SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
photo d'illustration (source: france-inter)

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… Lorsque la compassion veut camoufler politique, responsabilités et protéger le système.

Le 17 octobre dernier était célébrée, comme chaque année depuis 1987, « la journée mondiale du refus de la misère ». Reconnue officiellement par les Nations Unies depuis 1992, cette journée est l’occasion pour bon nombre de « belles âmes » de « regretter » le sort que connaissent « les pauvres ». Et après ? Ne s’agirait-il pas tous simplement d’une journée dans l’année pour camoufler ses propres responsabilités dans le sort réservé aux 9 millions aujourd’hui dénombrés qui vivent 364 jours par an sous le seuil de pauvreté ? A l’occasion de cette journée, le président de la république, Emmanuel Macron, a annoncé « une grande consultation sur la nouvelle politique de lutte contre la pauvreté ». Il s’agirait donc de « cerner » le phénomène, d’en saisir « l’importance » ? Lorsqu’en 2006 je publiais « 7 millions de travailleurs pauvres », les mêmes qui aujourd’hui s’interrogent –de Macron à Sarkozy, de Sarkozy à Hollande en passant par Martin Hirsch et quelques autres- me trouvaient pour le moins excessif. Leurs réactions d’hier permettent de s’interroger, voire d’émettre quelques doutes, sur la franchise et l’honnêteté de leur démarche aujourd’hui. « La pauvreté », « les pauvres » comme ils disent ? Pour comprendre la situation actuelle et en dégager les responsabilités, pour dépasser la posture « dames patronnesses » que prend le gouvernement et tenter de comprendre les causes et donc les remèdes à la pauvreté, il faut commencer par la qualifier.

 

La pauvreté augmente

La pauvreté monétaire, définie par un revenu mensuel inférieur à 60% du salaire médian, touche donc 9 millions de personnes en France. Depuis 2007, le taux de pauvreté des enfants et des familles a augmenté régulièrement.

 

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TRAVAILLEURS DÉTACHÉS: le mystérieux oubli du "Monde" et de "Libération"

Comme tout accord de compromis, l'accord européen sur les travailleurs détachés peut être présenté sous l'angle du "verre à moitié plein", ou du "verre à moitié vide".

 

 Sans surprise, le gouvernement vend à l'opinion, depuis deux jours, une grande victoire diplomatique française, sur le thème de "l'Europe qui protège", contre le "dumping social".

 

 Les contrats de détachement seront limités à 12 mois (mais portés à 18 en cas de demande de l'entreprise détachante), au lieu de 24 auparavant. Sans davantage de surprise, le FNla France Insoumise et ce qui reste du PS dénoncent "un accord de Perlinpinpin", qui n'entrera pas en vigueur avant 2022, et dont est par exemple exclu le secteur du transport routier. En avançant notamment un argument fort : la durée moyenne de détachement en Europe est de 98 jours (un peu plus de trois mois). Elle est même, en France, de...33 jours. (1)

 

La limitation à 12 mois n'aura donc, en France, qu'un effet très limité.

Deux quotidiens français, Le Monde et Libération, ont choisi de titrer sans réserve sur la victoire française.

Jean Quatremer (Libé) célèbre "la victoire européenne de Macron" (2), tandis que Cécile Ducourtieux (Le Monde) chante la "première victoire européenne" du président français (3)(à noter que le titre a été renforcé. Le titre initial, mentionné dans l'URL, se contentait d'un plus sobre "les pays de l'union européenne trouvent un accord").

 

Pourquoi pas ?

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Sécurité Sociale : le gouvernement veut la mort de la santé publique

L’examen du Projet de Loi de Financement 2018 pour la Sécurité Sociale (PLFSS) a débuté mardi après-midi à l’Assemblée. Dans la tradition des gouvernements de la Vème République, les ministres de la Santé, Agnès Buzyn, et des Comptes Publics, Gérald Darmanin, présentaient hier leur version du démantèlement de la Sécu.

L’examen du budget 2018 de la Sécurité Sociale débutait hier mardi, en séance plénière de l’Assemblée Nationale. Pour le gouvernement, Agnès Buzyn (Santé) et Gérald Darmanin (Comptes Publiques) venaient défendre la stratégie macroniste pour baisser d’environ deux milliards d’euros le déficit de la Sécu.

« Trou de la sécu » : le gouvernement préfère fermer les yeux sur les fraudes aux cotisations sociales

Autant mettre fin au suspense tout de suite : la République en Marche n’entend pas boucher un « trou de la Sécu » annuel de quatre milliards d’euros en traquant, par exemple, des fraudes aux cotisations estimées à 25 milliards d’euros annuels par la Cour des Comptes. Cette dernière reconnaît même qu’une large part des fraudes dues au travail dissimulé sont « largement sous-estimées ». Le système des cotisations est bel et bien efficace, mais l’intégralité du corps politique débat sur le rationnement d’un système qui serait trop généreux. Et pour cause : Agnès Buzyn juge « 30% des dépenses de santé injustifiées », un constat qu’on peine à imaginer partagé par les travailleurs de la santé, entre heures supplémentaires à gogo, pénurie de lits et déserts médicaux.

Bonus-Malus, médecine « ambulatoire » et hausse du forfait hospitalier

La réorganisation de l’hôpital est d’ailleurs un des cœurs budgétaires du PLFSS. Ce dernier promeut le développement de la chirurgie « ambulatoire », entendez patients hospitalisés en journée mais pas la nuit, et des « bonus » récompensant les hôpitaux les mieux gérés devraient permettre d’atteindre les objectifs d’économie. Ou comment appliquer les techniques de mise en concurrence du management du privé à l’hôpital. Adossées à « l’optimisation des achats » et à des « économies dans les services », ces mesures viseraient à dégager 1,46 milliards d’euros de nos dépenses collectives de santé. Et alors que le forfait hospitalier (frais non remboursés) va augmenter de deux euros par journée à l’hôpital, le tiers-payant généralisé permettant à tout le monde de ne pas avancer ses frais médicaux est lui évidemment repoussé…

11 vaccins obligatoires, le bonheur des laboratoires

Le gouvernement Macron confirme également l’obligation de réaliser onze vaccins pour les enfants au lieu des trois obligatoires auparavant. Outre les questions de santé que cela pose (adjuvants aluminés, tolérance de la charge virale par les plus jeunes), c’est surtout un vrai cadeau à l’industrie pharmaceutique qui pose question alors les mesures d’austérité s’accumulent, et qu’Emmanuel Macron a de nombreux amis dans ce milieu... La Sécurité Sociale fera un gros chèque aux labos, qui ne devront même pas assurer les préjudices potentiels des vaccins, supportés par l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux.

Attaque sur les allocations familiales et au pouvoir d’achat des retraités

Si le paquet de tabac passera en janvier de sept à dix euros, ressource à nouveau prélevée sur ressources les travailleurs, c’est surtout du côté de la refonte des allocations familiales qu’il faut déceler une nouvelle alerte concernant nos acquis : certaines prestations versées par la CAF sont remodelées, et près de 10% des familles éligibles à la Prime d’Accueil du Jeune Enfant ne le seront plus. Si cette aide augmentera fin 2018 de 30% pour certaines familles monoparentales, les autres familles perdront jusqu’à 15 euros par mois... Après les attaques contre les APL, le gouvernement persiste et signe et projette la division par deux, par quatre, voir la suppression totale des allocations familiales à partir de certains paliers de ressources.

La fiscalisation du financement de la Sécurité sociale et sa reprise en main par l’Etat

En parallèle d’une très inquiétante réforme de l’assurance-chômage, un coup décisif est porté au système d’assurance sociale généralisée et la cohérence du gouvernement Macron contre ce système s’affirme. La mesure phare du PLFSS vise en effet à substituer des impôts aux cotisations sociales. Ainsi, la Contribution Sociale Généralisée (CSG) va augmenter de 1,7 points pour compenser une vaste exonération des cotisations chômage et maladie des salariés et patrons du privé censée apporter du pouvoir d’achat aux salariés et alléger certaines « charges » pesant sur les patrons. Les retraités financent cette réforme puisque huit millions d’entre eux perdront de l’argent (plus de 300€ par an pour un retraité touchant environ 1400€) avec l’augmentation de la CSG sans avoir de cotisations à ne plus payer. Quant aux fonctionnaires, ils peuvent fonder des craintes légitimes face à la simple promesse d’Edouard Philippe de compenser l’impôt supplémentaire pesant sur eux par des « primes ».

Mais le plus inquiétant est bien la transformation de la cotisation en impôt : si à court-terme le financement de la santé n’est pas directement impacté car la CSG ne peut (pour l’instant !) pas être utilisée pour financer d’autres dépenses d’Etat, les possibles sont de plus en plus ouverts. On peut bien sûr craindre des déremboursements de médicaments, l’augmentation déjà programmée des frais médicaux, et un accès du plus en plus restreints aux droits sociaux car la CSG étant un impôt elle n’ouvre pas la porte en soi à l’éligibilité au chômage ou à la retraite… Et quid d’une modification du cadre légal sur la CSG, mélangeant par exemple cette ressource au budget général de l’Etat à sa discrétion ? Plus largement, lorsque les libéraux auront achevé de priver la Sécurité Sociale de ses ressources, elle n’aura plus de raison d’être. La production socialisée de la santé disparaîtra, et les impôts ne viendront plus que subventionner, au mieux, un système de santé et d’assurances privé et inégalitaire sur le modèle Américain. Ce dernier serait d’ailleurs infiniment plus instable du point de vue de la garantie du versement des prestations, comme tout système économique basé sur la spéculation de marché…

La mort de la santé socialisée et efficace, vers un système de santé privé et inégalitaire

La cotisation est la reconnaissance d’une valeur économique produite différemment, échappant au profit et à l’appareil d’Etat, dédiée à la santé, au chômage et à la retraite des travailleurs. C’est à la fois un vrai salaire indirect garanti contre la rapacité, l’instabilité financière, et les dérives gestionnaires et comptables du secteur privé, mais aussi l’acte de financement fondateur d’une branche entière de l’économie hors de l’économie capitaliste, qui génère un système de santé efficace et pour tous. Et alors qu’un tel fonctionnement est une source d’inspiration indéniable pour l’organisation économique dans de nombreuses autres branches, l’élite libérale qui nous gouverne entend évidemment défendre ses intérêts particuliers plutôt que de parler socialisation.

Les gains de pouvoir d’achat promis aux salariés du privé sont une double arnaque : d’une part ils pèsent sur d’autres citoyens, d’autre part ils seront de bien maigres compensations quand l’assurance-chômage disparaîtra, quand il faudra payer de sa poche les traitements médicaux, ou encore quand il faudra financer sa retraite soi-même (les Japonais nous ayant déjà montré cette voie, nous savons qu’elle implique le travail des octogénaires…). La Sécurité Sociale est un modèle de la production de valeur socialisée (et efficace !), un acquis social unique historiquement que les gouvernements de la Ve République ont passé leur temps à attaquer. Le régime général originel a déjà été dévoyé par de nombreuses réformes, ayant toutes pour but de fragiliser cette « niche sociale » et d’ouvrir les portes de la santé et de la prévoyance aux requins du privé.

Cerise sur le gâteau, le CICE et converti en baisses de charges pérennes. Ce crédit d’impôt n’ayant tout simplement pas servi à créer des emplois mais à augmenter les marges est supprimé… et converti en baisses de cotisations définitives, pour 25 milliards d’euros dès 2019. Mme Buzyn fait feu de tout bois, et octroie un cadeau définitif au patronat sur le dos de l’assurance sociale généralisée. Une fois encore, dans la foulée de l’exonération de l’ISF pour le capital financier et d’une loi de sécurité intérieure draconienne, le gouvernement Macron signe en son nom : le gouvernement de la finance toute-puissante.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Macron « n'a pas daigné nous voir » : les représentants de GM&S repartent dépités de l'Elysée

Les représentants des salariés du sous-traitant automobile n'ont pas rencontré à l'Elysée le président Emmanuel Macron comme ils l'espéraient. Leur visite s'est bornée à reprendre connaissance des mesures déjà prévues.

 

« Ils nous ont dit : « Circulez il n'y a rien à voir», a déploré Vincent Labrousse, délégué CGT de l'équipementier GM&S cité par l'AFP. Et de constater : « Nous n'avons eu aucune avancée [...] Cette réunion est la pire depuis le début de notre combat.» Les représentants des salariés de l'entreprise creusoise espéraient rencontrer Emmanuel Macron ce 23 octobre 2017. Mais leurs espoirs ont été douchés. Ils n'ont finalement été reçus que par trois conseillers de l'Elysée. Se déclarant « déçus » et «amers», les syndicalistes ont estimé n'avoir rien obtenu de nouveau.

 

A l'Elysée, on souligne l'ambiance « sereine » de la rencontre et on met en avant que lesdits conseillers avaient fait le tour des mesures d'accompagnement mises en place pour maintenir l'activité sur le site de GM&S à La Souterraine [...]

 

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Précarité ou formation sans avenir ? Défendons d’autres choix !

https://img.aws.la-croix.com/2015/07/27/1338586/Parmi-inscrits-Pole-Emploi-juin-2015-nouvelle-categorie-chomeurs-ceux-travaillent-temps-temps-sans-parvenir-sortir-completement-chomage_1_730_400.jpg

 

Les chiffres du chômage du mois de septembre dévoilés par Pôle Emploi confirment la montée permanente de la précarisation de l’emploi. La publication de ces chiffres nous permet de suivre la réalité du nombre de chômeurs en France.
Concernant les demandeurs d’emploi en catégorie A (personnes n’ayant pas travaillé du tout), leur nombre baisse certes très légèrement : moins 0.2% sur trois mois et moins 0.5 % sur un an pour s’établir à 3.494.000.

Mais les catégories B et C (personnes ayant travaillé moins ou plus de 78h dans le mois) s’établissent respectivement à 755.800 personnes et 1.384.500 en France métropolitaine donc 2.140.000 inscrits, soit encore une tendance lourde à l’augmentation ;
▪ En catégorie B (de +4 % sur trois mois et +3.2 % sur un an),
▪ En catégorie C (de +2.3 % sur trois mois et +11 % sur un an).

Cette situation plonge notre modèle social et économique dans une dangereuse spirale où le chômage subsiste à un haut niveau tandis que la précarité ne cesse de progresser.

Ces chiffres plombent le total des catégories A, B et C : sur la France métropolitaine (+ 1% sur trois mois, + 2.6 sur un an) comme en incluant les pays d’outremer (+ 1% sur trois mois et + 2.5 % sur un an).

▪ La catégorie D qui recense les personnes en formation, accuse au contraire une inquiétante baisse de 7.4% sur trois mois et 16.4% sur un an avec l’arrêt du plan « 500.000 ».

Les dangers qui pèsent sur l’Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA), le risque d’en diminuer le périmètre et d’y supprimer des milliers d’emplois n’aideront pas les demandeurs d’emploi à accéder à des formations réellement qualifiantes. L’accent mis sur le développement des organismes privés de formation augmentera inéluctablement les prises de bénéfices par ces organismes sur le dos des chômeurs.

Lors des concertations qui s’engagent sur les secteurs de la formation professionnelle et l’assurance chômage, la CGT placera en avant le nouveau statut du travail salarié et sa sécurité sociale professionnelle et mettra toutes ses forces pour faire en sorte que ces formations ne soient pas de simples voies de garage pour faire varier les statistiques.
Les privés d’emploi doivent être réellement bénéficiaires des formations qu’ils suivront après une orientation concertée, puis d’un accompagnement vers l’emploi à hauteur des besoins de chacun.

Nous réaffirmons le droit à un travail de qualité, à un emploi stable, à des formations qualifiantes, assurées en priorité par un service public de qualité et le droit à une assurance chômage étendue pour commencer à tous les salariés privés d’emploi !

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Mesures d’économie, la ministre de la Santé enfonce le clou

Communiqué de la Confédération et de la Fédération Santé et Action sociale

« Il y aurait une marge de manœuvre importante », « 30% des dépenses ne seraient pas pertinentes », voici comment la ministre de la Santé essaie de justifier les 3 milliards d’euros d’économie espérés sur les comptes de l’assurance maladie.
Parmi les mesures phares, le développement de l’hospitalisation ambulatoire qui d’ici 2022 devra concerner 7 patients sur 10. Cette approche comptable qui vise à réduire le nombre de lits qui « ne servent à rien » ne va qu’accroître la saturation des urgences et l’inégalité d’accès aux soins sur le territoire.
Avec l’expérimentation de la facturation au forfait, ce sera à l’établissement hospitalier de couvrir l’intégralité de la prise en charge jusqu’à guérison, de payer les actes de soins de suite dispensés par le professionnel libéral sans prise en compte d’éventuelle rechute et ré hospitalisation. C’est un nouveau coup porté à la démocratie territoriale et à la qualité du service rendu aux usagers au regard des moyens humains et matériels dont vont disposer les établissements de santé.
Il n’est pas possible de mettre l’hôpital encore plus à la diète, C’est pourquoi la CGT demande un moratoire sur toutes les fermetures de lits et de services et demande la suppression de la taxe sur les salaires – représentant 4 milliards d’euros – qui permettrait de créer 80 000 emplois pour les hôpitaux.
4 milliards d’euros, c’est ce que va coûter la suppression de l’ISF qui ne va profiter qu’aux plus riches de notre pays.
La Sécurité sociale ne souffre pas de trop de dépenses mais de trop peu de recettes, ce sont la baisse des cotisations sociales et les cadeaux au patronat qui créent un déficit artificiel.
Parmi les mesures, sans dévoiler comment, la ministre entend également faire la chasse aux fraudeurs de la sécu, en décelant les « vrais » des « faux » malades pour réduire le montant des indemnités journalières. Plutôt que de pointer une soi-disant fraude des assurés sociaux, il semble nécessaire, pour la CGT, de s’interroger sur les conditions de travail qui ne cessent de se dégrader et entraînent un véritable épuisement professionnel et donc une augmentation d’arrêts de travail « justifiés » prescrits par les médecins.
Quant à l’augmentation de 2 euros du forfait hospitalier, à la charge des mutuelles et des assurances complémentaires, le coût se répercutera directement sur les assurés sociaux qui verront leur cotisation augmenter.
Aucunes mesures concrètes face aux déserts médicaux, si ce n’est le développement du recours à la télémédecine, des consultations par internet…
Par contre, la promesse de généralisation du tiers payant ne sera pas applicable au 1er décembre, comme prévu ; une mesure « techniquement irréalisable » dans l’immédiat.
Des mesures structurelles qui vont à contresens du développement d’un accès aux soins pour tous, de qualité et de proximité, c’est une page de l’histoire qui se tourne avec les valeurs d’égalité et de solidarité qui diminuent.
La CGT a, de son côté, des propositions très concrètes et crédibles pour améliorer la réponse aux besoins des populations, c’est le sens de sa campagne sur la reconquête de la Sécurité sociale.

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http://www.lepoint.fr/images/2016/07/29/4929849lpw-4936177-jpg_3695935.jpg

Les 935 millions de résultats d’exploitation ne suffisent pas aux actionnaires et dirigeants de La Poste

Au premier Janvier 2018, La Poste augmentera ses tarifs de 4.7 % en moyenne portant ainsi le prix du timbre Rouge (j+1) à 0.95 euros soit près de 12 % d’augmentation !

Cette forte augmentation, sous le prétexte fallacieux de la baisse des volumes a été autorisée par l’ARCEP ;décision passée complètement sous silence par les grands médias.

Dans le même temps les tarifs du courrier industriel de gestion évolueront de 1.8% et ceux de marketing de 1.5%.

En 2014, l’ARCEP avait déjà autorisé La Poste à pratiquer sur la période de 2015 à 2018 des hausses annuelles moyennes supérieures de 3.5% à l’inflation, La Poste ayant consommé plus de 50% de son enveloppe d’augmentation pluriannuelle dès 2015 avec une hausse de 15% du prix du timbre.

En 2016 et 2017, loin d’être rassasiée elle a continué sa politique de hausse tarifaire !

En 2018 l’augmentation n’aurait donc pas dû excéder 1.5% ! Et par un changement des règles comptables, elle va pouvoir s’octroyer jusqu’à 5% de hausse moyenne de ses tarifs.

Le prétexte de la baisse des volumes est aussi repris par l’entreprise pour continuer les suppressions d’emplois : plus de 8000 emplois ont disparu en 2016, dans le même temps, la précarité suit le cours du timbre, elle explose (plus 13% de CDD et plus 37% d’empois intérimaires).

Et pourtant on ne peut pas dire que l’entreprise se porte mal au regard de ses résultats financiers du 1er semestre 2017 avec un CA de 12 Milliards d’euros, un résultat d’exploitation de 761 millions d’euros alimentés notamment par le CICE, donc par le contribuable.

La CGT dénonce cette stratégie destructrice d’emplois, de conditions de travail, de casse du service public postal et de mise à contribution des usagers pour une logique d’entreprise imposée unilatéralement au seul bénéfice de la finance.

Face à cela la CGT propose l’appropriation publique des activités postales pour permettre :

  • Le développement du service public postal avec le maintien et la création de bureaux de poste de proximité en zone urbaine et rurale
  • Une distribution du courrier et des colis 6 jours sur 7 en j+1 voir H+
  • Des services financiers accessibles à tous les citoyens
  • La création d’emplois stables et qualifiés pour assurer un service public postal de qualité partout et pour toutes et tous, en tout point du territoire.

PAR LA CGT44

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40 familles laissées sur le carreau par la multinationale aux bénéfices colossaux

La multinationale Coca-Cola à annoncé un PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi) dans ses usines françaises. Ce sont 128 emplois sur les 2600 que compte le groupe en France qui vont être supprimés, dont près d'un tiers pour la seule usine de Socx dans la région Nord ! Les salariés se sont immédiatement mis en grève contre ce PSE qu'ils estiment à raison totalement injustifié.

La ville de Socx est connue pour abriter sur son territoire la plus grande usine du groupe CCEP (Coca-Cola European Partners) de France. C’est dans cette usine que mercredi dernier 18 Octobre, la direction a annoncé le PSE à ses employés. Les raisons invoquées par la direction sont les changements d’habitudes de consommation qui seraient à l’origine de la chute de 17% du volume de production de l’usine. L’usine veut donc arrêter une ligne de production de boisson gazeuse pour la remplacer par une ligne de production de boisson à base de thé, une ligne au passage plus moderne et qui nécessite moins d’employés pour la faire tourner.

100% de grévistes, blocage des grilles, voilà la réponse des travailleurs !

Or, les employés de l’usine ne sont pas dupes, comme nous le dit Franck Vanhelst, délégué CGT à l’usine Coca-Cola de Socx : « Ce PSE vient du fait d’une erreur stratégique de notre haute hiérarchie qui a fait un PSE en 2012/2013 sur les emplois commerciaux . Ils pensaient que le Coca se vendrait tout seul grâce à sa position de force sur le marché. La société annonce aujourd’hui une baisse des volumes de 4 % ainsi qu’une perte de chiffre d affaire de 38 millions par an depuis 2013 (on est passé de 1 Milliard 836 millions à 1 milliard 798 millions) et tout ceci malgré nos nombreuses remarques concernant l’absurdité de leur PSE à l’époque ». Les travailleurs décident alors de partir en grève dès le lendemain, afin de mettre en place le rapport de force pour les futures négociations. Ce sont ainsi près de 100% des employés qui se mettent en grève, avec blocage des grilles de l’ usine. Ce chiffre de quasi 100% est exemplaire pour sauver les 10% d’emplois menacés sur le site.

Pour essayer de contourner la grève, la direction a usé de stratagèmes mensongers, comme d’essayer de faire rentrer un camion sous le prétexte que c’était une livraison de machine-outil. Comme on peut le voir sur les photos ci-dessous, après inspection par les grévistes, il s’est avéré que le camion-remorque était vide et devait probablement servir a sortir des produits de l’usine pour être livrés. Le stratagème, n’a pas marché.

Un groupe qui licencie alors qu’il se gave de bénéfices

Si nous regardons les chiffres d’un peu plus près, on voit bien que Coca-Cola, malgré une perte de volume de production en France, ne perds pas d’argent, bien au contraire ! Car si le chiffre d’affaires à baissé de 38 millions depuis 2013 sur le territoire, il faut le mettre en parallèle des presque 2 milliards prévus pour le groupe en 2020, contre 1,8 milliards en 2016. Le groupe CCEP table ainsi sur une croissance de +3% par an en volume et en valeur d’ici à 2020. Le chiffre d’affaires par salarié passant de 817 000€ en 2016 à 830 000€ en 2017 ! Les actionnaires ne sont pas en reste non plus puisque cette croissance à généré une augmentation de 360% de leurs dividendes en 2016. Dans ces conditions, comment ne pas trouver cynique et scandaleuse la suppression de 128 postes sur le plan national, dont 40 à Socx ?

Rappelons enfin que ce PSE est une conséquence directe des ordonnances Macron qui facilitent le licenciement économique. Alors qu’auparavant un groupe devait justifier de difficultés à l’échelle mondiale pour pouvoir licencier, c’est maintenant seulement sur le chiffre d’affaires et le volume de production en France que le groupe doit justifier de difficultés. Un groupe en parfaite santé à l’échelle mondiale peut ainsi tout à fait licencier en France. Déjà inscrit dans le projet de loi El-Khomri puis abandonné face aux mobilisations de 2016 et à la fronde d’une partie du PS, l’article de loi est finalement passé par Macron et ses ordonnances.

Ce Plan de « transformation » visant à liquider à minima 128 postes touche plusieurs sites en France. On peut ainsi citer le cas du site de Pennes Mirabeau comptant 212 salariés et qui s’apprête par ce PSE à licencier 25% de ses employés. Comme on a déjà vu dans tant de cas de fermetures d’usines ou de licenciements massifs, c’est à chaque fois un désastre social. Combien de divorces ? De dépressions ? De suicides ? Et dans quel but ? Rajouter du bénéfice au bénéfice d’actionnaires déjà bien plus riches que le commun des travailleurs...

La lutte est loin d’être terminée

Cette grève était depuis le début pensée comme une grève limitée dans le temps, sur 3 jours, afin de montrer à la direction que les employés étaient prêts à défendre leurs emplois et les conditions du PSE dans les négociations qui commencent ce 20 novembre et dureront 3 mois : « Les collègues sont très motivés, si les négociations ne donnent rien nous repartirons en grève et en débraillage pour avoir un fort impact sur la production » nous dit Franck Vanhelst. En attendant, les salariés continueront de montrer à la direction que ce sont eux qui ont la main sur la production : « Le mot d’ordre actuel est de produire sans prendre de risques en respectant les règles et consciencieusement, c’est-à-dire avec un bon coup de frein à main pour avoir un impact sur la prod et continuer à prouver à notre direction que nous ne lâcherons rien et que tout le monde est prêt à réagir à chaque instant ».

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Toyota Onnaing : Eric Pecqueur de la CGT convoqué à la gendarmerie pour un tract syndical

Après l’acharnement et la répression syndicale, désormais la police et la justice s’en prennent au secrétaire général de la CGT Toyota, Eric Pecqueur. Le syndicaliste, déjà convoqué à plusieurs entretiens préalable au licenciement par sa direction pour avoir distribué des tracts puis pour propos « discourtois », est désormais sommé par la gendarmerie pour « diffamation ». Nous relayons le tract distribué par la région Métallurgie CGT qui pose la question suivante : L'organisation judiciaire du Valenciennois est-elle une annexe du service du personnel de Toyota ?

Notre camarade Eric Pecqueur convoqué à la gendarmerie Jeudi 26 octobre

La semaine dernière, Eric Pecqueur, secrétaire général de la CGT Toyota, a été avisé par la Gendarmerie qu’il est « soupçonné d’avoir commis ou tenté de commettre l’infraction de diffamation envers particuliers par parole, écrit ou moyen de communication au public par voie électronique (en l’espèce distribution de tracts) le 30 août 2017 ».

Il est convoqué jeudi 26 octobre, à 9H, à la Gendarmerie de Valenciennes pour être auditionné.

L’U.S.T.M. CGT du Hainaut Valenciennois Cambrésis ainsi que la Région Métallurgie CGT Nord appellent à un rassemblement le 26 octobre à partir de 8H45 devant la Gendarmerie de Valenciennes au 283 Boulevard Henri Herpignies.

Il n’est pas acceptable d’être menacés pour avoir distribué un tract syndical. Le patronat avec l’aide de l’Etat veulent criminaliser l’action syndicale.

Nous posons la question :
L’organisation judiciaire du Valenciennois est-elle une annexe du service du personnel de Toyota ?

Soyons le plus nombreux possible pour soutenir Eric Pecqueur et demander l’abandon de toute poursuite contre lui.

La Région Métallurgie CGT appelle Rassemblement le 26 octobre à partir de 8H45 devant la Gendarmerie de Valenciennes au 283 Boulevard Henri Herpignies.

Nous citons ci-dessous un article | Publié le 28/04/2016] de la Voix Du Nord sur la répression que subit le secrétaire général de la CGT Toyota :

Brûlage de pneus en soutien à Éric Pecqueur devant chez Toyota Onnaing

L’histoire se répète pour Éric Pecqueur, délégué syndical de Toyota. En 2014, avec une collègue de la CGT, ils avaient été convoqués à un entretien préalable au licenciement. Mercredi, il a une nouvelle fois été convoqué en vue d’une sanction.

Par La Voix Du Nord | Publié le 28/04/2016

CGT, qui était aussi candidat à la législative partielle, d’avoir distribué des tracts dans l’enceinte de l’établissement et d’avoir pris des photos et filmé des salariés, alors que cela est interdit. Mercredi, il a, une nouvelle fois, été convoqué pour un entretien préalable. « Un entretien disciplinaire comme pour n’importe quel salarié par rapport au non-respect d’un certain nombre de règles de l’entreprise », confirme la direction. Cette fois, la direction n’a pas apprécié qu’il soit « discourtois » avec un agent de maîtrise. Ce qu’Éric Pecqueur réfute. Pour soutenir leur camarade, les militants de la CGT sont allés brûler des pneus ce jeudi après-midi sur la zone d’activité de la vallée de l’Escaut. Ils avaient prévu de s’y rendre sur le coup de 13 heures. Ils sont arrivés une bonne heure plus tard après avoir été soutenir leur camarade auditionné au commissariat. Au même moment, MM. Nagata et Baba, de Toyota motors Europe, qui viennent de prendre leur fonction après une réorganisation interne, étaient en visite sur le site.

« Éric Pecqueur est accusé de perturber la production. La direction essaie surtout de le sanctionner car à chaque manifestation contre la loi travail, il y a des débrayages de la CGT dans l’usine. En étant ici, nous voulons montrer que quand on s’attaque à un camarade, on ne se laisse pas faire. On ne touche pas aux militants », constate Ludovic Bouvier, responsable de la CGT métallurgie Nord – Pas-de-Calais. « Quand on touche à un camarade de la CGT, on touche à toute la CGT », embraie Jean-Paul Delescaut, secrétaire de l’union locale CGT de Valenciennes. Une parole qui a valeur de mot d’ordre quelques heures après les incidents devant le commissariat de Valenciennes.

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C’est parti : Après le code du Travail, Macron s’attaque à la sécurité sociale

Mardi 24 octobre commence à être débattu à l’Assemblée nationale le Projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS). La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a commencé à annoncer le contenu du projet de loi dans une interview : au programme nouvelles coupes budgétaires dans l’hôpital public, suppression des allocations familiales pour les secteurs plus « aisés », report de la généralisation du tiers-payant. Encore un ensemble de mesure qui va directement dégrader les conditions de vie d’une grande partie de la population.

« 30% des dépenses de l’assurance maladie ne sont pas pertinentes ».

Le gouvernement vise trois milliards de coupe dans le budget de la sécurité sociale. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, les justifie en arguant que « 30% des dépenses de l’assurance maladie ne sont pas pertinentes ». Elle annonce également des suppressions de lits qui selon elle « ne servent à rien ». L’exécutif ne s’embarrasse plus de discours tortueux, et assume sans détours de dire que l’hôpital public dispose aujourd’hui de moyens superflus. Constat qui n’aura probablement pas sauté aux yeux de tous ceux qui ont mis les pieds dans un hôpital récemment. En particulier des travailleurs hospitaliers, qui voient depuis des années leurs conditions de travail et celles d’accueil des patients sans cesse dégradées, les hôpitaux engorgés par le surplus de patients et le manque de lits disponibles.

Une des mesures du projet de loi est de lutter contre « les opérations inutiles ou les actes réalisés deux fois ». On se demande bien à quel regard et selon quels critères certains actes chirurgicaux sont ici définis comme inutiles : dans la mesure où ils ne génèrent pas assez de profil ? Il faudra également « favoriser l’ambulatoire » : concrètement, faire en sorte que les patients passent toujours moins d’heures à l’intérieur de l’hôpital. L’objectif d’ici 2022 est que sept patients sur dix, qui passent en chirurgie, par exemple, « entrent à l’hôpital le matin en sortent le soir, contre cinq aujourd’hui » a expliqué la ministre au JDD. Une poursuite de la politique du chiffre que mènent les gouvernements successifs depuis un certain nombre d’années.

Dans cette même logique le financement des hôpitaux sera réformé selon elle pour créer des "modes de tarification centrés sur la pertinence des soins", par exemple en octroyant "un bonus, un intéressement dès lors que les établissements répondront aux objectifs de qualité, de pertinence et d’efficience". Toutes ces mesures vont sans le sens d’une logique comptable visant in fine une privatisation de l’hôpital.

Forfait hospitalier augmenté…

Tandis que le gouvernement coupe dans les dépenses publiques, il augmente dans le même temps la part non remboursable des soins par les patients. Le forfait hospitalier, c’est à dire la participation financière, non remboursée par la sécurité sociale que le patient doit payer pour chaque journée d’hospitalisation, va augmenter de 2 euros par jour pour passer à 20 euros et 15 euros pour les séjours en psychiatrie

… et généralisation du tiers-payant reportée aux calendes

Quant à l’accès au soin, le tiers payant était censé bénéficié à tous au 1er décembre. Finalement, il ne sera pas généralisé. Avec le tiers payant quand on patient consulte c’est le médecin qui échange avec l’Assurance Maladie et la mutuelle. Ce sont ces organismes qui le rémunèrent ensuite. Le patient n’a à débourser aucune somme, ce qui le cas échéant empêche une part importante des personnes les plus précaires de pouvoir accéder aux soins dont ils ont besoin. « Nous ne sommes pas prêts techniquement à l’étendre », a déclaré Agnès Buzyn.

Allocations familiales

Une des mesures phares du projet de loi concerne les aides familiales. À l’instar des aides au logement (APL), celles-ci vont être considérablement rognées. Elles devraient être divisées par deux, voire par quatre au-dessus de certaines rémunérations, et supprimées entièrement pour une partie des familles. La Prestation d’accueil du jeune enfant notamment ne pourra plus être touchée par une partie des familles à partir de 2018. Déjà 20% ne la touchent pas, cela sera 10% de plus en 2018. La prime de naissance va elle aussi être rabotée, 6% de familles en moins n’en bénéficieront plus. Mais c’est aussi l’universalité des allocations familiales qui est remise en cause à nouveau. Elles avaient déjà été modulées en fonction des revenus sous Hollande, étant ainsi sérieusement réduites pour 590.000 ménages selon l’INSEE. Versées depuis la Seconde Guerre mondiale à toutes les familles ayant au moins deux enfants à la charge, désormais elles pourraient être supprimées au-dessus d’un certain plafond de ressources. En plus d’attaquer frontalement les classes moyennes plutôt aisées, cela ouvre la voie à des seuils toujours revus à la baisse ainsi que le début de conditions, qui en définitive finiront par attaquer les classes populaires, voire remettre en cause ces aides elles-mêmes.

Aujourd’hui, la communication démagogique de Matignon concernant toutes ces réformes consiste à affirmer vouloir arrêter de donner des aides aux plus riches, pour pouvoir favoriser les plus nécessiteux, corrigeant ainsi des lacunes du système. C’est ainsi déjà que le gouvernement défendait la baisse de 60 euros par mois pour les locataires de HLM, en expliquant qu’une grande partie des familles logées en HLM gagnait des salaires mirobolants. À nouveau la ministre de la santé explique au Journal du Dimanche : « Que représentent 32 euros pour un couple qui en gagne 8.000 ? ». Argument fallacieux s’il en est. La communication de Macron consiste à faire croire qu’il prend aux secteurs « aisés » pour donner aux plus précaires, montant les travailleurs les uns contre les pauvres, en réalité seuls les patrons et les ultra riches bénéficieront de ses contre-réformes.

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Retraites complémentaires : comment le Medef anticipe la réforme Macron des retraites

Nous relayons ci-dessous un extrait de l’article publié par syndicoop.info sur la question des retraites complémentaires. Source

Un accord mortifère, avec des conséquences dramatiques pour les prestations

Les régimes ARRCO et AGIRC vont disparaître le 1er janvier 2019 pour être remplacés par un nouveau régime unique complémentaire. Celui-ci servira de référence au gouvernement Macron pour élaborer sa réforme des régimes de base et des régimes spéciaux. En gelant définitivement les ressources financières de ce nouveau régime, le Medef veut imposer la baisse généralisée des retraites, comme en Grèce …

Une baisse du montant des pensions versées

Avant le 1erJanvier 2019 : impossibilité de baisser les retraites en cours de versement.Après le 1erJanvier 2019, fini cette règle. Les retraites versées vont baisser, et ce d’au moins 9% de baisse dans les 15 ans à venir.

L’effondrement du niveau des pensions par rapport aux salaires de fin de carrière

Pour 100€ cotisés par an

- En 1990:11,94 € de pension

- Avant 2019 : 7,25 €

- Après 2019 : 5,27 €

En% du salaire au-dessus du plafond de la Sécurité sociale

- En 1990 : 72 € de pension pour 100 € de salaire

- Avant 2019 : 50 €

- Après 2019 : 34,80 €

En% de salaire inférieur au plafond de la sécurité sociale

- En 1990 : 25 € de pension pour 100 € de salaire

- Avant 2019 : 20 €

- Après 2019 : 16,80 €

La double peine pour les femmes et les jeunes diplômés

Aujourd’hui les cadres sous-rémunérés ont une garantie minimale de 120 points de retraite par an, soit 2089 euros de pension annuelle pour une carrière complète. Cette disposition disparait au 1er janvier 2019…

La suppression des points, sans aucun remboursement des cotisations déjà versées

Aujourd’hui des accords d’entreprise permettent d’acquérir des points supplémentaires. Or, les recours aux nouveaux référendums d’entreprise permettront de supprimer ces points, sans remboursement des cotisations antérieurement versées.

Le report d’un an de l’âge de départ en retraite

Après 2019

Pour liquider leur retraite avant 67 ans sans pénalité, les personnes nées après le 1er janvier 1957 devront travailler une année supplémentaire au-delà de l’âge auquel elles bénéficient d’une retraite à taux plein dans leur régime de base. Les salarié-e-s qui ne prolongeraient pas leur activité se verraient appliquer 10% d’abattement sur le montant de leur pension pendant trois années, sauf s’ils sont exonérés de CSG…

Toutes ces mesures sont conçues pour contraindre les ingés, cadres et techs à épargner pour leurs vieux jours étant donné que nous ne pourrons plus compter sur le niveau des pensions du système de retraite par répartition.

Or, sachant que les banques et les assurances font supporter la volatilité des marchés financiers aux épargnants eux-mêmes, ils risquent perdre tout ou partie de leur épargne comme cela a pu se produire dans d’autres pays.

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Chers Camarades,

La stratégie des luttes interprofessionnelles est nécessairement du ressort de la Confédération. Le combat contre les ordonnances Macron, bombe atomique contre les garanties collectives, nécessiterait une autre réponse que celle amenée par la stratégie de l’unité d’appareils confédéraux, qui montre son incapacité à mobiliser les salariés aussi largement que le commandent les enjeux. Cette stratégie amène nécessairement la dispersion des mobilisations entre les professions, cantonnant notre action CGT à limiter la casse là où le rapport de forces peut s’exprimer, en égrenant les dates dans un rythme bridé par l’intersyndicale dans laquelle certaines organisations freinent des quatre fers pour des raisons internes ou pas, dans le cadre d’un syndicalisme de lobbying européen qui nous fait déserter notre terrain historique de luttes.

 

Les Fédérations, les Unions Départementales pas plus que les syndicats ne sont comptables de cette stratégie. En tout état de cause, la FNIC-CGT considère qu’attendre une nouvelle « intersyndicale », c’est attendre l’arlésienne. Pour autant, il n’est pas question de laisser disparaître nos garanties sans combattre. Les syndicats du Pétrole sont prêts depuis juin dernier, à tenter d’élever un rapport de forces, mais n’entreront pas dans une grève par procuration, comme en 2016. Si, d’ici lundi 23 octobre, une large mobilisation interprofessionnelle est organisée, particulièrement par l’entrée en grève de secteurs structurants de l’économie, les pétroliers répondront présents avec force. Dans le cas contraire, c’est dans le cadre de nos professions que seront construites nos mobilisations, c’est le sens de la lettre ouverte que nous adressons ce jour au patronat du Pétrole.

 

C’est pourquoi nous réitérons notre proposition d’une assemblée générale des organisations CGT dans les plus brefs délais.

Très fraternellement,

 

Le 17 octobre 2017

Le Secrétariat Fédéral de la Fédération Nationale des Industries Chimiques-CGT

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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