Rail Route, ils ont bonne M.I.N.

par Syndicat CGT Le Meux  -  13 Mai 2019, 14:13  -  #Notes d'information Cgt Unilever

le bal des faux culs

Rail Route, ils ont bonne M.I.N.

Avec la CGT comme seul syndicat et, rendons à César ce qui lui appartient, les élus communistes et ses organisations sur le MIN de Rungis, les cellules et section de cheminots, la bataille pour user du MIN de Rungis comme plateforme ferroviaire est une bataille de plus  de quarante ans.

Tous les MIN sont statutairement raccordés au réseau SNCF. Celui de Rungis soit en direct en venant de Trappes Massy, soit de Valenton nœud stratégique pour l'Île de France et aussi pour tous le sud, depuis Juvisy, par la voie MG (propriété du MIN, la SNCF devant depuis l'origine l'entretenir mais payer redevance à la SOGARIS).

Il a fallu des batailles parfois rudes pour que le préfet directeur du MIN de Rungis interdise le stationnement ventouse de remorques épaves sur les voies de dessertes près des pavillons dans le MIN tant les mandataires étaient en chevilles avec les transporteurs routiers pour éliminer le rail.

Batailles de procédure aidées par des constats de police après que des remorques ainsi stationnées aient causé des sinistres aux infrastructures et aux wagons dont le chargement, au plus grand plaisir de la spéculation de ces messieurs les mandataires, étaient immobilisés le temps de faire venir les experts, donc déclarés impropres et détruits pendant que la noria de leur camions s'entassaient sur le périph, la A86 et les autoroutes menant à Rungis.

Ce fut le cas pour la marée, pour les fruits et légumes du sud ouest où d'abord la taille des convois a été diminuée pour les fusionner avant d'être supprimés, le dépôt des locomotives -relais traction- étant progressivement laissé à vau l'eau par la SNCF.

Cela sera une bataille acharnée des cheminots de Rungis pour maintenir l'outil de travail en état. Avec -souvenir perso, un directeur commercial marchandise (on ne disait pas encore fret à ce moment là) déclarant qu'on pourrait voir avec les entreprises routières du groupe SNCF pour garder ...la recette mais pas les trafics.

Des millions de KM/camions annuels (oui, millions vous lisez bien) ont été ainsi basculés avec la complicité ou la passivité de la direction de la SNCF contre ses propres démarcheurs et négociateurs de terrain qui devenaient la risée de cette mafia qui fait la pluie et le beau temps sur les MIN.

Demandez aux cheminots de Nice, Marseille, Nantes, Montauban Toulouse ou Montpellier et des autres sites classé MIN quel est le trafic alors que les infrastructures existent, dans quel étét sont les voies et débords ?

Autre souvenir perso de Canaille le Rouge, les trains complets de mandarines importées d'Espagne (1000 tonnes net) mettait moins de 9h00 pour monter d'Hendaye à Rungis. Les Melons du sud ouest partaient des champs à 18h00 et étaient à 3h30 du matin à Rungis. Idem pour les produits ultra-fragiles comme les fraises du Périgord ou les fruits et primeur du Lot et Garonne.

Les textes de l'UE sur le cabotage routier (on a vu des camions amenant la marée repartir avec du courrier de la poste vers la Bretagne ou la Normandie), la directive Bolkenstein faisant des mandataires des commanditaires de boites à surexploiter les routiers roumains ou bulgares sous camions autrichiens ne faisant durant des semaines que de la toile d'araignée en France métropolitaine. Tout cela a été organisé pour une déréglementation social, économique et même sanitaire de toute la branche les "côuts du transport et de production baissaient, les prix sur l'étal n'ont jamais cessé de grimper et les profits du négoce (où quasi tous les manutentionnaires sont précaires avec nombre de travail au noir)  exploser

Voir la mobilisation pour le trafic depuis le MIN de Perpignan est réjouissant. Cela n'empêchera pas Canaille le Rouge de poser la question qui fâche : parmi ceux qui protestent ce jour combien ont applaudit aux "directives européennes" organisant la déréglementation des transports, ont accepté de les transposer alors qu'il n'y avait aucune obligation et surtout accepter la casse de la SNCF sans en combattre les contenus voir en l'accompagnant (n'est-ce pas Gayssot -on reparle du SERNAM, des autoroutes ferroviaires qui contournent MIN Triages et GPF ?) ont liquidé ses services dont le Fret, le SERNAM.

Ces députés et sénateurs ces responsables de régions qui pétitionnent de la main gauche masquant dans le dos la droite qui tient le poignard, Canaille le Rouge s'il se félicite de voir comment la colère populaire les fait sortir du bois n'a que mépris pour ces ludions politiques, symboles de l'opportunisme toujours pour tous symbole de la réaction. 

Rédigé par Canaille Lerouge

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