SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

notes d'information cgt unilever

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Et puis quoi encore !...

La démonstration est faite. Chaque cadeau offert au patronat le pousse à en demander toujours plus.

41 milliards d’euros de cadeaux du pacte de responsabilité, 50 milliards d’économies pour les salariés, affaiblissement du droit des chômeurs, blocage du SMIC, report de la reconnaissance de la pénibilité, ne lui suffisent pas. Il en est même à vouloir supprimer deux jours fériés.

L’entreprise idéale du MEDEF et de la CGPME, c’est la suppression de la durée légale du travail, la fin du CDI, le recul de l’âge de la retraite, des salariés soumis à l’arbitraire patronal avec la fin des garanties pour tous et l’absence de voie de recours, la remise en cause du SMIC…

C’est un véritable recul social pour l’ensemble des salariés.

En passant à l’offensive, cela évite au MEDEF de rendre des comptes à l’entreprise, aux salariés et aux pouvoirs publics.

Le Président du MEDEF peine toujours à nous présenter les résultats sur les millions d’emplois créés en contre partie des 220 milliards d’aides annuelles aux entreprises.

A la veille de l’ouverture des négociations concernant le dialogue social, le patronat mène une charge lourde contre la hiérarchie des normes au travers de la remise en cause des 35 heures.

Dire que la négociation d’entreprise primerait sur la loi, c’est remettre en cause le principe des garanties sociales pour tous les salariés. Privilégier les accords d’entreprise par rapport à la loi, c’est le pot de fer contre le pot de terre. C’est la porte ouverte à la déréglementation sociale et au dumping social.

Les préconisations moyenâgeuses du MEDEF, c’est une aggravation assurée du mal travail et du manque d’efficacité des entreprises.

Inverser cette spirale demande aux salariés de réagir collectivement. Ils auront l’occasion de le faire avec la CGT le 16 octobre prochain pour défendre leur protection sociale.

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Sodexo vient de se voir décerner le prix « World Class Service & Quality » pour le déploiement d'un programme mondial d'évolution des services de Facilities Management, à l'occasion du sommet Unilever Partner to Win, qui s'est tenu récemment à Londres.

Ce sommet réunit plus de 330 représentants des fournisseurs stratégiques partenaires d'Unilever afin de consolider les relations existantes, favoriser une croissance mutuelle et durable et récompenser les fournisseurs qui ont contribué de façon particulièrement positive à l'activité d'Unilever.

Sodexo, leader des services de Qualité de Vie, collabore depuis janvier 2012 avec l'équipe Environnement de travail d'Unilever à la mise en oeuvre du programme de Transformation des services de Facilities Management, dans le cadre d'un partenariat stratégique, créateur de valeur pour les deux entreprises. Soexo étant le principal prestataire de Facilities Management d'Unilever, ce partenariat a permis d'améliorer considérablement la rentabilité et de générer des économies conséquentes, tout en plaçant le consommateur et l'excellence du service au premier plan des solutions déployées.

Dhaval Buch, Directeur des achats d'Unilever, a déclaré : « Je tiens à féliciter Sodexo pour l'obtention du prix World Class Service & Quality. Nous avons à coeur d'entretenir les excellentes relations que nous avons avec nos fournisseurs et de créer des opportunités de croissance qui nous sont mutuellement profitables. Le programme Partner to Win joue un rôle fondamental dans la mise en oeuvre de notre stratégie "Compass" pour une croissance durable, qui repose uniquement sur des partenariats ».

Sylvia Metayer, Directeur Général Grands comptes internationaux de Sodexo, a indiqué : « Ce prix vient récompenser le travail de longue haleine et l'engagement dont ont fait preuve les équipes de Sodexo comme d'Unilever dans cette évolution stratégique des prestations de services de Facilities Management. Sodexo, partenaire de longue date d'Unilever, est particulièrement fier de contribuer à la stratégie gagnante d'Unilever sur le marché, en créant de la valeur et en améliorant la Qualité de Vie des collaborateurs d'Unilever dans le monde ».

SODEXO

Chiffres-clés (au 31 août 2013)
18,4 milliards d'euros de CA consolidé
428 000 collaborateurs
18e employeur mondial
80 pays
33 300 sites
75 millions de consommateurs chaque jour
12,4 milliards d'euros de capitalisation boursière (au 8 juillet 2014)

Il y a de quoi augmenter les salaires...

SODEXO "champion" pour exploiter ses salariés.

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Mon salaire, c'est aussi ma protection sociale !

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IIl faut développer la France, pas la détruire !" Paul Polman, le directeur général d'Unilever, le géant néerlandais des produits de consommation courante, n'y va pas par quatre chemins pour dire ce qu'il attend des dirigeants français.

Dans un entretien publié ce matin par 'Les Echos', il souligne que "depuis des années, la France devient de moins en moins compétitive dans une région, l'Europe, de moins en moins compétitive. La productivité recule, les taxes augmentent. Il faut développer la France, pas la détruire"... Pour autant, il estime que "la France a plein d'atouts", notamment "sa taille de deuxième économie européenne, son énergie, l'importance de son agriculture, le tourisme..."

"On ne peut pas indéfiniment vivre au-dessus de ses moyens"

Le patron d'Unilever salue aussi l'arrivée d'Emmanuel Macron au ministère de l'Economie, qui "doit être accueillie comme une bonne nouvelle. Il faut maintenant que le gouvernement fasse ce qu'il a dit, qu'il mette en oeuvre des réformes..." poursuit Paul Polman.

"On peut repousser les problèmes, mais on ne peut pas indéfiniment vivre au-dessus de ses moyens. Ou sinon les générations futures paieront pour nos erreurs et nous devrons nous en expliquer avec nos enfants", conclut-il.

Unilever, qui exploite notamment les marques Rexona, Omo, Maille et Carte d'Or, employait 2.650 salariés en France à la fin 2013, et a dégagé l'an dernier un chiffre d'affaires de 2,7 milliards d'euros dans l'hexagone.

CGT : c'est du foutage de gueule.

Depuis plus de vingt ans, la France diminue les charges des entreprises. DEPUIS 1990, LES ALLÈGEMENTS SE MULTIPLIENT !
La question des cotisations sociales des entreprises, généralement appelées "charges sociales", est en effet tout sauf nouvelle !

Dès le début des années 1990, estimant que le coût du travail au niveau du smic est trop élevé et explique en partie l'incessante hausse du chômage, notamment dans l'industrie, gouvernements et économistes sont unanimes : il faut réduire les charges sur les bas salaires afin d'inciter les employeurs à embaucher.

SUPPRESSION DE TAXE PROFESSIONNELLE ET AIDES DIVERSES, malgré ces allègements, la compétitivité française, et la part de la fiscalité dans cette dernière, ne cesse d'être remise en question, notamment par les représentants patronaux.

La CGT rappelle qu'Unilever HPC I a perçu un crédit d'impôt en 2014 (CICE) de 422702€ et sera encore plus important en 2015 !

Salaire Paul Polman en 2012, 1.169.000€, indemnités 308.000€, Avantages 332.000€, Bonus 2.406.000€, Retraites 134.000€ et Actions attribuées 3.290.000€, un total de 7.639.000€ !!!!

"Dans ces conditions là, il est très facile de vivre au dessus de ses moyens"

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C’est quoi un syndicat ?

  Un syndicat est un regroupement, statutaire, de salariés actifs, retraités ou privé d’emploi qui ont décidé de s’organiser collectivement.

A quoi ça sert ?

  Certains diront « à être défendus », d’autres « à se défendre tous ensemble » d’autres enfin « à conquérir de nouveaux droits ». En fait le syndicat c’est tout cela à la fois.

  C’est être défendu individuellement face à un patron, un directeur ou un cadre, pour lever une sanction, en cas de harcèlement et plus simplement faire respecter ses droits.

  C’est se défendre collectivement, dans l’entreprise, l’hôpital, le service, mais aussi à l’échelle d’une branche professionnelle, ou interprofessionnelle pour défendre ensemble nos acquis, faire aboutir nos revendication en terme de salaire, d’emplois, d’amélioration des conditions de travail, de retraite et pensions, de droits et liberté…

  Le syndicat ça sert à s’organiser pour se défendre, conquérir de nouveaux droits, cela permet de s’unir et d’agir collectivement et solidairement pour être plus efficace face au patron, au directeur, aux pouvoirs publics.

 

Pour d’autres, on est loin de cette définition et ont une approche très différentes…

Ceci pour vous faire part et avec l’aval de la personne licencié, de l’attitude d’un élu FO sur un salarié SODEXO. On se demande si cette personne est « l’élu des salariés » ou alors « l’élu de la direction » !

Comment peut-on agir de cette sorte !

Rappelons tout d’abord, Unilever est le premier responsable de cette situation. Les marges de négociation pour les sous-traitants s'amenuisent, alors que la pression d'Unilever pour obtenir des prix toujours plus bas s'accentuent. Ce mode de fonctionnement porte préjudice aux salariés, ils sont la partie variable. Leurs conditions de travail se dégradent, pour toujours plus de profits,  toujours au détriment des salariés et peu importe les conséquences !

 Unilever fait pression sur les sous-traitants, les sociétés de nettoyage sont les premières à en faire les frais.

Avec des horaires atypiques, avec un taux horaire proche du SMIC et plusieurs changements de sociétés sur les 10 dernières années, les salariés sont sous pression en permanence.

Ne nous trompons pas de cible, se sont toujours les mêmes qui nous mettent dans des conditions précaires, ceux (les donneurs d'ordres) qui prennent les décisions au nom de la Compétitivité, soyons plus intelligent que ceux qui font tout pour nous diviser et attention aux marchés de dupes de certains se disant proches des salariés se revêtant d'un syndicalisme de défense alors qu'ils sont en totale complaisance avec la direction !

Une réalité à ne pas oubliée.

Voici ci-dessous le mail envoyé par un élu FO à sa hiérarchie. Sodexo en a profité pour le licencié ; ce mail n’est pas en parti responsable de son licenciement mais il y contribue. (inscrit dans sa lettre de licenciement)

Tout à fait contraire à l’éthique et Syndicalement parlant c’est intolérable venant d’un élu, le salarié élu est là pour défendre les salariés et non pour l’entasser.  Aurait-il un arrangement avec la direction ?

Tout à fait contraire à l’éthique et Syndicalement parlant c’est intolérable venant d’un élu, le salarié élu est là pour défendre les salariés et non pour l’entasser. Aurait-il un arrangement avec la direction ?

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Il aura fallu cinq heures de grève pour que Continental donne l’ordre son sous-traitant sur le site de Sarreguemines, Crealog-Manuas, de céder à 100 % aux revendications des ouvriers grévistes.

Chez Crealog, le patron voulait licencier le secrétaire du Comité d’Entreprise, CGT, trop combattif à son goût. Celui-ci avait déjà fait condamner trois fois la direction pour violation de la loi, et contestait la politque de l’entreprise. Il était un danger pour les opérations douteuses de transfert d’activité que Continental envisageait avec son sous-traitant. Du coup, il avait été mis à pied, en attente de licenciement depuis le 13 août.

Excédés, sans attendre la décision de l’inspection du travail, les ouvriers ont décidé de se mettre en grève à 100%, la quasi totalité des 72 embauchés ( en plus de la cinquantaine d’intérimaires) étaient présents ce mercredi 10 septembre depuis 6 heures.

La réception et l’expédition des pneus de Continental étaient bloqués, et en moins de quatre heures, en déjouant toues les manœuvres, les ouvriers obtenaient l’annulation de la procédure et le paiement des jours de grève.

Chez Manuas, les 23 salariés qui eux font les poudres pour le caoutchouc des pneus de Continental, avec le même patron, ont décidé, avec leur syndicat, de se mettre en grève en même temps que leurs camarades de Crealog.

D’abord en solidarité contre le licenciement et aussi pour une augmentation salaire et des mesures de sécurité. L’usine de Sarreguemines étant paralysé incessamment, à peine réglé le licenciement chez Crealog, le directeur de Continental est venu donner l’ordre au patron de Crealog-Manuas de céder.

Les ouvriers obtenaient 100 euros d’augmentation et des mesures de protection demandées.

Qui dira que les travailleurs, quand ils entrent vraiment en lutte, en prenant directement leurs affaires en main, n’ont pas la force d’imposer leurs revendications ?"

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Lorsque le patronat parle de "Compétitivité", il faut, en fait, comprendre "Rentabilité".

Une première cet été, la direction a sollicité des stagiaires ouvriers pour les mettre en bout de ligne (approvisionneur) en 3X8 avec une gratification d’à peine 800€, pour exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent !!!

En plus des intérimaires, des sous-traitants et maintenant « une main d’œuvre pas chère » les « stagiaires ouvriers » !

Ceci est Inadmissible

CICE : Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi

 

C'est un crédit dont bénéficie l'ensemble des entreprises, quels que soient leur forme juridique, leur secteur d'activité ou le régime d'imposition de leurs résultats.

 Pour tous salaires bruts versés en 2013 qui ne dépassent pas 2,5 fois le Smic (1430,22 x 2,5 = 3575,55 euros), chaque patron percevra en 2014 une "ristourne" égale à 4% des sommes versées en salaires et charges. En 2015, cette "ristourne" augmentera à hauteur de 6% pour les salaires versés en 2014. Ce qui veut dire que les patrons empocheront ainsi 13 milliards d'euros en 2014 et 20 milliards en 2015, au seul titre du CICE, alors que les aides publiques cumulées versées aux entreprises sont de l'ordre de 110 milliards d'euros par an... sans résultats en termes d'emplois et de productions supplémentaires.

Unilever brasse des milliards d’€ de bénéfices chaque année, des dividendes de plus en plus monstrueuses qui sont remontées aux actionnaires, voici la somme qui ne rentrera pas dans les caisses de l’assurance maladie et retraite :

 

Pour Unilever HPC I (les 2 usines Le meux et Saint vulbas), le crédit d’impôt est de 422702 € et plus précisément 273892 € pour Le meux !

Et pour les créateurs de richesse que nous sommes, notre quotidien c'est :

* le manque de reconnaissance, un manque de motivation, le coût de la vie qui augmente bien plus vite que notre salaire (0,8% d'AG cette année), précarité (140 intérimaires) et surtout

De grands écarts de salaire entre les salariés pour le même poste…

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Tous les mois, les records du nombre de demandeurs d’emplois sont battus, et tous les jours de nombreuses petites et moyennes entreprises ferment, et de nombreux grands groupes réduisent leurs effectifs, avec ou sans fermeture de site, avec ou sans plan dit « de sauvegarde de l’emploi ».

Il parait que si le chômage ne cesse de progresser, c’est la faute à la Non Compétitivité des entreprises françaises. Et pourtant, lorsque l’on regarde les comptes des grandes sociétés, on s’aperçoit de l’effet inverse.

Plus les entreprises gagnent de l’argent, plus les effectifs diminuent, et plus les inégalités se creusent. Malgré sa relative 23ème place mondiale en terme de compétitivité, la France est la 6ème puissance économique mondiale, le pays d’Europe où il y a le plus de millionnaires en dollars ( 2.000.000 ), et c’est aussi le pays où les inégalités salariales sont les plus grandes entre les PDG et les ouvriers.

Par contre, la France est aussi le pays d’Europe ayant la meilleure productivité par salarié.

MAIS AU FAIT, CEST QUOI LA COMPÉTITIVITÉ ?

Plusieurs définitions existent, mais toutes sont d’accord pour dire que c’est la capacité d’une entreprise, d’un secteur économique, ou d’un territoire, à vendre des biens ou des services marchands, sur un marché, national ou international en situation de concurrence.

Le patronat, et le gouvernement relayés à longueur de journée par les médias, tentent de nous faire croire que la seule solution pour qu’une entreprise puisse vivre et créer de l’emploi, c’est qu’elle soit compétitive. Il faut bien que nous comprenions que si l’entreprise n’est pas compétitive, elle n’existe plus.

On peut donc en déduire que la grande majorité des grandes entreprises actuelles, sont compétitives, puisqu’ elles existent.

Lorsque le patronat parle de « Compétitivité », il faut, en fait, comprendre Rentabilité.

Même si certaines entreprises jouent le jeu, et affectent la majeure partie des aides publiques et de leurs résultats à la Recherche et Développement, à la formation des salariés, ou aux investissements productifs, afin de prendre des nouveaux marchés et créer de l’emploi, il faut bien que nous ayons à l’esprit que ce ne sont pas les objectifs prioritaires du patronat quand il parle de « Compétitivité »

Le principal objectif du patronat est d’abaisser par tous les moyens, ce qu’il appelle le coût du travail, afin d’augmenter la rentabilité de ses entreprises au seul profit des actionnaires et des classes dirigeantes.

 

Ces grandes entreprises, faisant le plus souvent partie de grands groupes, de part les pressions qu’elles exercent à tous niveaux afin de baisser les coûts de production et de distribution, sont responsables de la casse industrielle et sociale que nous subissons depuis plusieurs décennies.

 

RAPPEL : « Le coût du travail, ça n’existe pas ! »

L’expression « coût du travail » est une invention attribuée aux économistes et comptables libéraux.

Elle constitue ce qu’on appel un « oxymore », qui est une phrase réunissant deux termes contradictoires, comme par exemple « un bruit silencieux » ou une « généreuse avarice ».

Car le travail ne peut pas être un « coût », puisqu’il est à la source de toute création de richesses dans l’entreprise.

Le travail crée une valeur supérieure à la sienne, qui est détournée, ponctionnée par le capital sous forme de profits.

En réalité, le « coût du travail », c’est le salaire socialisé, que les patrons veulent diminuer au maximum pour augmenter les profits.

 

Elles organisent une « compétition entre salariés », afin de réduire au maximum le prix de revient des produits vendus, en remettant en cause les acquis sociaux obtenus grâce aux luttes. Les 35 heures acquises en 2000, et remises en cause dans de nombreuses entreprises en sont un bon exemple, sans parler de la fraude et de l’évasion fiscale (40 à 50 milliards par an pour la France, et plus de 1000 milliards d’€uros pour l’Union Européenne) qui leurs permettent d’échapper à de nombreux impôts sur les sociétés.

Bien sûr à cela, viennent s’ajouter depuis 1995 toutes les exonérations de cotisations sur les bas salaires. Afin d’être encore plus compétitives, l’Etat accorde aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité 30 milliards par an jusqu’en 2017 (20 milliards au titre du CICE et 10 milliards d’exonérations supplémentaires).

Tous ces cadeaux fiscaux ont des répercussions désastreuses sur les recettes de l’Etat et des collectivités, et par voie de conséquence sur la qualité des services publics (Santé, enseignement, transport, énergie……).

 

D’autre part, il faudra bien que d’une façon ou d’une autre, quelqu’un paie ce manque à gagner pour l’Etat. Et nul doute qu’une nouvelle fois ce seront les contribuables qui seront mis à contribution.

Il est évident que devant ce triste constat nous avons l’obligation de construire avec l’ensemble des salariés et des citoyens, un rapport de forces permettant d’inverser ces choix financiers toujours faits au détriment de peuples.

Soyons à l'offensive et revendiquons le maintien des acquis, de nouveaux droits pour les salariés et dès à présent construisons notre avenir et celui de nos enfants. D’autres choix sont possibles, à nous de les imposer.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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« Dialogue social », « pacte de responsabilité »

LOIN DES SALARIÉS, LEUR AVENIR EST ENGAGÉ

En ce retour de congés qui a permis de « souffler un peu », la réalité du quotidien reprend pied avec ses difficultés et il faut le dire, pas assez de fenêtres ouvertes sur un avenir meilleur.

TANT QUE LES TRAVAILLEURS NE PRENDRONT PAS COLLECTIVEMENT, LEUR AVENIR EN MAINS, PATRONAT ET GOUVERNEMENT FERONT LEURS COUPS BAS !

* La CGT ne se résigne pas à cette situation.

* La CGT agit dans la transparence avec et pour les travailleurs, leurs intérêts.

D’autres se considèrent en mission, utilisent leurs mandats pour discuter de l’avenir des salariés sans les informer, voire les désinformer après avoir signé des accords dans leur dos. Des pratiques indignes d’un syndicalisme démocratique !

Avec le gouvernement, ils « pactisent », de concert avec le patronat, saignant les ressources financières de notre Sécurité sociale, réduisant nos droits tout en augmentant nos impôts et cotisations, nos salaires donc, tout cela au nom de la « compétitivité » des entreprises. Alors que les employeurs, dans leur Monopoly financier, n’ont que faire de nos emplois, de nos industries dans les territoires.

Les patrons de la chimie vont ainsi bénéficier de 300 millions d’euros, chaque année, qui seront pris sur les ressources de la Sécurité sociale et des impôts dus à l’Etat.

ET DANS TOUS LES SECTEURS PROFESSIONNELS, CE SERA DU MÊME TONNEAU.

Les travailleurs, leurs familles payeront un lourd tribut dont les seuls bénéficiaires sont les employeurs qui ne cessent de restructurer et licencier dans nos industries.

En cette rentrée sociale, la CGT construit la mobilisation et l’action en appelant les salariés à en être acteurs pour changer leur vie, leur avenir que d’autres refont dans les salons dorés, sans vous consulter.

La CGT est plus exigeante parce que la démocratie syndicale et sociale implique l’engagement collectif des salariés. Chaque syndiqué doit, au regard de la situation, s’impliquer, s’engager auprès des salariés pour réussir les nécessaires et urgentes mobilisations : salaires, emplois, conditions de travail, Sécurité sociale.

ENGAGEONS PARTOUT LE DEBAT

SUR L’ACTION COLLECTIVE,

SUR NOS REVENDICATIONS

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Si Matignon a pris soin de démentir le tout nouveau ministre de l’Economie en assurant qu’il ne toucherait pas aux 35 heures, il a néanmoins indiqué qu’on ouvrirait des négociations par branche pour déroger à la durée légale du travail. Sous la pression du Medef, depuis le gouvernement Fillon de nombreuses dérogations aux 35 heures ont été imposées. Ce qui est en jeu pour le patronat en supprimant une fois pour toutes la référence aux 35h, c’est d’obtenir la suppression des obligations de majoration pour les heures supplémentaires.
A noter que ce 4 septembre, la CGT est auditionnée par une commission d’enquête parlementaire à l’Assemblée nationale sur "l’impact de la réduction progressive du temps de travail".

Arguments

Beaucoup de choses ont été dites, surtout, beaucoup de bêtises, à propos de la loi Aubry sur les 35 heures. Accusée à tort et sans preuves de nuire à la compétitivité des entreprises, elle n’a cessé depuis son adoption de faire l’objet d’attaques et de remises en cause. Pourtant, régulièrement, des enquêtes d’opinion montrent l’attachement des salariés à la réduction du temps de travail.

Voici 5 bonnes raisons de défendre la réduction du temps de travail. Celles ci sont étayées par des études et des chiffres officiels. Cet argumentaire est également en ligne sur le site de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT.

1-  En France, la durée moyenne hebdomadaire pour l’ensemble du salariat à temps complet est de 39,5 heures

C’est ce que relève la dernière enquête sur le temps de travail de la DARES.Elle est donc supérieure à la durée légale hebdomadaire de 35 h (ou 1 600 h par an).

Entre 2003 et 2011, elle a augmenté pour toutes les catégories socioprofessionnelles :
- ouvriers (+2,3%)
- employés (+2,2%) ;
- profession intermédiaire (+4,3%) ;
- cadres (+5,8%).

Pour les cadres, l’horaire hebdomadaire est passé de 42,6 h en 2003 à 44,1 h en 2011.

Et l’horaire annuel passe pour les cadres de 1765 h (2003) à 1867 h (2011). Cette augmentation du temps de travail s’explique notamment par l’extension du forfait jour à l’ensemble des salariés introduite par les gouvernements Fillon. Ainsi, entre 2003 et 2011, le nombre de salariés en forfait jours est passé de 5 à 12,5%. Pour les seuls salariés en forfait jours l’horaire annuel est de 1 939 heures ! A noter que ces chiffres tiennent compte des jours RTT supplémentaires accordés aux cadres en forfait jours.

Le travail de nuit augmente également

3,5 millions de personnes, dont plus d’un million de femmes, travaillent régulièrement la nuit, selon la Dares, soit un million de plus qu’il y a 20 ans. Parmi les salariés amenés à travailler de nuit, il ne s’agit plus d’une modalité occasionnelle mais d’une organisation du travail régulière (la proportion de travailleurs nocturnes « habituels » a doublé en 20 ans).

Le travail s’intensifie

L’intensification du travail générée notamment par les changements organisationnels incessants et un rythme de travail de plus en plus contraint est une réalité partagée par de plus en plus de salariés.

Ainsi, selon la DARES, la part des salariés dont le rythme de travail est imposé par un contrôle ou un suivi informatique est passée de 25% en 2005 à 35% en 2013. Cette hausse est plus sensible pour les cadres (+12 points) et les professions intermédiaires (+13 points).

L’enjeu aujourd’hui est donc d’obtenir une effectivité de la réduction du temps de travail (en particulier pour les ingénieurs, cadres et techniciens).

 

2-  En faisant sauter la durée légale du temps de travail, on baisse les salaires

Aujourd’hui, les employeurs disposent des souplesses nécessaires pour augmenter le temps de travail des salariés au-dessus de 35h, dans la limite de 48h par semaine ou de 44h sur une durée consécutive de 12 semaines.

Ces limites disparaissent même pour les salariés en forfait jours. Par contre, dès lors que l’on dépasse les 35h, les heures supplémentaires doivent être majorées.

En supprimant la référence aux 35h, le patronat veut obtenir la suppression des obligations de majoration pour les heures supplémentaires.

 

3-  La baisse du temps de travail s’est accompagnée d’une hausse de la productivité

Selon l’INSEE, les 35h sont à l’origine de gains de productivité de 4 à 5% pour les entreprises.

Suite aux 35h, en 2004, la France se place au 2ème rang mondial pour la productivité horaire du travail (devant les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon, le royaume Uni, l’Italie,…) et à 20% au-dessus de la moyenne Européenne.

 

4-  La baisse du temps de travail est un levier de création d’emploi

Entre 1998 et 2002, la mise en place des 35 heures a permis la création d’environ 350 000 emplois supplémentaires, selon une étude de la DARES publiée en 2007. Auxquels il faut ajouter près de 50 000 emplois indirects dans les secteurs du sport, des loisirs, et du tourisme.

« Les 35h n’ont pas eu d’impact négatif sur les coûts salariaux. Les coûts salariaux unitaires (masse salariale sur valeur ajoutée) ont baissé de 10% entre 1996 et 2002, liés aux allègements de charges et aux gains de productivité », soulignait ainsi Martine Aubry en 2004.

En ramenant la durée effective moyenne hebdomadaire du travail de 39,5 h (durée moyenne actuelle) à 35 h cela libèrerait l’équivalent de 2,7 millions d’emplois.

 

5-  Si le patronat souhait faire travailler plus les salariés, qu’il s’attaque aux temps partiels…

Le gouvernement et le patronat feraient mieux de s’attaquer aux temps partiels qui explosent et concernent maintenant 18% des salarié-e-s (dont 80% de femmes !).

Les temps partiels sont aujourd’hui le 1er facteur d’inégalité salariale entre les femmes et les hommes.

Pourtant, les emplois à temps partiels bénéficient à plein des exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires.

Les emplois à temps partiels sont donc subventionnés par les pouvoirs publics.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Si au lieu de s'extasier sur un dixième de pourcent de croissance sur un trimestre ou dix points de hausse de l'indice boursier parisien du CAC 40, on voulait bien regarder et mettre en rapport des indicateurs plus fondamentaux de la situation et des perspectives permises par cet état des choses, on aurait sans doute une vision moins changeante sur le présent et l'avenir.Car les dégâts de la crise ne se mesurent pas seulement ou pas principalement à l'aune du PIB. Les résultats d'enquêtes récentes sur les destructions de capacités industrielles et sur le chômage des jeunes en Europe ou sur les programmes d'investissements réalisés et projetés par les grandes firmes mondiales jettent une lumière crue sur ce qu'hier et aujourd'hui laissent présager pour demain.

Écrémage industriel et exode des cerveaux

La destruction des capacités industrielles, engagées par la mondialisation et son cortège de délocalisations, a reçu un coup de fouet depuis l'ouverture de la crise de 2008-2009. Les chiffres qui figurent dans le graphique ci-dessous sont un croisement des destructions de capacités proprement dites (fermetures de sites) et de la sous-utilisation des capacités existantes. Autrement dit, ce pourcentage mesure l'amputation globale des ressources industrielles des pays européens. Il n'est donc pas surprenant d'y trouver la Suède avec son ‑18%, lequel est principalement dû à son faible taux actuel d'utilisation de ses capacités.

Mais on voit clairement de quelle ampleur a été le choc pour l'Europe du Sud, avec des régressions supérieures à 20%. Si l'ensemble de la zone euro s'en tire avec -8% « seulement », c'est que cette moyenne est tirée vers le haut par l'Allemagne (-4%), la France (-11%) et le Royaume-Uni (-11% également). Mais cela signifie globalement que l'industrie y a été amputée globalement de près d'un dixième de ses ressources productives – ce qui n'est pas rien.

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Les effets de cette purge industrielle en Europe, particulièrement sévère dans le Sud, vont bien au-delà de la sphère de l'industrie proprement dite. En amont, l'industrie dépend en partie pour ses productions de la fourniture de services divers et, en aval, elle induit toute une gamme d'activités de services qui complémentent ses produits ; à tel point qu'on parle aujourd'hui d'activités intégrées d'une « industrie servicielle ».

En matière d'emplois, cela se traduit non seulement sur les postes d'ouvriers, mais aussi pour toutes ces raisons sur les débouchés des formations techniques qualifiées, des techniciens aux ingénieurs – lesquelles se voient moins demandées voire menacées dans leur pérennité pour certaines.

Sans surprise cela se retrouve dans la situation de l'emploi pour les jeunes. Le chômage des moins de 25 ans frise ou dépasse la moitié de la population concernée en Europe du Sud. En moyenne pour la zone euro, il s'établit à 24% sous l'effet combiné de ce désastre au Sud et d'une situation plus favorable au Nord, la France avoisinant la moyenne déjà élevée.

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Il y a aujourd'hui un véritable exode des cerveaux des jeunes diplômés grecs, espagnols, italiens et portugais qui vont chercher du travail en Australie, aux États-Unis, en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Grande-Bretagne. Les jeunes moins qualifiés n'ont pas cette possibilité.

Cette situation est préoccupante pour l'avenir, par la pénurie de ressources qualifiées qu'elle ne peut manquer d'engendrer, mais aussi par la perte de potentiel d'innovation qu'elle dessine. Le moindre des paradoxes n'est pas que parallèlement à cet état de fait résultant de la crise, il y a aussi dans certains pays d'Europe comme la France, une pénurie de techniciens, d'ingénieurs, de personnel soignant et de médecins en raison de la sous-valorisation de ces emplois ou des conditions de travail qui prévalent dans certaines branches. À l'encontre des sorciers qui brandissent à tout crin la menace des flots d'immigrés (alors que cette population est globalement stable en nombre), la vérité est qu'il en manque vraiment pour ces postes qualifiés et que leur recrutement est nécessaire, avec des conditions de statut et de salaire correctes.

Longue panne d'investissement

Ces effets délétères de la crise pourraient-ils s'inverser avec une reprise économique ? D'abord cette reprise n'est pas en vue. L'avenir prévisible est plutôt celui d'une stagnation, au moins en Europe, ou au mieux d'une croissance si faible qu'elle ne contrecarrera pas ces effets déjà bien là.

Pour en juger plutôt que faire valser des prévisions, souvent démenties ou révisées, il faut regarder attentivement ce qui se passe du côté des investissements réalisés et prévus. Ils avaient déjà considérablement ralenti dans les trente dernières années. Ils sont maintenant en panne et durablement.

L'agence de notation Standard & Poor's fait aussi des études économiques. La dernière résulte d'une enquête auprès des 2000 plus grosses entreprises mondiales, donc un échantillon très représentatif des principaux acteurs économiques. Les chiffres fournis n'augurent guère d'un avenir radieux.

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La plongée des dépenses en capital (Capex), c'est-à-dire des investissements, est nette depuis la crise. L'embellie toute provisoire de 2011 et du début 2012 a laissé place à une diminution constante des programmes – et cela devrait durer jusqu'en fin 2016 au moins. Les grandes firmes n'envisagent nullement un retournement de la situation et préfèrent optimiser leurs marges pour engranger des profits plutôt que d'en consacrer une partie à préparer l'avenir.

Parallèlement à cette plongée des investissements, leur trésorerie témoigne bien de cette posture. Selon l'étude de Standard & Poor's, ces mêmes 2000 firmes se retrouvent ensemble avec une trésorerie (cash) de 4500 milliards de dollars (environ 3300 Md€), doublée par rapport à 2003 !

Il y a des chiffres qui parlent haut et fort.

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