SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Alors que la crise bat son plein et que le nombre de chômeurs ne va qu’en augmentant, le CAC 40 ne s’est jamais porté aussi bien et partage ses gains monstrueux avec ses actionnaires. En parallèle, alors que les services publics sont au bord de la rupture, le gouvernement a inondé de subventions ces multinationales.

En pleine crise, le CAC40 va verser 51 milliards de dividendes aux actionnaires !

Depuis le début de la crise sanitaire qui n’en finit pas, l’économie s’est vue paralysée à tous les niveaux. C’est pour calmer les inquiétudes des grands patrons que Macron a décidé de verser des aides publiques de plusieurs centaines de milliards à ces derniers pour contrebalancer les effets néfastes de la crise sur l’économie, et soi-disant préserver les emplois. Pourtant le nombre de nouveaux chômeurs depuis le début de la COVID 19 s’élève déjà à plus de 800 000 et les bénéfices du CAC 40 n’ont jamais été aussi grands.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « Près de 300 milliards d’euros de prêts garantis par l’État, un plan d’urgence à 110 milliards d’euros, dont 7 milliards d’euros pour Air France et 5 milliards pour Renault, un plan tourisme, un plan automobile, un plan aéronautique, pour la relocalisation industrielle, des baisses d’impôts, un plan de relance annoncé à 100 milliards », rapporte une étude de l’observatoire des multinationales et un article s’y référant de Bastamag.

Les aides de l’état n’ont jamais été aussi hautes, et les dividendes n’ont plus. Visiblement la crise n’a eu des effets néfastes que pour les travailleurs qui ont soit été licenciés, soit ont travaillé en première, deuxième ou troisième ligne, tous plus ou moins exposés au virus. La maigre compensation de la prime COVID n’a même pas été accordée systématiquement, voire très peu même, au sein des entreprises.

Sous couvert de la crise sanitaire, l’argent publique n’a jamais été mis autant à contribution pour alimenter les portes-feuilles des multinationales. En effet, comme le rapporte l’étude de l’observatoire des multinationales, « avant la crise de 2008-2009, les aides publiques aux entreprises ne représentaient "que" 65 milliards d’euros par an. En 2015, la somme était passée à 150 milliards d’euros annuels. En 2020, au nom de l’épidémie de Covid, ce chiffre a bondi pour dépasser les 300 milliards d’euros, plaçant la France au premier rang en Europe. »

Des chiffres éloquents pour le président des patrons qui sait y faire quand il s’agit de chouchouter les grands patrons, alors qu’en parallèle les hôpitaux publiques sont au bord de l’explosion et que l’épidémie continue ses ravages, que des étudiants crèvent de faim et connaissent des situations d’extrême précarité, et que les rangs de chômeurs ne cessent de grandir.

Le budget alloué aux entreprises représente l’équivalent de la construction de 100 hôpitaux publics, l’ensemble des dépenses annuelles pour les 960 000 personnels des hôpitaux publics, l’équivalent de 30 000 euros annuels par étudiant.e pour financer ses études, ou encore 1000 fois le plan de relance de la culture mis en place par Bachelot.

En parallèle, pour permettre aux entreprises de conserver leurs meilleurs éléments à très bas coûts, le gouvernement a pris l’onéreuse responsabilité de payer le chômage partiel des salariés permettant aux multi-milliardaires de faire encore des économies, toujours au dépend des fonds publiques. Ce que Macron appelle un « bouclier anti-licenciement » n’est en réalité qu’une mesure supplémentaire au grand patronat qui en contre partie ne se prive pas de licencier des milliers de salariés et de fermer de multiples sites, profitant de la crise pour délocaliser toujours plus.

Pour n’en citer que quelques uns, le groupe AirFrance, principal actionnaire du site Roissy-CDG, a bénéficié d’une aide de 15 milliards d’euros, 30000 emplois sont menacés sur le site. Le groupe Renault a reçu une aide de plusieurs milliards d’euros et a annoncé 15 000 licenciements dans le monde et 4600 en France. Nous soutenons d’ailleurs la grève en cours des salariés de Caudan en Bretagne contre le géant de l’automobile Renault. Et pour finir, le groupe Sanofi se permet de verser 3,94 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires, et supprime en parallèle 1700 emplois en Europe, dont 1000 en France.

Bien conscient des sommes astronomiques générées cette année, le CAC 40, sur la préconisation de l’AFEP (Association française des entreprises privées), lobby regroupant les plus grandes entreprises françaises présidé par Laurent Burelle président de Plastic Omnium, ont fait mine de suivre la recommandation de baisser de 25 % leurs dividendes. En réalité Bastamag montre que cette démarche n’a été suivie que part une minorité d’entreprises et certaines d’entre elles n’ont pas hésité à même les augmenter : Teleperformance (+26,3 %), Vivendi (+20 %), Schneider Electric (+8,5 %), Danone (+8,2 %), Dassault Systèmes (+7,7 %), Total (+4,7 %), Sanofi (+2,6 %), Air Liquide (+1,9%).

Cette étude de l’observatoire des multinationales met en exergue l’irrationalité du système capitaliste et les sommes astronomiques qui circulent dans les hautes sphères, au service de l’intérêt d’une minorité contre celui de la majorité. La crise de la COVID 19 a révélé à tous que c’était les travailleurs qui permettaient au monde de tourner, et pourtant ce sont ces mêmes personnes qui doivent payer la crise aux dépens du grand patronat qui continue de se remplir les poches, et du gouvernement qui méprise les travailleurs. Il devient nécessaire de s’organiser et de construire une réponse de l’ensemble de la classe ouvrière et des secteurs exploités et opprimés pour reprendre nos affaires en mains et les arracher de celles des capitalistes.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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