SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

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Suite à la pression des élus de gauche (eh oui, n’en déplaise à nos gouvernants, gauche et droite, ça existe toujours), le ministère de l’Économie a évalué les effets économiques et redistributifs des nouveaux cadeaux fiscaux accordés aux riches.

Pour les 100 contribuables les plus riches, le gain lié à la transformation de l’ISF en IFI (impôt sur la fortune immobilière) et à l’instauration d’un taux d’imposition unique de 30 % sur les revenus du capital (« flat tax ») est estimé à 1,5 million d’euros par an : 1 million au titre de l’ISF et 0,5 million au titre du « flat tax ».

La « flat tax » profite particulièrement aux plus riches…

En effet, cette mesure est bien concentrée : 44 % des gains fiscaux générés par cette « flat tax » bénéficieront au « 1 % des ménages dont le revenu est le plus élevé », selon le président de la commission des finances du Sénat (Libération, 29/10/2017).
Ces riches gagneront en moyenne 582 380 euros par an grâce à la « flat tax ». Ce montant est, en moyenne, de 172.220 euros pour les 1000 contribuables les plus riches.

… qui bénéficient aussi de la suppression de l’ISF

S’agissant de l’ISF, les 100 premiers contribuables payent, en moyenne, 1,26 million d’euros actuellement. Les plus hauts patrimoines sont constitués à environ 85 % d’actifs financiers. Ces actifs ne seront pas soumis à l’IFI. A partir de ces constats, et sur la base des calculs du ministère de l’Économie, le président de la commission des finances du Sénat estime que le gain lié à la transformation de l’ISF en IFI s’élève pour ces contribuables à environ 1 million d’euros par an.

Et les perdants sont…

Cette générosité à l’endroit des riches est d’autant plus inadmissible que le tandem Macron-Philippe fait en même temps des économies sur le dos des travailleurs et des couches défavorisées : réduction de l’APL, suppression des emplois aidés, hausse de la CSG…

Effets médiocres sur l’emploi et l’activité économique

Le gouvernement justifie sa générosité à l’égard des riches en arguant que cela permettrait de lubrifier la machine économique.
Mais les calculs du ministère de l’Économie invalide cet argument.
En effet, selon ces calculs, la mise en place de l’IFI et la « flat tax » conduiraient à long terme à une augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 0,5 point et à la création de 50.000 emplois.

Supposons que par le long terme, les experts du ministère entendent le quinquennat en cours. Le manque à gagner pour le budget de l’État à cause de ces deux mesures est de l’ordre de 5 milliards d’euros par an. Sur le quinquennat, cela donne 25 milliards d’euros.

25 milliards divisés par 50.000, cela donne 500.000 euros par emploi, soit l’équivalent de 28 smic. C’est trop cher payé.

Au lieu de gaspiller l’argent des contribuables, l’utiliser pour renforcer le potentiel productif et augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux

Ces nouveaux cadeaux vont rejoindre les centaines d’autres qui sont accordés aux détenteurs de capitaux depuis de nombreuses années au nom de l’emploi et de l’investissement.

On ne dispose pas d’un chiffrage précis, mais le montant de l’ensemble des aides accordées aux entreprises peut être estimé à 200 milliards d’euros par an.

Face à l’inefficacité de ces mesures, la Cgt revendique, depuis de nombreuses années, leur mise à plat et leur évaluation.

Dans l’immédiat, nous proposons de garder l’argent de ces nouveaux cadeaux aux riches et de l’affecter à deux fins précises : utiliser la moitié de cet argent pour augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux ; affecter l’autre moitié au renforcement de l’appareil productif (emploi, formation, recherche…).

Le résultat sera beaucoup plus fort en termes d’emploi et d’activité économique.

Le gouvernement n’est pas convaincu de notre prévision ? Qu’il demande au ministère de l’Économie de faire des calculs sur la base de notre proposition.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
K. Lech, réalisateur : « Je filme la lutte des salariés de GM&S, c’est pour ça que j’ai été arrêté »

Récit publié par le réalisateur Kowalski Lech sur son arrestation alors qu'il filmait une action des ouvriers de GM&S en lutte pour leurs emplois, puis sa garde-à-vue humiliante pour le motif dérisoire de "rébellion" qui lui vaut de passer en procès le 15 novembre prochain.

Le pouvoir des images

Le 20 septembre dernier, j’ai été arrêté alors que je filmais les salariés de l’usine GM&S en lutte qui occupaient alors la préfecture de Guéret, une petite ville de la Creuse, en France, à des centaines de kilomètres de Paris, du pouvoir centralisé. J’ai été arrêté par des gendarmes, une force policière composée de personnels militaires et placée sous la responsabilité du ministère de l’Intérieur.

Mon arrestation n’a pas été réalisée lors de mon évacuation mais une heure plus tard, par des policiers dirigés par le Directeur Départemental de la Sécurité Publique en personne.

Au moment où on m’a fait entrer à l’arrière d’une voiture de police, j’ai vu un gendarme empêcher un cameraman d’une grande chaîne de télévision française de filmer. Je suis vite arrivé au poste de police, mais pendant le trajet, un des policiers m’a arraché ma caméra des mains. Au poste, j’ai raconté comment s’était déroulée mon arrestation et ma déposition a été officiellement enregistrée. Des agents ont pris mes affaires personnelles, m’ont posé des questions relatives à mon identité et ont fouillé mes poches et mon portefeuille. On m’a retiré les cordons de mes vêtements et j’ai aussi dû enlever mes chaussures.

La pièce dans laquelle j’ai passé la nuit mesure 2,5 m sur 1,5 m. Un des murs, comme la porte, est en plexiglas épais. Des graffitis, des traces de crachats, de morve, de sang séché couvrent les autres murs peint en jaune insipide. Un des murs est flanqué d’un banc en bois. Des toilettes turques dans un coin – en clair : un trou dans le sol – en plein champ d’une caméra surélevée, hors d’atteinte et pourtant protégée dans une boîte en plexiglas. Un policier m’a dit que tout ce que je faisais était surveillé.

Juste au-dessus des toilettes, un lavabo. Pas de papier toilette. On m’a donné une couverture rêche, du jus et un repas froid passé au micro-onde. Une lampe halogène éclairait vivement la pièce en permanence.

Après une nuit sans sommeil, on m’a mesuré, on m’a pris mes empreintes et on a photographié mon visage, mon corps et mon tatouage. On a aussi prélevé mon ADN. J’ai demandé pourquoi ; l’une des deux fonctionnaires de police chargées de ce prélèvement m’a répondu que c’était « obligatoire ».

Suis-je un criminel ?

Plein de gens dans le monde souffrent de torts et d’humiliations bien plus grandes que celles que je viens de décrire. Mais je me dois de souligner que ces actions procédurales – la prise d’empreintes, les photos, le prélèvement d’ADN – ont été pratiquées avant même que je ne puisse plaider ma cause en justice. J’ai aussi appris par mon avocat que ces pratiques – le prélèvement d’ADN et le fait de garder cette donnée dans un fichier national – étaient remises en question par la Cour Européenne des Droits de l’Homme et que la France était sommée de les justifier par celle-ci.

L’infraction qui m’est reprochée a pour nom « rébellion ». Le 15 novembre prochain, je serai traduit devant le procureur de Guéret qui me demandera de reconnaitre ma culpabilité et d’accepter une peine pour une infraction que je n’ai pas commise. Il y a quelques jours, mon avocat m’a fait part des charges déposées contre moi. J’ai été choqué par les inexactitudes décrites par les gendarmes sur ce qui s’est passé avant, pendant et après mon arrestation. J’ai appris que la peine maximale encourue pour cette infraction était d’ une amende pouvant aller jusqu’à 35 000 euros, et deux ans de prison.

J’ai aussi découvert, dans le dossier pénal, que le Directeur Départemental de la Sécurité Publique de la Creuse mettait en cause un cameraman de France 2, l’accusant d’exciter les manifestants.

Je n’ose pas penser qu’en fait c’est le regard des médias qui dérange les policiers et qu’il faut nous évincer à tous prix pour que ce genre d’opération se déroule sans trace filmée.

La nuit que j’ai passée en prison a été révélatrice, en ceci qu’elle m’a donné l’occasion de réfléchir à ce que j’avais appris au cours de ces six derniers mois, pendant lesquels j’ai filmé les salariés de GMS en lutte. Macron, le président français, a dit de ces travailleurs qu’au lieu de « foutre le bordel », ils feraient mieux de chercher du travail. Des médias de masse, qui relaient le discours du gouvernement, décrivent ces salariés comme des dinosaures opposés aux progrès, des paresseux qui ne veulent pas travailler.

C’est loin d’être vrai. Certains de ces salariés travaillent là depuis 40 ans. L’âge moyen dans l’usine est de 50 ans. GM&S est comme une deuxième maison, pour eux. Aujourd’hui, ils se battent surtout pour conserver leur mode de vie qu’ils n’ont pu atteindre qu’après des années et des années de travail.

Avant sa disparition, GM&S était le deuxième plus grand employeur privé dans une des zones les moins peuplées de France. GM&S fabriquait des pièces détachées pour Renault et Peugeot surtout. Ça n’a pas toujours été le cas. Avant de devenir « GM&S », l’usine – qui a maintes fois changé de propriétaires et de nom – avait une activité plus diversifiée. Comme tant d’autres, elle a été détruite par la logique financière à sens unique de ses actionnaires consécutifs.

La lutte de ces salariés illustre en fait ce qui arrive aux ouvriers du monde entier, et cette histoire, leur histoire, porte bien au-delà du territoire français. En Australie, par exemple, les usines de fabrication automobile ont complètement disparu. Mais pendant la crise de 2008, qui a renfloué l’industrie automobile ? Les gouvernements, grâce aux fonds publics issus des impôts collectés auprès des citoyens. Comment une société ose-t-elle encore se dénommer ainsi, quand elle n’est plus qu’une agglomération de consommateurs ? D’où viendra l’argent pour consommer si les gens n’ont plus d’emplois ? Comment les actionnaires gèreront-ils ce dilemme ? C’est ce qui causera leur perte.

Dans le monde entier, les gouvernements sont incapables de gérer les problèmes sociaux abyssaux qui résultent de l’impact incroyable des multinationales sur nos vies. Pour moi, c’est très clair : nous, citoyens, avons perdu toute illusion de vivre en démocratie. Où sont les gouvernements, aujourd’hui, alors que les peuples ont besoin d’eux comme jamais ? Je filme la lutte des salariés de GM&S pour soulever ces questions. C’est pour ça que j’ai été arrêté. Les oligarchies ont peur de mes images. J’ai été arrêté parce que je suis un cinéaste indépendant qui filme la réalité du monde qui l’entoure.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Après la casse des APLs, les 100 plus riches gagneront 1,5 million d’euros par an chacun

Le nouveau président des finances à Bercy vient de transmettre les informations concernant les nouvelles lois profitables aux plus riches et l'augmentation de leurs revenus par an pourra aller jusqu'à un millions cinq cents milles euros.

Le président Macron, déjà identifié comme le président des riches, fait tout pour cultiver cette image. Le premier changement opéré par le gouvernement est l’abandon pur et simple de l’ISF que payait seulement une partie des très riches de la population et est remplacé par une nouvelle taxe ; impôt sur la fortune immobilière (IFI) et le deuxième changement sera la mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique sur le capital de 30 %.

Ainsi plusieurs parlementaires ont exigé de Bercy des renseignements sur le gain que cela apportera à l’Etat et aux familles les plus riches. Il s’avère que ces deux nouvelles lois bénéficieront avant tout aux plus riches. Il a donc été évalué que 44% de la nouvelle taxe "Flat tax" sera à l’avantage de seulement 1% des ménages les plus riches dont les 100 premières familles avec une économie de 582 000 euros et les milles familles suivantes auront une économie moyenne de 172 000 euros.

Les 100 familles les plus riches se retrouvent donc avec un gain d’1,5 million par an au détriment des familles les plus pauvres qui souffrent des lois anti-sociales que le président a mis en place : La baisse des APL, la loi XXL, la baisse des services publics ainsi que de l’éducation, ... Le monde du travail et la jeunesse se retrouvent contraints de voir leurs revenus baisser au service des profits des hyper-riches.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Succession de déclarations, échelonnées dans le temps de responsables politiques à propos de l'Europe : dédiées à tous ceux qui poursuivent la chimère d'une "Europe sociale".

De  Delors à Fabius, Hollande, Strauss Kahn ... en passant par Mitterrand ... jusqu'à Macron fustigeant le fonctionnement de l'Europe libérale et promettent l'Europe sociale" pour demain.

Avis gratuit aux défenseurs de la réforme de la directive portant sur les travailleurs détachés ... arraché paraît-il par Macron !!!!

PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Les "négociations" de l'assurance chômage sont de grands moments de théâtre :
Le MEDEF, qui co-dirige l'UNEDIC avec la CFDT ou FO depuis des années, fait semblant de "négocier" avec l'ensemble des syndicats. En réalité, il se contentera d'un accord avec ses "partenaires" de toujours.
Souvent, la CFE-CGC signe aussi. La CFTC se cale sur la position de la CFDT.

1er Nov. - Assurance chômage - Intérimaires et + de 50 ans : Grosse baisse d’allocation

La CGT, seul syndicat qui organise les chômeurs, a une autre analyse que le MEDEF et ses partenaires, qui considèrent que c'est aux chômeurs de payer la crise : Au lieu de baisser les droits des chômeurs, la CGT propose de faire payer ceux qui abusent du système, c'est-à-dire les patrons qui abusent des contrats pourris (intérim, CDD, temps partiel avec salaire de misère).

De fait, un salarié en CDI temps plein ne coûte rien à l'assurance chômage tant qu'il est sous contrat.
Il ne coûte à l'assurance chômage que si il est licencié.
En revanche, un salarié sous contrat intérim, CDD, ou temps partiel, va forcément, et rapidement, se retrouver au Pôle emploi, et donc être indemnisé.
Les patrons qui abusent des CDD, intérim, et autres temps partiels payés une misère, devraient donc, vu qu'ils coûtent cher à l'assurance chômage, contribuer plus à l'assurance chômage.

Ce n'est pas le choix qui a été fait par les signataires de l'accord de l'assurance chômage du 14 avril 2017 qui s'applique - en plus grande partie - le 1er novembre 2017. Pour ces signataires, il est urgent de faire quelque chose concernant la dette cumulée de l'assurance chômage, soit 30 milliards d'euros, un an de budget de l'assurance chômage. 
Et c'est aux victimes de la crise de payer la note.

Les intérimaires : Une baisse d'allocation jusqu'à -28%

Les intérimaires qui subissaient une intense précarité - illégale - liée à des contrats à la semaine, seront ceux qui subiront la plus forte baisse de leur allocation.
Cas-type : Un allocataire qui cumulait un contrat par semaine pendant 4 mois, et qui travaillait 5 jours par semaine, était indemnisé, à l'issue de ses contrats, sur la base suivante : 

Salaire journalier de référence : Revenu brut hebdomadaire / 5

Mais ça, c'était avant ! 
A partir du 1er novembre, il sera indemnisé sur cette base : 

Salaire journalier de référence : Revenu brut hebdomadaire / 7

Sur une semaine, la perte est de 28%. Les intérimaires au "contrat à la semaine" vont donc voir leur allocation baisser de 28%. 
L'argument avancé par les signataires de la convention (MEDEF, CGPME, U2P, CFDT, CFTC, CFE-CGC et FO) ? L'équité
Il est donc, pour ces signataires, "équitable" que ce soient les intérimaires, victimes de la précarité, qui subissent une baisse de leur allocation, pour renflouer les caisses de l'Unedic. 
Pour les intérimaires, ce sera donc la TRIPLE PEINE : précarité, surmortalité au travail, baisse d'allocation. Encore bravo aux signataires de la convention. 

1er Nov. - Assurance chômage - Intérimaires et + de 50 ans : Grosse baisse d’allocation

Vous avez entre 50 et 53 ans ? Vous perdez un an d'allocation 

Les précédentes conventions assuraient aux allocataires de plus de 50 ans une allocation pendant 3 ans maximum (cas où l'allocataire avait cotisé au moins 3 ans). 
Mais ça c'était avant. 
Désormais, la règle est la suivante : 
Pour les moins de 53 ans, ce sera 2 ans maximum.
Pour les allocataires qui auront au moins 53 ans au moment de leur ouverture de droit, ils pourront bénéficier de 2 ans et demi d'assurance chômage.
Les allocataires qui auront au moins 55 ans au moment de leur ouverture de droit pourront, eux, bénéficier de 3 ans d'allocation. 
Les signataires de cette convention trouvent normal que, au regard du report de l'âge de départ en retraite (signé aussi par la CFDT), il faut repousser l'âge qui fait bénéficier d'une durée plus longue d'assurance chômage.

Or un pensionné sur deux démarre sa vie de pensionné en étant au chômage. Ce phénomène se développe. Les patrons aiment se "débarrasser" des "gros salaires" avant qu'ils n'arrivent en retraite, pour embaucher des "petits salaires". 

De plus en plus d'allocataires de plus de 50 ans basculeront donc plus vite aux minima sociaux (ASS, RSA...). Double peine pour eux donc : Virés car "coûtant trop cher", puis réduction de la durée de l'assurance chômage. 

Vivement la disparition de l'assurance chômage ?

En Angleterre, l'allocation d'assurance chômage est au niveau du RSA, la même pour tout le monde, et si vous êtes ingénieur, et qu'il n'y a pas de boulot dans votre branche, le "Pôle emploi anglais" peut vous obliger à prendre un emploi d'agent de nettoyage. 
C'est ce que souhaite Macron, avec son projet de "nationalisation" de l'assurance chômage : Fin des allocations d'assurance chômage. Tout le monde au "forfait RSA".
Si les bandits gestionnaires de l'assurance chômage s'acharnent à diminuer les droits des allocataires, convention après convention, ce n'est pas une raison pour jeter le bébé avec l'eau du bain. 
L'assurance chômage en France est un droit acquis par un rapport de force
Les syndicats "réformistes" ne sont que des larbins au service du patronat.
Les cotisations des travailleurs ne doivent pas être détournés des travailleurs. 

Et ce n'est pas en réduisant les droits des chômeurs qu'on crée des emplois.

En revanche, il serait peut-être temps de s'intéresser aux milliards versés aux entreprises tous les ans, sans aucun contrôle. 

1er Nov. - Assurance chômage - Intérimaires et + de 50 ans : Grosse baisse d’allocation

Source : IGAS
Nota : Ce tableau ne tient pas compte du CICE, ni du "pacte de compétitivité" qui ont déversé encore 60 milliards supplémentaires aux patrons. Ce pognon n'a en rien servi à l'investissement ou pour embaucher, mais au contraire pour débaucher, et remplir les poches des actionnaires, les vrais parasites de notre société. 

Les 6,7 millions de chômeurs inscrits au Pôle Emploi, eux, ne sont pas des assistés, des parasites, des tire-au-flanc. Les 44% des chômeurs qui sont indemnisés touchent en moyenne 1010 euros par mois. Ce qui veut dire que de nombreux chômeurs touchent moins que ça.

Rappel : Les chômeurs ne demandent qu'à avoir un emploi décent à salaire décent. Avec le progrès technique (ordinateurs et robots), il suffit de PARTAGER, aussi bien le travail que les richesses produites par les travailleurs. Et... Ca urge !

En Bretagne, il faut être inscrit 8 ans en moyenne au Pôle Emploi avant de décrocher un CDI 

Le calcul est vite fait : 300.000 inscrits au Pôle emploi en Bretagne, 9807 ont signé un CDI en trois mois ! 

 

1er Nov. - Assurance chômage - Intérimaires et + de 50 ans : Grosse baisse d’allocation

source : Pôle Emploi

Rappel : Une offre sur deux dîte "raisonnable", c'est-à-dire utilisable pour RADIER les chômeurs est carrément... Illégale

Il est temps d'inverser la vapeur, les parasites doivent passer à la caisse

Ca suffit de faire des cadeaux à la classe dirigeante.
1% de la population touche plus de 7500 euros par mois. 
Ils ont les moyens, ils ont profité de la crise. 
A eux de payer maintenant.

1er Nov. - Assurance chômage - Intérimaires et + de 50 ans : Grosse baisse d’allocation


source : Observatoire des inégalités 

Pour se mobiliser, pour connaître ses droits, pour défendre son bifteck, syndiquez-vous.
N'attendez pas que Macron et ses petits copains fassent, comme Sarkozy le rêvait, travailler les chômeurs de force pour le RSA. 

1er Nov. - Assurance chômage - Intérimaires et + de 50 ans : Grosse baisse d’allocation

Ne restez pas seul, relevez la tête, rejoignez la CGT, le seul syndicat qui organise les chômeurs

"Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a déjà perdu". B.  Brecht
 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Avec les ordonnances, la fin du contrat de travail en quelques exemples

Dixit Muriel Pénicaud (ministre du Travail) : « Tout est désormais possible dans l’entreprise à partir d’un accord majoritaire » ; « Il faut en finir avec le Code du travail qui n’est fait que pour embêter 95% des entreprises ! »

Le contrat de travail est un type de contrat par lequel une personne (le salarié) s’engage à effectuer un travail pour un autre (l’employeur), moyennant une rémunération. Employeur et salarié doivent respecter les obligations nées du contrat de travail. L’employeur est tenu de fournir un travail dans le cadre de l’horaire établi, verser le salaire correspondant au travail effectué, respecter les autres éléments essentiels du contrat (qualification, lieu de travail…), faire effectuer le travail dans le respect du Code du travail et de la convention collective applicable à l’entreprise. Avec la loi travail XXL, c’en serait fini !!!

Un accord d’entreprise pourrait imposer des modifications des conditions salariales, du temps de travail, des conditions de travail. Le refus du salarié entrainerait un licenciement pour cause réelle et sérieuse.

Avec ces ordonnances, l’entreprise Smart à Dombach (Moselle) n’aurait pas été obligée de proposer à la signature de chacun des salariés un avenant à son contrat de travail pour passer aux 39 heures payées 37. Un simple accord d’entreprise sous la menace d’une fermeture du site ou de vagues de licenciements suffirait pour mettre tous les salariés au pas sans avoir besoin d’un consentement individuel.

Un accord d’entreprise pourrait modifier à la baisse la rémunération du salarié.

Avec ces ordonnances, la branche conserve certains thèmes d’encadrement, en particulier le salaire minimum. Mais tout le reste pourra se négocier dans l’entreprise : rémunérations, conditions de travail, organisation du travail…

Ainsi les primes d’ancienneté, le 13e mois, les indemnités de départ en retraite… pourraient être inférieurs aux minima de branches et différents d’une entreprise à l’autre d’un même secteur.

Ainsi, un accord d’entreprise viendrait baisser le montant de votre salaire marqué en bas, à droite, de votre fiche de paye sans correspondre à celui mentionné dans votre contrat de travail, en toute légalité !

Un contrat de travail mis à la merci des licenciements boursiers.

Avec ces ordonnances, il serait très facile à un groupe en bonne santé à l’échelle mondiale de mettre artificiellement une branche française en déficit afin de s’en séparer et octroyer des dividendes aux actionnaires. C’est la porte grande ouverte à tous les abus !

Avec la Loi Travail XXL, Il n’aurait pas été possible pour les 197 salariés « ex. Mollex » d’obtenir en 2016 de la justice la condamnation de la maison mère américaine pour fermeture abusive du site de Villemur-sur-Tarn avec le versement de 7 millions d’euros d’indemnités.

L’élargissement des CDI de chantier à toutes les professions ou le retour du
paiement de la tâche.

Aujourd’hui, les contrats de chantier sont employés à la marge par les entreprises du BTP et celles de l’ingénierie (bureaux d’études). Avec les ordonnances, par accord de branche, cela serait la généralisation à tous les secteurs d’activité !

Avec le CDI de chantier, c’est pour le salarié l’insécurité permanente, le contrat de travail ne protègerait plus. C’est la possibilité pour l’employeur d’y mettre fin à tout moment au motif de la fin d’un chantier, d’un projet, d’une mission…, sans que le salarié passe par la case indemnité de précarité des CDD et avec un recours aux prud’hommes improbable.

Pour exemple, dans le secteur de l’ingénierie informatique, les salariés ne seraient plus payés que pour le temps effectué chez le client et n’auraient plus l’assurance du maintien dans l’entreprise hors mission. Les patrons en salivent à l’avance !

Le renouvellement des CDD « à vie » pour tout contrat de travail.

Aujourd’hui, le nombre de renouvellement d’un CDD est limité par la loi à deux, de même que sa durée est encadrée. Avec les ordonnances, un accord de branche pourrait en fixer « librement » le nombre de renouvellement avec à chaque fois une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans !

Adieu CDI pour les jeunes alors que la moyenne d’âge d’entrée en CDI s’élève à 27 ans. Comment, dans ses conditions, pouvoir se projeter dans l’avenir, payer un loyer ou acheter une maison, emprunter, fonder sereinement une famille… ?

La CGT a des propositions. Elles doivent être entendues !

Face à l’insécurité professionnelle grandissante, la CGT propose d’engager une négociation sur des mesures concrètes contre les inégalités. Il s’agit de réconcilier l’économique et le social en sécurisant les personnes tout au long de leur vie.

La CGT propose un Nouveau Statut du Travail Salarié (NSTS). Celui-ci garantira la continuité et la progressivité des droits de chacun :

  • droit au CDI ou à un emploi statutaire à temps complet ;
  • droit à un salaire socialité garantissant un revenu permanent à tout salarié ;
  • droit à la formation professionnelle, à l’éducation permanente ;
  • droit à la sécurité sociale, à la protection sociale ;
  • droit à la citoyenneté au travail.

Ces droits seraient attachés à la personne et transférables d’une entreprise à une autre.

Exemples :

En Bretagne, la CGT a obtenu la création de CDI temps plein/formation pour des travailleurs saisonniers du tourisme. Ces salariés travaillent dans les établissements touristiques d’avril en octobre et la saison terminée, ils suivent un cursus de formation pouvant déboucher jusqu’à la licence tourisme.

Dans les Alpes-Maritimes, le syndicat départemental CGT des transports a gagné que les chauffeurs de cars recrutés par les transports urbains à Nice bénéficient pour leur rémunération de la prise en compte de leurs niveaux de qualification et d’ancienneté antérieurs.

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Avoir du boulot et vivre pauvre, c'est le miracle allemand...

Avoir du boulot et vivre pauvre, c'est le miracle allemand...

Article paru dans Le Monde Diplomatique de septembre 2017 :

La population allemande, appelée aux urnes le 24 septembre, n’a jamais compté aussi peu de demandeurs d’emploi. Ni autant de précaires. Le démantèlement de la protection sociale au milieu des années 2000 a converti les chômeurs en travailleurs pauvres. Ces réformes inspirent la refonte du code du travail que le gouvernement français cherche à imposer par ordonnances.

Huit heures : le Jobcenter du quartier berlinois de Pankow vient à peine d’ouvrir ses grilles que déjà une quinzaine de personnes s’alignent devant le guichet d’accueil, enfermées chacune dans un cocon de silence anxieux. « Pourquoi je suis ici ? Parce que, si tu ne réponds pas à leurs convocations, ils te retirent le peu qu’ils te donnent, grommelle un quinquagénaire à voix basse. De toute façon, ils n’ont rien à proposer. À part peut-être un boulot de vendeur de caleçons à clous, qui sait. » L’allusion lui arrache un maigre sourire. Il y a un mois, une mère isolée de 36 ans, éducatrice au chômage, a reçu un courrier du Jobcenter de Pankow l’invitant, sous peine de sanctions, à postuler pour un emploi d’agente commerciale dans un sex-shop. « J’en ai vu de toutes les couleurs avec mon Jobcenter, mais, là, c’est le pompon », a réagi l’intéressée sur Internet, avant d’annoncer son intention de porter plainte pour abus de pouvoir.

À l’extérieur, sur le parking de la barre de logements sociaux, la « cellule de soutien mobile » du centre des chômeurs de Berlin est déjà à pied d’œuvre. Sur une table pliante installée devant le minibus de l’équipe, Mme Nora Freitag, 30 ans, dispose une pile de brochures intitulées « Comment défendre mes droits face au Jobcenter. » « Cette initiative a été montée en 2007 par l’Église protestante. Il y a beaucoup de détresse, beaucoup d’impuissance, aussi, devant ce monstre bureaucratique que les chômeurs perçoivent non sans raison comme une menace. »

 

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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A travers  ce fait se révèle la totale  hypocrisie de ceux qui pour justifier leur refus de l'action collective contre l'actuel loi travail XXL invoquent l'indépendance syndicale.

N'est-ce pas la CFDT?

Car une chose serait d'aller voir de manière indépendante comment fonctionne en Suisse et au Danemark le système d'apprentissage,

AUTRE CHOSE est de s'embarquer dans les valises de la ministre du travail pour une telle démarche, à l'heure où s'engagent de prétendues concertations d'ailleurs sur le sujet.

Les justifications de ceux qui ont accepté cette compromission sont dérisoires et seule la CGT qui a refusé l'offre a fait preuve d'une attitude digne de la vocation de défense des travailleurs.

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Les dessous du voyage de Muriel Pénicaud en Suisse et au Danemark

SOURCE : L'Opinion

LA SEMAINE DERNIÈRE, Muriel Pénicaud a emmené patronat et syndicats en visite en Suisse pour y découvrir le système d’apprentissage très poussé et au Danemark pour étudier le modèle souvent cité en exemple de la formation professionnelle.

Avant de mener d’ici quelques jours, la concertation et la négociation sur ces deux sujets phares de la réforme du modèle social, la ministre du Travail a innové en mettant sur pied cette « learning expédition ».

Tous ont répondu présent à l’exception de la CGT, qui y voyait une compromission. « Nous n’avons pas été instrumentalisés, se défend un syndicaliste. Preuve en est, quand le fonctionnaire du ministère du Travail danois nous a vanté, devant la ministre, le bienfait des contrats aidés pour les chômeurs de longue durée, on a bien vu que ce n’était pas prévu… C’était drôle. »

De l’avis de la plupart des participants, ce voyage a été utile. Notamment pour se rendre compte que les systèmes ne fonctionnent bien que lorsque les entreprises sont au coeur du dispositif.

En Suisse, l’apprentissage est une telle filière d’excellence que les entreprises doivent être certifiées par leurs pairs, avant de recevoir des apprentis. Et au Danemark, ce sont les branches pro- fessionnelles qui définissent en amont les besoins en compétences de leur secteur, elles construisent les filières et les cursus… Les administrations ne sont que des chambres d’enregistrement.

Une voie vers laquelle le gouvernement semble décidé à aller. « Cela suppose que les branches professionnelles soient en capacité de le faire, ce n'est pas le cas aujourd'hui », reconnaît un membre patronal participant au voyage.

Cela signifiera aussi pour l’Education nationale une véritable perte de prérogatives. Pouvant entraîner de nombreuses suppressions de postes. Muriel Pénicaud avait cependant pris soin de proposer à des membres du cabinet de Jean-Michel Blanquer d’être dans la délégation.

PAR FSC

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Les 100 Français les plus riches vont pouvoir économiser 1,5 millions d’euros grâce à Macron

Le budget 2018 venant d’être voté par l’Assemblée nationale, on sait à présent ce que les riches auront à gagner des réformes fiscales du gouvernement Macron. En effet, c’est par une conférence de presse que le sénateur PS Vincent Eblé a révélé les chiffres de Bercy que le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, aurait préféré garder secret. Et ils sont pour le moins édifiants…

La fin de l’ISF

Macron l’avait promis, le voilà effectif. L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui n’avait de solidaire que le nom, disparaît au profit d’un nouvel impôt calculé sur la fortune immobilière. Un tour de passe-passe qui permettra aux plus fortunés d’économiser beaucoup.

Ainsi, des patrimoines immobiliers dont la valeur est estimée supérieure à 1,3 millions d’euros seront taxés d’un point de plus, passant de 0,5% à 1,5%. Un changement qui, d’après les calculs du président de la Commission des Finances à la Chambre Haute, Vincent Eblé, permettra aux 100 Français les plus riches de garder pour eux, au total, pas moins d’1 million d’euros. Toutefois, d’après les aveux même de Vincent Eblé, il ne s’agirait là que d’une estimation dans la mesure où « le patrimoine immobilier des redevables n’est pas connu avec précision ».

La fin de l’ISF est donc indéniablement un cadeau fait aux fortunes françaises, avec l’argument fallacieux derrière, avancé notamment par Bruno Le Maire, que donner plus aux riches assurera plus de miettes aux pauvres. En effet, le ministre de l’Economie prétend qu’ « en supprimant l’impôt sur la fortune sur le patrimoine financier, nous remettrons 3,2 milliards d’euros dans l’économie française ». Une rhétorique libérale qui s’évertue à faire des patrons les seuls producteurs de valeur. A l’image du pacte de responsabilité, créé en 2013 par François Hollande, il est évident que donner plus aux riches et au grand patronat, quelle que soit la forme (ISF, allègement de charges patronales…) il n’y aura pas de retombées pour les travailleurs, notamment en termes d’embauches, contrairement à ce que promet le ministre.

Mise en place du PFU

Mais les économies ne s’arrêtent pas là pour les plus aisés. En effet, l’instauration de la PFU (ou « flat-tax »), va également permettre aux 100 premières fortunes de l’Hexagone de garder pour eux, en plus, 582 380 euros par an. Ce prélèvement forfaitaire unique, à hauteur de 30% est instauré pour les revenus du capital tels que les intérêts, dividendes… Un PFU très intéressant dans la mesure où il se substitue à la taxation du capital évaluée à partir du barème de l’impôt sur le revenu, qui peut monter jusqu’à 62%. Et d’après Vincent Eblé, ce n’est pas moins de « 44% du gain total qui est capté par le 1% des ménages dont le revenu est le plus élevé ».

La fin de l’ISF combinée à l’instauration du PFU va donc permettre environ 1,5 millions d’euros d’économies a chacun des 100 ménages les plus fortunés. Des cadeaux aux riches qui font tout de même grincer des dents, jusque dans l’opposition, mais qui ont surtout fait perdre à Macron quelques points de popularité. Alors, pour arrondir les angles, et faire passer la pilule, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que d’alourdir la taxation des signes extérieurs de richesse (yachts, voitures de sport,…). Une mesure plus symbolique que contraignante pour les plus aisés, qui ressortiront grand gagnant de ces réformes.

PAR REVOLUTION PERMANENT

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Quand les banques font casquer les pauvres pour faire plus de fric

On le sait depuis Coluche et son sketch sur le prêt immobilier à long terme : « moins tu peux payer, plus tu payes ». Le système bancaire, analysé par le magazine 60 millions de consommateurs, fonctionne de la même manière : moins on a d'argent sur son compte, plus la banque prélève des amendes et frais liés aux impayés ou aux dépassements de découvert.

Comment justifier un tel système, qui consiste à nous faire payer notre pauvreté ? Les journalistes de France inter ce midi hésitaient entre vertus punitives et vertus pédagogiques. Le capitalisme s’apprend dans la douleur.

Ce qui vaut pour les banques vaut pour l’ensemble du système : forfaits téléphone qui ne sont pas « passés », défaut de paiement de la facture EDF, retard dans le virement du loyer. Dans l’ensemble de ces cas, et puisqu’aucune loi n’existe qui nous empêche d’être pauvres, les lois protègent les entreprises et les propriétaires. Donc on paie des frais de rejet, des amendes ou un surcoût qui consolent l’entreprise ou le proprio d’avoir dû attendre un délai pour recevoir de l’argent.

L’article de 60 millions de consommateurs révèle aussi l’importance pour les banques de l’ensemble de ces frais : à eux seuls, ils représentent 30 à 35 % du chiffre d’affaires des banques de détail (soit 4,9 milliards chaque année). Quand on sait que de l’autre côté, les banques n’ont de cesse d’offrir des facilités de paiement aux clients riches, on comprend qu’il s’agit de l’application très prosaïque des vases communicants : les pauvres, qui paient très cher leur service bancaire, alimentent le fonds qui permet aux banques de soulager les riches.

Pour répondre aux journalistes de France inter, qu’il y ait là une vertu punitive, c’est sans aucun doute. Il s’agit de culpabiliser le manque d’argent, de punir ceux qui, pour une raison ou pour une autre se retrouvent en difficulté, tout en oubliant que ce sont les patrons et les logiques capitalistes qui fabriquent le chômage. Macron ne dit pas autre chose que ce qui se bafouille déjà depuis longtemps : les pauvres sont des fainéants, des gens qui foutent le bordel au lieu de chercher sérieusement du travail, et qui méritent d’être contrôlés au quotidien. Bref, si nous sommes pauvres, c’est quand même un peu de notre faute.

Mais, vertu pédagogique ? Sans rien dire de l’affreuse pédagogie que cela supposerait s’il fallait prendre au sérieux cette question, on peut quand même souligner que la pauvreté, le manque, le besoin, sont attachés au corps, et que, faire souffrir quelqu’un de cette manière, c’est imprimer dans le corps la cruauté et la violence de l’ensemble du système économique. Cette violence qui se voit sur les visages, sur les traits tirés, dans les corps fatigués, c’est bien celle du capitalisme, un système qui a besoin de notre usure pour produire toujours plus de profit, et qui n’hésite pas à nous faire payer, cyniquement, notre mauvaise position sociale dans la répartition des rôles. Marx disait vouloir faire sortir l’humanité du capitalisme comme de sa préhistoire. Et en effet, c’est la loi monstrueuse de la jungle du capitalisme qu’il est temps d’abolir.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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À PSA Sochaux, des « parcours intégration anti-CGT » pour les salariés

La photo de la page a atterri il y a quelques semaines dans la boîte aux lettres du syndicat CGT de Sochaux. C’est écrit dans un grand cahier à spirale, au beau milieu d’une page à petits carreaux : « Entretien embauche - 2 Nouveaux - Parcours intégration anti-CGT. »

Source : Communiqué de la CGT

Pour Jérôme Boussard, secrétaire général de la CGT du site PSA de Sochaux, « pas besoin d’une analyse graphologique c’est le cahier de travail et l’écriture du chef du personnel de nuit, il n’y a pas de doute possible ». Puis il ajoute : « On ne veut pas jouer aux martyrs, mais cela prouve une fois de plus que notre syndicat fait l’objet de discriminations à répétition de la part de la direction sochalienne, tout est fait pour dissuader les nouveaux embauchés de militer à la CGT. »

La direction de PSA reconnaît que l’écriture du cahier est bien celle de son chef du personnel de nuit, mais elle minimise en parlant « d’une initiative personnelle que nous ne soutenons pas ».

Jérôme Boussard poursuit : « Lors des dernières élections professionnelles, il y a trois ans, la direction avait organisé des réunions afin d’inciter les salariés à ne pas voter pour le “syndicat à trois lettres”. Choqués, plusieurs d’entre eux nous avaient alertés. Nous étions alors intervenus pour faire cesser ces réunions anti-CGT transformées peu après en réunions d’information sur l’avenir du groupe PSA. »

La CGT sochalienne déplore que l’évolution des carrières des militants cégétistes, la progression de leurs salaires et leurs demandes de mutation continuent d’être « systématiquement freinées » en raison de leur activité syndicale.

En 1998, elle avait saisi la justice pour dénoncer de graves différences de traitement liées à l’appartenance syndicale. « PSA avait rétabli dans la qualification qui devrait être la leur pas moins de 169 de nos militants, mandatés ou non », rappelle Jérôme Boussard. « La justice avait condamné l’entreprise à payer des sommes comprises entre 20 000 et 100 000 francs et les salaires avaient été réévalués, de 500 à 1 400 francs selon les cas. »

Il conclut : « La direction fait tout pour minimiser l’importance et l’influence de la CGT. Nous avons refusé de signer les différents accords d’entreprise entérinés ces dernières années parce que nous estimions, et nous estimons toujours, qu’ils sont contraires à l’intérêt des salariés. Et ça, ça ne plaît pas du tout. Nous voulons simplement être traités comme les autres syndicats, ni mieux, ni moins bien. »

Concernant « le parcours anti-CGT », l’organisation syndicale a décidé de saisir la justice.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Guyane. Face à la grogne sociale, Macron propose des escadrons de gendarmeries

Quelques mois après la signature de l’accord de Guyane, qui mettait fin à un mois d’une mobilisation sociale sans précédent par l’élaboration d’un plan d’urgence de 1 milliard d’euros et l’engagement d’en investir 2 milliards supplémentaires, Macron se rendra en Guyane ce Jeudi pour 2 jours. Une façon pour le gouvernement de s’acheter une paix sociale alors qu’aucune mesure concrète n’a pour l’instant été engagée.

Crédits photos : AFP // Emmanuel Macron dans une autre colonie française, à la Réunion le 25 mars 2017

C’est en hélicoptère que Macron se rendra dans la commune de Maripasoula, zone enclavée située à l’Ouest du territoire. C’est à la rame qu’il devrait s’y rendre pourtant, car depuis les accords de Guyane, lors desquels un plan d’urgence à hauteur de 1.08 milliard d’euros et une promesse d’engagement de 2 milliards supplémentaires avaient été actés, aucune amélioration des conditions de vie ne s’est matérialisée sur le terrain. Ce n’est donc pas surprenant que la venue de celui qui disait de la Guyane qu’elle devait « sortir de sa relation perverse avec l’hexagone » ne soit que modérément appréciée. D’autant plus que ce dernier n’a pas jugé bon d’allouer un seul instant à l’engagement d’un quelconque dialogue avec les acteurs locaux, élus ou populaires. Qu’à cela ne tienne, le collectif Pou Lagwiyann dékolé, qui a dirigé la grève générale du printemps dernier, a appelé à une grande marche ce Jeudi pour exiger du gouvernement le respect de l’accord signé en avril. Les maires, quant à eux, dépités de ne pouvoir, à cette occasion, récupérer à leur compte le mouvement populaire, ont fait savoir dans un communiqué adressé au président qu’ils ne participeraient ni à son accueil à l’aéroport, ni à son dîner républicain organisé le soir même.

Emmanuel Macron sera accompagné pour ce voyage du président de la commission européenne, Jean-Claude Junker, venu pour assister à la 22eme « conférence annuelle des régions ultra-périphériques », occasion pour 9 territoires (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, la Réunion, Saint-Martin, les îles Canaries, les Açores et Madère) de faire part de leurs revendications à l’Union européenne. Et des revendications, il y en a pour ces zones qui chaque jour subissent le joug du colonialisme. Dans les territoires français d’Outre-Mer, les chiffres du chômage et de la pauvreté atteignent des niveaux inégalés dans le reste du pays dans l’indifférence totale des instances gouvernementales. En effet, la situation socio-économique déplorable observée aujourd’hui dans ces territoires découle directement de décennies d’une politique basée sur les principes réactionnaires et racistes du colonialisme, comme l’a montré récemment la gestion du plan d’évacuation des victimes de l’ouragan Irma. En Guyane, la vie est en moyenne 12% plus chère qu’en métropole, le chômage atteint 27%, les infrastructures sociales et sanitaires font défaut et la possession de terres agricoles ou l’exercice de postes hautement qualifiés restent très souvent réservés aux métropolitains. Ce racisme d’État est d’autant plus important avec les populations immigrées, surtout venues du Brésil et du Suriname, les plus touchées par la violence sociale quotidienne. C’est dans ce contexte marqué par les inégalités sociales et la violence que débute en mars 2017, une grève générale sans précédent, n’allant pas sans rappeler la grève générale de 2008 menée par le LKP en Guadeloupe. Après un mois de grève et de blocage, ce mouvement s’était conclu par la signature d’un accord dans lequel le gouvernement promettait d’investir 3 milliards d’euros dans des mesures d’amélioration des infrastructures, et des conditions d’accès à l’éducation, le tout couplé à un tour de vis sécuritaire et la promesse de nouvelles casernes de gendarmerie.

Aujourd’hui, Macron espère « rassurer » la population guyanaise qui s’inquiète de ne constater aucun changement depuis les accords d’avril. Et pour cela, il mise sur le discours sécuritaire, stratégie toujours efficace en période de crise pour détourner l’attention. Mais il serait bien sûr illusoire de croire que l’intensification de la répression et le contrôle de l’immigration résoudront des problèmes résultant de plusieurs décennies de politique coloniale quand aucun effort n’est fait pour faire en sorte que la population vive dans des conditions décentes et comparables à celles du reste du pays. Aux Antilles et en Guyane, la tension est encore palpable et les grèves de 2008 et 2017 montrent bien que la population a compris qu’elle serait seule maîtresse de son destin et que l’inversion du rapport de force avec le régime impérialiste se ferait par la lutte et par la rue.

PAR REVOLUTION PERMAMENTE

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