SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

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Florence Parly (photo d'illustration)

Florence Parly (photo d'illustration)

SNCF : la ministre Florence Parly touchait 52.000 euros par mois pour vous faire préférer le train

Par Étienne Girard (Marianne)

Sur les six premiers mois de 2017, avant de devenir ministre des Armées, Florence Parly a touché 80% de sa rémunération annuelle prévue auprès de son employeur, la SNCF. Ses émoluments la placent au premier rang des ministres les mieux rémunérés.

La dette de la SNCF s'élève aujourd'hui à 42 milliards d'euros... et pourrait atteindre les 63 milliards en 2026. Cela n'empêche pas l'entreprise ferroviaire de payer grassement ses cadres dirigeants. Sur les six premiers mois de 2017, la discrète ministre des Armées, Florence Parly, a en effet reçu pas moins de 52.569 euros net mensuels, soit 315.418 euros, de la part de l'entreprise publique, dont elle était directrice générale chargée de SNCF Voyageurs, la branche dédiée aux trajets de longue distance. L'équivalent de 35 Smic […]

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Il est important que le cinéma aborde ces questions sociales que les médias traitent le plus souvent sous un angle superficiel ou parfois accusateur contre les réactions des salariés aux plans sociaux comme ce fut le cas de la "chemise arrachée" du DRH d'Air France.

Une mise en perspective qui quant au fond met un cause un système économique

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SOURCE : France Info

Extrait d’entretien avec Stéphane Brizé

Pourquoi ce film ?

Pour comprendre ce qu’il y a derrière les images des médias qui se font régulièrement les témoins de la violence qui peut surgir à l’occasion de plans sociaux. Et à la place du mot « derrière », il vaudrait mieux dire « avant ». Qu’y a-t-il avant le surgissement soudain de cette violence ? Quel est le chemin qui mène à cela ? Une colère nourrie par un sentiment d’humiliation et de désespoir qui se construit durant des semaines de lutte et où se révèle – on le découvrira – une disproportion colossale des forces en présence.

Quels sont les lignes de forces autour desquelles le film s’est construit ?

Avec Olivier Gorce, co-scénariste du film, nous avions deux postulats de départ. Penser le film comme une épopée romanesque tout en le nourrissant sans travestissement du réel. Le film s’est alors structuré autour de la description d’un mécanisme économique qui fait fi de l’humain, en même temps que l’observation de la montée de la colère de salariés pris dans la tourmente d’un plan social. Une colère incarnée notamment par un représentant syndical qui n’a aucune rhétorique politicienne, mais simplement la nécessité d’être la voix de son indignation et de sa souffrance en même temps que de celles de ses collègues. Sa contestation : refuser d’être privé d’un travail qui permet à une entreprise de gagner encore plus d’argent qu’elle n’en gagne déjà, alors que cette même entreprise s’était engagée à protéger l’emploi des salariés en contrepartie de leur engagement à faire des sacrifices financiers.

La situation décrite dans le film est-elle exceptionnelle ?

Non, absolument pas. Si tel avait été le cas, cela aurait été une façon de faire dire au réel ce qu’il ne dit pas. Et la situation n’est tellement pas exceptionnelle qu’on en entend parler tous les jours dans les médias. Mais sans peut-être avoir vraiment conscience des enjeux et des mécanismes à l’œuvre. Le cas de Perrin Industrie décrit dans le film, c’est Goodyear, Continental, Allia, Ecopla, Whirlpool, Seb, Seita, etc. Dans tous ces cas, les analyses des experts ont démontré l’absence de difficultés économiques ou l’absence de menace sur la compétitivité.

 

\"En Guerre\" de Stéphane Brizé
"En Guerre" de Stéphane Brizé (DIAPHANA DISTRIBUTION / NORD-OUEST FILMS)

Vous avez fait ici un film très politique.

Politique dans le sens étymologique du terme, il observe la vie de la cité. Mais je ne me fais le porte-parole d’aucun parti ni d’aucun syndicat, je fais simplement le constat d’un système objectivement cohérent d’un point de vue boursier, mais tout aussi objectivement incohérent d’un point de vue humain. Et ce sont ces deux points de vue que le film oppose. La dimension humaine face à la dimension économique. Comment ces deux grilles de lecture du monde peuvent-elles se superposer ? Peuvent-elles même encore aujourd’hui cohabiter ? Si je m’y suis intéressé, c’est que je ne suis pas certain que beaucoup de monde saisisse exactement ce qu’il y a derrière toutes ces fermetures d’usines dont on entend parler tous les jours dans les médias. Je ne parle pas d’entreprises qui ferment parce qu’elles perdent de l’argent, je parle d’entreprises qui ferment et qui sont pourtant rentables.

La situation décrite dans le film est simple en apparence : « Des salariés refusent la fermeture brutale de leur usine » mais il y a néanmoins autour de cela toute une législation qu’il s’agit de respecter. Comment aborde-t-on une matière comme celle-ci ?

Avec Olivier Gorce, nous avons rencontré énormément de gens pour bien comprendre les règles du jeu dans ce type de situation. Des ouvriers, des DRH, des chefs d’entreprises et des avocats spécialisés dans la défense des salariés, mais aussi dans celle des intérêts des entreprises. Tout cela avec l’objectif de ne pas sommairement opposer des discours dogmatiques, mais de faire se confronter des points de vue radicalement différents avec un argumentaire solide et étayé. Les rencontres avec un avocat spécialisé dans la défense des salariés lors de ces fermetures d’usines nous ont d’abord permis de comprendre par le menu les étapes légales qui structurent un plan social. Des informations qui sont venues éclairer les séances de travail avec Xavier Mathieu, ancien leader syndical de Continental qui nous a raconté, lui, la manière dont le conflit qu’il avait vécu en 2009 s’était organisé et structuré.

À l’issue de ces réunions, nous nous sommes retrouvés avec un volume d’informations énorme. Il s’agissait alors de créer de la dramaturgie en décrivant un homme et un groupe emportés dans un conflit pour sauver leur emploi, tout en respectant la législation en vigueur. Et cela sans noyer le spectateur sous des tonnes de subtilités juridiques et surtout sans s’enfermer dans une situation qui n’aurait illustré qu’une situation franco-française. Il fallait faire le tri, trouver le moyen de faire comprendre facilement des choses parfois très techniques, définir le point de départ du conflit, son point d’arrivée, et transformer tous les moyens d’action des salariés en moments d’espoir ou d’abattement. Mais une chose fondamentale n’a jamais été remise en question, c’était que nos salariés voulaient défendre leur emploi. Jusqu’au moment où un certain nombre d’entre eux ne veulent plus ou ne peuvent plus poursuivre la lutte et décident d’accepter la fermeture de l’usine en échange d’un chèque proposé par la direction. Ce qui crée, là aussi, une dramaturgie puissante car deux points de vue forts s’opposent alors. Avec toujours la nécessité de faire entendre ces deux points de vue de la manière la plus objective possible.

PAR FSC

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NOUS REFUSONS DE TRAVAILLER GRATUITEMENT LE LUNDI DE PENTECOTE !

Ci-dessous pour prendre connaissance du tract en PDF !

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L’UNIVERSITÉ EN DANGER: la situation est grave ! Appel de la Coordination nationale des universités

La Coordination nationale des universités, réunie à Paris le samedi 5 mai 2018, a rassemblé des représentant.e.s de 38 établissements de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

 

La CNU appelle à la grève illimitée jusqu’au retrait de la loi ORE, à l’arrêt de la répression policière dans les universités et à la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour la rentrée 2018.

 

La CNU s’élève solennellement contre l’attitude du gouvernement et de trop nombreux.ses président.e.s d’université qui, au bout de plus de trois mois de conflit ouvert, ignorent la résistance légitime et n’ont d’autre réponse que la répression : au moins une trentaine d’interventions de la police, souvent violentes et disproportionnées, sur les campus en quelques semaines et dans toute la France, ce qui ne s’était jamais vu ! On a là le signe à la fois de la surdité, de la précipitation et d’un mépris à l’égard de la jeunesse et de la communauté universitaire.

 

Cette généralisation des interventions policières sur les campus constitue une grave remise en cause des franchises universitaires qui manifeste la volonté de l’État d’imposer par la force sa politique d’exclusion et de ségrégation sociale à la jeunesse.

 

Outre l’impossibilité technique et humaine de l’appliquer, la loi « Orientation et Réussite des Étudiants » (loi dite ORE), imposée autoritairement à la communauté universitaire, est la seule réponse du gouvernement face à un déficit structurel d’investissement. En effet, le nombre de postes de titulaires est en baisse, tandis que celui de contractuel.le.s a triplé ces dix dernières années. Sur la même période, la dépense moyenne par étudiant.e à l’Université n’a cessé de diminuer et si l’on ne change rien, elle ne cessera de diminuer compte tenu de l’augmentation démographique (100 000 étudiants en plus d’ici 2020).

 

La loi ORE constitue une nouvelle attaque contre le service public de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR). Elle a légitimement suscité chez les lycéen.ne.s, les étudiant.e.s et les personnels, un rejet des principes sélectifs qui la guident, des inégalités accrues entre les établissements et les territoires auxquelles elle conduira et des modalités de sa mise en œuvre.

 

Nous ne protestons pas simplement contre un dispositif de candidatures à l’inscription à l’Université, mais contre une série de réformes qui font système et vont transformer profondément l’Université comme service public et bien commun : réformes du lycée, du baccalauréat et de la licence, remise en cause des statuts des personnels, privatisation de la formation professionnelle et de l’orientation, menaces sur le cadrage national des diplômes et sur le montant des frais d’inscription à l’Université.

 

La CNU demande :
 

- l’arrêt immédiat des interventions des forces de police sur les campus ; le respect par les présidents d’université des franchises universitaires et la fin du recours à des sociétés privées de sécurité ; la démission des président.e.s d’université qui ont participé à la répression policière du mouvement ;


- le retrait de la loi ORE, l’abandon des dispositifs du type “Parcoursup” et l’abandon du projet de refonte de l’arrêté licence ;

 

La CNU appelle à la grève illimitée jusqu’au retrait de la loi ORE, à l’arrêt de la répression policière dans les universités et à la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour la rentrée 2018.

 

- après le retrait de la loi, l’ouverture de négociations ainsi que la prise en compte des revendications des personnels et étudiant·e·s pour que le service public d’ESR réponde aux besoins de la jeunesse ;


- le maintien du baccalauréat comme diplôme national et premier grade universitaire garantissant à tout.e bachelier.e le droit de s’inscrire dans la formation et l’établissement de son choix ;


- l’élaboration d’un plan d’urgence pour l’Université avec une augmentation des dotations budgétaires et du nombre de postes de titulaires d’enseignant.e.s-chercheur.e.s et de Biatss, condition nécessaire pour l’ouverture de places supplémentaires en 1er cycle ; ce plan d’urgence sera financé par la réaffectation aux universités des sommes dédiées au CIR et des crédits annoncés pour le service national universel ; il permettra, en outre, l’alignement des dépenses par étudiant.e sur celles dont bénéficient les élèves en classe préparatoire aux grandes écoles ;


- la titularisation de tous les contractuel.le.s et vacataires sur mission permanente ;


- la défense et l’amélioration du statut des personnels de la fonction publique d’Etat.
Considérant que le rôle de l’Université est aujourd’hui gravement atteint par sa paupérisation croissante, par la remise en cause du libre accès à l’enseignement supérieur, par le tri social et les inégalités territoriales ainsi que par l’attaque systématique contre la Fonction publique et ses missions,

 

la CNU appelle à :
 

- la grève illimitée et reconductible, avec cessation réelle d’activité ;
 

- la non tenue des examens et la rétention des notes ; 


- accroître les mobilisations contre les réformes en cours en participant massivement aux AG, aux manifestations et autres initiatives locales ou nationales ;
- soutenir les personnels qui refusent de mettre en oeuvre Parcoursup sous toutes ses formes (commissions, classement, algorithme...) ;


- débattre collectivement et prendre toute mesure utile pour que la question des examens ne soit pas instrumentalisée et ne pénalise aucune étudiant.e : report, rétention des notes, validation universelle, opposition à toute forme de délocalisation des examens ; la CNU rappelle que les jurys d’examen sont souverains ;


- déposer des recours juridiques contre l’ensemble des irrégularités commises au sein des université ;


- organiser dans chaque université une cérémonie de création d’une nouvelle université (pose de la première pierre) qui aura pour vocation d’accueillir les 100 000 bachelier.e.s qui seront refusé.e.s dans le supérieur à la prochaine rentrée ;


- construire la convergence des luttes en prenant contact avec les autres secteurs professionnels mobilisés, en participant aux mouvements des 14 et 15 mai notamment.

 

La CNU soutient : 
 

- la journée nationale de mobilisations dans l’éducation et l’enseignement supérieur le 16 mai 
 

- la journée nationale de mobilisations et de grève dans la Fonction publique le 22 mai.

 

La CNU se réunira à nouveau le 19 mai 2018 à Paris

 

La CNU est organisée à l’initiative des syndicats et associations suivantes :
CGT FERC-SUP, SNASUB-FSU, SNEP-FSU, SNESUP-FSU, SUD Éducation, SNPREES-FO, ASES, ANCMSP, Collectif des Travailleur·e·s précaires de l’ESR, SLU.
 

Elle est soutenue par : SUD Recherche EPST, SNTRS-CGT, UNEF, FNEC FP-FO, FERC-CGT

 

Contact : organisation-cnu-2018@snesup.fr


SOURCE :

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Sur ce site nous l'avons dit dès le début : Macron, Borne, E. Phillipe, Pépy ... les médias en général mentent en affirmant " les yeux dans les yeux " qu'il n'est pas question de privatiser la SNCF en l'ouvrant à la concurrence.

La preuve en était déjà fournie avec le refus à l'Assemblée d'ajouter le caractère incessible des actions de l'état dans la société anonyme prévue à l'occasion du changement de statut de la SNCF.

Les révélations ci-après ne font que confirmer cette volonté de privatisation et sont donc l'occasion d'éclairer un beaucoup plus grand nombre de citoyens sur les véritables intentions du pouvoir camouflées par la propagande!

REVOIR à ce sujet notre article :

Ils veulent privatiser la SNCF : la preuve !

http://www.frontsyndical-classe.org/2018/04/projet-de-loi-sncf-vote-ce-17-avril-au-parlement-le-caractere-incessible-des-titres-de-figure-pas-dans-le-projet.html

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SOURCE : Le Parisien

Réforme de la SNCF : le document qui sème le trouble

SOURCE : L'Usine Nouvelle :

[SNCF] Un projet "caché" de privatisation remet le feu aux poudres

Dans un échange entre le cabinet du ministère des Transports et de hauts cadres de la SNCF, dévoilé par Le Parisien, est à nouveau évoqué à demi-mots la possibilité de privatiser des filiales de la SNCF.

Alors que la "journée sans cheminots" de ce lundi 14 mai, avec un "objectif zéro train", s’annonce très suivie, les syndicats de la SNCF lancent leur consultation (ou plutôt "vot'action") des salariés. Ceux-ci ont jusqu’au 25 mai pour répondre à la question : "Etes-vous pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ?"

Or Le Parisien a jeté un pavé dans la mare en dévoilant, le 13 mai, grâce à une fuite du syndicat SUD-Rail, un mail relatant une réunion d’étape organisée le 4 mai entre le cabinet de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et quatre hauts cadres de la SNCF rapportant directement à Guillaume Pepy. Une réunion destinée à évoquer les amendements (hors social), qui seront examinés par le Sénat à partir du 23 mai, dans le cadre du projet de réforme ferroviaire.

Dans ce document figure la phrase suivante: "Amendement proposé par le cab : prévoir l’incessibilité. Nous avons insisté sur la nécessité de la restreindre au niveau de la holding". Or dans le nouveau schéma d’organisation de la SNCF prévu par le gouvernement, l’Etat détiendrait la société de tête, c'est à dire la holding, qui serait propriétaire de SNCF Mobilités et SNCF Réseau. Se réserverait-il donc ainsi la possibilité de privatiser ses filiales, sujet de discorde brûlant ces derniers mois dans son bras de fer avec les cheminots?

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PAR FSC

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PAR EL DIABLO

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La Poste Rennes Crimée : 4éme mois de grève. La solidarité financière est le poumon de la lutte

C'est une mobilisation peu visible mais qui n'en est moins pas exemplaire : quatre mois de grève pour les postiers de Rennes Crimée... et des fiches de paye à 0 euros pour certains d'entre eux. Nous relayons ci-dessous leur appel à la solidarité.

Source

A celles et ceux qui nous soutiennent dans notre lutte, nous tenons à vous REMERCIER car sans vous, notre grève ne serait pas (plus) possible. Pour ceux qui auraient encore des doutes sur la paye d’un gréviste, on vous laisse juger sur pièces !

Non, les grévistes ne sont pas payés…

Non, la direction de La Poste n’applique aucune approche sociale en fonction de la situation personnelle des agents. Au contraire, parmi les collègues qui ont reçu une fiche de paie à 0,00 euros, on retrouve de jeunes parents.

Oui, la direction de La Poste applique une différenciation aléatoire des retenues de grève. Ainsi des collègues de Rennes Crimée, tous en grève depuis le 9 janvier 2018, ont reçu des paies variables, à la tête du client. Parmi les grévistes, des fiches de paie à 0,00 euros (plusieurs), 11,19 euros, 510,27 euros, 547,48 euros, 668,47 euros (…) ont été recensées. La raison de ces écarts ? Nous l’ignorons… même si une petite voix nous dit que ce n’est pas involontaire. Quelle meilleure méthode pour casser une grève que d’essayer de diviser les grévistes ?

Des paies à zéro euros, est-ce réglementaire ?

Il faut comprendre les sacrifices qu’une grève de cette longueur induit chez les facteurs. La grille salariale des facteurs débute à 1200 euros environ pour un nouvel embauché, et, si l’on prend l’exemple d’un collègue de Rennes Crimée ayant 37 années d’ancienneté, son salaire culmine à 1485 euros !

Cette réalité permet au lecteur d’imaginer la capacité d’épargne mensuelle de chaque facteur. Nous ne nous plaignons pas, ce travail nous l’avons choisi, mais dans un contexte de conflit d’une virulence inédite dans le département, de nombreux facteurs grévistes se sont étonnés de ne pas recevoir, a minima, le montant du RSA. Évidemment, nous n’imaginions pas un don de l’employeur, mais un versement minimum qui serait ensuite étalé à la reprise du travail.

La CGT a porté à la connaissance des facteurs grévistes un article du Bulletin des Ressources Humaines (BRH) de La Poste. Ce BRH dont la date de validité débute le 1er janvier 2018, soit 9 jours avant le début du conflit, précise dans l’article 3 concernant le Revenu de Solidarité Active (RSA) :

« Le montant du revenu de solidarité active (RSA) en France métropolitaine et dans les départements d’Outre Mer sera de 550,93 euros à compter du 1er avril 2018 contre 545.48 euros depuis le 1er septembre 2017.

Le RSA constitue la fraction insaisissable et incessible des rémunérations, qui doit, dans tous les cas, être laissée à la disposition des agents dont la rémunération fait l’objet d’une saisie, d’une cession ou de tout autre retenue par voie d’exécution forcée. »

La Poste tente volontairement d’enliser le conflit afin de nous étouffer financièrement mais nous sommes toujours debout. Pour nous, c’est évident : nous tenons grâce à votre solidarité. Les sommes reversées ne remplacent pas un salaire… elles permettent, tant bien que mal, aux grévistes de faire face aux impératifs de la vie quotidienne (loyer, garde d’enfants, factures…).

Pour ce qui est de l’alimentation les grévistes peuvent compter sur le réseau de ravitaillement des luttes qui leur offre régulièrement des fruits et légumes, bons et bio. Ils peuvent aussi compter sur leurs camarades cheminots et de l’AG interpro, adeptes des barbecues de solidarité. Nous les en remercions chaleureusement. Ces dons en nature sont la parfaite illustration des convergences d’action. Quand les salariés s’unissent, quand les citoyens se rencontrent, il est possible de résister à la libéralisation de notre société !

L’intraitable direction de La Poste

Est-ce vraiment surprenant ? Depuis le début de ce conflit, la direction de La Poste tente par tous les moyens de se soustraire aux négociations. Tous les moyens ? Oui, tous les moyens.

La direction assigne 35 grévistes au tribunal… et perd

Article : les 35 Salopards

La direction essaie de « casser » (illégalement) la grève

En invoquant son obligation d’assurer des missions de service publique, la direction de La Poste justifie maladroitement le recours aux intérimaires pour remplacer des grévistes. Doit-on comprendre que les obligations contractuelles de l’entreprise prévalent sur les Lois de la République ?

Le 19 mars, la direction de La Poste annonçait 350 000 plis en souffrance. Plutôt que de négocier avec les facteurs grévistes, un appel à candidature a été lancé dans les Hauts de France et l’Île de France pour venir distribuer le courrier des tournées de grévistes rennais. Cerise sur le gâteau ? Les facteurs volontaires, autrefois appelés « les jaunes », logeaient, tous frais payés, dans l’hôtel le plus luxueux de Rennes : le Balthazar (qui accueille les joueurs du PSG lors de leur match dans la capitale bretonne). Bilan de l’opération ? Après avoir affirmé dans la presse que la situation reviendrait à la normale dans les 15 jours, la direction de La Poste annonce 400 000 plis en souffrance le 11 avril.

La direction refuse de rencontrer les grévistes

Et pendant ce temps là, aucune rencontre n’a eu lieu entre le 6 mars et le 11 avril entre la direction de La Poste et les représentants des grévistes, malgré les demandes de rencontres répétées du collectif des facteurs grévistes.

La direction de La Poste mettait alors comme préalable à la reprise de la discussion l’acceptation de la « méridienne ».

La volonté de la direction de La Poste est d’appliquer la stratégie du pourrissement. Pour elle, une seule solution possible : taper suffisamment fort sur la tête des grévistes (financièrement, moralement, judiciairement…) pour que ceux-ci reprennent le travail !

Pas de bol, on a la tête dure !

Est-ce bien raisonnable ? Rappelons que nos revendications concernent l’abandon du projet de pause méridienne, des tournées sacoches et que nous demandons l’embauche de CDI, c’est-à-dire des revendications SIMPLES et argumentées, concernant nos conditions de travail mais aussi le devenir de notre métier et ses conséquences sur les usagers.

Nous ne demandons pas de hausses de salaires pourtant à peine plus élevés que le SMIC, nous nous battons contre la casse du métier de facteur et contre la démission de La Poste de ses missions de service public.

Dans une grève qui dure, l’argent est le nerf de la guerre, c’est pourquoi votre aide est indispensable, pour notre lutte mais aussi VOS intérêts !

​Pour continuer à nous soutenir, plusieurs solutions :

- ​la cagnotte en ligne.

- un chèque adressé aux syndicats :

FAPT-CGT 35, 31 boulevard du Portugal CS90837 35208 RENNES Cedex 02

SUD-PTT 35, 16 rue des frères Louis et René MOINE, BP 90267, 35202 RENNES Cedex 02

ou un don en direct à la caisse de grève des facteurs lors des rassemblements ou des soirées de solidarité.

​Prochain rassemblement : lundi 14 mai, à 9h30 devant la DSCC (1 rue du Pré Botté 35000 Rennes).

Il n’y a que par une grève massive et majoritaire que nous nous ferons entendre !

AGENDA : Tous les facteurs d’Ille et Vilaine (et d’ailleurs) sont appelés à se rassembler lundi 14 mai, à 9h30, devant la Direction Service Courrier-Colis, rue du pré botté à Rennes. Ce rassemblement sera suivi d’une assemblée générale extraordinaire. Depuis le 9 janvier, au moins 50% des facteurs du département ont participé à l’une ou l’autre des journées de grève… le 14 mai, SOYONS TOUS ENSEMBLE !

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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« La fête à Mc Do ». Les travailleurs du géant du fast-food en grève ce 11 mai

A l'initiative de la CGT McDonald's Paris Ile-de-France, le SNHR Sud Solidaires, les syndicats de salariés de Marseille et des travailleurs combatifs, un appel national à la grève chez Mc Donald's est lancé pour ce vendredi 11 mai, avec une manifestation au départ du Mc Donald's de la Gare du Nord.

Crédits photo : Les indignés de Mc Donald’s

Dans le sillage des mobilisations Fight for 15 aux Etats-Unis, le nombre de conflits sociaux chez Mc Donald’s est en hausse ces dernières années. Les causes du mal-être dans les restaurants du géant du fast-food, où les travailleurs sont précarisés au maximum pour éviter les contestations, sont multiples. La revendication du 13€ de l’heure fait office de mot d’ordre international, autour duquel s’articule tout un ensemble de revendications.

En effet, la répression syndicale est forte dans les restaurants Mc Donald’s, tout comme la lutte constante menée par les patrons pour éviter la constitution de comités d’entreprises, permettant l’obtention d’un 13ème mois par exemple. Ainsi, l’harmonisation des droits sociaux, par le haut, au sein des établissements Mc Donald’s est l’une des batailles centrales menées dans les restaurants, tout comme le droit de pouvoir s’organiser au sein de structures syndicales.

Alors que les médias dominants ont, lors du 1er mai, inondé les ondes et les canaux télévisés sur les vitrines explosées du Mc Donald’s du pont d’Austerlitz, qui faisait par ailleurs salle comble 4 jours après les « événements », ce sont des milliers de vies qui sont quotidiennement détruites dans les restaurants de la multinationale. C’est ainsi qu’un appel à la grève et à la mobilisation a été lancé pour ce vendredi 11 mai, afin de visibiliser les multiples luttes ayant été ou étant actuellement en cours.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Les emprunts non performants, la situation du parc immobilier en Grèce et les saisies des résidences principales

par Marie-Laure Coulmin Koutsaftis
Le 30 avril  2018

L’étau se resserre sur les Grecs. Appauvris par les mesures d’austérité imposés par trois memoranda, ils doivent désormais se battre pour conserver leurs maisons, menacées par les emprunts hypothécaires non performants. Contractés avant la crise et les 25% de réduction du PIB, souvent dans des termes léonins, ces emprunts ne peuvent plus être honorés après des pertes d’emploi ou des baisses des revenus dépassant les 40%.


La situation du parc immobilier en Grèce

 

En Grèce, pendant de nombreuses décennies après la seconde guerre mondiale, l’achat d’un bien immobilier constituait pour la plupart des ménages la seule manière à long terme de faire des économies susceptibles d’échapper à l’inflation. La plus grande part de la richesse des Grecs a longtemps été placée dans l’immobilier et en particulier dans leur résidence principale, qui constituait traditionnellement un moyen d’assurer leurs vieux jours, en l’absence de prestations d’un État social inexistant même avant la crise. D’après différentes études, en 2002 le patrimoine des foyers grecs étaient constitués à 81,8% de biens immobiliers, à 17% de dépôts et seulement à 1,2% d’actions. Les Grecs sont propriétaires de leur habitation à 80,1%, le deuxième taux le plus élevé, après l’Espagne, de l’ancienne Union européenne des « 15 »[…]

 

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« Pas d’accident de travail et t’aura à bouffer ! » Le mépris de La Poste envers ses salariés

C’est en Nouvelle-Aquitaine que la direction a proposé aux travailleurs des pains au chocolat ou des sandwichs s’ils n’avaient pas d’accident du travail. Une ‘’offre’’ méprisante envers les postiers dont, on le sait, les conditions de travail s’aggravent de plus en plus.

C’est à France Info, qu’un postier a confié le deal que leur a proposé la direction : « Si on a 100 jours sans accident de travail sur le vélo, on aura droit à une chocolatine. Si on arrive à 150 jours, on aura droit à un petit déjeuner. Si on fait 200 jours sans accident, on aura droit à un sandwich » raconte-t-il. Une proposition odieuse quand on connaît les conditions dans lesquels les postiers travaillent actuellement. Que ce soit en vélo ou avec d’autres véhicules, les tournées sont de plus en plus cadencées, calculées par des algorithmes sans aucune conscience de la réalité du terrain, les postiers prennent évidement des risques dans ces condition.

Concernant les tournées à vélo, c’est une problématique importante sur laquelle la direction fait preuve d’une hypocrisie sans nom. Si on prend la loi, les postiers sont tenus de respecter le code de la route, celui-ci stipule une interdiction de rouler sur les trottoirs pour les deux roues, motorisé ou non. Dans les faits, le cadencement des tournées, dont nous parlions plus haut, est tellement serré qu’il faut nécessairement rouler sur les trottoirs, sans quoi les postiers manquent de temps et doivent ramener le courrier excédentaires et s’exposent ainsi à des sanctions.

Vis à vis de cette situation, qui pose évidement problème d’un point de vue sécurité, personne ne réagit, que ce soit la police qui est habitué à la pratique ou les patrons qui y encouragent en prétendant qu’ils ‘’couvrent’’ les travailleurs en cas de problème. On se doute des retombés en cas d’incident, il n’y plus de ‘’couverture’’ qui tiennent et les tribunaux se contenterons de rappeler le contenu de la loi, sans chercher davantage à savoir que son effraction est encouragée par la direction.
On voit clairement l’hypocrisie de la direction qui cautionne des pratiques dangereuses que ce soit pour le postier ou pour les piétons et qui d’un autre côté tente de réduire les accidents du travail dans un mépris total des postiers, afin d’optimiser toujours plus leur bénéfice.

Ces quelques phrases d’un patron cristallise la brutalité de l’entreprise qu’est devenu La Poste aujourd’hui, une entreprise qui exploite et méprise ses employés. Mais ça, beaucoup d’entre eux l’ont compris et ne comptent pas se laisser faire. Que se soit concernant les réorganisations du travail, qui n’arrangeront rien, et que nous expliquions ici avec les logiques de la méridienne et de la sacoche, qui sont les deux grosses problématiques contre lesquels des postiers de toute la France se battent, notamment à Bordeaux où une grève historique pour le secteur, de plus d’un mois, s’est déroulé récemment, ou dans le 92, où les postiers mènent aussi des batailles contre cette direction pour réintégrer un militant syndical a subit une répression allant jusqu’au licenciement et défendre leurs conditions de travail.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Affaire Business France : convoquée devant les juges, l’étau se resserre autour de Muriel Pénicaud

Le ministère du Travail a confirmé que la ministre Muriel Pénicaud devra se présenter devant les juges le 22 mai prochain. Elle devra répondre en tant que témoin assisté aux questions des juges concernant des soupçons de favoritisme de Business France, agence dont elle était alors directrice générale, et qui aurait favorisé l’entreprise Havas pour organiser un événement à Las Vegas, mettant au centre l’ancien ministre de l’économie, Emmanuel Macron. Mercredi 9 mai, le Canard Enchainé révèle des mails attestant d’un « rendez-vous secret » de Muriel Pénicaud avec Stéphane Fouks, vice-président d’Havas, entreprise qui appartient au groupe Bolloré…

Crédits photo : NurPhoto/Julien Mattia/NurPhoto

Le gouvernement avide de communication n’en n’a pas fait grand bruit. Comme l’a révélé le Canard Enchainé, une des figures phares de son gouvernement, l’auteur de la très contestée loi travail XXL, la ministre du travail Muriel Pénicaud devra se rendre chez les juges, le 22 mai prochain dans le cadre de l’enquête ouverte en juillet 2017 sur les soupçons de « favoritisme et recel de favoritisme » concernant l’agence Business France de promotion de l’économie française à l’étranger, dont elle a été directrice générale. La nouvelle a été confirmée depuis par le ministère du travail.

Le géant de la communication Havas, lié au groupe Bolloré, favorisé par Muriel Pénicaud ?

Dans cette affaire, il est question d’étudier les modalités d’attribution par Business France de l’organisation d’un événement, la « French Tech Night », qui s’est déroulée en janvier 2016 à Las Vegas et où l’ancien ministre de l’économie et actuel président Emmanuel Macron était à l’honneur. Contrairement à ce que prévoit la législation, Business France n’aurait pas fait d’appel d’offre concernant l’organisation de cette soirée et aurait attribué un contrat qui s’élèverait, selon le Canard Enchainé, à 381.759 euros, au géant de la communication, l’entreprise Havas.
Il ne faut pas oublier que l’entreprise de communication Havas appartient elle-même au groupe de Bolloré, géant industriel et propriétaire de plusieurs médias comme CNews, et Canal Plus, D17, Direct8, pour les chaines télévisuelles, de Direct Matin pour le papier, ainsi que de l’institut de sondage CSA. Havas est un des rouages de cette chaine de production d’influence dont dispose le groupe Bolloré. Un candidat, voire futur candidat à la présidentielle, ne saurait l’ignorer.

De nouveaux mails compromettants pour Muriel Pénicaud

A ce stade, la ministre du travail Muriel Pénicaud doit être auditionnée en tant que témoin assisté. Elle n’est pas soumise à la mise en examen qui pourrait lui valoir une démission du gouvernement. Cependant, la révélation de mails de la ministre, alors qu’elle était directrice générale de Business France, ajoute de nouveaux éléments au dossier : en effet, le Canard Enchainé, dévoile que parmi les emails saisis par les enquêteurs, certains attestent de contacts entre Muriel Pénicaud et Stéphane Fouks, vice-président d’Havas, avant la date d’attribution des marchés. « j’ai un rendez-vous secret avec Fouks. Cela ne doit pas figurer dans mon agenda et cela ne doit pas se savoir » a-t-elle envoyé à sa secrétaire le 4 juin 2015.

Voilà qui pourrait affaiblir la défense de Muriel Pénicaud qui jusque là reconnaissait un certains nombres de dysfonctionnements mais assurait ne pas être au courant des modalités financières de la soirée.

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Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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