SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Ils ont tous les culots du fait de leur richesse : parce qu'il est milliardaire, Bolloré ... le corrupteur comptait se couvrir avec une simple amende pour éviter un jugement au tribunal ! par Jean LEVY

BOLLORE, un des plus puissants financiers français, fort de son immense richesse mal acquise, un des oligarques qui croient la France ( et les ports africains, entre autres) leur appartient, se croient prétégés par le pouvoir politique, dont ils sont les bénéficiaires.

BOLLORE s'est achetè de nombreux médias écrits, audio et du petit écran pour répandre une info dévouée à son service et modeler l'opinion en faveur de sa toute puissance.

BOLLORE se croit intouchable, et en désespoir de cause, il est prêt à verser quelques millions, lui qui pèse des milliards, pour éviter la justice,  une simple amende, même pas l'équivalent des 135 euros exigés des pauvres diables pour le fait de mettre le nez dehors en cas de confinement !

Ca s'appelle le justice de cl.asse.

N'ayez crainte, même s'il se trouve un petit juge faisant honnettement son métier pour l'inculper de fraude massive, la fortune de BOLLORE et ses soutiens politiques au sommet de l'Etat feront trainer les choses. Et de recours en recours, les années vont s'écouler sans que BOLLORE ait une chance d'être condamné. sauf, si d'ici là le peuple s'est emparé des prétoires...

Et combien son-ils les Bolloré, si proches de l'Elysée ? 

Mais ceci est une autre histoire.

Jean LEVY

POUR VISITER L'EMPIRE BOLLORE
CLIQUEZ CI-DESSOUS

https://www.bollore.com/bollo-content/uploads/2018/11/boll_1701282_ra_2016_mel_11-05.pdf

https://www.bollore.com/bollo-content/uploads/2020/09/rs-2020-bollore.pdf

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Le billet d'humeur de Christophe Prudhomme, médecin urgentiste syndiqué à la CGT
Week-ends
La nouvelle invention du gouvernement dans la famille « confinement » est la fin des sorties le week-end.
 
Une nouvelle fois le ministre de la Santé se déplace, se pavane devant les caméras et fait tourner la machine médiatique sans rien dire, mais en dramatisant sur l’urgence de décisions qu’il n’annonce pas, pour laisser au Préfet le soin d’informer la population. Bref, la stratégie du maintien d’un climat anxiogène se poursuit sans prendre en compte les dégâts qu’il cause dans la population et qui ont été amplement soulignés par des médecins, des enseignants, des directeurs de maisons de retraite, mais également par de nombreux citoyens, que ce soit des étudiants ou des résidents en EHPAD.
 
Le problème est que ces discussions sans fin autour des adaptions des mesures de confinement ne relèvent que d’une méthode par défaut parce que les moyens hospitaliers et les vaccins manquent.
 
Or le constat de la défaillance du gouvernement sur ces deux questions est évident. Depuis un an, rien n’a été fait pour augmenter le nombre de lits dans les hôpitaux.
Je sais que je me répète mais les chiffres sont là pour le montrer : depuis un mois le nombre de patients hospitalisés, notamment en réanimation, est stable, certes à un niveau élevé - entre 3 000 et 3 500 malades – mais ne devrait pas constituer un problème aussi aigu si nous avions augmenté nos capacités depuis un an, comme cela avait été promis.
Mais la logique libérale continue de prévaloir. Il ne faut surtout pas augmenter le nombre de lits hospitaliers de manière pérenne car l’objectif reste de poursuivre la réduction des capacités hospitalières, sous prétexte du fameux « tout ambulatoire ».
 
En ce qui concerne les vaccins, la même logique qui conduit à privilégier le capital plutôt que la santé publique se traduit par le refus d’imposer la licence d’office, c’est-à-dire la levée des droits sur les brevets, associée à une réquisition des usines pour pouvoir fabriquer des vaccins en masse très rapidement pour l’ensemble de la planète.
 
L’exigence de pouvoir continuer à vivre les soirs et les week-ends nécessite une autre politique de lutte contre l'épidémie.
 
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Tyran et dictateur

Publié par CGT FACEBOOK COMPIEGNE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, tire la sonnette d'alarme alors que plusieurs pays établissent des mesures de sécurité «sévères». POOL / REUTERS

Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, tire la sonnette d'alarme alors que plusieurs pays établissent des mesures de sécurité «sévères». POOL / REUTERS

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a déploré lundi 22 février que l'épidémie de Covid-19 soit utilisée par certains pays, qu'il n'a pas cités, pour faire taire les «voix dissonantes» et les médias.

 

«Brandissant la pandémie comme prétexte, les autorités de certains pays ont pris des mesures de sécurité sévères et des mesures d'urgence pour réprimer les voix dissonantes, abolir les libertés les plus fondamentales, faire taire les médias indépendants et entraver le travail des organisations non gouvernementales», a regretté le chef de l'ONU dans son discours annuel devant le Conseil des droits de l'homme (CDH).

 

Guterres s'est exprimé, dans un message vidéo pré-enregistré, à l'occasion de l'ouverture de la 46e session du CDH, qui, pour la première fois de son histoire, se déroulera entièrement en ligne (jusqu'au 23 mars) en raison de l'épidémie de Covid-19. Le chef de l'ONU a consacré une large part de son discours à la pandémie, déplorant que les restrictions qui y sont liées «servent d'excuse pour miner les processus électoraux, affaiblir les voix des opposants et réprimer les critiques». Ainsi, a-t-il ajouté, «des défenseurs des droits humains, des journalistes, des avocats, des militants et même des professionnels de la santé ont fait l'objet d'arrestations, de poursuites et de mesures d'intimidation et de surveillance pour avoir critiqué les mesures - ou le manque de mesures - prises pour faire face à la pandémie». En outre, «l'accès à des informations vitales a parfois été entravé, tandis que la désinformation mortelle a été amplifiée, y compris par quelques dirigeants», a-t-il poursuivi, sans dire lesquels.

 

Des inégalités aggravées par la pandémie

 

La Haute Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a également dénoncé «les restrictions illégitimes des libertés publiques (et) l'utilisation excessive des pouvoirs d'urgence» dans le cadre de l'épidémie. «L'usage de la force ne mettra pas fin à cette pandémie. Envoyer les critiques en prison ne mettra pas fin à cette pandémie», a-t-elle martelé, sans toutefois mentionner de pays.

 

Le Covid-19 a également «aggravé les vulnérabilités» et bouleversé la vie de centaines de millions de familles qui ont perdu un emploi ou vu leurs revenus s'effondrer, s'est inquiété Guterres. «La pandémie a affecté de manière disproportionnée les femmes, les minorités, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les réfugiés, les migrants et les peuples autochtones» et «l'extrême pauvreté gagne du terrain», a-t-il relevé. «Des années de progrès en matière d'égalité des genres ont été réduites à néant», a-t-il dit.

 

Une «faillite morale» de l'accès équitable à la vaccination

 

Le secrétaire général de l'ONU a par ailleurs fustigé «le nationalisme vaccinal» : «l'incapacité d'assurer un accès équitable aux vaccins représente une nouvelle faillite morale, nous renvoie en arrière». Dans son intervention, Guterres a aussi appelé à «intensifier la lutte contre la résurgence du néonazisme, de la suprématie blanche et du terrorisme à motivation raciale et ethnique» et à mettre en place une action concertée à l'échelle mondiale pour mettre fin à cette «menace sérieuse et croissante». Plus qu'une menace terroriste intérieure, ils sont en train de «devenir une menace transnationale», a-t-il considéré.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Bridgestone ferme sans tambour ni pneus brûlés

Sept à huit mois séparent l’annonce de la probable fermeture de l’usine de pneumatique Bridgestone de Béthune à la sortie de l’été dernier, avec la fin effective de la production. Le mai prochain, 863 emplois auront disparu sans que cela fasse la une des journaux ou mette le gouvernement en difficulté.

 

Une fermeture en un temps record, peu de vagues et un gouvernement qui peut respirer. Vendredi 12 février, la totalité des organisations syndicales du site Bridgestone de Béthune a validé l’ensemble des mesures sociales d’accompagnement et signé la version définitive du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présentée par direction. Il aura fallu 32 réunions de négociation pour y parvenir. Cette signature entérine la suppression de 863 emplois annoncée par le fabricant de pneumatiques cinq mois plus tôt. Et son effet est presque immédiat : la production prendra fin le 2 mai 2021. La question du remboursement de près de 4,5 millions d’euros d’argent public, CICE inclus, n’est pas dans le paysage.

 

La bataille pour l’emploi n’a pas eu lieu

 

Pourtant, l’annonce le 16 septembre de l’intention de Bridgestone de fermer son site de Béthune avait fait l’effet d’une bombe. Une sorte de remake de Whirlpool en pleine crise sanitaire. Cinq jours plus tard, le gouvernement dépêchait deux ministres en opération déminage dans le nord de la France. Communiqué commun avec Xavier Bertrand – en précampagne électorale des régionales – pour appeler Bridgestone à ses responsabilités, mots très sévères à l’encontre du manufacturier nippon, et promesse la main sur cœur de se battre pied à pied pour sauver les emplois.

Bercy mandatait même le cabinet privé Accenture pour mener une contre-expertise. Celle-ci débouchait au mois d’octobre sur une proposition alternative d’investissement de 100 millions d’euros pour sauver 460 à 560 emplois. Mais une proposition rejetée par Bridgestone qui confirme la fermeture de son usine le 12 novembre. Fin des projets de reprise de l’intégralité du site. Seules persistent encore à ce jour des discussions sur la possibilité d’un parc industriel multiactivité. Une option non encore écartée par la direction France du fabricant de pneus.

Passé le choc, direction de l’entreprise et syndicats signent un accord de méthode le 20 septembre. Il prévoit cinq mois de discussions pendant lesquels des scénarios alternatifs pourront être envisagés. Une façon de temporiser pour Bridgestone. Du côté des salariés et des syndicats, en lieu et place d’une grève ou d’une occupation d’usine : les négociations sur le contenu du PSE, l’espoir d’une intervention de l’État ou d’un repreneur, et une marche de soutien aux salariés de Béthune le 4 octobre. Puis, après la porte fermée par Bridgestone aux propositions alternatives du gouvernement : une journée de grève le 24 novembre pour obtenir de meilleures contreparties.

La question du maintien des emplois n’est définitivement plus à l’ordre du jour. Parallèlement, un petit groupe d’une quarantaine de salariés, les Affranchis Bridgestone, confie son sort aux mains de la justice pour contester la fermeture de l’usine.

 

Bridgestone a sorti le carnet de chèques

 

Mais en cinq mois, Bridgestone a trouvé le « bon montant » de l’enveloppe financière permettant d’obtenir un accord sans trop de remous : 190 millions d’euros. Cent salariés sur 863 partiront en retraite anticipée avec une prime supra-légale comprise entre 15 000 € et 20 000 € brut, auxquels s’ajoutent un petit bonus par année les séparant de la fin de carrière. Pour les 753 restants, des frais de formation seront pris en charge à hauteur de 12 000 € de coûts pédagogiques sur une durée pouvant aller jusqu’à 24 mois. Des conditions plutôt hautes, mais classiques dans les PSE, comme pour les aides à la création d’entreprise, à la mobilité ou aux employeurs prêts à embaucher des ex-Bridgestone.

Classiquement également, un des points d’achoppement a porté sur le montant des primes supra-légales de fins de contrats. Le fabricant de pneus a clairement sorti son carnet de chèques pour conclure son PSE. Il accorde une indemnité supra-légale de 40 000 € brut auxquels s’ajoutent 1500 € brut par année d’ancienneté et une indemnité préjudicielle de 6500 € brut, plus 1000 € brut par année de présence dans l’entreprise. Des montants non négligeables et approchant ceux obtenus par les salariés de Continental ou de Goodyear dix ans plus tôt. Mais eux avaient dû lutter, et même de nombreuses années pour les Goodyear, sans réussir non plus à éviter les licenciements.

« 250 personnes en CDI sur 1120 » salariés licenciés, trois ans après la fermeture de Continental, annonçait en 2013 Xavier Mathieu, le responsable syndical CGT de l’entreprise. Pour les autres, ceux vivants de petits boulots ou inscrits à Pôle emploi, les primes filèrent rapidement. Des difficultés à venir pour les salariés licenciés qui embarrassent peu Bridgestone. Pressé d’en finir, le fabricant de pneus offre même une prime de départ anticipée de 15 000 €. À seulement deux mois de la fermeture de son usine.

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Près d'un an après leur création, les fameuses « brigades d’anges gardiens anti-covid » voient leur voile tomber, entre CDD mal payés, mauvaises conditions sanitaires et travail intense : celles et ceux vantés par le gouvernement sont soumis à des conditions de travail déplorables.

Contrats précaires et conditions de travail désastreuses : la réalité des centre d’appels anti-covid

Crédit : droitdutravail.fr

Le 25 février, le journal le Parisien a révélé son enquête sur les petites mains du « contact tracing » dessinant le quotidien infernal de ces jobs créés de toutes pièces par le gouvernement pour lutter contre la Covid-19. Formant une pièce centrale pour casser les chaînes de contaminations, celles et ceux triés sur le volet par la CPAM sont chargés de contacter les patients positifs afin d’établir avec eux la liste des cas contacts. Au vu des conditions de travail, ils ont de quoi regretter leur engagement.

Ces brigades chères au gouvernement, depuis la fin du premier confinement, représentent en réalité des jobs mal payés ; la majorité sont des CDD juste au-dessus du Smic obligeant à travailler les week-ends, et sans exception pour le dimanche. De nombreux jeunes ou personnes en reconversion - embauchés en CDD pour 5 mois et demi maximum afin de ne pas déboucher sur un CDI - sont employés, ce job ne nécessitant que peu ou pas de qualifications. Travaillant 9 heures par jour, les employés dans les centres d’appel font face dans certains services à un sous-effectif qui accentue la cadence et la pression, notamment pour le service des appels entrant. Derrière la communication du gouvernement vantant la création de ces emplois, se cachent en réalité des jobs précaires, intenses et qui n’offrent aucune perspective d’avenir concrète.

Un « engagement » d’autant plus coûteux lorsque, les mêmes, en première ligne contre le virus, sont exposés à des conditions sanitaires de travail scandaleuses. Pour cause : « C’est quand même bizarre : on passe notre temps à dire aux gens de télétravailler, et nous, on est 80 au même étage » témoigne Sébastien pour le Parisien.

Bien loin du télétravail rabâché par le gouvernement, ils sont concentrés dans des centres d’appels augmentant le risque de contamination et la formation de cluster. Pour reprendre les propos de Sébastien pour le Parisien : « Bien sûr, on essaye de respecter les distances. Mais on ne va pas se mentir, si l’un de nous tombe malade, on va faire des petits clusters ! Surtout quand on mange ensemble : on est comme tout le monde, on a tendance à se rapprocher, à se parler… ». Ironie du sort lorsque l’on sait l’importance de leur travail pour identifier et casser les chaînes de contamination...

Cela se mêle à une cadence intense de par l’accumulation des dossiers, des appels qui en découlent et des nouvelles consignes régulières qui ajoutent à la charge de travail. Confrontée à des situations dures à l’autre bout du téléphone, une conseillère rapporte au journal Le Parisien : « Beaucoup se sentent débordés. Même chez les CDI, certains ont arrêté ou ont refusé de recommencer après. » Florence Puget, secrétaire CFDT du secteur Sécurité sociale évoque quant à elle un climat « anxiogène ».

De la même manière la formation sanitaire des conseillers est expresse et insuffisante, deux/trois jours maximum, alors même qu’il doivent délivrer des informations importantes ou pouvoir répondre à des questions posées, encore plus lorsque le gouvernement fait le yoyo dans les directives.

Ainsi, nous le voyons, celles et ceux qui travaillent pour le « contact tracing » sont soumis à des conditions de travail éprouvantes dans la même lignée de celles vécues par les hospitaliers.

Les conditions sont d’autant plus scandaleuse que leur travail se révèle inutile, d’une part les études s’accordent à dire que 2/3 des cas ne sont pas détectés car la majorité sont asymptomatiques, mais aussi et surtout car le système de dépistage est trop lent par rapport au virus comme l’a déjà constaté le bilan des autorités sanitaires. Il arrive souvent que la personne cas contact soit contacté à la fin, voir après, la période où ils sont contagieux.

Cela révèle une fois de plus l’échec du gouvernement dans sa stratégie pour faire face au COVID-19 qui en plus de ne pas ralentir au minimum sa diffusion, impose des conditions de travail rudes et intenables aux mêmes qui étaient porté en héros.

Tout cela est le résultat de la logique néolibérale agissant depuis les dernières décennies dans une logique systématique de précarisation des services publics. En temps de crise ce manque se fait cruellement sentir, surtout lorsque le gouvernement dans la même logique maintient l’étaux austéritaire et profite de celle-ci pour légitimer des emplois précaire. Pour lutter contre la Covid-19, il est nécessaire de rompre avec cette logique et d’investir massivement dans les services publiques pour leur donner les moyens de fonctionner comme il se doit. Encore plus en ce temps de crise, des conditions de travail dignes doivent être garantis surtout pour une tâche aussi importante que celle-ci. Au même moment où des milliers d’emplois sont détruits des suites de la crise économique, nous ne pouvons pas accepter ces emplois précaires qui n’offrent aucunes perspectives pérennes. Les salaires dans les services publics, dont les centres d’appels, doivent être revalorisés et tous les contrats précaires titularisés.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Voilà un des points aveugle de la conception des droits de l'homme en occident et chez ses alliés!

Et on attend les réactions d' un Antoine Griezmann qui sous la pression de l'ineffable Raphaël Glucksmann a appelé au boycot de l'entreprise chinoise Huawei !

 
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SOURCE :

https://lemondeencommun.info/coupe-du-monde-2022-au-qatar-la-fff-doit-boycotter-cet-enfer/

 

Cet article a été rédigé par Bastien Parisot pour Le Monde en Commun.

Coupe du monde 2022 au Qatar : la FFF doit boycotter cet enfer

La Coupe du monde de football 2022 aura lieu au Qatar, du 21 novembre 2022 au 18 décembre 2022. Dès 2013, lors de la phase de préparation des infrastructures sous l'égide de Vinci, des documents rapportent la mort de 44 ouvriers népalais sur les sites de construction. Suite à cela, des polémiques sur la désignation du lieu d'organisation ont vu le jour, certains accusant la FIFA d'être corrompue et d'avoir truqué le processus de désignation. Le 23 février 2021, The Guardian révèle la mort de 6 500 ouvriers sur les chantiers. Face à ce scandale, Bastien Parisot est clair : la Fédération française de football doit boycotter cette coupe du monde.
 

Le chiffre de la honte a été révélé par le Guardian : Depuis 2010, plus de 6 500 ouvriers sont morts sur les chantiers des stades construits pour la Coupe du monde au Quatar en 2022. Soit plus de 13 morts par semaine !

 

 

Originaires d’Inde, du Sri-Lanka, du Pakistan, du Bangladesh ou du Népal, ces travailleurs surexploités subissent les fortes chaleurs locales et des conditions de travail déplorables… au péril de leur vie. Sans que cela ne semble inquiéter le gouvernement qatari, qui assure que « le taux de mortalité au sein de ces communautés se situe dans la fourchette prévue pour la taille et la démographie de la population ». Immonde.

Entre colère et nausée, le foot business compte ainsi organiser sa grande messe et s’enrichir sur le dos des travailleurs exploités et morts au travail. Quand l’argent devient roi, les vies humaines sont une variable d’ajustement.

Comme partout ailleurs, cette logique business salit tout. Ceux qui l’organisent transforment les passions en marchés. Ils piétinent les rêves de milliards de gamins au seul profit de leurs portefeuilles, qui dégueulent pourtant déjà leur surplus de richesse.

Refuser de prendre part à cette horreur

On ne joue pas au football sur des cadavres. On ne célèbre rien face à la peine des familles endeuillées . Il n’y a donc rien à gagner à se rendre là-bas. Cet événement ne sera ni la grande fête populaire que doit être une Coupe du Monde, ni l’apogée du sport le plus pratiqué sur la planète… mais le triomphe du fric avant tout, et l’orgie des porcs qui y trouvent leur compte.

La Fédération Française de Football ne peut tolérer pareille ignominie. Détourner le regard, c’est accepter l’horreur.

Face à ces milliers de vies perdues, l’instance dirigeante du football français n’a qu’une chose à faire pour s’en sortir par le haut : refuser d’y prendre part. Autrement dit, boycotter cet enfer.

Pour respecter, d’abord, la mémoire des travailleurs morts sur ces chantiers de la honte.

Pour respecter les classes populaires, qui sont la grande majorité des amateurs de football sur la planète.

Et enfin, pour respecter les valeurs universelles portées par le sport, et refuser ainsi de se vautrer dans une célébration morbide qui méprise les vies humaines.

En 2018, le football français a brillé par ses performances sportives et son sacre en Russie. En 2022, il doit briller encore plus, par son refus de l’horreur.

Se faisant, il se couvrirait d’honneur et s’écrierait enfin : « le football appartient au peuple. Respectez-le, et rendez-lui sa passion ! ».

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

L’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône (UD CGT 13) organisait un débat au sujet de la grande distribution.

 

Porter des revendications progressistes pour les travailleurs de la grande distribution est l’objectif du débat qu’organisait l’UD CGT 13, ce mardi.

 

« Au regard des enjeux dans la grande distribution mais encore de l’utilisation de la crise sanitaire par ces grands groupes, il nous semblait intéressant d’organiser ce débat et donner des perspectives concrètes de progrès social », résume Virginie Cava, de la CGT Carrefour, en introduction du débat. Le tout, en présence d’Amar Lagha, secrétaire générale de la fédération CGT Commerce et services mais aussi d’autres salariés de la grande distribution.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Une "île" pas Vierge au coeur de l'Europe : le Luxembourg, place financière mondiale, compte 55 000 sociétés et 6 500 milliards d’euros d’actifs financiers

Pas d'alarme pour les crocodiles au Luxembourg

Une "île" pas Vierge au coeur de l'Europe : le Luxembourg, place financière mondiale, compte 55 000 sociétés et 6 500 milliards d’euros d’actifs financiers

Publié le 24/02/2021 par PCF

Le Luxembourg vu de Moselle :

 

 

Analyse communiste internationale

 

Blog d'information et d'analyse des mouvements politiques

Publié le 24/02/2021 par PCF
Luxembourg vu de Moselle –

Un paradis fiscal et une référence libérale
Suite aux nouvelles révélations de l’enquête de la presse OpenLux, véritable radiographie d’un paradis fiscal, Fabien Roussel s’est rendu au Luxembourg mercredi dernier. Il a rencontré David Wagner, député dei Lenk au Parlement.


Le Luxembourg, place financière mondiale, compte 55 000 sociétés et 6 500 milliards d’euros d’actifs financiers, Fabien Roussel a proposé à Dei Lenk, mais aussi au PTB en Belgique, une rencontre à l’Assemblée nationale en France, « pour faire des propositions communes » pour lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale. « On doit pouvoir définir les paradis fiscaux, y compris dans l’UE, ce que les traités européens nous interdisent pour l’instant.

À défaut de pouvoir modifier les traités européens, on doit pouvoir revoir la convention fiscale entre la France et le Luxembourg pour la rééquilibrer et examiner les possibilités de prélever à la source les impôts sur les bénéfices, les dividendes et les plus-values boursières, avant qu’ils ne partent au Luxembourg. »

L’affaire Luxleaks en 2014 a révélé l’existence au cœur de l’Europe d’un système organisé d’optimisation fiscale aux dépens des peuples et au seul profit des multinationales. Les communistes lorrains avaient créé un comité de soutien aux lanceurs d’alerte Antoine Deltour, Édouard Perrin et Raphaël Halet.

Sept ans après, l’enquête OpenLux réalisée par une quinzaine de journaux européens montre la persistance au Luxembourg de pratiques d’optimisation fiscale, voire de fraude et de blanchissement. Selon l’OCDE, les États perdent par an près de 300 milliards de recettes fiscales.    Alors que les États ont des besoins de financements importants, la lutte contre ces pratiques au seul profit des multinationales est un enjeu majeur pour la gauche et les forces progressistes en Europe comme dans le monde.

Le Luxembourg est aussi un État avec un développement économique reposant sur le travail frontalier. Sur 442 000 salariés au Luxembourg, plus de 200 000 sont des travailleurs frontaliers dont la moitié sont français, les autres sont allemands ou belges. Le Luxembourg utilise une main-d’œuvre fournie par les pays voisins, sans partager la valeur produite, et c’est une des clés de la prospérité luxembourgeoise. Et cela en toute légalité ! Il recrute une main-d’œuvre de plus en plus qualifiée sans participer à sa formation. Si l’attractivité des salaires des pays frontaliers est une réalité, des services et activités de proximité sont menacés en Lorraine par l’insuffisance de professionnels restant dans ces secteurs. Des entreprises lorraines « délocalisent » également leur siège au Luxembourg par commodité fiscale et sociale. Les professionnels de santé « fuient » les établissements français pour trouver des conditions salariées beaucoup plus attractives au Luxembourg. Pourtant aucun accord n’existe pour que le Luxembourg participe au financement de leur formation.

Les directives européennes ont facilité la libre circulation de la main-d’œuvre, sans se soucier des effets produits. Un nouveau modèle de coopération transfrontalière est nécessaire en partant en premier des besoins de la population pour relocaliser des activités, sécuriser la population et les territoires et faire reculer le libéralisme.

Depuis plusieurs années, une coopération existe entre les forces progressistes des quatre pays, Belgique, Luxembourg, Allemagne et France, sur des objectifs partagés. De nouvelles initiatives communes sont prévues dans le cadre de la campagne européenne Pas de profit sur la pandémie.    

Jacques Maréchal

membre du CN

Source :  https://www.pcf.fr/luxembourg_vu_de_moselle_un_paradis_fiscal_et_une_r_f_rence_lib_rale

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
PSA Douvrin. Si on ne se bat pas, c’est la mort programmée de l’usine

En pleine crise économique dû à la pandémie, PSA a décidé de produire ses nouveaux moteurs en Hongrie plutôt qu’à Douvrin dans le Pas-de-Calais. Cela pourrait supprimer 315 emplois voire entrainer la fermeture du site.

Patrons voyous

Crédit photo : DR

Le moteur à essence est voué à disparaître. Les constructeurs se tournent vers des version hybrides, électriques ou moins polluantes. A l’usine PSA, ou plutôt Stellanis maintenant, de Douvrin dans le Pas-de-Calais, on pouvait espérer bénéficier de ce tournant dans cette période difficile pour le marché automobile. Mais c’était sans la direction qui souhaite avant tout conserver, voir augmenter, ses bénéfices.

C’est pourquoi, il a été décidé de fabriquer le moteur essence EP « Gen 3 » en Hongrois et non pas à Douvrin où pourtant les versions précédentes étaient construites. Comme l’explique La Voix du Nord, c’est « un coup dur pour l’usine, qui ne pourra plus compter que sur la production de deux familles de moteurs, dont une est également vouée à disparaître ». Il est question de la fin programmée de la production du moteur diesel DV-R en 2022. Les lignes de production auraient dû être transformées pour le moteur EP « Gen 3 », il n’en sera rien.

C’est donc une fermeture programmée pour le site. Sans moteur nouvelle génération et avec une production vouée à disparaître l’usine ne peut plus être rentable. C’est d’autant plus dur à accepter pour les salariés qu’on leur avait promis qu’ils produiraient le moteur nouvelle génération en échange de sacrifices.

« C’est une trahison de Carlos Tavares »

Fabrice Maciolek, secrétaire FO chez PSA Douvrin, explique à La Voix du Nord qu’ « Ici, on a fait le compactage, on nous a dit qu’on était les meilleurs, on a fait des efforts, on a signé les accords, les salariés n’ont pas d’augmentation pendant trois ans, et tout ça avec la promesse d’avoir le moteur EP Euro 7 grâce à ces efforts. C’est une trahison de Carlos Tavares ».

Un coup de massue pour les salariés d’autant plus qu’il y a quelques semaines on apprenait qu’ACC (une entreprise créée par Saft filiale de Total, PSA et Opel) allait construire une usine de batterie électrique juste à côté de l’usine de la Française de Mécanique (PSA). « J’étais heureux avec 2 000 emplois chez ACC et même 1 000 ici. Maintenant c’est 2 000 chez ACC et puis plus rien. Donc c’est une perte d’emploi dans la région. Le compte n’y est pas », explique Fabrice Maciolek à La voix du Nord.

Si PSA a choisit de produire son moteur en Hongrie, à Szentgotthard plus précisément, ce n’est pas pour rien. C’est d’un côté faire que Douvrin ne soit plus rentable pour le fermer mais surtout pour exploiter une main d’œuvre bon marché. A titre d’exemple, les ouvriers du site Hankook de Racalmas, se sont mis en grève en 2019 pour une augmentation salariale car ils ne touchaient que 500 euros mensuels, un revenu à peine supérieur au minimum légal. Les constructeurs automobiles, en plus des faibles salaires, se reposent sur Orban et ses réformes pour engranger toujours plus de bénéfice.

Les Hongrois avaient foulé le pavé contre une loi permettant à un employeur de demander à ses salariés jusqu’à 400 heures supplémentaires par an, soit deux mois de travail, payables trois ans plus tard, une véritable loi esclavagiste.

Une gestion criminel surtout lorsque l’on s’attarde sur les résultats de PSA malgré la pandémie. D’après la CGT, les actionnaires de Fiat et PSA vont toucher 2,2 milliards d’euros sous forme d’action plus un bonus de 300 millions d’euros. Les ventes ont été plutôt bonne en Europe (+40 % au second semestre). PSA ou plutôt Stellanis maintenant a fait le choix de produire en Hongrie pour augmenter encore plus leurs profits. Mais les ouvriers hongrois ont fait plusieurs grèves et ont même gagné contre des constructeurs automobiles ces dernières années, notamment à Audi. Que ce soit en Hongrie ou en France, PSA ne voit l’ouvrier que comme une variable d’ajustement. Il n’y a qu’à voir les intérimaires qui ont été purement et simplement viré à cause de la pandémie. Comme l’explique la CGT, « Le groupe va encaisser des millions d’euros d’argent public, pas question que ces subventions massives servent à massacrer les emplois et délocaliser vers des usines à bas coût ».

La CGT PSA Douvrin lance un appel à la mobilisation dès la semaine prochaine pour une journée d’action. Il faut lutter pour conserver l’emploi à Douvrin qui en 20 ans « a perdu l’équivalent de cinq usines Bridgestone Béthune » selon la CGT, non pas contre les ouvriers hongrois qui subissent tout autant l’oppression patronale avec des salaires de misères et des conditions de travail aggravé par le régime de Orban mais contre Tavares, la direction de Stellanis, et le gouvernement de Macron qui a gavé les grosses entreprises d’argent public et qui a facilité les licenciement avec ses lois travail.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Texas. Après la vague de froid, des ménages reçoivent des factures d’électricité allant jusqu’à 17 000 dollars

Ces derniers jours, le Texas a connu une vague de froid inédite avec des températures descendant jusqu’à -18°C. Cette vague de froid inhabituelle a montré les limites absolues du marché 100% privé et non régulé de l’électricité, avec des factures pouvant atteindre les 17 000$.

Prédation capitaliste

Crédit photo : AFP

Le Texas a littéralement gelé cet hiver. Les températures sont descendues jusqu’à presque -20°C. Dans cet État, plus connu pour les images de paysages désertiques, la plupart des habitations n’ont pas été construite pour faire face à un tel climat. Cependant, la véritable caractéristique du Texas dans cette crise repose dans les caractéristiques de son réseau d’électricité.

En effet, le réseau de distribution texan est isolé du reste du pays et les prix sont entièrement déterminés par l’offre et la demande. Dans le cadre de la vague de froid, ces particularités se sont montrées désastreuses. Tout d’abord, de nombreux foyers se sont retrouvés sans électricité, que ce soit du fait d’une limite des capacités de production mais aussi du fait de nombreuses coupures de lignes qui ont mis un certain temps à être rétablies. Dimanche, 30 000 familles attendaient encore d’être reconnecter au réseau. Ces coupures ont conduit à la mort de 70 personnes.

L’autre conséquence de ce fonctionnement en marché « libre » est la hausse pour le moins spectaculaire des factures suite à la hausse de la « demande » (pour pouvoir se chauffer notamment). Certains foyers ont reçu des notes atteignant 17 000$. Dans les Etats limitrophes et au Texas, une hausse des prix du gaz a aussi été remarqué.

Ce bilan montre la rapacité des capitalistes pour lesquels les catastrophes naturelles sont avant tout un moyen de s’enrichir. Face au changement climatique, ce type d’évènement est amené à arriver de plus en plus fréquemment, autant d’opportunités pour les vendeurs d’énergie. Ce n’est pas la première fois que le Texas fait la une dans la gestion privée de son énergie.

Il y a 20 ans, l’affaire Enron

La société Enron dans les années 90 avait poussé à la déréglementation du secteur de l’énergie. L’entreprise avait réussi à convaincre le gouverneur du Texas, Georges W. Bush mais n’a pas réussi à convaincre le reste des Etats. Enron avait plongé volontairement la Californie dans le noir pour vendre son électricité à des prix exorbitants. Ce n’était pas lors d’une vague de froid mais une vague de chaleur.

Le 14 et 15 juin 2000, les courtiers d’Enron ont créé un goulot d’étranglement bloquant la transmission de l’électricité vers le nord de la Californie. Si l’on prend l’exemple de San Francisco, cela fait que l’opérateur qui assurait l’alimentation en électricité de la ville a été obligé de payé Enron pour libérer le réseau et envoyer de l’électricité pour éviter un black-out mais une fois payé, les black-outs tournants frappaient déjà la Californie, ce qui a eu pour effet d’exploser les prix. Les villes ont dû rationner l’électricité, les compagnies de gaz et d’électricité en faillite, ont dû être renflouées par l’Etat californien. Comme l’explique Libération en 2002 « C’est ce qu’avait prévu, cyniquement, le PDG d’Enron, Jeff Skilling, qui avait déclaré à l’époque : « Quand les compagnies seront trop endettées, nous limiteront l’énergie livrée à la Californie et l’Etat sera contraint d’aider ces sociétés. » » Enron s’en est donc mis plein les poches. Les dirigeants ont également fait du blanchiment de watt et divers montages financiers ce qui a fait un scandale et a conduit la société à la faillite. Jeffrey Skilling ancien PDG d’Enron a été condamné à 14 ans de prison ferme.

La crise au Texas est en parti dû à l’héritage d’Enron puisque le marché est toujours déréglementé. Ce qui est inquiétant c’est que cette idée de déréglementation refait surface y compris en France. On peut faire le lien entre ce qui est arrivé au Texas et le projet Hercule de privatisation d’EDF. Dans ce projet, les activités liées aux réseaux seraient séparées des activités les plus rentables comme les énergies renouvelables. Elles seraient vendues en lot avec les activités nucléaires qui seront certainement un poids financier important dans les prochaines années avec les démantèlements d’anciennes centrales.

Cette catastrophe a montré à la fois la rapacité des patrons des entreprises qui vendent ces denrées de première nécessité, comme l’énergie. Elle montre aussi et surtout leur incapacité à mettre en place une gestion efficace et capable au besoins minimaux dès que les conditions sortent de la « normale », car nos vies importent peu face à leurs profits.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ce qui est enjeu, ce sont les CONQUIS SOCIAUX du monde du travail et les institutions salariales qui ont été mis en place par les LUTTES : couverture santé, retraites ... !

SOURCE : L'Humanité

 

Repris de justice, Uber veut faire la loi

Afin d’éviter que ses chauffeurs ne soient considérés comme des employés, la plateforme fait du lobbying pour créer en Europe un « tiers statut » entre salarié et autoentrepreneur.

Pendant longtemps, la bourgeoisie s’est cachée derrière ses représentants pour écrire la loi. À l’ère du capitalisme 2.0, elle ne prend plus de telles précautions. La semaine dernière, le PDG d’Uber, Dara Khosrowshahi, a lancé une campagne de lobbying auprès des institutions européennes pour obtenir la création d’un statut moins protecteur que celui de salarié, mais plus que celui d’autoentrepreneur.

Uber est une plateforme qui met en relation des clients et des chauffeurs pour assurer un trajet dans certaines villes, à un prix qu’elle dicte. En gros, ce que faisaient les taxis avant. Les plateformes ont essuyé des revers dans plusieurs États du monde. La justice y a constaté l’existence d’un rapport de subordination entre la plateforme et le travailleur, donc estimé que ce dernier était un salarié avec les droits afférents, non un « travailleur indépendant ».

Dernière défaite judiciaire : le 19 février, la Cour suprême britannique a confirmé que les chauffeurs d’Uber qui avaient intenté une action devaient être considérés comme salariés de cette entreprise, au vu du temps connecté à l’application et à l’évaluation des travailleurs par la plateforme. Aux Pays-Bas, c’est une firme fonctionnant selon le même principe de mise en relation, Deliveroo, qui a été condamnée à considérer comme ses employés ses livreurs de plats préparés. Toutes ces décisions de justice ne sont qu’un avant-goût de ce qui pourrait arriver aux plateformes avec l’avalanche d’assignations en justice dont elles font l’objet.

Un rapport de forces défavorable à la multinationale

Acteur global, Uber mène donc une riposte globale. Celle-ci a commencé en Californie. Là-bas, en 2019, les parlementaires locaux avaient fait voter une loi faisant des travailleurs des plateformes de mise en relation des salariés. En novembre 2020, Uber et son concurrent Lyft ont fait adopter par référendum – dépensant 205 millions de dollars, selon le Los Angeles Times –une législation concurrente qui fait des travailleurs des auto­entrepreneurs, tout en tenant compte de certaines revendications : le droit à un revenu minimum et à une prise en charge partielle de l’assurance-santé.

C’est ce modèle qu’Uber veut maintenant exporter en Europe : maintenir coûte que coûte ses travailleurs en dehors du statut de salarié, en leur accordant quelques concessions. Le patron de l’entreprise a donc publié un livre blanc, la semaine dernière, faisant valoir les propositions du secteur.

 

« Nous croyons que les travailleurs indépendants à travers l’Europe méritent un meilleur travail, qui offre des possibilités de revenu décent, et flexible quand ils le veulent, et de la protection et des avantages quand ils en ont besoin »

 

,lit-on en préambule du document de 33 pages. Plus loin, il s’inquiète :« Plus une entreprise fournit des avantages à ses travailleurs indépendants, moins ceux-ci sont considérés comme indépendants aux yeux de la justice. » Raison pour laquelle il demande à Bruxelles une législation qui assure aux plateformes une sécurité juridique. Les propositions de Dara Khosrowshahi interviennent à un moment crucial. Sous pression des organisations de salariés, le commissaire européen à l’Emploi, Nicolas Schmit, a lancé, ce mercredi 24 février, une consultation sur les conditions de travail des chauffeurs et livreurs de plateformes, afin de présenter une législation au Parlement européen, fin 2021.

« Uber cherche à s’exonérer de ses responsabilités d’employeur. L’entreprise revient sur l’histoire du salariat, selon laquelle, en échange du rapport de subordination, on obtient des droits », décrypte Leïla Chaibi, députée européenne France insoumise.

Celle-ci voit dans l’activisme d’Uber une volonté de peser dans le rapport de forces, qui n’est pas favorable à la multinationale, après les multiples décisions de justice et l’évolution sur le dossier du gouvernement français.« Uber comptait sur la France pour jouer le rôle de cheval de Troie », rappelle la députée. En 2019, la loi LOM – dans le droit fil de la « start-up nation » promue par le président Macron – faisait en sorte que les rapports entre plateformes et travailleurs ne soient pas requalifiés en contrats de travail. Une disposition retoquée par le Conseil constitutionnel.

« Ce qui se passe est fondamental, estime Leïla Chaibi.Qui prendra le dessus dans le rapport de forces entre Uber et les travailleurs ? »Pour obtenir une législation européenne favorable en décembre 2021, ceux-ci étaient mobilisés ce mercredi. Une centaine de chauffeurs Uber ou de livreurs Deliveroo ont manifesté devant la représentation du Parlement européen à Paris, tandis que soixante autres faisaient de même devant le siège de la Commission à Bruxelles. La Confédération européenne des syndicats monte, elle aussi, au créneau.« L’Union européenne ne peut pas laisser les plateformes aux pratiques illégales réécrire la loi  ! » s’insurge-t-elle dans un communiqué qui dénonce les tentatives de lobbying d’Uber et consorts.

par  Gaël De Santis ,

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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