SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Unilever: bénéfice en hausse en 2018

bénéfice annuel doublé en 2018 à

9,8 milliards d'euros

 

La Haye (awp/afp) - Le géant néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever a fait état jeudi d'un bénéfice annuel doublé en 2018 à 9,8 milliards d'euros (11,2 milliards de francs suisses), en raison notamment d'une hausse des volumes et d'une progression de la marge opérationnelle.

Le bénéfice net a bondi de 51,2%, a indiqué dans un communiqué le groupe de Rotterdam, qui enregistre toutefois une baisse de son chiffre d'affaires de 5,1%, à 51 milliards d'euros, en partie due à des taux de change défavorables.

"2018 a été une bonne année pour Unilever, avec une bonne croissance en volume et une progression des marges de haute qualité", a déclaré Alan Jope, nouveau directeur général du groupe après avoir remplacé Paul Polman en janvier.

Le chiffre d'affaires a été impacté par des taux change défavorables à hauteur de 6,7% et par les conséquences de la cession des margarines, division historique du groupe dont la vente devait être finalisée en 2018.

En excluant cette division "margarines", les ventes sous-jacentes ont augmenté de 3,1%, avec une hausse des volumes de 2,1%.

La marge opérationnelle sous-jacente a augmenté de 90 points de base.

Le groupe a indiqué qu'il restait sur la voie de ses objectifs pour 2020, même s'il s'attend à ce que les conditions de marché "restent difficiles", a précisé Alan Jope.

Unilever, connu pour ses produits Dove et ses crèmes glacées Ben & Jerry's, a défrayé la chronique l'an dernier en renonçant en octobre au projet de déménagement de son siège social de Londres vers Rotterdam aux Pays-Bas, sous la pression de ses actionnaires.

Le géant de l'agroalimentaire et des cosmétiques emploie quelque 161.000 personnes à travers le monde et possède plus de 400 marques, dont Knorr, Lipton et Magnum.

Unilever a annoncé lundi acquérir la marque américaine de produits d'entretien respectueux de l'environnement The Laundress, une nouvelle acquisition qui fait suite au rachat en décembre dernier d'un boucher végétarien néerlandais, De Vegetarische Slager.

afp/al

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Paris (awp/afp) - Les célèbres petits sachets rose de levure chimique Alsa (Unilever) fabriqués en Lorraine, vont pouvoir définitivement passer sous contrôle allemand, après le feu vert de l'Autorité de la concurrence accordé mardi au rachat d'Alsa par Dr Oetker (marque Ancel).

"L'Autorité de la concurrence autorise l'acquisition d'Alsa par Dr Oetker (Ancel)", indique mardi un communiqué de l'Autorité de la concurrence.

L'Autorité a accepté la proposition d'Ancel de céder une licence à un concurrent tiers extérieur, Sainte-Lucie, pour régler les problèmes de concurrence qui se posaient sur le marché français après la réunion de ces deux gros acteurs dans le domaine des desserts à préparer.

A l'issue du rachat d'Alsa, sans cette cession, la nouvelle entité serait devenue le leader sur le marché de la fabrication des desserts à préparer en grande surface, avec une part de marché nettement supérieure à 50%, puisque l'opération aurait réuni les deux principales marques sur les linéaires, Ancel et Alsa, au sein de la même entité, souligne l'Autorité.

Dr Oetker s'est donc engagé par anticipation à concéder à Sainte-Lucie une licence de marque sur les desserts à préparer Ancel pour une durée de cinq ans, renouvelable une fois, afin de permettre d'assurer "une alternative crédible" pour les distributeurs et "garantir le maintien d'une concurrence suffisante sur le marché".

Le groupe familial allemand Dr Oetker, fondé en 1891, est actif dans le domaine des sucres aromatisés, levures, nappages, desserts à préparer, gélifiants et sucres gélifiants à destination des grandes et moyennes surfaces sous les marques Ancel et Dr Oetker. Egalement présent dans le secteur des produits apéritifs (bretzels) et pizza surgelées, il emploie 11.640 personnes dans 40 pays, dont près de 230 sur deux sites de production en France.

Alsa, fondée en 1897 en Lorraine par Emile Moench, et propriété jusqu'à l'an passé du groupe agroalimentaire Unilever, dispose d'un site de production basé à Ludres en Lorraine, où l'entreprise emploie 140 personnes.

Ne publiant ni son chiffre d'affaires ni ses résultats, elle affirme sur son site internet vendre trois sachets de levure par seconde en France, reconnaissables à la petite pâtissière alsacienne bleue marine sur fonds rose.

afp/al

Publié par zonebourse.com

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10 mois ça suffit : les postiers grévistes du 92 occupent le Siège de La Poste pour exiger de réelles négociations !

Après 10 mois de grève, les postiers grévistes du 92 occupent le Siège de La Poste pour exiger de réelles négociations. Ils ont subit hier une très forte répression. Nous relayons ci-dessous le communiqué de presse de Sud Activités Postales 92.

Communiqué de presse de Sud Activités Postales 92

Source du communiqué : Facebook de Sud Poste 92

10 mois ça suffit : les postiers grévistes du 92 occupent le Siège de La Poste pour exiger de réelles négociations !

Une centaine de grévistes et de soutiens sont présents dans les bureaux de la direction du Groupe La Poste depuis 17h30.

Après plus de 10 mois de grève, La Poste refuse toujours d’entrer dans de réelles négociations avec les grévistes qui se battent contre les suppressions d’emplois, contre la précarité et pour un réel service postal.

10 mois ça suffit : les grévistes et leur soutiens exigent l’ouverture immédiate de négociations sur la base de propositions écrite avec les grévistes. L’occupation continue tant que les négociations n’auront pas lieu.

Contacts : Gaël Quirante 0696709380
Xavier Chiarelli 0622052842

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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« Brûlures, nausées, vomissements » : à Toulouse, les CRS utilisent bien des gaz plus agressifs

Des gilets jaunes toulousains ont témoigné auprès de l’Observatoire des Pratiques Policières (OPP) des nausées, brûlures, qu’ils ont ressenties lors des dernières manifestations de janvier au contact des gaz lacrymogènes. Après son enquête, la préfecture vient de confirmer la livraison de grenades d’un nouveau type que l’OPP soupçonne d’un degré de toxicité plus élevé.

Attesté par l’Observatoire des Pratiques Policières

Lors de la manifestation du 8 décembre, le journal Marianne délivrait l’information selon laquelle les blindés parisiens qui sillonnaient la capitale ce jour-là étaient équipés d’un liquide incapacitant, « un dispositif radical qui ne devait servir qu’en dernier recours ». Deux jours plus tard, l’information était démentie par la direction générale de la gendarmerie qui avait cependant reconnu que les blindés avaient une capacité de pulvérisation de gaz plus importante.

A Toulouse, les Gilets jaunes expérimentent depuis le début du mois de janvier, lors des manifestations des samedis, des symptômes beaucoup plus lourds lorsqu’ils entrent en contact avec les gaz lacrymogènes : brûlures, nausées, vomissements, compression thoracique… Les Observateurs des Pratiques Policières de la ville rose, constitués lors de la loi travail de 2016, mettent ces symptômes nouveaux sur le compte de nouvelles munitions. Les culots de grenade habituellement marqués d’un CM6, portent désormais l’inscription CM3.

Confrontés aux évidences matérielles, la préfecture a confirmé que des « CM3 ont été récemment fournies à certaines compagnies républicaines de sécurité (CRS) » mais dément leur plus forte concentration en gaz. Selon les expertises consultées par l’OPP, ces grenades permettent d’envoyer d’un coup davantage de gaz lacrymogène, sur un périmètre plus restreint, ce qui renforce malgré tout l’hypothèse d’une plus grande concentration et d’un gaz moins volatile.

Futura Science a décrit la progressivité des symptômes infligés par les gaz lacrymogènes : « dans l’Hexagone – indique le magazine -, la concentration des dispositifs utilisés est de 1 à 2% de CS [le 2-chlorobenzylidène malonitrile] libéré par mètre cube d’air ». A ce degré de concentration, le gaz provoque des « effets irritants pour les yeux et les voies respiratoires » dont les effets sont limités dans le temps mais qui peuvent entraîner, selon les individus et l’exposition au gaz, « une sensation de brûlure », « une irritation intense et immédiate », une « conjonctivite » voire une « photophobie ».

« À des concentrations plus élevées » précise le magazine scientifique, l’exposition au CS provoquerait des « brûlures chimiques accompagnées d’une kératite, d’une perte de l’épithélium cornéen » au niveau des yeux, peut « prédisposer certains individus à des œdèmes pulmonaires » ou déclencherait encore « une perte d’appétit, des nausées, des diarrhées ». Soit autant de symptômes décrits par les Gilets Jaunes et relevés par l’OPP de Toulouse qui vont dans le sens d’un usage « d’armes non létales » beaucoup plus dangereuses et agressives...

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Christophe Dettinger restera en prison jusqu’à son procès !

Christophe Dettinger, le boxeur Gilet jaune accusé d'avoir agressé deux gendarmes à l'acte VIII, restera derrière les barreaux jusqu'à son procès le 13 février. Telle est la décision prise par la Cour d'appel de Paris ce mercredi qui a refusé sa demande de libération.

Le policier boxeur de Toulon est libre comme l'air mais...

Les avocats de l’ex boxeur professionnel, Christophe Dettinger, avaient demandé sa libération sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès le 13 février. En effet, le 9 janvier, suite à son passage en comparution immédiate il avait été placé en détention provisoire.

Ainsi, cela fait presque un mois que Christophe Dettinger, mobilisé dans le mouvement des Gilets jaunes, est en prison pour s’être défendu face aux forces de police lors de l’acte VIII à Paris. Accusé de "violences volontaires" contre deux gendarmes, ce dernier avait immédiatement reconnu les faits dans une vidéo avant de se rendre à la police le lundi matin.

Le soutien du boxeur par les gilets jaunes a été immédiat étant donné la répression féroce qui s’abat sur eux depuis le début du mouvement. Aujourd’hui, la décision de garder Christophe Dettinger en prison est vécue comme une énième injustice étant donné l’ampleur de la répression et l’impunité totale dont jouissent les forces de police. De fait, si 101 enquêtes IGPN ont été ouvertes depuis début novembre, aucun policier n’est à l’heure d’aujourd’hui maintenu en détention provisoire ou inquiété. Une injustice d’autant plus flagrante quand ce weekend encore plusieurs Gilets jaunes ont été gravement blessés dont Jérôme Rodrigues et que les forces de police responsables sont toujours en service. Pour justifier le maintien en détention provisoire du boxeur, les juges ont d’ailleurs argué du danger que ce dernier "réitère les faits". Pourtant à l’heure d’aujourd’hui, la justice et le gouvernement ne sont pas aussi prompts à condamner les actes des forces de police ou encore l’utilisation du LBD 40 qui mutile chaque samedi de nombreuses personnes.

Ce samedi pour l’acte XII les Gilets jaunes ont d’ailleurs décidé de faire de cet acte une journée de mobilisation en hommage aux morts, blessés et mutilés, contre la répression et pour l’interdiction définitive du flashball LBD 40 qui est une arme de guerre.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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CGT Bouches du Rhône dans l'action le 5 février !
CGT Bouches du Rhône dans l'action le 5 février !

Publié par FSC

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Juan Branco désosse Macron

Sous quelque gouvernement que ce soit la nature a posé des limites aux malheurs des peuples. 
Au-delà de ces limites, c’est ou la mort, ou la fuite, ou la révolte.
Denis Diderot

Juan Branco désosse Macron

Léché, lâché, lynché. La règle des trois « L » est bien connue parmi ceux qui connaissent gloire et beauté. C’est ce qui arrive à Emmanuel Macron. Hier, le beau monde des médias le léchait avec ravissement, et voilà qu’aujourd’hui le peuple demande sa tête au bout d’une pique. Le petit prodige est devenu le grand exécré.

Rien d’étonnant, les riches l’ont embauché pour ça, il est leur fondé de pouvoir, il est là pour capter toute l’attention et toutes les colères, il est leur paratonnerre, il est leur leurre, en somme. Tandis que la foule hurle « Macron, démission », ceux du CAC 40 sont à la plage. Un excellent placement, ce Macron. De la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune à la « flat tax » sur les revenus des capitaux, de la baisse de l’impôt sur les sociétés à la loi Travail qui facilite les licenciements, il n’a pas volé son titre de président des riches.

Mais pourquoi lui ? Comment est-il arrivé là ? À quoi ressemblent les crabes du panier néolibéral d’où est sorti ce premier de la classe ? Une caste, un clan, un gang ? Le cercle du pouvoir, opaque par nature, suscite toujours fantasmes et complotisme aigu. Il est très rare qu’une personne du sérail brise l’omerta.

Juan Branco vient de ce monde-là. Avocat, philosophe, chercheur, diplômé des hautes écoles qui fabriquent les élites de la haute fonction publique, à 30 ans il connaît ce monde de l’intérieur. Sur son blog, il publie « CRÉPUSCULE », une enquête sur les ressorts intimes du pouvoir macroniste et ses liens de corruption, de népotisme et d’endogamie, « un scandale démocratique majeur : la captation du pouvoir par une petite minorité, qui s’est ensuite assurée d’en redistribuer l’usufruit auprès des siens, en un détournement qui explique l’explosion de violence à laquelle nous avons assisté. [1] »

Un entretien de Daniel Mermet avec Juan Branco, avocat, auteur de Crépuscule (2018)

POUR VISIONNER LA VIDEO
CLIQUEZ CI-DESSOUS

https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/Juan-Branco-desosse-Macron

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com
 

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APPEL pour faire de l’Acte XII du 2 février 2019 une grande MANIFESTATION contre les VIOLENCES POLICIÈRES et pour le respect des libertés

Le samedi 26 janvier, dans le cadre de l’Acte XI des Gilets Jaunes, Jérôme Rodriguez, un des porte-parole historiques du mouvement, a été mutilé alors qu’il manifestait pacifiquement. Il risque, probablement, de perdre un œil. Ce drame est sans doute l’ultime avertissement avant que ne surviennent des morts dans le cadre de ces manifestations. Ce drame arrive alors que des dizaines de personnes ont été mutilées par les armes utilisées par les « forces de l’ordre » dans les dernières semaines. Ces dernières font preuve d’une violence sans égale depuis des années. Ces cas ne font pour l’instant l’objet que d’enquêtes administratives dans un manque absolu de transparence. Dans le même temps, une justice aux ordres emprisonne sans justification, comme c’est le cas pour Christophe Dettinger, et condamne de manière expéditive.


Il est plus que temps que les organisations démocratiques et républicaines du pays, que les organisations syndicales, appellent à réagir contre les violences policières qui se multiplient depuis ces deux derniers mois et pour le respect des libertés publiques. Eric Drouet vient d’annoncer qu’à l’occasion de l’acte XII de la mobilisation une manifestation déclarée se déroulerait le 2 février en l’honneur des blessés. Il est urgent que les organisations républicaines et démocratiques, que les organisations syndicales prennent toute leur place dans cette manifestation du 2 février. 


Le gouvernement cherche en effet, par la violence et l’intimidation, à nous retirer la liberté de manifester. Il faut s’opposer à la course à l’abîme où le gouvernement entraîne le pays. Il faut s’opposer à une logique de répressions qui conduira, inévitablement et inéluctablement, à des morts. C’est dans ce contexte que nous appelons toutes les organisations démocratiques et républicaines, les organisations syndicales, à prendre leurs responsabilités. 
 

Il convient donc d’exiger :
 

- Le retrait des LBD, qui ne sont d’ailleurs pas utilisés dans les autres pays d’Europe.
- Le retrait des grenades de désencerclement.
- La transparence sur les enquêtes en cours et l’accès aux informations par les avocats des personnes blessées.
- Une enquête parlementaire sur les violences policières dans le cadre des manifestations.
- La libération immédiate des militants Gilets Jaunes détenus arbitrairement ou dans des conditions abusives.
- La démission conservatoire du Ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner et de M. Nunez qui, en tant que responsables de ces violences, auront à répondre de ces dernières.

Pour le bureau du Collectif national pour la souveraineté et la justice sociale (CNSJS):
Denis Collin
Jacques Cotta
Michèle Dessenne
Joel Périchaud
Bertrand Renouvin
Jacques Sapir

SOURCE:

Publié par EL DIABLO

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PROPOSITION DE LOI Bruno RETAILLEAU-Édouard PHILIPPE : les LIBERTÉS publiques en DANGER

COMMUNIQUÉ de PRESSE COMMUN (CGT, Ligue des Droits de L’Homme, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Fondation Copernic, FSU, Solidaires)

Le gouvernement a décidé de reprendre à son compte la proposition de loi de Bruno Retailleau (sénateur LR) adoptée au Sénat le 23 octobre 2018 visant à « prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs ». Alors que la France dispose d’un arsenal législatif déjà des plus répressifs, ces nouvelles mesures, si elles étaient votées, porteraient gravement atteinte aux libertés publiques de toutes et tous...

Le gouvernement a décidé de reprendre à son compte la proposition de loi de Bruno Retailleau (sénateur LR) adoptée au Sénat le 23 octobre 2018 visant à « prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs ». Alors que la France dispose d’un arsenal législatif déjà des plus répressifs, ces nouvelles mesures, si elles étaient votées, porteraient gravement atteinte aux libertés publiques de toutes et tous.


Les signataires appellent à s’opposer fermement à cette résurgence de la loi anticasseurs de 1970, de sinistre mémoire et abrogée en 1981.


Cela marquerait un changement de paradigme avec la possibilité d'une répression inspirée des dispositions de l’état d’urgence dont le passage dans le droit commun ébranle déjà l’État de droit. Ce projet écarterait toujours plus la justice au profit de pouvoirs administratifs exorbitants. Fichage des manifestants, interdiction individuelle de manifester, obligation de pointage sont autant de signes de la poursuite d'une logique de suspicion généralisée et de contrôle social avec le risque de dévoiement des procédures et d’arbitraire.


Les signataires dénoncent ces restrictions au droit de manifester et ces lourdes menaces sur les libertés d’opinion et d’expression des oppositions et demandent le retrait de la proposition de loi.

Signataires :
Ligue des droits de l’Homme (LDH), Syndicat des Avocats de France (Saf), Syndicat de la Magistrature (SM), Fondation Copernic, Fédération syndicale unitaire (FSU), Union syndicale Solidaires, Confédération générale du travail (CGT)

Montreuil, le 25 janvier 2019

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Un manifestant portant un costume en forme de cercueil lors d’une manifestation des Gilets jaunes la place de la République à Paris, le 1er décembre 2018.

Un manifestant portant un costume en forme de cercueil lors d’une manifestation des Gilets jaunes la place de la République à Paris, le 1er décembre 2018.

La revue Que choisir relance la controverse sur l’évolution du pouvoir d’achat en avançant d'autres chiffres que ceux de l'Insee. L’organisme public reconnaît lui-même que ses indices ne reflètent pas toujours les situations individuelles.

Dans un article intitulé «Hausse des prix-Le grand matraquage» et publié dans son numéro daté de février, la revue Que choisir met en doute les estimations de l’Insee sur l’inflation ainsi que les annonces du gouvernement sur le pouvoir d’achat. Par exemple, Que choisir a calculé une hausse des prix de 5% depuis 2014, supérieure au SMIC (+4,6%) alors que l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ne l’estime qu’à 3,65%.

L’organe de l’Union fédérale des consommateurs (UFC), outre ses propres calculs, s’appuie sur les conclusions d’une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) selon laquelle les ménages ont perdu, en moyenne, 440 euros de revenu disponible par an entre 2008 et 2016. Mathieu Plane, directeur adjoint de l’OFCE, cité par Que choisir, déclare à ce propos : «Il faut remonter très loin en arrière, au moins au début des années 1990, pour observer un tel phénomène.»

Le plus étonnant est que l’Insee semble partager en partie ce point de vue. La revue cite par exemple les propos d’un des responsables de l’institution selon lequel «en moyenne, les Français n’ont pas eu de gain de pouvoir d’achat depuis dix ans». Ce dernier précise que le pouvoir d’achat par unité de consommation a augmenté sur cette période de 0,1% par an alors qu’il augmentait de 1,9% par an avant la crise de 2008.

Plusieurs indices pour calculer le pouvoir d'achat

L’explication est complexe et rend les comparaisons difficiles, car l’Insee produit deux indicateurs de pouvoir d’achat différents : un indice national et un indice par «unité de consommation» tenant compte de la taille des ménages. Dans ce second indice, le premier adulte représente une unité tandis que les autres membres de foyer représentent 0,5 unité au-dessus de 14 ans et 0,3 unité en dessous.

Or, l’Insee note que certaines dépenses sont mises en commun dans les ménages. Ainsi, les besoins d'un ménage ne s'accroissent pas en stricte proportion de sa taille. Lorsque plusieurs personnes vivent ensemble, il n'est pas nécessaire de multiplier par le nombre de personnes tous les biens de consommation pour garder le même niveau de vie, en particulier, les biens de consommation durables tels que le réfrigérateur ou la machine à laver, mais aussi l’abonnement à internet ou à un fournisseur de gaz et d’électricité.

Et selon l’institut, la taille des ménages tend à se réduire. Enfin, l’Insee rappelle dans ses fiches de méthodologie qu’«une hausse du pouvoir d'achat moyen n'est pas contradictoire avec une baisse pour une partie des ménages, et même une forte baisse pour certains d'entre eux».

Les leurres de l'«effet qualité»

Outre la question du pouvoir d’achat sous ses différentes formes (revenu disponible, pouvoir d’achat national moyen, pouvoir d’achat par unité de consommation…), l’Insee donne une évaluation officielle de l’indice des prix à la consommation (IPC), mieux connu sous le nom d'«inflation». Mais ce calcul tient compte d’un «effet qualité» qui prend en compte les évolutions des caractéristiques d’un produit.

Par exemple, si on paie un téléphone portable un certain prix puis qu’on le remplace par un appareil plus cher, mais dont la mémoire interne, par exemple, est plus importante, on ne considérera pas qu’il y a augmentation des prix. Ce que de nombreux économistes contestent. Par exemple, Philippe Herlin, dans Pouvoir d’achat, le grand mensonge (éd. Eyrolles, 2018) écrit : «Sur une longue durée, cet effet qualité donne des résultats incohérents : le prix d’un PC aurait ainsi été divisé par 20 depuis 1995 !»

Enfin, l’indice des prix à la consommation contient des postes de dépenses qui ne reflètent pas toujours l’impact de l’évolution des prix sur le budget des ménages. Par exemple, peu importe à la plupart des ménages que les prix des appareils électroménagers comme les réfrigérateurs ou machines à laver baissent, car on n’en achète pas tous les jours, contrairement à certains produits alimentaires. Pourtant, la baisse de ces biens d’équipement durables entre dans le calcul de l’inflation et la ferait donc baisser.

Décalage entre augmentation des prix et des salaires

L’Insee, a en outre révélé que la hausse constante des dépenses dites «contraintes» (loyer, assurances, abonnements, cantine…) pesait sur le revenu dit «arbitrable», c’est-à-dire sans le poids de ces dépenses. Pour essayer de fournir des indicateurs plus représentatifs, l’institut calcule désormais le pouvoir d’achat «arbitrable» des ménages et note que la part des dépenses contraintes ou «pré-engagées» n’a cessé d’augmenter, passant de 26,8% à 29,4% au cours des vingt dernières années. Mais là encore, ce n’est qu’une moyenne et l’Insee note : «La part des dépenses pré-engagées dans le budget est plus élevée pour les ménages à faibles revenus : elle passe de 22 % pour les ménages aisés à 38 % pour les ménages pauvres, selon une étude de la Drees de 2016.»

Mais surtout, l’enquête de Que choisir souligne le décalage entre la progression des salaires et celle des prix. Aujourd’hui, seul le montant du SMIC est indexé annuellement sur les prix, contrairement aux autres salaires qui ont cessé de l’être en France en 1983 (alors qu’ils le sont toujours en Belgique ou au Luxembourg). Ainsi, une hausse des prix annuelle de 1,7% prévue en 2019 par la Banque de France correspondrait à une baisse de pouvoir d’achat si les salaires ne suivaient pas en proportion. D’ailleurs, en août 2018, le ministère du Travail a noté que l’indice du salaire mensuel de base (hors primes et heures supplémentaires, avait sur un an progressé moins vite que les prix à la consommation. Il considérait même que c’était la première fois en six ans que les augmentations de salaire ne couvraient pas la hausse des prix.

L’Insee est conscient que beaucoup de Français ne reconnaissent pas leur situation personnelle dans les chiffres fournis régulièrement et explique par exemple dans une note de méthodologie : «La croissance du pouvoir d'achat mesurée par l'Insee se heurte quelquefois au scepticisme. Le malentendu, incarné par un «pouvoir d’achat ressenti» se nourrit largement de la confrontation entre un total national et des situations individuelles.»

Publié par francais.rt.com

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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