Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Salaires : la baisse confirmée par l'Insee - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les salaires baissent bel et bien ! L'Insee le confirme.

L'étude publiée, le 15 septembre par l'Institut national de la statistique et des études économiques, confirme un recul de la rémunération des employés et cadres du secteur privé, mais aussi dans les entreprises publiques.

Cette diminution, observée, pour la première fois en 2012, s'est amplifiée en 2013.

À cette date, le salaire en équivalent temps plein (EQTP) versé aux salariés français (exception faite des fonctionnaires) a été de 2 202 euros net mensuel. Soit 2 912 euros brut.

Les médias prétendent qu'une des causes seraient la refiscalisation des heures supplémentaires, mais l'immense majorité des salariés n'a jamais fait d'heures supplémentaires, et les dispositifs internes de "rendus en heures" (non majorées !!!), réduisent fortement — et depuis des années — le nombre d'heures supplémentaires payées. C'est donc "du pipeau"; On voit que cet argument a été fortement sussuré par le Medef aux oreilles des journalistes.  

La principale raison est l'effet de la baisse des cotisations patronales sur les salaires sur les bas salaires (inférieurs à 1,6 Smic) sur les salaires.

(Pour comprende les exonérations de cotisations patronales (prétendument "charges"), voir ici sur le site du Gouvernement)

  • > Cette baisse des salaires est, évidement, la conséquence logique de la dégradation continue du marché du travail, mais pas que:
  • > Elle est la conséquence des exonération de cotisations sociales sur les salaires inférieurs à 1,6 fois le SMIC (vous savez, ce que les patrons appellent "les charges").

> Ce dispositif est une forte incitation aux employeurs à ne pas augmenter les salaires

> Ce dispositif est aussi une forte incitation se séparer des salariés dont le salaire est supérieur à 1,6 Smic.

A l'évidence, la mise en œuvre le dispositif « zéro cotisations Urssaf » au niveau du Smic prévu par le Pacte de responsabilité et de solidarité, va encore aggraver cette tendance, de même que l'élargissment de cette réduction pour les salaires inférieurs à 1,6 SMIC, à la contribution au Fonds national d’aide au logement (FNAL), la contribution solidarité autonomie (CSA) et les cotisations patronales AT/MP (accidents du travail/maladies professionnelles), depuis le 1er janvier 2015.

Les cadres plus touchés

En euros constants, toutes catégories socioprofessionnelles confondues, le salaire net moyen baisse dans le tertiaire (- 0,6 %), même s'il progresse dans la construction (+ 0,5 %) et dans l'industrie (+ 0,4 %). Dans les services aux entreprises, hors intérim, il diminue plus nettement encore (- 1,9 % en euros constants). AZvec l'Intérim, le salaire moyen recule dans les services de 0,4 %. .

Tous secteurs d'activité confondus, en euros constants toujours, le salaire net moyen en EQTP recule jusqu'à - 2,3 % chez les cadres dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et dans les activités de services administratifs et de soutien, qui concernent près de 20 % des effectifs cadres.

Ce recul chez les cadres n'est évidement pas expliqué par le reflux du volume d'heures supplémentaires effectuées !

En effet  le discours patronal en direction des cadres est, partout, que les cadres n'ont pas le droit aux heures supplémentaires, ce qui est faux. L'UGICT CGT ne cesse de mener des campagnes sur ce thème. Mais, partout, les directions font pression pour qu'ils ne déclarent pas leurs heures, ce qui a pour effet de diminuer leur taux hioraire moyen, et de réduire les cotisations sociales socidaires, tant salariales que patronales (c'est donc mauvais pour la Sécu, la Retraite, la Solidarité, et... le salaires !).

La bausse des salaires s'explique aussi par l'érosion des éléments variables de rémunération liés aux résultats de l'entreprise (primes ou épargne salariale), ce qui démontre que "le variable n'est pas durable", et que la parole patronale n'est pas fiable, même pour les cadres.

Baisse des salaires, aussi chez les ouvriers les moins qualifiés !

En 2013, le salaire net moyen des ouvriers diminue de 0,3 % en euros constants (après une baisse de 0,4 % en 2012). Il chute de 1,3 % pour les ouvriers non qualifiés et de 2 % pour les ouvriers intérimaires.

L'abandon par le gouvernerment des coups de pouce traditionnels sur le Smic, renforce cette tendance.

L'écart de salaire entre femmes et hommes ne se réduit que très légèrement. Les femmes continuent de gagner 19 % de moins que les hommes en moyenne.

La stabilité de l'emploi profite aux salaires.

Compte tenu du tassement de l'inflation (+ 0,9 % en 2013 contre + 2 % en 2012), le salaire net moyen des personnes qui sont restées dans le même établissement d'une année sur l'autre (environ la moitié des salariés)  a progressé de 1,3 % en euros constants, contre + 0,7 % en 2012. Les licenciements, ou les ruptures conventionnelles, plombent donc le salaire. La précarité n'est pas bonne pour la rémunération, mais cela tous les militants syndicaux le savent

Pour les salaires, l'emmploi et la protection sociale, tous dans l'action le 8 octobre

8 octobre 2015, journée d'action nationale interprofessionnelle et intersyndicale

> Partout, déposons des cahiers de revendications auprès des directions

> Organisons partout des rassemblements et des manifestations !

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