SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L’entreprise appartient aussi aux salariés !

Mais, comment est-il possible d’en arriver-là  ? C’est la question que nombre de salariés sont en droit de se poser  ! Deux ans après l’arrivée d’une nouvelle majorité aux élections présidentielles et législatives, le patronat applaudit debout le Premier ministre le jour-même de la publication des catastrophiques chiffres du chômage. Le patronat jubile.

Au même moment, dans le pays le désespoir l’emporte sur l’espoir de pouvoir vivre mieux demain, de retrouver les chemins du progrès, du développement et de l’emploi.

Pourtant le pays tout entier a envoyé des signaux très clairs lors des élections municipales et européennes. Les records d’abstentions, la démobilisation des électeurs désabusés, les votes eux-mêmes étaient des messages envoyés pour un changement des conditions de vie et de travail.

Pendant combien de temps encore le pouvoir politique va-t-il repasser les plats au patronat et aux actionnaires déjà gavés  ? Jusqu’où vont-ils aller  ? Pouvons-nous accepter plus longtemps une croissance nulle, le chômage de masse, le recul des droits, le manque d’embauches dans toutes les professions  ?

Comment s’en sortir  ? :
-   Prenons nous-mêmes nos affaires en main  !
-  Choisissons de ne pas subir mais de nous unir.
- Ne laissons pas le Medef diriger le pays et gagner toujours plus à chaque changement de gouvernement.

La question de la répartition des richesses dans notre pays et du contrôle des aides publiques par les salariés et leurs représentants est posée avec force. Cet argent, c’est le nôtre !

Il faut vraiment être ringard pour dire que l’entreprise ce sont les patrons et les actionnaires  ! Nous produisons. Nous créons la richesse. L’entreprise, c’est aussi nous  !

Débattons entre syndiqués, militants, salariés pour ne pas baisser la tête et refuser l’inacceptable, pour nous opposer résolument à la mise en route de la machine à remonter le temps  !

Le chacun pour soi n’est pas la solution, c’est l’arme des patrons. La nôtre, c’est notre union, le syndicat pour être plus forts et gagner.

Les entreprises viennent de recevoir le versement de la première tranche du Crédit Impôt Compétitivité Emploi payé par nos impôts. à qui profite cet argent  ?
Aux actionnaires : en France, au deuxième trimestre 2014, la part des dividendes qui leur a été versée a augmenté de 30  %. Vendanges exceptionnelle pour eux, mais c’est autant qui ne va ni à l’investissement, ni à l’emploi, ni aux salaires.
Au secteur bancaire : il touchera, à terme, en année pleine, près d’1 milliard d’euros de l’enveloppe et fera preuve de la même générosité pour ses actionnaires au lieu de financer les entreprises sur le long terme.

41 milliards d’euros supplémentaires d’aides aux entreprises, en particulier avec le Pacte dit de responsabilité : joli cadeau au patronat ! Il s’ajoute aux 180 milliards déjà offerts. Pour quel résultat : + 5 % de chômeurs… Comment est-ce justifiable ?

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Pour la deuxième fois sous la Présidence de François Hollande, un Premier ministre de la République est la vedette d’un meeting syndical.

Le Premier ministre a choisi de venir faire applaudir sa politique par le MEDEF, le jour même de la publication des chiffres du chômage qui continuent d’augmenter.

La confusion des genres entre l’Etat et le MEDEF, le trait d’union qu’il tire entre le Medef et les entreprises, ont quelque chose de scandaleux.

La scénographie de son intervention, après le film de propagande du Medef intitulé, « Un million d’emploi, c’est possible » ne nous dit rien sur : quand, dans quelles entreprises, sur quel territoire, avec quel temps de travail, avec quelle rémunération seront créés ces emplois ? Pour l’instant et malgré les 220 milliards de cadeaux déjà consentis aux entreprises, on n’en a vu aucun.

Aucune stratégie n’est annoncée concernant l’évaluation des politiques publiques en direction des entreprises. Sur 45 minutes de discours, il consacre une phrase timide sur les comptes qu’elles auront à rendre à la nation.

Il passe sous silence les 220 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises qui ne sont soumises à aucune évaluation alors que tous les observateurs attentifs constatent que le versement du CICE n’a servi ni à l’investissement, ni à l’emploi.

Sur les 40 entreprises du CAC 40, 37 viennent d’augmenter leurs dividendes aux actionnaires, au détriment des investissements, de l’emploi et des salaires.

Le Premier ministre dit vouloir rassembler pour réformer, mais la question cruciale qui est posée est sur quoi ?, comment ?

Sa réponse est en ligne avec le clip du syndicat patronal. Tout y passe, les attentes du MEDEF sont même anticipées : la simplification du code du travail, le travail du dimanche, la représentation des salariés dans les petites et moyennes entreprises…

Tout cela au motif que la France vivrait au- dessus de ses moyens depuis 40 ans. C’est insupportable ! Où sont les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes en galère, qui vivent au- dessus de leurs moyens aujourd’hui en France ?

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Des chiffres du chômage catastrophiques

Le gouvernement avait annoncé la couleur en prévenant que les chiffres du chômage de juillet ne seraient pas bons. On peut même les qualifier de catastrophiques : 40 600 demandeurs d’emploi en plus (catégories A, B et C) !

On est loin de l’amélioration ou même de la stabilisation promise depuis longtemps ! En un an, le chômage a augmenté de 5 %.

Ce chiffre est la preuve flagrante que les politiques économiques menées jusqu’à présent par le Gouvernement et le Patronat ne marchent pas ; les politiques d’austérité sont responsables de cette situation et continuent de peser encore plus sur les salariés.

La politique des contrats aidés montre ses limites : le chômage des jeunes est reparti à la hausse (+0,7%), les seniors voient eux aussi leur situation se dégrader (+0,7 en juillet et + 11,6 % en un an), le report de l’âge de la retraite depuis 2010 aggravant la situation.

De plus en plus nombreux au chômage, les demandeurs d’emploi y restent de plus en plus longtemps. En effet, le chômage de longue durée a considérablement augmenté : les demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an sont 1,4% de plus ce mois-ci (+9,4% en un an) 42,7% des demandeurs d’emploi sont inscrits depuis plus d’un an. On a même une explosion de ce que l’on peut appeler le « chômage de très longue durée », les demandeurs d’emploi inscrits depuis plus de deux augmentent en un an de 14,9%.

Il est urgent de prendre des mesures pour lutter contre le chômage de longue durée.

Le changement de gouvernement annonce une poursuite d’une politique de l’offre qui nous conduit à une impasse économique sociale dont les salariés paient le prix fort.

La CGT invite les privés d’emploi, les retraités et les salariés à s’inscrire dans les actions qu’elle proposera à l’automne. Il est nécessaire que ce gouvernement entende maintenant la voix des salariés.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Infos divers sociétés et fournisseurs
Victoire après 93 jours de grève !

ace à une Direction de La Poste déterminée, les facteurs d’Ajaccio ont tenu bon. Ce conflit, exemplaire par les valeurs de solidarité, d’humanité et de responsabilité affichées par les grévistes, qui durait depuis 93 jours a connu un épilogue positif.

Cette grève avait pour but de s’opposer à une ré-organisation de travail imposée par la Direction de la Poste, plus connue, sur le continent, sous le nom de « Facteur d’Avenir », tout en proposant un projet alternatif viable et positif pour les salariés et les usagers de la Poste.

Le projet de la direction, quant à lui, prônait la sécabilité. Un point majeur du « Facteur d’avenir » de la Direction, qui obligeait les postiers à partager leurs tournées. Exit, la traditionnelle tournée du facteur, chaque trajet devait être partagé avec pour ambition cachée la suppression de 3 postes.

62 facteurs sur 90 étaient en grève. La Direction ne craignait pas de s’engager dans un long conflit et avait prévu une stratégie de « combat » : Huissiers postés aux portes de centre de tri, CDD engagés pour assurer la distribution du courrier, rien n’avait été laissé au hasard.

Les grévistes ont, quant à eux, adopté une stratégie particulière. Rassemblés sous la bannière CGT, les syndiqués de tous bords ont formé une intersyndicale pour le moins inhabituelle : Une union de tous les facteurs en grève de France a été créé, un site internet pour partager informations stratégies et soutiens, a été mis en ligne.

Face à un mouvement organisé et uni, soutenu par plusieurs associations Corses extérieures à l’entreprise la Direction a lâché prise et les facteurs ont, après un long combat, remporté la victoire.

La CGT et les salariés grévistes ont obtenu après 93 jours de lutte, une nouvelle organisation du travail qui sera mise en place dans le courant du premier trimestre 2015. Au lieu de 3 postes supprimés se sont 3 nouveaux postes qui seront créés.

L’accord trouvé pour sortir du conflit limite grandement les dérives possibles, réduit fortement la flexi-sécabilité et pérennise l’emploi sur une période de 5 ans, ce qui est unique et qui donnera, à coup sûr, courage et espoir aux postiers de France encore en lutte.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #fralib

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

COMMUNIQUĒ DE PRESSE DU VENDREDI 22 AOUT 2014
QUAND LE MINISTERE DU TRAVAIL, DE L’EMPLOI
ET DU DIALOGUE SOCIAL SE FAIT JUSTICE !!


Nous avons reçu les différents mémoires dont l’intégralité est consultable en suivant ces liens :
Mémoire ministère (Version intégrale) : http://fr.scribd.com/doc/237514451/Sanofi-Ministere
Mémoire ministère (Version avec annotations): http://fr.scribd.com/doc/237515193/SANOFI-MINISTERE-Commentaire-VF-Visible
Mémoire salariés : http://fr.scribd.com/doc/237514730/SANOFI-Memoire-Comp-CAA-Requerants
Mémoire direction Sanofi : http://fr.scribd.com/doc/237514927/Memoire-Sanofi-Caa
Comme nous le disions dans notre communiqué du 8 Août 2014, si le mémoire de la direction reprends les mêmes arguments que déposés en première instance sans jamais s’expliquer sur les nombreuses irrégularités que nous soulevons, celui du Ministère du travail de l’emploi et du dialogue social est un florilège risible quant au sérieux amené à l’écriture de ce document. Sans jamais répondre à la question fondamentale de l’irrégularité du PSE de Sanofi, le mémoire se borne en l’apologie de la magnifique loi de sécurisation de l’emploi, dont voici quelques morceaux que nous avons choisis pour vous encourager à lire l’intégralité du document de 13 pages.
Page 2 du mémoire
1. L'entreprise
Filiale du groupe SANOFI AVENTIS dont le siège est à Paris, SANOFI AVENTIS R&D est organisée entre des unités thérapeutiques, des unités de recherche, des plateformes scientifiques, les affaires médicales globales et les fonctions supports sans spécialisation de site.
Elle occupe 4955 (5004) collaborateurs.
- pour l'lie de France: 1859 (1889) salariés à Chilly Mazarin (siège), 1350 (1358) à Vitry 1Alfortville;
- en dehors de l'lie de France: 64 (1074) à Montpellier, 617 (617) à Toulouse, 65 (66) à Strasbourg.
Le Ministère est censé bien connaître le dossier puisque la santé des Français est une préoccupation majeure du gouvernement. Notons tout de même la différence entre les nombres affichés et les véritables chiffres, entre parenthèse. En faisant disparaitre pas moins de 1010 employés sur Montpellier, le ministère aurait il des informations que nous n’avons pas sur la pérennité du site ? Nous comprenons donc mieux le peu d’intérêt pour
la suppression des 709 emplois que prévoit le PSE quand le ministère lui-même en extermine plus de 1000.
Page 5, 6 du mémoire
Les nouvelles dispositions ne visent en aucun cas à rétablir l'autorisation administrative de licenciement supprimée en 1986, dans le cadre de laquelle l'administration opérait un contrôle direct sur le licenciement, notamment sur la réalité de sa motivation économique.
C'est explicite, l'employeur n'a pas besoin de justification économique pour procéder à des licenciements. Avec la loi dite de « sécurisation de l’emploi », il peut faire ce qu'il veut !
La loi sécurise qui en fait : les emplois ou l’employeur ?
Page 11 du mémoire
Ill. PAR CES MOTIFS
Au vu de ce qui précède, j'ai l'honneur de conclure à la confirmation du jugement du 4 juillet 2014 du tribunaladministratif de Versailles et au rejet de la requête.
Le Ministère a semble-t-il oublié le principe de séparation des pouvoirs : l’exécutif et le judiciaire ! Vous pourrez remarquer qu’au lieu de demander au juge de la cour d’appel la confirmation du jugement, il conclut directement à sa place. Bel acte de démocratie, qui devrait sans aucun doute interpeller le juge sur son pouvoir et sa nécessité. Que dit l’article 16 de la déclaration des droit de l’homme et du citoyenne ? « Toute société dans
laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de constitution » A méditer !
NOUS VOUS INVITONS A PARCOURIR l’INTEGRALITE DU MEMOIRE EN DEFENSE DEPOSE PAR LE MINISTERE DU TRAVAIL DE L’EMPLOI ET DU DIALOGUE SOCIAL ( ) VOUS Y TROUVEREZ L’ENSEMBLE DE NOS REMARQUES.
La souscription est toujours ouverte HTTPS://www.lepotcommun.fr/pot/qZ9K8NXo

Les salariés en lutte !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
François Hollande : à contre sens

Le président s’obstine à considérer que le travail serait un coût et refuse de tirer le bilan de sa politique qui a déjà offert au patronat 220 milliards d’Euros –pacte de responsabilité et CICE inclus- payés par les salariés.

Nier le besoin d’augmenter les salaires (revendication principale des salariés) et ne faire reposer l’augmentation du pouvoir d’achat que sur une baisse de la fiscalité des ménages est la démonstration de l’absence totale de prise en compte des attentes et des réalités vécues par les salariés.

Déjà, lors de la conférence sociale de juillet 2014, il a refusé d’entendre les 94 exigences et les 5 priorités formulées par la CGT qui permettraient de mettre fin à l’austérité et de renouer avec la croissance.

Ces priorités sont :

- Revaloriser le SMIC, l’indice des salaires dans la Fonction Publique, les pensions et les minimas sociaux.

- Etablir un calendrier d’ouverture des négociations dans les branches professionnelles sur les grilles de qualifications.

- Mettre en œuvre une véritable démocratie sociale qui permettra aux salariés de pouvoir bénéficier d’un droit d’expression direct et collectif sur leur travail quelle que soit la taille de l’entreprise.

- Relancer l’emploi par l’investissement industriel au travers du plan d’investissement porté par la Confédération Européenne des Syndicats.

- Contrôler les aides publiques accordées aux entreprises en les réorientant sur l’emploi et l’investissement.

Devant l’entêtement du chef de l’Etat et de son gouvernement, la CGT réaffirme la nécessité que les salariés, les retraités et les privés d’emplois se mobilisent massivement dans l’unité la plus large.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

30 % EN QUELQUES MOIS : UN RECORD

DE QUI SE MOQUE T'ON.... POUR QUI CE GOUVERNEMENT DIT DE GAUCHE TRAVAILLE ?

D’Avril à juin, vient de nous apprendre l’humanité, les dividendes des entreprises du CAC 40 viennent d’augmenter de 30 % .

Ces chiffres proviennent d’une étude réalisée par le fonds d’investissements Hendresson Global Investors et selon les données récoltées les entreprises européennes auraient distribué entre avril et juin dernier pas moins de 115 milliards d’euros de dividendes, soit une hausse de 20 % par rapport à l’an dernier. Et l’on apprend par la même occasion que la part des entreprises françaises s’établi à 40 milliards soit 30 % de dividendes versées aux actionnaires. Rappel en 2013 ceux-ci avaient eu un superbe cadeau avec 36,8 milliards d’euros.

Voilà la logique de la politique de Hollande et de Valls, permettre au capital de se servir et de prendre dans la poche des salariés et des retraités pour réaliser ces profits.

Nous pouvons alors saisir mieux le plaisir de Gattaz, le président du Medef, qui soutient ce gouvernement et l’encense pour ses décisions antisociales.

Valls, sera reçu comme je l’ai dit précédemment dans un blog avec les honneurs lors de l’université d’été du Medef et il faut s’attendre à ce qu’il renchérit encore son discours contre le monde du travail et pour permettre aux actionnaires de faire encore plus de profits.

Ainsi ce gouvernement n’a que des fleurs et des lauriers à adresser au patronat et aux grandes multinationales qu’il sert abondamment et que des épines pour les salariés qui voient leur pouvoir d’achat se dégrader, le chômage grandir, les conditions de travail devenir de plus en plus précaires.

Ainsi aux patrons il pourra annoncer la bonne feuille de route, pas celle du recul du chômage mais celle d’une hausse considérable des dividendes pour ceux qui spéculent et n’envisagent aucunement d’investir.

Le pacte de responsabilité a montré son vrai visage : le profit.

Le gouvernement socialiste a choisi les actionnaires et a répudié les salariés.

Il n’y a plus rien à attendre de Hollande et de son gouvernement : il y a tout à attendre de la mobilisation des salariés.

Alors engageons immédiatement les luttes pour l’augmentation des salaires et des retraites.

Bernard LAMIRAND

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La situation est grave : il faut rompre avec l’austérité

Les chiffres diffusés aujourd’hui par l’Insee confirment la gravité de la situation économique et sociale. Pour le deuxième trimestre consécutif, l’économie française fait du surplace, l’investissement des entreprises recule, la production industrielle continue de reculer pratiquement dans toutes les grandes branches, les exportations stagnent. Le seul facteur qui contribue positivement à l’activité économique, c’est la consommation, notamment celle des ménages. Mais ce facteur risque aussi de prendre un coup à la rentrée.

L’économie française, comme l’ensemble de la zone euro est menacée de déflation, une situation où l’anticipation de la baisse des prix alimente l’attentisme, réduit la consommation et la production et par voie de conséquence l’emploi et l’investissement.

Si la croissance est aussi faible dans les autres pays européens et notamment en Allemagne, la gravité de la situation en France s’explique avant tout par la stratégie des entreprises et les choix erronés du gouvernement qui accommodent la logique patronale de la pression sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail au nom de l’amélioration de la compétitivité.

Cette dégradation flagrante de la situation atteste, une fois de plus, de la nocivité du « Pacte de responsabilité », avec ses cadeaux pour les entreprises, et de la politique d’austérité que poursuit le gouvernement pour plaire au patronat, aux marchés financiers et aux libéraux de la Commission européenne, avec notamment la pression sur les dépenses publiques et sociales utiles, alors que des milliards d’euros continuent d’être accordés aux entreprises sous la forme d’aides et d’exonérations fiscales et sociales sans évaluation ni contrôle.

La CGT revendique haut et fort la nécessité de rompre avec ces politiques néfastes. Plus que jamais l’heure est de dire non aux exigences patronales, aux marchés financiers, aux libéraux de la Commission européenne.

Pour éviter la spirale déflationniste, pour dynamiser l’activité économique et l’emploi, il est indispensable d’augmenter les salaires, les traitements, les pensions et les minima sociaux. En la matière, au lieu de culpabiliser les salariés français en leur rappelant le « compromis salarial allemand » des années 2000, les autorités françaises doivent prendre conscience du fait que la pression sur les salaires en Allemagne a alimenté la pauvreté et les inégalités et que, aujourd’hui, pour éviter la déflation, les salaires augmentent en Allemagne.

Au lieu de persévérer dans la réduction des dépenses publiques et sociales utiles et de continuer la distribution des milliards d’euros de cadeaux aux entreprises, le gouvernement doit augmenter les dépenses pour la recherche, la formation, l’éducation, la santé, les infrastructures. C’est indispensable pour éviter la spirale déflationniste.

Pour dynamiser l’investissement et l’emploi, il faut mobiliser l’ensemble des moyens, de la fiscalité au système financier et notamment les banques. Il faut conditionner toute aide au respect des critères précis en termes d’emploi, de salaire, d’égalité femmes/hommes, et établir des droits pour les salariés.

La CGT continue de mobiliser salariés, privés d’emploi, retraités autour de ces revendications : d’autres solutions sont possibles.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Une augmentation du pouvoir d’achat ne peut passer que par une revalorisation des salaires et des pensions

Le Conseil constitutionnel vient d’infliger un camouflet au gouvernement en retoquant l’Article 1 de la Loi de financement de la Sécurité sociale voté le 23 juillet dernier qui prévoyait la baisse des cotisations sociales salariales.

La CGT rappelle que les cotisations sociales sont du salaire socialisé, mutualisé, qui permet de pallier au manque de revenu en cas d’aléa de la vie et d’assurer des ressources aux retraités le temps venu.

La CGT réitère son désaccord avec une politique qui vise à un affaiblissement du salaire socialisé et met en danger la Sécurité sociale.

Il est d’ailleurs très étonnant que la décision concernant les cotisations dites employeurs n’aient pas subi le même sort.

Si nous partageons l’objectif de donner du pouvoir d’achat aux salariés, nous nous opposons aux mesures votées par le Parlement.

Quoi de plus efficace que d’augmenter les salaires pour donner du pouvoir d’achat aux salariés ?

Pour ce qui est du gouvernement, il doit augmenter le SMIC pour le porter progressivement à 1700 euros comme le revendique la CGT. Il doit également impulser des négociations de branche et d’entreprise ayant pour objectif une amélioration de la situation salariale. Il doit enfin revaloriser les minima sociaux et les pensions.

Pour ce qui relève des employeurs, il faut mettre en place une double modulation des cotisations prenant en compte la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée et la politique d’emploi et de salaire menée par les entreprises.

Cette proposition permettrait à la fois d’aider les entreprises en difficulté, de donner du pouvoir d’achat aux salariés et de renforcer le financement de notre protection sociale.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Unilever Monde

Procter & Gamble a annoncé l'arrêt ou la cession sur deux ans de 90 à 100 marques. Ses concurrents, Nestlé et Unilever, cherchent eux aussi à rationaliser leurs portefeuilles de labels.

« Difficile de croire que nous avons commencé par vendre des bougies et des savons ». Lorsque Alan George Lafley mesure le chemin parcouru depuis 1837 par Procter & Gamble, le plus frappant reste la spectaculaire diversification du fabricant des couches Pampers, des lessives Ariel et des rasoirs Gillette. Le groupe aux 84 milliards de dollars de chiffre d'affaires veut désormais dégraisser son portefeuille de marques. Massivement. « Nous allons devenir un groupe plus petit et moins complexe, plus facile à opérer », justifie A.G. Lafley. Revenu aux commandes de P & G l'an dernier, le PDG a intensifié le programme de réductions et annoncé la semaine dernière l'arrêt ou la cession de 90 à 100 marques pour se concentrer sur 70 marques stratégiques - qui représentent tout de même 90 % du chiffre d'affaires du groupe. Le premier grand coup de ciseaux a été donné en avril dans la division « pet food », qui était qualifiée d'« erreur stratégique » par les analystes.

Procter & Gamble est loin d'être le seul à réduire son portefeuille de marques. Nestlé, qui a vendu ces derniers mois les boissons Juicy Juice, sa marque de nutrition sportive PowerBar ainsi que sa société Joseph's Pasta, est également déterminé à faire un tri pour se centrer sur les marques à forte croissance. Entre 2009 et 2013, l'allemand Henkel avait aussi réduit de 1.000 à 400 le nombre de ses marques. Même constat pour Unilever, qui a récemment décidé d'éliminer 30 % de ses références et a cédé plusieurs grandes marques dans l'agroalimentaire (sauces, beurre de cacahuète, « Slim-Fast »), sa branche la moins porteuse, pour se concentrer sur ses marques « blockbusters » dans l'hygiène-beauté (Axe, Dove, Signal…). Au début des années 2000, le groupe s'était déjà délesté de 1.200 marques sur 1.600.

 Un contexte de croissance molle

A quoi tient ce nouveau tour de vis ? Dans un contexte de croissance molle - minimale dans les pays matures, en dessous des niveaux récents dans les pays émergents - les géants de la grande consommation ont sous-performé en bourse ces dernières années et sont poussés à se remettre en question, en se recentrant sur leur coeur d'activité ou en se positionnant sur des métiers plus fructueux. « Ce sont toujours des arbitrages difficiles à prendre, explique Grégoire Baudry, chez Bain & Company. Certains groupes se sont montrés plus efficaces en creusant leur sillon sur leur coeur d'activité : en renforçant sa cohérence on simplifie le message d'un point de vue boursier, on se concentre sur les batailles qui comptent. D'un autre côté, varier les métiers pallie les dépendances saisonnières ou contextuelles. » Se focaliser sur un nombre limité de marques permet aussi de réduire les coûts marketing, de gagner en efficacité. Il est plus aisé de décliner une même marque dans plusieurs régions du monde plutôt que de repartir de zéro en termes d'image, de packaging et de marketing.

L'exercice a toutefois des limites. Certains secteurs, comme l'eau ou les aliments pour lesquels les goûts varient d'une région à l'autre, demeurent très « locaux ». « La margarine Saint-Hubert 41, qui propose un goût plus beurré, résiste très bien à Unilever en France. De manière générale il est plus facile de lancer une marque mondiale dans les dentifrices que dans les cornichons », remarque Grégoire Baudry. Et, à trop vouloir faire le pari des marques mondiales, les géants de la consommation pourraient s'éloigner des attentes de certains de leurs clients.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le CEO d'Unilever a confié à un hebdomadaire allemand que son groupe pourrait fermer une usine en Europe si le pouvoir d'achat continuait à y chute.

                                                                                                             ©Emy Elleboog

Unilever envisage de supprimer des emplois en Europe et d'y fermer une usine, si le pouvoir d’achat européen continue de chuter expliquant que la demande pour des produits de marque est en diminution.

"Si les marchés tels que ceux de l'Europe ne se développent pas plus parce que les gens ont moins de revenus réels disponibles, nous devons encore trouver un moyen de rendre nos lignes de produits disponibles", a dit Paul Polman dans une interview à Wirtschaftswoche, un magazine hebdomadaire d'affaires allemand.

"Et ça veut dire que nous avons besoin de couper les coûts aujourd’hui et aussi fermer des usines si les besoins n’existent plus dans ces marchés", a-t-il ajouté.

Interrogé sur de tels propos, le porte-parole d’Unilever a atténué expliquant qu’aucun nouveau plan de réduction des coûts n’avait été annoncé lors des derniers résultats trimestriels le 24 juillet dernier.

En Belgique, plus de 500 personnes travaillent pour Unilever. En détail: le groupe possède une usine Lipton dans la région bruxelloise et y emploie quelque 150 personnes, un centre financier d'une centaine de personnes et les opérations d’Unilever Belgique donnent du boulot à quelques 300 personnes.

                                                                                                                 Reuters, L'Echo, Tijd

                                                                                                       

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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