Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Banques françaises :

75 000 milliards de dérivés !

Les produits dérivés ont été au cœur de tous les dérapages de la finance depuis les années 1970. Contrats signés par une banque, un Etat, une entreprise, etc., avec une institution financière et destinés à les protéger contre des variations inattendues des taux d’intérêt, des taux de change, etc., ils font l’objet d’une spéculation importante en fonction des anticipations sur les risques qu’ils permettent de couvrir. Il est donc essentiel de savoir où en sont les banques françaises en la matière.

Pour cela, il faut plonger dans la comptabilité de nos grands établissements. On en ramène un chiffre extraordinaire : le montant total des contrats de produits dérivés des quatre plus grands établissements – BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et BPCE – se monte à la fin 2015 à 75 000 milliards d’euros, environ 35 fois le PIB de la France !

Quels sont les risques ?

Le chiffre donne le vertige. Mais, heureusement, il ne correspond pas à celui des risques pris par les banques avec ces produits. Certains servent vraiment à protéger les banques contre des risques… mais ils ne représentent que 4 % du total. Les autres sont censés couvrir des risques aussi mais servent surtout à spéculer pour le compte de la banque ou de ses( clients.

(Les dérivés destinés à couvrir les risques ne représentent que 4 % du total)

Les 75 000 milliards représentent ce que les financiers appellent le « notionnel » des contrats, c’est-à-dire la valeur qui est marquée dessus. Mais cela ne correspond pas aux sommes réellement en jeu en cas de mauvaise spéculation. Par exemple, si un fonds d’investissement obtient des ressources de 10 millions d’euros à un taux de 2 % et qu’il craigne que celui-ci passe à 2,5 % dans six mois, une banque peut lui vendre un contrat dérivé qui lui assure le taux de 2 % six mois plus tard. Si le taux passe à 2,5 %, la banque devra verser 0,5 % des 10 millions (le notionnel) qui représentent son véritable risque. Les contrats sur taux d’intérêt représentent entre 70 et 75 % des transactions de dérivés des banques françaises.

(Une activité en baisse)

Enfin, ces activités sont en baisse : moins 20 % depuis le pic de 2011. La spéculation diminue sur ces marchés, c’est vrai pour les banques françaises comme pour les autres banques. L’une des raisons en est que les régulateurs mettent progressivement en place de nouvelles règles qui rendent l’activité moins rentable.

Pour autant, même en baisse et même si le risque est moins important que ce que suggèrent les données générales, les milliers de milliards de produits dérivés vendus par les banques représentent un montant considérable. Et une prise de risque qui reste mal connue, difficilement probabilisable et donc une source potentielle de crise bancaire internationale.

Christian Chavagneux

Spéculation

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AIR FRANCE ! . . .

Réquisition du procureur pour les Air France : 1000€ chacun pour les 11 de la grille, puis peines avec sursis : 4 mois pour 1 camarade, 3 mois pour 3 camarades, 2 mois pour 1 camarade. Le jugement sera rendu le 30 novembre 2016 à 10h.

Par ailleurs, en ce moment à la bourse du travail, comité de soutien aux Goodyear et organisation des 19/20 octobre.

ON CONTINUE, ON LÂCHERA PAS.

En octobre ça se passera, à AMIENS.

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Pour les entreprises un effet d’aubaine, pour les comptes publics une gabegie !

Le comité de suivi du crédit impôt compétitivité emploi (CICE) a rendu son rapport 2016. Le CICE atteint un volume d’environ 20 milliards d’euros. Il s’agit là du plus gros dispositif d’aide publique destiné aux entreprises et, cela, sans aucune contrepartie ni engagements en matière d’emploi ou d’investissement. Il est à regretter que les travaux du rapport 2016 du comité de suivi du CICE se soient exclusivement concentrés sur le prétendu « coût du travail ».

Malgré cela, les résultats des travaux de recherche commandés par le comité de suivi sont sans appel à l’égard du CICE.

Sur les années 2013 et 2014, le CICE aurait permis de sauvegarder ou de créer entre 0 et 100 000 emplois. Sur cette période, le CICE a représenté 34 milliards d’euros en direction des entreprises, soit un coût de 340 000 euros par emploi, si l’on prend la fourchette haute des créations ou des sauvegardes d’emploi.
Selon le rapport, le CICE n’a pas d’effet sur l’investissement, la recherche, le développement et les exportations.

Ces effets sur la sauvegarde d’entreprise sont non mesurés.

Enfin, le comité relève peu d’effet du CICE sur les salaires par tête.

Le bilan d’un des dispositifs d’aide publique aux entreprises le plus coûteux de l’histoire se résume en 2 mots : gabegie et aubaine.

Pour la CGT, il est urgent d’évaluer l’ensemble des aides publiques destinées aux entreprises comme par exemple le crédit impôt recherche. D’autant plus que nombre d’entreprises bénéficiant du CICE non pas hésité à détruire des emplois en masse alors que, dans le même temps, elles distribuent de confortables dividendes à leurs actionnaires.

Nous proposons la mise en place de façon pérenne d’un comité de suivi d’évaluation de l’ensemble des aides publiques et des exonérations de cotisations sociales.

Nous proposons que les comités d’entreprise puissent évaluer, contrôler et suspendre le cas échéant les aides publiques destinées à leur entreprise.

Enfin, nous revendiquons que les salariés puissent intervenir dans toutes les instances qui agissent sur la stratégie de leur entreprise et leurs emplois. Ces mesures doivent intervenir en même temps que des augmentations de salaires, à commencer par le SMIC, la création massive d’emplois et l’investissement massif dans une politique industrielle et les services publics.

Montreuil, le 29 septembre 2016

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Comme se fait-il qu'une de nos questions n'apparaisse pas sur l'ordre du jour "CE" ????

 

Voici la liste des questions de la CGT pour le prochain CE/DP du vendredi 30 septembre 2016 :

Questions CE :

Volume usine shampoing/dentaire à date

Volume 2017 dentaire/shampoing

Point sur les stocks dentaire/shampoing

Part de marché dentaire/shampoing par pays

Point sur le SUR

Point sur les effectifs, point sur les embauches

Y a-t-il un changement sur les nouveaux contrats de travail Unilever Le meux ? Si oui, nous voulons un extrait ?

La CGT réclame le versement d’une prime suite à l’implication des salariés dans votre démarche de WCM de 500€, pour les résultats et les conditions de travail ?

Etat d’avancement de THOR

Selon Unilever, il n’y a aucun produit sur site qui est nocif pour la santé des salariés. Unilever a-t-elle assez de recul sur toutes les matières premières ? Et pour finir, comment Unilever peut-elle se permettre de contester l’avis de la CPAM, tout en sachant que M.Gobert n’est pas le seul cas dans cette usine, une dizaine de personne serait dans cette situation ?

Questions DP :

A quoi correspond la fiche K (erreur humaine)

Quand est-il des entretiens week-end ?

Explication de la direction du tableau sur la demande de prise de sang ? Ce sujet revient sur la table, pourquoi ?

Organisation semaine 52 (dentaire/shampoing) et confirmation de la fermeture de l’usine semaine 51/52 pour le week-end ?

Point sur les augmentations individuelle : nombre de personnes qui n’ont pas eu d’AI depuis 5 ans, 7 ans et 10 ans ?

Quel est le périmètre de la fonction des cadres ?

Est-il prévu un changement d’organisation pour l’équipe week-end jusque la fin d’année ?

Présentation de la direction sur les fonctions/coefficients Process dentaire, comme il a été dit lors du dernier DP.

Qu’est-ce qu’on entend réellement par polyvalence au Process dentaire?

Concernant les retours, le contrôleur de stocks peut-il être plus réactif ? (plusieurs composants ne sont pas traités en temps et en heure ce qui occasionne des écarts de stock positif ou négatif, de nombreuses différences informatique)

Quelle est la matière qui nécessite le port du nouveau masque en fabrication? (C Gourio)?

 Pourquoi ne tenez-vous pas compte de l’historique des anciens en fabrication?

 Une journée sans mail est-elle moins stressante que la non reconnaissance de notre travail?

 Quand pensez-vous faire quelque chose pour le problème de tare au fractionnement dentaire?

 Quand prévoit-on un changement de coefficient pour les opérateurs régleurs qui conduisent plusieurs lignes dentaire? (aujourd’hui coeff 175)

 Pourquoi débloque-t-on des palettes d’étuis qui sont bloquées par les conducteurs ? (si les étuis ne passent pas c’est qu’il y a des défauts !)

 

 

Veuillez cliquer sur les liens ci-dessous pour prendre connaissance des documents :

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Le 27 septembre 2016 plusieurs centaines de salariés ont manifesté pour défendre le site et les emplois d’Alstom Belfort, devant le siège de Saint-Ouen.

Intervention de Christian Garnier, CGT Alstom, Philippe Martinez, secrétaire général CGT, et interview de Sabine Verdant, UD CGT Territoire de Belfort.

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Air France, Goodyear : derrière les procès médiatisés, une répression anti-syndicale en passe de se généraliser.

Dans la rue, devant les tribunaux, comme dans les usines et les bureaux, la répression de toute contestation sociale et syndicale se durcit. Alors que s’est ouvert le 27 septembre le procès de la très médiatique affaire des « chemises arrachées » d’Air France, et que l’appel des anciens ouvriers de Goodyear condamnés à de la prison ferme sera jugé mi-octobre, la criminalisation syndicale n’a jamais été aussi intense que ces six derniers mois. Les témoignages de brutalités policières gratuites, de peines de prison disproportionnées, de tirs de flashballs qui mutilent, et de répression dans les entreprises s’accumulent. C’est sans doute ce qu’on appelle la « modernisation du dialogue social ».

Les premiers ont été qualifiés de « personnes stupides », « isolées » et « extrêmement violentes », par l’ancien ministre de l’Économie Emmanuel Macron. Les seconds de « barjots communistes » et de « mabouls » qui «  ne travaillent que trois heures  » par l’homme d’affaires états-unien Maurice Taylor. Les premiers sont des salariés d’Air France, accusés d’avoir pris à partie des cadres de l’entreprise. Ce 27 septembre s’est ouvert leur procès, celui des images de chemises arrachées qui ont fait le tour du monde. Les seconds sont les ouvriers de Goodyear d’Amiens. Le 19 octobre, huit anciens ouvriers de l’usine de pneumatique, condamnés en première instance pour avoir séquestré des cadres en janvier 2014, seront jugés en appel. L’actualité risque de nouveau de se focaliser sur la « violence » des salariés, et d’omettre l’extrême brutalité sociale qui est à l’origine de leurs actes.

Quinze salariés d’Air France seront jugés cette semaine – 14 membres de la CGT et un de FO – au tribunal correctionnel de Bobigny : dix pour « dégradations volontaires en réunion » et cinq autres pour « violences en réunion ». Ils encourent jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Tout commence par le comité central d’entreprise du 5 octobre 2015, qui doit annoncer 2 900 suppressions de poste potentielles et une centaine d’heures de travail en plus par personne, à salaire égal. Et ce, malgré le retour « sur le chemin de la rentabilité » de la compagnie affichée non sans fierté par son PDG Alexandre de Juniac. Déjà violente en soi, cette décision fait suite à une casse sociale qui a supprimé 12 400 postes depuis 2009, divisé pendant des années personnel au sol et personnel navigant et pilotes, et surtout engendré la pression managériale et les risques psychosociaux liés aux plans de restructuration passé et à venir, aux jolis noms de « Transform 2015 » ou « Perform 2020 »...

Banalisation de la casse sociale

Cette régression est d’autant plus difficile à accepter par les ouvriers qu’elle est imposée par un PDG qui s’autorise alors une rémunération annuelle en hausse de 65%, portée à 1,062 million d’euros, un petit pécule lui permettant de mettre en application sa maxime favorite : « Aujourd’hui, si tu n’as pas réussi à mettre cinq millions de côté, tu n’es pas un vrai riche. » [1] Alexandre de Juniac ne cache pas non plus son admiration pour la culture d’entreprise de son « homologue de Qatar Airways », dont la direction n’est jamais ennuyée par des pilotes en grève puisque, là-bas, « on les aurait tous envoyés en prison ». L’ancien énarque a lâché cette boutade révélatrice aux Entretiens de Royaumont, applaudi par un un parterre de patrons.

Alexandre de Juniac n’est pas présent ce jour où deux cadres, Xavier Brosetta et Pierre Plissonnier, se font arracher leurs chemises. Qu’importe. « Le 5 octobre est le reflet d’une liesse collective focalisée sur une direction qui n’a pas de visage, explique un ancien élu CGT du CHSCT [2], parti de l’entreprise au moment du plan Transform 2015. Les ouvriers ne connaissaient pas ces cadres, même de vue. Avant cet épisode, personne ne savait qui était Pierre Plissonnier. C’est davantage pour ce qu’il incarne que pour ce qu’il est, que des ouvriers ont pu lui en vouloir. » Les images font le tour du monde et libèrent un certain mépris social. « Les extrémistes d’Air France vont-ils tuer la compagnie ? » titre par exemple Le Figaro. « La direction, appuyée par le gouvernement, cherche à créer une symbolique dangereuse autour de cette affaire. Elle consiste à laisser croire qu’on peut laisser passer un tel plan social, une telle casse, sans qu’il n’y ait de réponse », commente Mehdi Kemoune, secrétaire général adjoint de la CGT Air France.

« Et là, les chaises ont volé dans tous les sens »

La même dynamique a frappé Goodyear, où la brutalité de la direction s’exerce pendant plusieurs années avant que des salariés ne séquestrent des cadres. En octobre 2007, la direction impose aux salariés de choisir un « plan de modernisation » prévoyant l’augmentation du temps de travail, le passage aux « 4 x 8 » et la suppression de 450 postes. Les ouvriers sont déjà mobilisés pour réduire leur exposition à des produits toxiques et cancérigènes, tels les « Hydrocarbures aromatiques polycycliques », utilisés dans la composition des pneus. Cancers, affections respiratoires et cutanées... : un grand nombre de salariés sont alors confrontés au risque de maladies professionnelles graves, et en décèdent parfois dans l’indifférence. « On a toujours pensé, à partir de 2007, dès lors qu’on a découvert le problème des produits toxiques, qu’il n’était pas anodin de faire cette annonce de plan social », se souvient Mickaël Wamen dans le documentaire de Mourad Laffitte intitulé Goodyear, la mort en bout de chaîne [3].

Contrairement à leurs voisins de Dunlop, à majorité CFDT, les « Goodyear » refusent le plan de modernisation. S’ensuivent alors des années de bataille juridique menée par la CGT pour tenter d’empêcher les plans de suppression d’emploi lancés par Goodyear malgré ses bénéfices records. Des années rythmées par la promesse non tenue du candidat François Hollande de mettre en place une loi contre les licenciements dans les entreprises dégageant du profit, et le mépris de Maurice Taylor, le PDG de Titan, qui veut bien racheter l’usine... à condition de licencier les 1 173 salariés pour en réembaucher... 333.

Ultime provocation, alors que la CGT accepte finalement, au terme de sept ans de conflit, des indemnités de licenciement, Mickaël Wamen se souvient sur le plateau de Mediapart de la réponse du directeur des ressources humaines devant 200 salariés, ce 6 janvier 2014 : « J’ai posé la question [du montant des indemnités] au nom des salariés et leur réponse a été claire : "La CGT n’a pas voulu négocier avec nous, il est trop tard. Vous n’aurez rien de plus." Et là effectivement les chaises ont volé dans tous les sens. » La suite est connue : deux dirigeants sont retenus par les salariés en colère durant trente heures. Malgré l’annulation de leur plainte, le procureur décide de poursuivre huit salariés – sur 800 présents. Ils ont depuis été condamnés par le tribunal correctionnel d’Amiens à deux ans de prison, dont quinze mois de sursis assortis d’une mise à l’épreuve de cinq ans. Ce même procureur classera sans suite 450 plaintes déposées par les salariés pour harcèlement ou mise en danger de l’entreprise...

« Une criminalisation syndicale encore jamais vue »

Pour la CGT Goodyear comme pour la CGT Air France, ainsi que pour d’autres acteurs proches du dossier, les dérapages aboutissant à la scène de la « séquestration » comme celle des « chemises arrachées » auraient été volontairement provoqués par les directions des deux entreprises [4]. « Les images ont servi à créer une sorte d’émoi de l’opinion public et un climat de défiance vis-à-vis des salariés », estime Céline Verzeletti, chargée des questions de libertés syndicales à la CGT. Des procès politiques vont suivre, avec pour but de "montrer l’exemple" en ces temps de mobilisation sociale pour l’abrogation de la loi Travail. C’est une criminalisation syndicale encore jamais vue. »

Depuis le début des manifestations contre la loi Travail, 101 enquêtes sur de possibles violences policières auraient été ouvertes par l’IGPN. Près d’un millier de personnes auraient été interpellées en manifestations [5]. Impossible d’être exhaustif sur les conséquences du durcissement de la répression policière en manifestation. Et pour cause, aucune enquête d’ensemble n’a été initiée par les pouvoirs publics.

Dans les manifs : grenades, lacrymo et flashballs pour tout le monde

« Pourquoi est-on autant encadrés, fouillés, avant d’entrer dans le cortège ? Pourquoi est-on chaque fois gazés, interpellés, alors que l’on manifeste pacifiquement ? Pourquoi laisse-t-on certains groupes tout casser alors que des militants sont arrêtés et placés en garde à vue pour rien ? » C’est pour répondre à ces questions que Céline Verzeletti, de la CGT, a demandé une enquête parlementaire sur la gestion du « maintien de l’ordre » lors des manifestations aux côtés de la FSU, de Solidaires, de la LDH, du syndicat des avocats de France, de l’Unef et de l’UNL. « Pour le moment, aucun groupe parlementaire n’a accepté de se saisir de cette question », regrette la secrétaire confédérale.

Dernier épisode de ce déchainement répressif, le 15 septembre à Paris, un syndicaliste de 46 ans, militant de Sud Santé Sociaux, a perdu un œil à cause d’un explosif lancé par les forces de l’ordre. « Une bavure c’est quand c’est exceptionnel, or ce n’est plus le cas depuis des mois. Des tirs de grenades de désencerclement, de lacrymo et de flash-ball visent également les manifestants qui ne s’affrontent pas aux forces de l’ordre, témoigne Eric Beynel, porte-parole de l’Union syndicale solidaires. Le camarade qui a perdu un œil était en retrait, à l’écart des heurts. Il était 16 h 45 environ, c’était une fin de manif classique, les gens discutaient tranquillement. » L’IGPN, la police des polices, a été saisie par la préfecture de police de Paris pour diligenter une enquête [6].

Matraqué sans raison, puis accusé de violences

Plus d’une vingtaine de militants de la CGT ont été placés en garde à vue depuis le début de la mobilisation. La plupart ont ensuite été condamnés une peine de prison avec sursis. La seule relaxe dont la secrétaire confédérale ait connaissance concerne Cédric Crozet, 39 ans, vivant à Saint-Étienne et placé 48 heures en garde à vue – le parquet réclamait même de la détention provisoire – suite à des accusations de violences contre des policiers intervenues à la manifestation parisienne du 14 juin.

On lui reproche un « tir tendu de fumigène contre les forces de l’ordre », suivi d’une « interpellation mouvementée ». « En réalité, précise Céline Verzeletti, c’était une fusée de détresse qu’il a lancée pour alerter les secours qu’une personne était blessée. Au final, c’est lui la victime, car il a pris des coups et a été blessé par les forces de l’ordre ». Après avoir reconstitué les faits, notamment grâce à une vidéo amateure prise lors de l’interpellation, la CGT et leur avocat font tomber l’accusation : « La procureure, sans preuve, bien embêtée, n’a rien requis, et a préféré s’en remettre ’’à la sagesse des juges’’. »

Généralisation des brutalités policières

Même avec une vidéo prouvant l’absurdité de l’intervention violente de la police, l’affaire qui poursuit Denis Beckrich, employé communal encarté à la CGT, n’est pas terminée. Ce 17 mars à Metz (Moselle), alors que les CRS chargent sans sommation pour empêcher les manifestants de bloquer un pont, Denis Beckrich voit son ami Yann Tavernet, ouvrier chez Peugeot, saigner abondamment du nez suite à un coup de matraque.

« Les CRS bloquent les ambulances et arrachent Yann des mains des pompiers », se souvient Denis Beckrich. Lui-même, ancien pompier de Paris, se scandalise qu’on « empêche [son] camarade d’être soigné ». Selon son témoignage, trois agents de la brigade anti-criminalité s’approchent, l’insultent, le plaquent au sol et mettent un genou sur son crâne. « La douleur est insupportable. Quand ils commencent à me prendre les pieds et à m’étrangler au point de suffoquer, je me débats. J’ai absolument besoin de respirer. Dans l’action j’ai dû mettre un coup à l’un des agents de la Bac. C’est ce geste qui me sera reproché. » Denis Beckrich, tout comme Yann Tavernier, seront condamnés à 500 euros d’amende en mars par le tribunal correctionnel de Metz, puis relaxés en mai. Mais le parquet a fait appel, l’affaire sera donc rejugée. Les deux hommes ont également porté plainte pour coups et blessures volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique.

Dans les entreprises, toute une gamme d’outils répressifs

« Qu’un policier interpelle un syndicaliste ou un opposant à la loi Travail dans une manifestation au moindre prétexte ou qu’un directeur des ressources humaines menace d’une plainte de harcèlement un élu du personnel – une stratégie patronale de retournement de l’accusation –, tout cela participe à un même projet : étouffer la mobilisation sociale et imposer plus facilement, la prochaine fois, l’institutionnalisation du "dialogue social" », estime Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate et membre de l’Observatoire de la discrimination et de la répression syndicales. Cet Observatoire réunit des membres de différentes organisations syndicales et vise à « donner une visibilité » à la répression et aux discriminations syndicales pour mieux les combattre. Le Conseil national de l’information statistique (CNIS) a récemment donné son accord « en vue de la production d’un rapport sur les freins à la syndicalisation », précise l’avocate.

Cette répression syndicale prend des formes multiples au sein des entreprises – licenciement abusif, discrimination à l’embauche, harcèlement, discrimination salariale… Elle repose aussi « sur des formes de plus en plus perverses, un contrôle totale du corps et des esprits ». Exemple ? « L’individualisation du monde de l’entreprise avec la multiplication des critères comportementaux sur la base desquels vous êtes promu ou pas, augmenté ou pas, déplacé de poste ou pas. », estime Emmanuelle Boussard-Verrecchia. Sans oublier « l’abaissement colossal de la représentation syndicale et l’éclatement de la communauté de travail dus au recours toujours plus important à la sous-traitance. » A cela s’ajoute les dernières lois sur le dialogue social qui poussent les syndicats à délaisser, selon elle, le « syndicalisme de proximité, avec des salariés qui s’investissent sur des mandats courts » et renforce « les mandats des représentants du personnel et délégués syndicaux les plus cumulards et déconnectés de la réalité ».

Avec la loi Travail, des licenciements facilités

Dans le cortège de la manifestation du 15 septembre dernier à Paris, cinq personnes, syndiquées à la Confédération nationale du travail (CNT), racontent leur histoire. Elles étaient toute salariées de l’École spécialisée d’architecture (ESA), un petit établissement supérieur privé parisien, géré par une association. Elles sont alors reprographiste, bibliothécaire ou chargée de l’accueil. En 2011, les cinq salariés s’inquiètent des conditions de travail et de sécurité « très dangereuses » de leur collègue chargé de l’atelier « bois et maquette ». Il travaille dans un environnement jugé cancérigène par la médecine du travail, à cause des rejets élevés en poussière de bois et en produits toxiques. La Caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France a d’ailleurs « ordonné des travaux qui n’ont jamais été réalisés. On a sciemment laissé travailler les élèves et un salarié dans un endroit nocif pour eux », dénoncent-ils.

Constatant qu’ils ne sont pas écoutés, ils demandent la réactivation du CHSCT et du comité d’entreprise. En vain. Ils décident alors de monter une section syndicale. La direction n’écoute pas pour autant : refus d’organiser l’élection du comité d’entreprise, diabolisation de leur syndicat, refus de congés, multiplication des avertissements... Finalement, les cinq gêneurs ainsi que quatre autres syndicalistes de la CGT sont licenciés suite à « une réorganisation structurelle », justifiée par la direction dans le journal Le Parisien par des « déficits récurrents » hérités de « l’équipe précédente [qui] a vu trop grand ».

Les anciens salariés tentent de faire reconnaître l’illégalité de leur licenciement au tribunal des prud’hommes. L’affaire devrait, elle-aussi être jugée en octobre. « Si la loi Travail avait été adoptée plus tôt, estiment Céline et Grégoire, avec la facilitation des licenciements pour motif économique, l’école n’aurait jamais eu à rendre de comptes auprès du ministère du Travail et nous aurions tellement été fragilisés en termes de représentation syndicale, que nous n’aurions jamais pu mener ce combat... »

Franck Dépretz

Photo : Eros Sana

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Concessions autoroutières : pourquoi l’État refuse-t-il de rendre public son accord avec Vinci, Eiffage et Abertis ?

En avril 2015, alors que les appels se multipliaient à remettre en cause les contrats léonins conclus avec Vinci, Eiffage et Abertis pour la concession des autoroutes françaises, le gouvernement avait annoncé en fanfare un nouvel accord avec les concessionnaires, prétendument plus avantageux pour les usagers et les contribuables. Dix-huit mois plus tard, malgré deux décisions de justice, il multiplie les arguties juridiques pour refuser de rendre public le texte de cet accord. Et annonce dans le même temps un nouveau plan de relance autoroutier, en contradiction avec ses objectifs climatiques, et alors qu’aucune des promesses de 2015 n’ont été tenues.

Mediapart s’interroge sur ce que cache l’attitude étrange du gouvernement sur ce dossier des concessions autoroutières :

« Si Bercy se refuse, de façon si obstinée, à communiquer cet accord, c’est qu’il existe des dispositions, à mon avis, autres que celles annoncées sur l’extension de durée des concessions et des travaux en contrepartie et qui doivent rester secrètes. Je ne serais pas étonné qu’il existe aussi des dispositions fixant les augmentations de péages, par exemple », subodore Raymond Avrillier [militant écologiste et ancien adjoint au maire de Grenoble qui a saisi la Commission d’accès aux documents administratif].

L’annonce faite par le gouvernement d’un nouveau plan de relance autoroutier, faite ce 18 septembre, nourrit encore plus le doute. (...) Pourquoi projeter ce nouveau programme d’un milliard d’euros, alors que celui annoncé en 2015 est à peine lancé ? Dans le cadre de celui-ci, il était prévu que les sociétés concessionnaires engagent 3, 2 milliards d’euros de travaux, dont 80% de ceux-ci devaient être réalisés sur les trois ans, sans augmentation de tarifs, en contrepartie de l’allongement de la durée des concessions. Qu’est-ce qui justifie alors une telle précipitation ? Le nouveau programme ne fait-il pas partie en fait du même programme mais présenté sous une autre forme, afin de contourner les engagements passés ? Car toutes les promesses passées ont disparu. Les collectivités locales seront mises à contribution et les péages augmenteront. (...)

Lire l’intégralité de l’article sur le site de Mediapart (abonnement).

Celui-ci relève de nombreuses autres contradictions entre les discours gouvernementaux (y compris ses engagements vis-à-vis de la Commission européenne) et la réalité de ces relations avec les concessionnaires. Il s’avère en particulier que ces derniers ne transmettent pas les informations requises à l’administration :

Dans son premier rapport publié le 29 juillet, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), chargée désormais de contrôler les travaux des sociétés concessionnaires, relève combien celles-ci prennent des libertés avec les textes, en ne lui ayant pas transmis la totalité des marchés, en recourant avec force aux appels d’offres restreints et aux avenants de contrats, contrairement à ce que disent les textes. Mais, là encore, Bercy ne paraît guère s’en émouvoir.

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Photo : Jori Avlis CC

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Source l'Humanité, un retour historique sur l'accueil des réfugiés espagnols par Jean Ortiz.

Bien entendu Toute ressemblance avec des personnes ou des populations de notre présent  étant purement fortuite.

Des dizaines de milliers de descendants de Républicains espagnols, fils, filles, petits-fils (filles) du premier exode massif du 20 siècle, vivent avec douleur l’attitude de « la France officielle », macronisée, dans la « crise des migrants »... que nous sommes tous.

Cette France des classes dominantes, prêtes à tout, et d’abord aux « réponses sécuritaires », pour conserver pouvoir, privilèges, hégémonie, est celle des féodaux, des Versaillais, des émigrés de Coblentz, de la Cagoule, des Maîtres des Forges, des « Croix de Feu », des anti-Dreyfusards, de la « milice », des pétainistes, celle qui depuis le début des années 1930, fascinée par le « modèle allemand », prépara la fascisation de la démocratie et la liquidation de la République, cette « gueuse ».
Tout fut volontaire, organisé, délibéré... Le vernis démocratique vite jeté aux orties par intérêt de classe.
Lorsque nos parents, ces premiers antifascistes, vaincus, abandonnés par toutes les « démocraties », arrivèrent par milliers à la frontière catalane, la France officielle ne fut pas dépassée. Elle savait que la Catalogne tombée, la « Retirada » provoquerait un exode très nombreux. Face au drame annoncé, Elle, qui par la « non intervention » préféra Franco au « Frente-crapular », promut le « chaos », la xénophobie, parlant y compris « d’invasion »... au lieu de simple humanité. Les mêmes, toujours les mêmes !
La France des « élites » avait depuis longtemps, par « anti-bolchévisme », choisi la défaite, donc son camp : celui de Franco. Voilà pourquoi elle humilia nos parents et en parqua 275.000, sur près de 500.000, dans des camps dits à l’époque « de concentration », entourés de barbelés et surveillés par d’arrogants gendarmes et des forces militaires « coloniales » fanatisées. Ces camps : Argelès, Barcarès, Gurs, Collioure, le Vernet, Setfonds, Saint-Cyprien, Rieucros... Aujourd’hui , nous les « héritiers », portons encore en nous cette blessure originelle, et ce traumatisme fondateur.
Le gouvernement Daladier, « de gauche », « queue du Front populaire », à majorité radical-socialiste, investi le 10 avril 1938, menait à la fois une guerre anti-ouvrière (« Plan de redressement économique et financier », « assouplissement de la loi des 40 heures », tiens , tiens !), une répression ciblée, contre les communistes, et criminalisait les « étrangers », surtout « les mauvais étrangers », les « rouges ». Valls n’a rien inventé...
Dès le 12 avril 1938, (puis en novembre) des décrets répriment les « propagandes étrangères » et engagent la chasse à tous les « mauvais étrangers », aux « indésirables »... Plus tard, les décrets-lois des 12 et 19 avril 1939, renforcent cette traque aux « indésirables » : les antifascistes de la MOI, les militants de diverses nationalités réfugiés en France, traités comme des chiens, et qui seront les premiers à prendre les armes (en France, cette France qui foula aux pieds leur dignité), pour continuer un combat antifasciste sans frontière, porteurs d’une « patrie d’idéal ». Ces « envahisseurs » furent, par internationalisme, par antifascisme, plus « patriotes » que beaucoup de Français « de souche » !
Par haine de classe, le 12 novembre 1938, fut adopté un décret sur « l’internement des étrangers indésirables » dans des « centres (bien) spéciaux » (déjà !). La première réaction de cette France des « élites », de la « synarchie », des collabos, et de quelques brebis « de gauche » faussement égarées, fut de renvoyer ces « rouges dangereux » en Espagne, donc à la mort. A la fin 1939, les deux-tiers des réfugiés des « camps de la honte », avaient, le plus souvent sous la contrainte, repris le chemin du retour. Les autres furent contraints au travail forcé, dans des « Groupes de travailleurs étrangers » (GTE) militarisés, surveillés par les services français, les franquistes et les agents nazis.
La France versaillaise, fébrilement « germanophile », nomma ambassadeur en Espagne franquiste (choix ô combien symbolique), un certain Philippe Pétain. Choix délibéré. La France reconnut le gouvernement putschiste de Burgos avant même la fin officielle de la Guerre (premier avril 1939). Un inédit dans les relations internationales ! Par les «accords Bérard-Jordana » (27 février 1939) , un « deuxième Munich », la France de « la bonne société » une nouvelle fois capitula délibérément, devança même la demande, et s’engagea à livrer à Franco les 50 tonnes d’or que les autorités espagnoles avaient déposé en 1931 à Mont-de-Marsan (annexe de la Banque de France), et qu’elle avait refusé aux gouvernements républicains (au nom de la « non intervention » !) lorsqu’ils en firent la demande. Ah, la farce de cette si interventionniste « non intervention » !!
Pétain ambassadeur allait « s’occuper » de ces antifascistes étrangers gênants, « subversifs », et travailler à ce que des milliers soient refoulés et livrés de force à l’ami, l’allié, Franco. Pétain alla jusqu’à vanter le régime franquiste. Début août 1939, il adressa un message officiel au « caudillo » « par la grâce de Dieu » et d’Hitler, louant l’architecture d’une Espagne « pacifiée et pacifique, une, grande, libre » (Voir le lumineux « De Munich à Vichy », de Annie Lacroix-Riz, éditions Armand Colin,  p. 121)
La « grande presse » française se déchaînait contre ces « hordes d’envahisseurs » espagnols. Le 9 février, la semaine même où des milliers de combattants de la liberté, de femmes, d’enfants, épuisés, affamés, bombardés en permanence, arrivaient à la frontière de ce qu’ils croyaient « le pays des droits de l’homme », l’éditorialiste du « Patriote des Pyrénées », quotidien à grand tirage, écrivait : « En un siècle où ne règne que la force, où la moindre faiblesse se paie par le sang, il est déjà bien que nous n’ayons pas refoulé la « horde wisigothique ». Pagès dénonçait « le danger de contagion morale et physique, sans compter les femmes, plus indésirables que leurs compagnons, qui vont rôder dans tout le sud-ouest ». La France vit les évènements d’Espagne par procuration. La guerre idéologique fait rage. L’opinion publique, chauffée à blanc, est majoritairement hostile à « l’invasion », avale la xénophobie officielle et l’austérité pour les « classes dangereuses ». Seules la CGT, beaucoup de mairies de gauche, le parti communiste, des militants d’autres partis de gauche, le Secours Rouge, des associations et organisations humanitaires, le Comité international pour l’aide à l’Espagne républicaine, des intellectuels comme Paul Langevin, le libertaire comité « Solidarité internationale antifasciste », etc. sauvent l’honneur de la France en organisant, par solidarité de classe, et/ou simple humanisme, un accueil solidaire.
Oui, disons-le et répétons-le, crions-le jusqu’à satiété, les mêmes, toujours les mêmes !
 
 
 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les 27 et 28 Septembre prochains, 16 salariés d'Air France se présenteront devant le Tribunal de Grande Instance de Bobigny. 11 seront jugés pour avoir forcé l'ouverture de la grille du Siège et 5 (déjà licenciés) concernant l'affaire dite de "la chemise". 

Depuis le 5 octobre 2015, aucune preuve de culpabilité n'a été apportée par la direction d'Air France : Entretiens disciplinaires pour la forme, licenciement refusé par l'Inspection du Travail de notre camarade Vincent, fourniture de vidéos au directeur régional du travail qui démontrent son innocence.

Pour autant, près d'un an après, la manifestation du 5 octobre 2015, l'acharnement continue : contestation de la décision de l'Inspection du Travail, recours gracieux refusé etc.

Nous ne sommes pas dupes ! Le gouvernement et la direction d'Air France sont complices pour mener la même politique ultra libérale et criminaliser toute forme de résistance sociale. Ils veulent des salariés(es) dociles qui acceptent leur sort avec résignation y compris face à des menaces de licenciements massifs au profit du capital.

"Casser" les salariés(es) qui défendent leurs emplois, briser les élans sociaux, créer des peurs... la répression syndicale reste un des moyens patronaux pour freiner le développement des consciences.

Cet été, le jour de la promulgation de la loi travail, la ministre validait dans le même temps l'autorisation de licenciement de notre camarade Vincent d'Air France.

C'est clairement une revanche du gouvernement qui, isolé face à l'opinion pubique, joue la carte de la répression...

 

Ce matin La CGT Unilever HPC I était présente à l'appel au rassemblement devant le TGI de Bobigny.

PAS DE CONQUETES SOCIALES SANS LIBERTES SYNDICALES

STOP A L'ACHARNEMENT, RELAXE POUR NOS 16 CAMARADES
STOP A L'ACHARNEMENT, RELAXE POUR NOS 16 CAMARADES
STOP A L'ACHARNEMENT, RELAXE POUR NOS 16 CAMARADES
STOP A L'ACHARNEMENT, RELAXE POUR NOS 16 CAMARADES
STOP A L'ACHARNEMENT, RELAXE POUR NOS 16 CAMARADES
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