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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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« Alors que 24,5 % de la population mondiale est entièrement vaccinée contre la COVID-19, seulement 1,4 % des habitants des pays à faible revenu ont reçu au moins une dose », a déclaré sur son compte Twitter le membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste cubain et ministre des Affaires étrangères de la République, Bruno Rodriguez Parrilla

Auteur: Granma internet@granma.cu

25 août 2021 00:08:32

« Alors que 24,5 % de la population mondiale est entièrement vaccinée contre la COVID-19, seulement 1,4 % des habitants des pays à faible revenu ont reçu au moins une dose », a déclaré sur son compte Twitter le membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste cubain et ministre des Affaires étrangères de la République, Bruno Rodriguez Parrilla.

Il a cité une analyse de Our World In Data, une plate-forme en ligne avec des informations et des résultats sur l’évolution des conditions de vie dans le monde entier. Cette publication ajoute que les doses distribuées jusqu’à présent, par le biais du mécanisme Covax, ont atteint 138 pays, mais sur le continent africain, la quantité de vaccins disposés n’atteint pas 2 % de la population.

Le chancelier, qui a averti que l’inégalité d’accès aux vaccins exacerbait l’écart entre les pays pauvres et les pays riches, a rappelé les progrès de Cuba pour vacciner la population avant la fin de 2021. « Dans le pays, 12 587 550 doses des vaccins cubains Abdala, Soberana 02 et Soberana Plus ont été administrées. Plus de cinq millions de Cubains ont au moins une dose », a-t-il souligné.

Cette alerte desCubains se double d’une mise en garde des scientifiques :

Alors que les pays les plus vaccinés commencent à donner une troisième dose, les très faibles taux de vaccination dans les autres régions du monde risquent d’entraîner l’émergence de variants, rendant ces vaccins inefficaces.

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Malgré des initiatives de partage du vaccin comme Covax, le taux de vaccination dans les pays les plus pauvres est à peine de 1%, contre 58% dans les pays les plus vaccinés.AFP – EBRAHIM HAMID

Est-on face à une épidémie d’égoïsme vaccinale ? La vaccination contre le Covid-19 avance à une vitesse inouïe et déjà cinq milliards de doses ont été administrées sur la planète. Cependant, la répartition de ces vaccins reste très inégale : alors que dans les pays au revenu élevé le taux de vaccination est de 111 doses pour 100 habitants, il est seulement de 2,4 doses pour 100 habitants dans ceux au faible revenu. Une situation qui risque d’empirer si d’autres pays suivent la décision d’Israël et des États-Unis d’administrer une troisième dose à une grande partie de leur population. Pourtant, ce nationalisme vaccinal qui vise à protéger les populations des pays riches du variant Delta pourrait s’avérer un très mauvais calcul à long terme. Selon une étude publiée le 17 août 2021 dans Science, cela pourrait favoriser l’émergence de variants résistants au vaccin dans le reste de la planète, qui finiraient par arriver dans ces pays ultra-vaccinés, rendant inutiles leurs efforts de vaccination.

Pression de sélection chez les personnes ayant été infectées

Cette étude a modélisé l’évolution de la pandémie en fonction du partage des vaccins, montrant que laisser circuler le virus à des niveaux élevés dans des pays peu vaccinés pose un risque très réel d’émergence de variants. “Quand on est infecté, le virus se reproduit dans notre corps et il peut faire des erreurs, créant des mutations. Quand on n’a aucune immunité contre le virus, c’est-à-dire qu’on n’a pas été infecté auparavant et qu’on n’a pas été vacciné non plus, il n’y a pas de raison pour que ces mutations soient sélectionnées, car il n’y a pas de pression de sélection. À l’autre extrême, si on a une très bonne immunité grâce à la vaccination ou à une infection récente, le virus est contrôlé rapidement et il ne peut pas muter davantage. Mais au milieu de ces deux situations, quand on a une immunité partielle à cause d’une infection moins récente ou à une vaccination incomplète, cette immunité n’empêchera pas le virus de muter et celui-ci aura un réel avantage à développer une résistance contre cette immunité. C’est là, à cause de cette pression de sélection, que des variants résistants peuvent émerger, explique à Sciences et Avenir Caroline Wagner, première auteure de l’étude. Et il est plus probable que l’immunité générée par la vaccination dure plus longtemps que celle après une infection, donc c’est principalement chez ces personnes qui ont été infectées, mais qui ne sont pas vaccinées que ce risque est majeur.”

Selon les auteurs, une bonne partie des pays les plus touchés par la pandémie sont très peu vaccinés, comme le Pérou ou l’Afrique du Sud. Cela crée une situation idéale pour l’émergence de variants, où beaucoup de personnes ont une immunité partielle contre le virus. Si l’épidémie y repartait à des niveaux élevés et que ces personnes étaient réinfectées, la pression de sélection dans ces populations serait un déclencheur suffisant pour générer des variants résistants à l’immunité, et donc aux vaccins.

Publié par FSC

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