normes qui s’était engagée dès 1984 et qui n’a cessé de s’intensifier au fil des différentes réformes depuis 40 ans.

La primauté de l’accord d’entreprise, même moins favorable, sur l’accord de branche va s’accentuer dans la plupart des domaines (primes, indemnités diverses, congé de maternité, etc..). La primauté de l’accord de branche sur la loi s’élargit considérablement (ex : durée et renouvellement des CDD, contrats de chantiers).

Cette mesure n’aura qu’un seul effet : l’amplification du dumping social, en accentuant la mise en concurrence des PME et PMI et de leurs salariés. Cela va aggraver l’insécurité sociale de ces entreprises toujours plus placées sous l’emprise des donneurs d’ordres.

A l’heure où la souffrance au travail, les maladies professionnelles et accidents du travail et le désengagement de nombreux salariés s’intensifient parce qu’ils ne peuvent effectuer un travail de qualité, le CHSCT, qui est l’outil essentiel pour aborder les questions autour du travail réel va être fusionné avec les autres instances représentatives du personnel.

La négociation est un droit des salariés exercé par leur syndicat. Le patronat vient d’obtenir une relation de gré à gré avec un salarié isolé et non protégé dans les PME/PMI. On imagine aisément comment pourront se dérouler de futures négociations.

Ce déséquilibre va être renforcé, l’employeur pouvant prendre l’initiative d’un référendum au style déjà connu « choisissez entre la peste et le choléra ».

Une étape supplémentaire dans la liberté de licencier sans contrainte est également franchie. Sont en effet instaurées les ruptures conventionnelles, collectives, contournant les règles des PSE. Ce sont encore moins de droits et de protection pour les salariés.

Enfin, pour couronner le tout, un plafond des dommages et intérêts est fixé pour les indemnités prud’homales, ce qui pourra permettre à un employeur de provisionner un licenciement et amortir l’embauche d’un jeune de qualification égale mais moins payé.

Cette loi sur le droit du travail, comme les précédentes, n’améliorera pas le chômage, va augmenter encore la précarité, développer la pauvreté comme c’est déjà le cas en Allemagne ou en Angleterre.

Le 12 septembre doit être une première riposte de grèves et manifestations à cette loi du travail XXL.

La CGT va continuer à informer partout les salariés sur les conséquences très concrètes qu’ils pourraient subir dans leurs entreprises.

La CGT va engager le débat avec eux pour d’autres propositions, comme l’augmentation de salaire, une autre répartition des richesses (41 milliards de dollars versés aux actionnaires au 2ème semestre 2017 mettant la France première des pays européens), la réduction du temps de travail, des droits attachés à la personne et transférables d’une entreprise à l’autre, une sécurité sociale professionnelle permettant de ne plus passer par le chômage après la perte d’un travail.

La CGT fera tout pour unir les salariés, les travailleurs indépendants, les privés d’emploi, les retraités, les jeunes lycéens et étudiants avec l’ensemble des autres organisations syndicales afin de gagner des réformes de progrès social.

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Gattaz à l’université du MEDEF : « le monde est une formidable opportunité de marché »

Pierre Gattaz a introduit l'université d'été du MEDEF par un discours d'une trentaine de minutes, dessinant l'horizon du capitalisme français d'ici 2030. Quand les patrons nous disent ce dont ils rêvent, il est intéressant de voir un peu de quoi il retourne.

Crédit : ERIC PIERMONT. AFP

Gattaz a réédité les palabres de 2016 sur l’économie en mutation. Mais cette fois, on le sent très en attente des futures réformes du gouvernement.

L’amour de l’entreprise ne suffit pas au MEDEF, maintenant il faut des actes.
Pour Gattaz et l’ensemble des patrons cordialement invités à la grand-messe patronale, il y a quatre grands chantiers à mettre en oeuvre. Les chefs d’entreprises qu’il dépeint sont apparemment soit morts de trouille à l’idée d’embaucher, soit tétanisés par la bureaucratie (dont on sait qu’elle inhibe jusqu’à certains ministres qui ne savent pas se débrouiller avec une déclaration d’impôts), soit empêchés de se livrer corps et âme à l’embauche faute de marges suffisantes, ou encore parce que les talents ne sont assez bien formés par l’ENA. Damned.

Mais pour ces quatre chantiers, le MEDEF a quatre solutions :

1) un effort de pédagogie, pour valoriser l’entreprise, quitte à écouter les critiques. Gattaz réclame que les chefs d’entreprises nous fassent part de « leurs peines et leurs joies ». C’est sans doute le moment littéraire du discours, le reste est nettement plus technique.

2) continuer le combat grâce aux ordonnances (qui apparaissent comme la véritable carotte de tout le discours, Gattaz dit même que « tout y est ». On s’en doutait. Et le Projet de Loi de Finances 2018 : le MEDEF attend un effort du gouvernement pour soulager la fiscalité des entreprises, qui a beaucoup apprécié le CICE déjà (les marges des entreprises sont passées de 28 % à 32%), mais souhaite retrouver de belles marges pour faire face à la concurrence des autres Etats membres de l’UE (moyenne des marges 40 %)

3) Un MEDEF de conquête, qui n’est plus simplement défensif (même si on n’avait pas vu qu’il était en position de défense). Il faut conquérir les marchés, se lancer dans l’export. Une fois les patrons guéris de leurs anxiétés d’embaucher, ils s’apercevront qu’en Inde, en Chine, en Afrique, « le monde est une formidable opportunité de marché ».

4) La réforme de l’apprentissage permettra aux écoles de produire les talents nécessaires à l’entreprise. Gattaz et le MEDEF se mêlent donc de plus en plus de l’Education nationale. Blanquer (salué d’entrée de jeu puisque l’université d’été se tient à HEC, que Blanquer a présidé) est donc invité à réaliser le « rêve » du MEDEF.

Ces quatre blocs de réforme sont essentiels selon Gattaz, et on sait que le gouvernement est déjà en ordre de marche pour les réaliser. Ce n’est pas un coup de poker cependant. Gattaz rappelle en début de discours un proverbe à l’adresse des politiques : « ce n’est pas le plus gros qui bat les plus petits, mais les plus rapides et les plus agiles qui peuvent vaincre les plus lents ». On s’attend donc à une course de vitesse et Gattaz et le MEDEF se proposent explicitement de donner le tempo.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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La direction de Force Ouvrière n’appellera pas à la manifestation du 12 septembre

Ce mercredi, Jean-Claude Mailly a fini par trancher : la direction de Force Ouvrière n’appellera pas à la manifestation du 12 septembre appelée par la CGT et SUD contre Macron et sa loi Travail XXL. De la sorte, il donne une totale confiance à Macron pour légiférer comme cela lui convient.

Crédits : REUTERS/Philippe Wojazer

Jean-Claude Mailly a déclaré que le bureau confédéral de Force ouvrière a décidé à l’unanimité de ses treize membres de ne pas participer aux manifestations du 12 septembre avec la CGT et SUD, tout en affirmant qu’il ne soutiendrait pas le projet dans son intégralité : « Je suis sûr qu’il y a des choses sur lesquelles nous serons en désaccord fort demain. Mais nous allons peser le pour et le contre. » Bien que ce ne soit pas sans contradiction, notamment de la pression à la base, la direction de FO réaffirme ouvertement le caractère de sa collaboration ouverte avec Macron.

« Il y a eu un vrai dialogue social ». Dans son interview filmée, diffusée par Les Échos, Jean-Claude Mailly estime que la réforme en cours a été menée après une « vraie concertation » et que sur plusieurs points, « le gouvernement a fini par bouger ». Le leader de Force Ouvrière affirme que le gouvernement a bougé sur plusieurs points comme le poids des accords d’entreprise vis-à-vis des accords de branches. « Peut-être insuffisamment, on verra demain », dit-il, satisfait que « la branche (soit) remise en selle sur toute une série de points ».

Jean-Claude Mailly affirmait déjà, pour justifier son tournant par rapport à la mobilisation du printemps dernier, que la méthode Macron était « totalement différente ». Il affirmait alors vouloir « juger le texte » après la publication officielle des ordonnances. Après avoir légitimé le dialogue social, l’argumentation tombe totalement à l’eau, dès lors que, avant même la publication des ordonnances dans leur version définitive, Mailly tombe une nouvelle encore le masque.

Interrogé sur la participation annoncée de certaines unions départementales de Force ouvrière, comme celle du Finistère, à cette journée de mobilisation, le secrétaire général a mis cette décision sur le compte du positionnement « anarchiste » des militants de cette structure. « A Force ouvrière, il y a des gens qui se disent anarchistes, ils sont très critique de manière générale », justifiait-il pour nier et dévier le regard de la pression qui monte à la base. En ce sens, c’est maintenant l’union départementale de FO en Ille-et-Vilaine qui a appelé ce mercredi à manifester le 12 septembre.

Ainsi, à la base, la pression tend à s’accentuer au vu du caractère toujours plus ouvertement collaborationniste de Mailly. Cette décision particulièrement hâtive du leader de la FO peut être comprise comme une volonté d’éteindre l’incendie qui tend à se propager. En affirmant que ces appels seraient l’œuvre de tendances « anarchistes », « très critique de manière générale », Mailly vise à faire passer ces déclarations à manifester le 12 septembre comme une tentative de « coups politiques ». Une manœuvre visant à mettre un coup d’arrêt à toute dynamique à la base.

Pourtant, les appels au 12 septembre émanant de structures syndicales FO, comme l’UD du Finistère et la Fédération des Transports et Logistique, se multiplient. Poussés par les équipes militantes combatives, à terme, ces appels pourraient, s’ils se généralisaient, imposer quand bien même à Mailly de reprendre la rue tout comme la grève, seule à même de construire le rapport de force contre Macron, son gouvernement et sa loi Travail. Nous appelons les diverses fédérations FO à désobéir à Mailly et manifester les 12, comme l’a fait notamment l’UD FO de l’île et Vilaine.

Damien Bernard

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Un impôt injuste financé par les salariés et les retraités, les patrons profitent

En augmentant la contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 % pour les salariés et retraités, le Gouvernement accentue une nouvelle fois le transfert du financement de la sécurité sociale des cotisations vers l’impôt et la fiscalisation, selon un communiqué de la fédération Finances de la CGT.
Ce transfert s’est continuellement accru depuis la création de la CSG par le Gouvernement Rocard en 1991 jusqu’au Gouvernement Jospin en 1998 ou la CSG est passée de 1,1 % à 7,5 % pour les salariés et 6,6 % pour les retraités.

Avec cette nouvelle augmentation, la part des cotisations finançant la sécu passerait de 86,8 % en 1991 à 65,6 % alors que la part de l’impôt incluant la CSG passerait de 4,9 % à 30,3 %.

Cette fiscalisation accrue illustre le danger de voir arriver la fusion entre la CSG et l’impôt sur le revenu. Si cela peut sembler être une simplification, une telle fusion ferait courir un risque important concernant le financement de la protection sociale.
La CSG, cet impôt injuste est financé par les salariés et les retraités à hauteur de 89,6 % au détriment des patrons qui en sont épargnés.
Depuis sa création, les hausses successives de la CSG ont souvent été compensées par des baisses de cotisations sociales, en particulier, de cotisation « patronales ».
Si bien qu’aujourd’hui, ce que l’on paye en CSG était naguère payé par les employeurs.

Cela pourrait aussi augurer de l’instauration d’une « flat tax » c’est-à-dire un impôt à un taux unique sur les revenus. Le résultat serait une hausse importante de l’impôt pour les plus pauvres et à l’inverse une sacrée baisse pour les plus riches.

La contrepartie des baisses de cotisations maladies et chômage (3,10 %) des salariés, annoncées pour « soi-disant » améliorer leur pouvoir d’achat, n’est qu’un leurre et aura un effet boomerang dévastateur avec la diminution du salaire socialisé* (salaire net + cotisations sociales) et des droits collectifs (retraite, remboursements maladie, allocation chômage etc...) qui en résultent.
Au nom de la solidarité intergénérationnelle, 60% des retraités vont voir leur pension amputée de 1,7 point. C’est en fait un cadeau de plus aux patrons et actionnaires.
Le Prélèvement à la source (PAS) vise à préparer les esprits à cette fusion. Véritable usine à gaz qui n’est pas véritablement un prélèvement contemporain, le PAS va fragiliser le consentement à l’impôt mais aussi les services même de la DGFIP. 
Les risques de remises en cause de la progressivité de l’impôt, et de la fusion CSG/IR dans la foulée du PAS sont bien réels. La CGT a rappelé son opposition à cette réforme qui va compliquer inutilement un recouvrement de l’impôt sur le revenu, aujourd’hui réalisé à près de 99 %.

Qu’est-ce que le salaire socialisé ?
Les cotisations sociales constituent un élément du salaire. Elles sont immédiatement transformées en prestations par la sécurité sociale (pensions de retraites, allocations chômage, prestations maladies etc...).
La cotisation sociale est, comme le salaire direct, prélevé sur la valeur ajoutée, c’est-à-dire les richesses produites par les salariés. Augmenter les cotisations sociales, comme augmenter les salaires nets, c’est faire reculer le profit - on a ainsi une opposition entre salaire et profit - quand l’un augmente, l’autre recule.

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ordonnances

Loi travail : les choses sérieuses commencent

Jeudi 31 août, le gouvernement dévoilera le contenu des ordonnances donnant le top départ de la rentrée sociale. Une course de vitesse s’engage avec deux dates en ligne de mire. Celle du Conseil des ministres du 20 septembre devant valider le texte et celle de la première journée de grève et de manifestation le 12 septembre.

Quinze jours déterminants. Du côté du gouvernement, le voile sur le contenu des ordonnances sera enfin levé jeudi 31 août. Après deux mois d’une bien étrange concertation, sans texte posé sur la table et sans mesures clairement annoncées, le couperet va tomber. Le reste du calendrier institutionnel est connu. Les organisations professionnelles devront se prononcer sur le texte pour la Commission nationale de la négociation collective du 6 septembre. Mais leur avis n’est que consultatif. Ensuite, les ordonnances doivent être adoptées le 20 septembre en Conseil des ministres. Enfin, la loi de ratification sera soumisse à l’Assemblée nationale, en octobre pour le clap de fin.

Changement de braquet aussi du côté syndical. La CGT réunit aujourd’hui son Comité confédéral national pour définir sa stratégie et se mettre en ordre de bataille. Toutes les organisations de salariés vont décortiquer rapidement les textes définitifs et se positionner. La CGT, ainsi que Solidaires ont déjà annoncé un appel à la grève le 12 septembre. Les autres confédérations annonceront leurs intentions dans les prochains jours.

La mobilisation c’est maintenant !

Avant même la publication des ordonnances, l’union syndicale Solidaires déclenche les hostilités. Elle appelle à un blocage symbolique de l’Université d’été du Medef le 30 août. Par cette action, le syndicat entend dénoncer « les collusions entre le gouvernement et un Medef très offensif ». Une manifestation reliera en fin de matinée la gare de Jouy-en-Josas à l’entrée du lieu de réunion du patronat. Plusieurs associations comme le DAL ou Attac se sont associées à l’appel, ainsi que l’UD-CGT des Yvelines et l’antenne locale du Front social de ce département d’Île-de-France.

« Nous attendons un millier de personnes », estime Verveine Angeli, secrétaire nationale de Solidaires. Prévue un jour de semaine, à la veille de la grève du 12 septembre, la syndicaliste ne compte pas sur une mobilisation massive. « Les gens vont se réserver pour cette date ». Une manifestation essentiellement militante, mais donnant un signal de départ à la contestation.

Quelle opposition à la loi travail ?

Le vrai test de l’opposition à la loi travail est programmé le 12 septembre. Pour l’heure, seules la CGT et Solidaires appellent à la grève ce jour-là. Des manifestations sont prévues à Paris et en province. Mais la publication des cinq ordonnances ce jeudi devrait clarifier les positions.

S’il est peu probable que la CFDT se dresse contre le projet du gouvernement, la position de FO reste incertaine. Dans plusieurs départements, la centrale réformiste se joint aux appels à manifester, malgré les déclarations conciliantes de son secrétaire général. Autre inconnue, la CGC. Le syndicat des cadres a multiplié les critiques au cours de l’été. À défaut d’être un poids lourd dans la contestation sociale, son ralliement aux côtés des opposants à la loi travail serait symboliquement un échec pour le gouvernement.

Difficile pour le moment d’évaluer la force de la première journée de mobilisation. Même si l’exécutif dégringole dans les sondages, il n’est pas certain que ce désamour se transforme en manifestations massives. « Les salariés ne sont pas encore rentrés de vacances, au moins dans leur tête », explique un syndicaliste de la CGT, se gardant de tout pronostic pour le 12 septembre comme pour les suites de la contestation.

De son côté, la France insoumise appelle seule à une manifestation à Paris le 23 septembre, faisant grincer des dents au sein de la CGT. Interrogé à ce propos lundi 28 août sur LCI, son secrétaire général, Philippe Martinez a prudemment renvoyé chacun à son créneau syndical ou politique. Avant d’évoquer et souhaiter « d’autres rendez-vous avant et après le 23 ». La date du 20 septembre, jour de validation de la loi travail en Conseil des ministres, circulerait dans la CGT.

 

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ON BOUGE LE 12 SEPTEMBRE

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Pourquoi les « baisses de charges » sont un piège pour les salarié-es

SOURCE : La Rotative

Le gouvernement a annoncé de nouveaux allégements de cotisations pour les salarié-es et les patrons. Couplée à la volonté de tailler dans les dépenses publiques, une telle mesure ferait peser un risque accru sur le financement des dispositifs d’assurances sociales.

Dans une interview au journal La Provence [1], le ministre des Comptes Publics Gérald Darmanin annonçait le 17 août :

« À partir de l’année 2019, il y aura zéro charge sur le Smic. Un chef d’entreprise de Marseille qui embauchera une personne au Smic, ce sera zéro charge. Ce sera une révolution pour la création d’emplois. Pour tous ceux qui travaillent, nous allons mettre en pratique l’allégement des cotisations. Un ouvrier qui touche le Smic gagnera 260 € de plus par an et ça, dès l’année prochaine. »

Si tou-tes les salarié-es ont a priori de bonnes raisons de se réjouir de voir leurs revenus nets augmenter, ce genre d’annonces constitue en réalité un piège qu’il convient de déjouer.

Car les cotisations salariales ou patronales prélevées sur les salaires — souvent renommées « charges » dans le discours patronal — sont indispensables au financement des différents dispositifs de solidarité qui rythment la vie des travailleur-euses : assurance chômage, assurance vieillesse, assurance maladie, formation... Ce sont ces cotisations qui alimentent votre pension de retraite, votre pension d’invalidité, votre allocation chômage ou vos indemnités en cas d’accident du travail. « L’allègement des cotisations » annoncé par le ministre met donc en danger ce financement. On notera au passage que le dispositif « zéro charge » annoncé par Darmanin concerne d’abord les salarié-es au SMIC, et qu’une telle mesure n’est pas de nature à favoriser l’embauche à des tarifs supérieurs au minimum légal.

Des milliards d’euros d’exonérations de cotisations

Bien sûr, le gouvernement nommé par Emmanuel Macron n’est pas le premier à vouloir mettre en place des allègements de cotisations. De nombreux mécanismes d’exonérations ont déjà été mis en place par les pouvoirs précédents. Ainsi, la « réduction Fillon », mise en place en 2003, organise déjà une réduction des cotisations patronales dues au titre des assurances sociales (maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès) pour les salaires inférieurs à 1,6 fois le SMIC.

Ces exonérations représentent des sommes colossales. Dans le rapport annuel de l’URSSAF d’Ile-de-France [2] pour l’année 2016, on apprend que le montant des exonérations de cotisations consenties aux entreprises de la région s’élevait cette année-là à 5,1 milliards d’euros [3].

De la même manière, le rapport de l’URSSAF du Loir-et-Cher pour l’année 2011 indique que le montant total des exonérations de cotisations consenties aux entreprises du département s’élevait à 145,7 millions d’euros [4]. Le document indique :

« L’Etat a financé 138 millions des 145,7 millions d’exonérations consenties aux entreprises du Loir-et-Cher. 5,2 % sont restés à la charge de la Sécurité sociale comme en 2010. »

Si, dans un certain nombre de cas, les exonérations de charges sont compensées par l’Etat, une part non négligeable reste à la charge des organismes sociaux. Pas étonnant, dans ces conditions, que les comptes de ces organismes soient régulièrement déficitaires. Le patronat et les divers gouvernements peuvent alors s’appuyer sur les déficits qu’ils ont eux-mêmes créés via ces différents mécanismes d’exonérations pour demander « une remise à plat », « une nouvelle réforme », des allongements de la durée de cotisation ou des réductions d’allocations.

Dans un contexte où le gouvernement annonce une baisse « sans précédents » de la dépense publique au nom du « sérieux budgétaire », il faut également craindre que les compensations apportées par l’Etat soient revues à la baisse. Soit, à court terme, une mise en danger de dispositifs d’assurance sociale qui ont déjà été considérablement laminés au cours des dernières années et, sous couvert de gestion rigoureuse et de créations d’emplois, une précarité accrue des salarié-es, chômeur-euses et retraité-es. C’est le démantèlement des dispositifs de solidarité, au profit des systèmes d’assurances privées, qui se profile.

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    Notes

    [2Les URSSAF sont des organismes chargée de la collecte des cotisations salariales et patronales.

    [3Voir à la page 14 du rapport disponible ici.

    [4Voir à la page 28 du rapport disponible ici.

    PAR FSC

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    Et Vogue la Galere...

    Randstad, Adecco, Manpower et les... autres (2/10)

     Randstad, Adecco & Manpower : Les trois Sœurs majors Mondial du Travail Temporaire représente en France pres de 55 % du marché
     Les Ressources (IN) Humaines

     Voici la Galère Intérim :
      1) A fond de cale, "enchaînés" de fait par le biais de la Précarité et aux Rames les Salariés Intérimaires
     - 2) Sur le Gaillard Arrière Les PDG
     - 3) Sur le pont Tous les acteurs dirigeants et Actionnaires des Entreprises du Travail Temporaire et des Entreprises Utilisatrices Et qui battent la mesure avec des "fouets " qui claquent sous formes de fausses promesses mais de véritables menaces du genre :

     a) Si tu l’ouvres un peu trop : ta mission se termine ce soir
     b) Si tu utilise ton droit de retrait IDEM
     c) Si tu est bien docile tu sera probablement embauché en CDI
     d) Si tu n’exige pas trop de tes droits élémentaires tu auras des missions plus longues et en permanence
     e) Si tu accepte que ton taux Horaire ne soit pas à la hauteur du Salarié que tu remplace on fera un effort la...prochaine fois
     f) Dans les Comités d’Entreprises on te dit : tu ne peux pas avoir droit aux prestations Sociales et Culturelles car il faut un nombre minimal d’heures de mission dans notre Entreprise

     Et c’est bien là que dans bon nombres de CE, certains Elu·e·s ont trouvé LA Solution :
     Il suffit de Fixer un Nombre d’heures si important :
     (900, 1200, 1400 et meme 1600H (?) sur 12 mois et on éliminent ainsi 90 % des Salariés Interimaires en tant qu’ayant droit !
     La Portion du gateau restante étant énorme pour TOUS CEUX qui restent, Elu·e·s compris bien sur (charité bien ordonnée...) et ILS se payent sur La bête,
     Les Directions de ces Boites d’Interim voient ce système pervers d’un bon œil et l’encouragent meme car cela permet de produire à la fois des salaires déguisés et donc de très mal rémunérer leurs salarié-es permanents puisque ces prestations sociales des CE représentent souvent plus de 1200 euros/an/salarié·é·s

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     LA GALERE c’est qu’un Salarié Intérimaire PRODUIT Deux fois des Profits :
     1 ) Dans l’Entreprise Utilisatrice, sinon pas de mission, logique
     2 ) Dans la Boite d’Intérim avec les centaines de Millions d’euros des Exonérations de cotisations sociales (loi Fillon) et du CICE et ceci POUR CHACUNE de ces trois sœurs mondiale du Travail Temporaire ! - Pour RAPPEL Le principal Corollaire de l’Interim étant : LA PRÉCARITÉ !

     Mais LE PIRE sont bien les différentes et perverses formes d’exclusions des Salarié·e·s Intérimaires des Activités Sociales & Culturelles des Comités d’Entreprises de certains ELU·E·S !
     Salariés Interimaires : ENTENDEZ-VOUS ce Silence Assourdissant de Tous les autres Syndicats en Interim ?

     Et Vogue LA Galère ...Mais le Problème est bien qu’en 2017 et sous le DicKtat direct des Actionnaires les PDG de ces boites d’intérim veulent faire du...Ski Nautique !!!
     Salarié·e·s Interimaires : RÉAGISSEZ ! Faites vous Entendre, Allez dans vos Agences, afin d’EXIGER vos Droits et ce meme s’ILS ne veulent plus vous y voir !

     LA RICHESSE DE l’ENTREPRISE C’EST VOUS !!
     Rejoignez LA CGT !!! _
     Syndicat CGT Groupe Randstad France-88 Blv de la villette - 75019 Paris

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    Un rachat d'Estée Lauder par L'Oréal est-il crédible ?

    (Boursier.com) — L'Oréal a-t-il déposé une offre informelle pour racheter Estée Lauder ? L'édition dominicale du 'Times' de Londres laisse penser que le français aurait proposé 122,80$ par action pour racheter son rival, qui serait valorisé 45 milliards de dollars (47 Mds$ en incluant la, modeste, dette de l'américain). Le journal indique que d'autres acteurs pourraient être intéressés, à l'image d'Unilever. Estée Lauder aurait mandaté Evercore et Goldman Sachs pour l'assister et évaluer ses options. La proposition, présumée, de L'Oréal valoriserait son rival à 4 fois son chiffre d'affaires et 21,5 fois son Ebitda pour l'exercice clos le 30 juin dernier.
    Ces multiples sont élevés par rapport aux dernières opérations dans le secteur des soins à la personne, mais ils pourraient encore monter, notamment en cas de guerre boursière entre des acteurs comme Procter & Gamble, L'Oréal ou Unilever, estime Andy Wood, chez Bernstein, qui pense qu'une proposition autour de 144$ l'action ne serait pas inenvisageable, c'est-à-dire une valeur d'entreprise de 55 Mds$.

    Compte tenu des taux bas actuels, la relution sur le bénéfice par action pourrait être importante pour l'acquéreur, même au prix fort et avant toute synergie. Wood l'estime à 6% pour P&G, 9% pour Unilever et même 16% pour L'Oréal, en cas d'acquisition à 100% par endettement. Le revers de la médaille serait un bilan considérablement alourdi, avec un ratio dette nette sur Ebitda qui pourrait monter à 5,7 fois pour le français, ce qui nécessiterait sans doute une augmentation de capital (mais la facture pourrait être réduite par la cession des parts dans Sanofi).

    Mais pour l'analyste de Bernstein, la première question à se poser est de savoir si la famille Lauder (40% du capital, 87% des droits de vote) est vendeuse. Récemment, rien n'a circulé laissant penser que les Lauder cherchaient preneur. Mais cela ne signifie pas qu'aucune ouverture n'existe. Ces dernières années, il y a eu beaucoup de ventes d'activités familiales, sans doute dictées par les craintes géopolitiques actuelles, en particulier après huit année de marché haussiers, poursuit Andy Wood, qui ajoute qu'Estée Lauder fait face à certains défis avec la fragmentation des marques, la fermeture de grands magasins et la confusion entre produits premium et de masse. L'américain a les moyens de répondre à ces challenges, mais l'évolution des tendances a pu influer sur le sentiment des Lauder.

    Unilever mieux placé que L'Oréal

    Mais si la société est effectivement à vendre, cela appelle plusieurs remarques de la part de Bernstein. D'abord, la taille de l'opération écarte de facto Beiersdorf, Shiseido ou Coty de la course, compte tenu de capitalisations trop faibles. Malgré sa taille, Colgate aurait aussi quelques difficultés. Cela laisserait P&G, Unilever, L'Oréal voire Johnson & Johnson sur les rangs. Du point de vue de l'intérêt stratégique, Unilever et L'Oréal ont toutes les raisons d'être intéressés, le français d'autant plus que la beauté de prestige est son coeur de métier et qu'Estée Lauder est son dauphin mondial en la matière. Mais c'est aussi la principale limite d'un rapprochement : l'antitrust aurait sans doute beaucoup à dire sur plusieurs marchés. La problématique serait moins importante de ce point de vue pour Unilever. Andrew Wood pense aussi que d'autres paramètres sont à considérer : l'approche socialement responsable plus visible et les liens de proximité entre les patrons d'Estée Lauder et d'Unilever pourrait lui donner une longueur d'avance. Enfin, Unilever réaliserait une puissante manoeuvre défensive après les approches de Kraft Heinz.

    En conclusion, le spécialiste du secteur au sein du bureau d'études Bernstein estime qu'Unilever serait le favori pour racheter Estée Lauder, devant L'Oréal. Procter and Gamble, Johnson & Johnson et Colgate auraient plutôt le rang d'outsiders. L'accueil du marché serait sans doute très positif pour Unilever, qui compléterait ses positions, tandis qu'il risque d'être un peu plus mitigé pour L'Oréal, compte tenu des craintes antitrust que la transaction soulèverait et du fait qu'elle éloignerait un rachat potentiel des parts détenues par Nestlé au capital. Dernier indicateur, qui ne plaide pas, celui-là, en faveur d'une opération d'envergure, le CEO d'Estée Lauder a vendu récemment 30 millions de dollars d'actions de la société après avoir exercé ses stock-options 2009, qui avaient encore deux années de possibilité d'exercice. Aurait-il procédé ainsi, s'interroge Andy Wood, si une opération majeure ou des développements stratégiques importants étaient dans les tuyaux ?

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