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par Syndicat CGT Le Meux  -  5 Juin 2018, 14:56  -  #Notes d'information Cgt Unilever

Déterminés, les cheminots se mobilisent alors même que la réforme est votée au Sénat

En ce jour de vote du pacte ferroviaire au Sénat, des piquets de grévistes cheminots ont été tenus un peu partout en France. A Gare du Nord, ils étaient plus d'une trentaine. Venus de plusieurs sites du secteur, ils se sont retrouvés à 6h du matin afin de se rendre visibles auprès des usagers, discuter, et pour envoyer un message à ce gouvernement qui fait pour l'instant la sourde oreille à leurs revendications : Ils sont toujours déterminés !

C’est sous une pluie battante qu’une trentaine de cheminots se sont retrouvés à 6h ce matin pour tenir le piquet boulevard de la Chapelle, au dessus de Gare du Nord. Déterminés à défendre un service public de qualité et sûr pour toutes et tous, ils ont tenu à se rendre visibles alors que ce jour se vote au Sénat la contre-réforme de la SNCF.

Plusieurs sites du secteur étaient présents, Gare du Nord bien sûr, mais aussi le Bourget et le Landy, résultat concret de la politique de l’inter-gares permettant de fédérer et coordonner les actions entre plusieurs sites d’Ile-de-France. C’est d’ailleurs en inter-gares qu’à été voté le principe de bouger le calendrier de la « perlée ». En effet, lundi et mardi ne faisant pas partie du calendrier, ce sont les cheminots de l’inter-gare eux-même qui ont décidé de le déborder, et d’être en grève ces deux jours, en plus du calendrier de la perlée. En région de paris nord ils sont à titre d’exemple 50% de mécanos grévistes sur le dépôt de persan et 25% de mécanos grévistes sur le dépôt paris nord banlieue. Ce débordement va à la fois dans la logique de durcissement de la grève, demandée largement par la base qui à bien compris que le calendrier de la perlée ne suffira pas à faire plier Macron, et aussi dans la volonté de montrer au gouvernement que le vote au Sénat n’a aucune conséquence pour eux, et qu’ils continueront à se battre jusqu’au retrait, comme écrit sur leurs banderoles et scandé en manifestations.

Après 1h de piquet, les cheminots se sont dirigés sur les différents postes de Gare du Nord afin de discuter avec les collègues non-grévistes ce jour-là. Un travail de fond, quotidien, qui fait partie des tâches militantes de la grève, et dont le but est de discuter, motiver, être au courant des difficultés des uns et des autres afin de pouvoir y pallier. Les retours lors de ces échanges ont été très positifs, la plupart des collègues étant d’accord avec la nécessité de changer le calendrier afin d’impacter au maximum la production selon les spécifications de chaque site.

Ils étaient aussi une trentaine au Technicentre Atlantique SNCF à Châtillon, dans une ambiance combative et sous le regard de la direction et de la police venus pour intimider les grévistes.

Comme on peut le voir sur les photos, les grévistes ont bloqué l’entrée du technicentre, empêchant ainsi la production. Leur piquet s’est suivi d’une Assemblée générale suivie à plus de 80 grévistes.

Hier lundi 4 juin, c’est à Mantes la jolie que se tenait un "piquet surprise" à 4h du matin, au poste d’aiguillage PRS et au dépôt de conducteurs. En effet, malgré une absence de décision formelle en AG, la majorité des grévistes de Mantes a décidé après concertation de suivre la proposition de la rencontre inter-gares de déplacer les jours de grève du calendrier prévus les 2 et 3, au 4 et 5 juin. Il s’agit principalement des grévistes de la conduite, du poste d’aiguillage et du commercial. En tout, 30 agents ont tenu le piquet jusqu’à l’AG. Par la suite les agents du PRS n’ayant pas l’utilité d’un piquet au-delà de 5h30 se sont positionnés au poste 2, sorte d’entrée des artistes du pool fac et des non grévistes qui n’assument pas. Le piquet s’est tenu sous la surveillance de 4 cadres de 7h30 à 10h30. Cette journée a permis d’avoir de longues discussions avec les collègues, de convaincre des équipes non soumises à D2I de se mettre en grève immédiatement.

Ce mardi après-midi à 14h, les cheminots de Paris-Nord, de Châtillon et d’autres gares et établissements de la région parisienne rejoindront le rassemblement devant le Sénat appelé par Sud Rail.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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