SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La vente de Suez à Veolia menace 10000
 
emplois et risque d’augmenter le prix de
 
l’eau

 

Veolia, le géant mondial du traitement de l’eau et des déchets, souhaite racheter 29,9% des parts de Suez que possède le groupe Engie. Ce rachat met en péril près de 10 000 emplois !

 

"Non à l'OPA"

Crédits photo : Eric PIERMONT/AFP

Le groupe énergétique Engie a mis en vente les parts qu’elle possède dans l’entreprise de traitement de l’eau et des déchets, Suez.

Fin août, Suez fait donc l’objet d’une Offre Publique d’Achat (OPA) par son concurrent Veolia. Initialement, le groupe Veolia proposait de racheter 29,9 % des parts de Suez détenus par Engie à 15,5 euros par action, c’est-à-dire un total de 2,9 milliards d’euros. Dès lors, Veolia n’a cessé de répéter que cette offre n’était valable que jusqu’au 30 septembre. Cependant, le conseil d’administration d’Engie s’est réuni ce mercredi 30 septembre et le racheteur potentiel de Suez a accepté de revoir sa proposition à la hausse mais également de laisser un délai à Engie.

En effet, le conseil d’administration d’Engie s’est réuni ce mercredi 30 septembre, et bien que le groupe n’ait pas officiellement voté en faveur de la nouvelle offre de de Veolia, c’est-à-dire, la cession du groupe Suez pour 3,4 milliards d’euros, celui-ci l’a accueilli « favorablement ».

Le groupe énergétique a également demandé un délai jusqu’au 5 octobre pour donner son accord définitif en faveur de cette proposition, ce que le PDG de Veolia, Antoine Frérot, a immédiatement accepté.

Veolia souhaite par cet achat faire fusionner les deux géants mondiaux en matière de gestion de l’eau courante et des déchets dans le but de créer « un champion français de taille mondiale ». Ainsi, même si Veolia prévoit de céder les activités de Suez liées à l’eau à la société d’investissement Meridiam, le grand groupe deviendrait tout de même un groupe privé qui aurait le monopole dans ce domaine.

Veolia était jusqu’à maintenant le seul acheteur potentiel, cependant, ce jeudi, les dirigeants de Suez, Philippe Varin et Bertrand Camus, qui rejettent depuis le début le rachat d’une partie de leur entreprise par leur concurrent direct, se sont associés à la société d’investissement française Ardian (ex-AXA Private Equity). Ardian veut créer un consortium d’investisseurs (c’est-à-dire un regroupement d’investisseurs) et devra donc au moins égaler la proposition de 3,4 milliards d’euros de Veolia.

Le conseil d’administration d’Engie considère que « cette nouvelle offre [de la part de Veolia] répond à ses attentes en termes de prix et de garanties sociales ». De plus, l’Etat, principal actionnaire d’Engie soutient la fusion des deux entreprises françaises, [tout en prétendant vouloir assurer le maintien des emplois.] -> https://www.liberation.fr/france/2020/10/01/engie-se-donne-jusqu-a-lundi-pour-vendre-definitivement-suez-a-veolia_1801049

Cependant, il paraît important d’insister sur le fait que la vente des parts de Suez à Ardian ou à Veolia impliquera nécessairement une réorganisation et donc des licenciements et/ou des baisses d’acquis sociaux. C’est pourquoi les salariés de Suez s’y opposent et manifestent depuis début septembre dans plusieurs villes de France pour dire « non à l’OPA ».

Selon la coordination CGT du groupe Suez, près de 10 000 emplois (dont 4000 à 5000 en France) seraient menacés sur un total de 90 000 travailleurs et travailleuses.

Par ailleurs, le monopole de Veolia mènerait à une augmentation du prix de l’eau. Ainsi, une fois de plus, les classes populaires seront les premières impactées par les décisions du grand patronat, à coup de licenciements, de baisse d’acquis sociaux et de précarisation. De plus, on voit bien avec l’exemple de Veolia et Suez que les caisses des grandes entreprises ne sont pas vides en période de crise économique, contrairement à ce qui est relayé quotidiennement. L’accès à l’eau est une ressource essentielle qui ne doit pas être soumise à la course aux profits. C’est pourquoi il paraît important d’imposer l’expropriation des activités vitales comme l’eau à toute logique financière et que leurs gestions soient remises entre les mains des travailleurs et travailleuses.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Tous à La Défense le 6 octobre en
 
soutien aux travailleurs de la raffinerie
 
de Grandpuits !

 

La semaine dernière, les travailleurs de Grandpuits ont appris la fermeture des unités de raffinage qui va occasionner la destruction de centaines d’emplois. Si Total se range derrière une communication écolo, les travailleurs rappellent dans un communiqué que « laissée aux grandes multinationales avides de profits » toute promesse de « transition écologique » conduira à l’impasse, et appellent à les rejoindre le 6 octobre devant la Tour Total à la Défense.

 

Grandpuits

La semaine dernière, Total annonçait sa volonté de fermer les unités de raffinage de Grandpuits. Après avoir reconverti plusieurs sites, la multinationale réaffirme ainsi son projet de liquider l’activité de raffinage en France. Dans un communiqué publié hier, les travailleurs de la CGT Grandpuits reviennent sur la situation de leur site, et sur le drame social qui s’y prépare avec la suppression de centaines d’emplois directs et indirects.

Alors que la décision de Total a été annoncée la semaine dernière, la direction s’est drapée dans le greenwashing pour tenter de justifier cette offensive. Une communication dénoncée par la CGT Grandpuits : « Total voudrait dissimuler ce drame en mettant en avant son projet « Galaxie » de reconversion de la raffinerie. Production de biocarburants, unité de captage de CO2, site de production d’électricité photovoltaïque, la direction tente de transformer sa délocalisation en démarche écologique dans la pure tradition du greenwashing. Rien de surprenant de la part d’une multinationale devenue experte dans l’art de dissimuler ses crimes écologiques derrière les discours sur la « neutralité carbone ». »

Une dénonciation des « crimes écologiques » de Total qui fait directement référence aux nombreux projets menés par l’entreprise en Afrique, où elle n’hésite pas à détruire des zones naturelles et à faire expulser des populations, pour exploiter des gisements de ressources fossiles, à l’image de ce qui se passe en Ouganda ou au Mozambique.

Dans ce cadre, la CGT Grandpuits prend une position ferme en expliquant : « nous sommes convaincus de la nécessité de sortir d’un modèle économique structuré autour des énergies fossiles. En revanche, nous savons que, laissée aux grandes multinationales avides de profits, une telle perspective ne pourra jamais advenir, sauf sous la forme de mensonges visant à justifier des attaques contre les travailleurs ».

Contre le projet de Total, elle appelle travailleurs et soutiens à se rendre le 6 octobre devant la tour Total sur le parvis de la Défense à 9h pour « empêcher la suppression de 700 emplois et reprendre en main une transition écologique qui protège l’environnement, les travailleurs et les futures générations !. »

Le communiqué de la CGT Grandpuits :

 

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Activité partielle de longue durée : le
 
gouvernement facilite les licenciements
 
dans le cadre du dispositif

 

Alors qu’à compter du 1er octobre, l’activité partielle de longue durée (APLD) devait coûter un peu plus cher aux employeurs, le Gouvernement publie un décret in extremis pour prolonger l’aubaine et faciliter la possibilité de licencier, sans avoir à rembourser les aides perçues, pour les entreprises dont les « perspectives économiques » seraient « dégradées ».

 

Cadeau au patronat

crédit photo : Les Echos

Depuis le début de pandémie, le gouvernement a mis en œuvre une réponse pro-patronale à la crise. Si dans le cadre du plan de relance, les baisses d’impôts de production apparaissent de façon particulièrement éclatante comme des cadeaux aux employeurs, il n’en va pas autrement du prétendu « bouclier anti-chômage » promis par Jean Castex. En effet, alors que le gouvernement revendique les différents dispositifs de chômage partiel mis en place depuis le confinement en mettant l’accent sur la préservation des emplois, il ne cesse de les modeler dans le sens le plus favorable possible aux employeurs.

Ainsi, face au recours massif au dispositif de chômage partiel de droit commun pendant le confinement, le Gouvernement a créé par une loi du 17 juin dernier le nouveau dispositif d’activité partielle de longue durée (APLD). Le principe affiché était le suivant : en échange de la possibilité de recourir au chômage partiel au-delà de la limite de 1 607 heures par an et par salarié, les employeurs devaient s’engager, signature d’un accord de branche ou d’entreprise à l’appui, à conserver les emplois et rembourser les allocations de chômage partiel en cas de rupture de contrat de travail. Cette garantie, déjà dérisoire alors les rémunérations nettes des salariés en activité partielle sont amputées de 16 % et que le chômage augmente par l’action des entreprises qui passent directement à l’étape du PSE, n’aura pas tenu longtemps.

Aucun coût supplémentaire pour le patronat, et plus de facilités pour licencier !

Le décret paru le 30 juillet dernier pour encadrer la nouvelle APLD prévoyait que l’indemnisation des employeurs ayant recours au dispositif s’élèverait à 60 % des rémunérations brutes avant de passer à 56 % au 1er octobre, augmentant de ce fait la participation du patronat à la rémunération de ses propres salariés. Un « scandale » évité de justesse par la publication le 30 septembre d’un décret rectificatif maintenant jusqu’à nouvel ordre l’indemnisation des employeurs à 60 % des rémunérations brutes.

Mais, non content de prolonger les cadeaux déjà octroyés au patronat, le gouvernement ne manque pas de lui en faire de nouveaux en protégeant sa liberté de licencier. Si le décret initial prévoyait le remboursement des allocations perçues par un employeur dès lors qu’un contrat de travail était rompu durant le recours à l’APLD, ce principe a subi deux attaques majeures par le décret rectificatif.

Tout d’abord, ne sont désormais sanctionnés par le remboursement des allocations que les seuls « licenciements », et non plus toute « rupture du contrat de travail ». L’opportunité pour les employeurs est évidente : aucune sanction financière pour le patron qui, tandis qu’il est largement indemnisé par l’APLD, réduit ses effectifs ou réprime la combativité ouvrière en poussant à la démission ou en forçant des ruptures conventionnelles.

Plus de sanction non plus, si des licenciements interviennent alors que l’employeur justifie d’une « dégradation » des perspectives d’activité. Un principe flou qui, dans une période de crise économique, va amplement accroître la marge de manœuvre pour licencier. La logique du gouvernement qu’exprime ce décret est donc claire : le patronat doit avoir les mains libres pour réduire les effectifs des entreprises et les contreparties maintes fois réclamées aux mesures pro-patronales du plan de relance par les directions syndicales, fondent comme neige au soleil quand elles ne sont pas simplement inexistantes.

Un « dialogue social » coupable

Dans ce cadre où le gouvernement n’hésite pas à attaquer les maigres conditions touchant ses dispositifs d’aide publique, les directions syndicales ne cessent de demander des « contreparties » à ces cadeaux au patronat. La semaine dernière, FO dénonçait ainsi le projet du gouvernement d’assouplir le décret. « Le ministère a décidé unilatéralement d’assouplir les conditions de remboursement des aides pour les entreprises dans le cadre de l’APLD ; par contre, il n’a toujours pas introduit l’engagement de l’employeur au maintien dans l’emploi des salariés en chômage partiel de droit commun qui avait été acté lors du sommet social du 24 juin à l’Elysée » expliquait ainsi aux Echos, Michel Beaugas, secrétaire confédéral de FO en charge de l’emploi.

Des récriminations qui ne semblent pas avoir inquiété Elisabeth Borne qui a finalement imposé ces dispositions. Dans ce cadre, le choix du dialogue social que privilégient les directions syndicales, de la CFDT à la CGT, interroge tant le gouvernement avance avec détermination sur l’attaque des droits des travailleurs. Symbole de cette orientation, la relance de la réforme de l’assurance-chômage dans le cadre de laquelle les directions syndicales ont à nouveau accepté de se mettre autour de la table hier malgré les attaques profondes qu’implique ce texte.

A l’inverse de cette logique de dialogue, la crise économique d’ampleur que nous traversons et l’offensive pro-patronale du Gouvernement exigeraient à la fois un programme radical, de refus des licenciements et de toutes les attaques contre les conditions de travail, de partage du temps de travail, de nationalisation sous contrôle ouvrier des entreprises menacées de fermeture, ainsi qu’un plan pour les imposer en coordonnant pour cela l’ensemble des entreprises et secteurs attaqués ou menacés par la crise. Dans le contexte de crise que nous connaissons, le maintien du dialogue social constitue autant une impasse qu’un frein à l’émergence d’un véritable plan de bataille pour lutter contre la crise.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Répression. Le gouvernement débourse
 
65 millions d’euros dans l’achat de 89
 
nouveaux blindés

 

Vu sur Nantes Révoltée. "Il n'y a pas d'argent magique pour la santé, pas de moyens pour donner des masques aux écoliers, pas de sous pour payer décemment les ouvriers. Par contre, le gouvernement va débloquer des centaines de millions d'euros pour augmenter sa force répressive. Pour faire la guerre à sa propre population."

Vu sur Nantes Révoltée

Crédit photo : Thomas Samson/Afp

Nous relayons cet article paru sur la Page Facebook de Nantes Révoltée

C’était une annonce du « schéma national du maintien de l’ordre » dévoilé récemment : l’arsenal lourd va être considérablement durci. Le rapport expliquait que « l’engagement de moyens aériens (hélicoptères, drones) devra être développé » et « les moyens spéciaux de type engins lanceurs d’eau ou véhicules blindés méritent d’être renforcés » puisqu’ils ont « prouvé leur intérêt ».

Les blindés – en lexique officiel, les VBRG pour Véhicules blindés à roues de la Gendarmerie – ont été achetés après mai 68, dans les années 70. Ils n’ont quasiment jamais été utilisés en Métropole, sauf à de très rares occasions. Ils ont refait leur apparition tout récemmment sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ou contre les Gilets Jaunes. Le symbole de la militarisation du pouvoir.

La gendarmerie considère que sa flotte de blindés est « vieillissante », et que sur les 155 blindés, il n’en resterait plus que 80 opérationnels… Quelques blindés avaient été rénovés à prix d’or, et des véhicules de l’armée, les VAB – pour Véhicule de l’Avant Blindé – avaient été « adaptés » par les gendarmes. Des engins de guerre pour le maintien de l’ordre. Mais cela ne suffisait pas.

Le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance vient de publier un dossier pour présenter les grandes lignes du projet de loi de finances 2021, et annonce que la Gendarmerie pourra acheter des blindée neufs l’an prochain. Au total, la mission « Sécuritésé doit être dotée d’une enveloppe de 13,9 milliards d’euros, augmentée d’un milliard d’euros au titre du plan de relance pour le ministère de l’Intérieur. Pour la Gendarmerie nationale, c’est une hausse considérable de 42% des « dépenses d’investissement », fixés à 198 millions d’euros.

La gendarmerie mobile pourra acheter 89 blindés pour à peu près 65 millions d’euros. Prix à l’unité, autour de 700 000 euros. Les gendarmes se réjouissent déjà d’un « gain opérationnel sans équivoque, avec notamment une meilleure mobilité et la possibilité de mettre en œuvre de nouveaux moyens optroniques et armements non-létaux ». Tout un programme. La firme française Arquus, propose un blindé militaire baptisé « Sherpa Light », utilisé par les armées du Chili, du Liban et du Koweï. L’entreprise Nexter Systems propose une version « gendarmisée » d’un Véhicule blindé multi-rôles. Des engins utilisés par l’armée de Terre, qui en a commandé 978 exemplaires d’ici 2030, pour ses opérations de guerre extérieure. L’un de ces deux modèles viendra renforcer la flotte répressive des gendarmes dans nos rues. Et ce programme s’accompagne du recrutement de plusieurs milliers d’agents.

L’ordre, ça rapporte !

Sources :

Le dossier de presse complet ici : https://www.economie.gouv.fr/presse

Un magazine de gendarmes : https://www.pandore-gendarmerie.org/actualites/projet-loi-de-finances-2021-la-gendarmerie-renouvellera-enfin-ses-blindes/?fbclid=IwAR10HL6gRLmT3KVWDIL4ZB9QJW_lgtDvcQyegyh-0X2UPTpzNlUYJgeseE4

 

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