SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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30% de la population n’a pas les moyens de se chauffer normalement

Avec le retour du froid, le chauffage vient s’ajouter à la liste des dépenses des foyers. 30 % de la population serait contrainte de devoir restreindre leur consommation de chauffage. Pendant ce temps, Engie et EDF ont fait chacun plus d'un milliard de bénéfice net.

Que ce soit au gaz ou à l’électricité, le chauffage représente une dépense considérable pour les ménages. C’est ce que montrent les chiffres annoncés par le médiateur national de l’énergie, qui révèlent que 15 % des interrogés ont souffert du froid dans leur logement durant l’hiver 2017. Menée sur un échantillon représentatif de 1051 foyers, l’étude montre en effet que 30 % des sondés ont du restreindre leur consommation de chauffage, faute de moyens.

Toujours selon le médiateur, 9 % des foyers ont eu du mal à payer leurs factures d’énergies. Rien de surprenant avec le prix en constante augmentation des énergies fossiles. Le fioul et le gaz naturel entre autres, voient leur prix crever le plafond.

Les causes d’une telle hausse sont notamment la taxation de ces énergies par l’Etat et de mais aussi l’augmentation des tarifs de la part des entreprises distributrices, ainsi qu’une hausse internationale du prix du baril de pétrole qui se répercute sur les consommateurs. En effet, depuis la privatisation partielle d’EDF/GDF et sa mise en concurrence qu’elle entretient elle-même notamment avec Engie et EDF, les deux entreprises vendent toutes les deux de l’électricité et du gaz. Engie a réalisé un bénéfice net de 1,4 milliard d’euros en 2017, EDF de 1,7 milliard en 2017.

Le gouvernement explique l’augmentation du prix du gaz comme un geste de solidarité. En effet, l’Etat augmente la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN) qui est comprise dans le prix de vente du gaz pour financer les chèques énergie. Cette taxe est en hausse de 44 %, voté par le Parlement en 2017, elle va augmenter pendant les cinq prochaines années, pour atteindre 172 % d’augmentation cumulée en 2022. Les chèques énergie sont sensés permettre aux 4 millions de foyers les plus pauvres de payer leurs factures. Il s’élève à 150 euros mais étant donné que le prix du gaz augmente également pour eux le chèque n’amortit rien du tout.

De fait ce sont encore les plus pauvres qui vont souffrir de l’augmentation des prix et devront encore économiser encore plus de chauffage cet hiver alors que les actionnaires d’Engie et EDF, et les entreprises pétrolières derrière, vont continuer à faire des bénéfices monstres.

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Le gouvernement avance vers la fin du statut de fonctionnaire

Si le remaniement du gouvernement a mis un certains temps, celui-ci compte bien ne plus perdre de temps dans ses réformes. Individualisation des salaires, recours généralisé aux contractuels, incitations au départ, passerelle entre le privé et le public, autant de mesures pour avancer dans la réforme clé pour Macron qu'est la réforme de l'Etat, avec en ligne de mire la suppression de 50.000 postes d'ici 2022.

Le gouvernement, suivant le rapport du Comité d’Action Publique 2022 (CAP2022), veut supprimer 50.000 postes de fonctionnaires d’ici 2022. Si dimanche dernier, Darmanin a expliqué vouloir la généralisation des embauches sous contrat dans la fonction publique, le secrétaire d’Etat à la fonction publique, Olivier Dussopt, a évité d’employer ce terme qui a provoqué une levée de boucliers des syndicats, qui ont réagi à l’unisson en dénonçant une attaque contre le statut de fonctionnaire.

Comme l’explique Les Echos, Olivier Dussopt, il n’était pas question de revenir sur l’article 3 du statut qui prévoit que les emplois permanents doivent être occupés par des fonctionnaires. Pourtant, ce dernier confirme que « l’enjeu est de faciliter le recours au contrat sur les emplois permanents de la fonction publique, quel que soit le niveau de l’emploi considéré ». Le but, donc, est bien de s’attaquer directement à l’article 3.

Olivier Dussopt a développé certains points de l’attaque sans précédent du gouvernement. Il souhaite mettre en place un« bonus annuel permettant de valoriser leur engagement professionnel » avec une part individuelle et une part collective, le tout articulé autour de la réforme des retraites. Voilà de quoi privilégier une concurrence toujours plus accrue.

Il a également développé le « dispositif passerelle ». Pendant un an, un fonctionnaire qui part travailler dans le secteur privé aura le même salaire que dans l’administration publique et ce sera elle qui va gérer sa rémunération. Après cette année passée dans le privé, l’agent pourra retourner dans la fonction publique. Ce n’est pas sûr qu’il occupe son ancien poste puisque la réforme vise également à donner la « priorité locale d’affectation dans une autre administration ». De plus, entre temps, l’administration aura eu le temps d’être déstructurée par la réforme et l’agent se retrouvera submergé par les tâches parce que le poste visé aura sans doute été supprimé et ses missions auront changé.

En effet, le gouvernement est clair « pour économiser des postes, nous allons supprimer des missions. Sinon, on renforce le travail des fonctionnaires qui restent ». Le but étant de transférer ces missions dans le secteur privé, comme les impôts. Le gouvernement souhaite en effet permettre de payer en espèces, et ce directement à La Poste ou dans les bureaux de tabac.

On se rappelle au printemps dernier, Olivier Dussopt déclarait : « Je le répète, nous ne remettrons pas en cause le statut des fonctionnaires », quelques mois plus tard, le statut est attaqué de plein fouet. Il ne faut pas avoir la tête dans le sable, cela fait plusieurs années que les gouvernements successifs s’attaquent aux statuts des fonctionnaires. Les Echos rappellent qu’« à l’heure actuelle, les contractuels représentent un emploi sur cinq dans la fonction publique (soit 1,28 million de personnes) ». Ici, le gouvernement veut s’attaquer frontalement au problème et en finir une bonne fois pour toute avec le statut, comme ce fut le cas avec les cheminots. La logique est en effet la même : Guillaume Pépy avait eu beau maintenir que le statut ne serait pas menacé, ce dernier est revenu sur ses propos récemment et a annoncé des réformes pour aller dans le sens d’attaques d’ampleur contre le statut. On sait donc à quoi s’attendre avec le statut de fonctionnaire.

Crédits dessin : Charb

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Les salariés d’Ascoval ne sont pas sortis d’affaire

Le Ministre de l'économie et des finances Bruno Le Maire se veut « rassurant » sur l'avenir d'une des dernières sidérurgies de France sans aucune garantie de maintient des emplois, tordant la main aux salariés pour qu'ils reprennent le travail.

Alors que la pression se renforce sur le gouvernement pour trouver une solution à la liquidation de l’entreprise Ascoval et des emplois de ses 281 travailleurs, Bruno Le Maire a cherché à se relocaliser mercredi. Celui-ci a annoncé que la reprise par Altifort était un projet « solide », se laissant jusqu’à début décembre pour trouver une solution viable avec cellui-ci.

Or à y regarder de plus près, la soi-disant avancée est des plus précaires. Selon l’État, pour reprendre l’entreprise il faudrait 180 millions d’euros, ce qui est très loin d’être atteint par la proposition d’Altifor (30 millions maximum), l’ « aide » de l’État, des collectivités locales et les stocks de l’entreprise évalués à 15 millions d’euros. Si l’on compte donc sur une reprise, il reste plus de 50 millions d’euros à trouver, ce qui est très loin d’être fait. Pourtant, le ministre est très clair : "L’une des conditions pour que cette reprise puisse fonctionner, c’est que les salariés reprennent le plus vite le travail". Un chantage des plus abject : lâchez vos armes, restez dociles tout se passera bien. Une exigence d’autant plus sournoise que c’est cette grève et le blocage de la production qui avait placé les projecteurs sur les salariés et mis la pression sur les actionnaires et le gouvernement.

Si le délais accordé par l’État pour trouver des investisseurs peut paraître court, c’est pourtant ce qui permettrait à Macron de faire ses déplacements clientélistes dans les 11 départements de l’hexagone avant la potentielle annonce d’une non-reprise. Le chef d’État souhaite gagner un temps précieux, sachant pertinemment que le devenir d’Ascoval va marquer l’image de son gouvernement sur l’épineuse question industrielle. Et ce d’autant plus qu’il doit faire un déplacement la semaine prochaine dans le Nord pour commémorer la fin de la 1ère Guerre mondiale et faire un discours sur l’industrie.

Mais la réalité que le gouvernement cherche surtout à faire oublier aux salariés de l’usine, c’est que pour le maintient des emplois et une solution viable, ils ne pourront compter que sur eux-mêmes et sur la solidarité d’autres secteurs actuellement en lutte, comme c’est le cas des Ford de Blanquefort. Ce gouvernement qui prétend vouloir sauver les emplois est le même qui a considérablement facilité les plans de licenciements avec ses ordonnances de septembre 2017, et qui prévoit une réforme des retraites qui aggravera grandement les chiffres du chômage, contraignant les travailleurs à rester plus longtemps en postes.

Photo : Le Parisien

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BELGA  ENTREPRISE Publié le – Mis à jour le 

Engie (ex-GDF Suez) a transféré, par l’intermédiaire d’une de ses filiales, quelque 27 milliards d’euros au Luxembourg afin de réduire sa facture fiscale, assure le média en ligne « Les Jours » dans une enquête publiée lundi.

Cette holding, qui s’appelle « Engie Invest International » ou « Engie II » est en fait la maison mère chapeautant les quatre filiales d’Engie sur lesquelles enquête depuis septembre la Commission européenne, précise Les Jours.

« Ces 27 milliards représentent le niveau de ses capitaux propres, c’est-à-dire de ses ressources financières », ce qui représente plus de la moitié de la valeur totale du groupe Engie, qui affichait fin 2015 des capitaux propres de 49 milliards d’euros, relève l’enquête.

« Engie II est en effet liée financièrement à ces quatre sociétés. Elle est leur maison mère, et c’est elle qui a prêté la somme destinée à mettre au point l’un des montages d’optimisation fiscale considéré comme litigieux par la Commission », détaille Les Jours. Engie II est la holding de tête de la plupart des sociétés luxembourgeoises détenues par Engie et joue le rôle de banque interne du groupe, selon le média.

Cette attractivité du Luxembourg s’est accélérée à partir de 2010, quand la Belgique a commencé à être moins intéressante fiscalement pour les grands groupes, ce qui correspond au moment où les fonds d’Engie CC sont transférés à Engie II, avant que la première ne devienne une filiale de la seconde.

Contacté par l’AFP, Engie a indiqué qu’il « respecte la législation fiscale en vigueur » dans les plus de 70 pays « où il est présent, au Luxembourg comme ailleurs ».

« En 2015, Engie a versé plus d’1,2 milliard d’euros d’impôts et de taxes en France, que l’on peut mettre en parallèle avec un résultat net récurrent de 2,6 milliard d’euros pour cette même année ».

La Commission européenne a ouvert le 19 septembre une enquête sur des accords fiscaux passés « depuis septembre 2008 » par le Luxembourg avec GDF Suez (devenu aujourd’hui Engie), dont l’État français est le principal actionnaire avec plus de 32% du capital. Cette enquête porte sur deux transactions financières menées en 2009 et en 2011 à l’intérieur du groupe.

Bruxelles craint que ces décisions fiscales émises par le Luxembourg « n’aient potentiellement conféré à GDF Suez un avantage injustifié par rapport à d’autres sociétés, en violation des règles de l’UE relatives aux aides d’État », avait expliqué la Commission.

Selon Les Jours, le schéma d’optimisation fiscale mis en oeuvre par la multinationale depuis 2011 permet à des sociétés opérationnelles du groupe d’apporter du capital à Engie II, soit 27 milliards d’euros. Ces fonds sont ensuite prêtés à Engie CC – une précédente holding jouant le rôle de « banque interne » du groupe et créée avant 2008 en Belgique – qui le reprête à son tour aux sociétés opérationnelles.

L’enquête du site estime que les bénéfices réalisés par Engie II de 2011 à 2014 se chiffrent à quelque 2 milliards d’euros alors que la charge fiscale d’Engie de 2011 à 2014 s’est résumée à « pas grand-chose ».

Publié par anti-k.org

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Ah, ces paroles de ministres qu'on ne se lasse pas d'entendre
Ah, ces paroles de ministres qu'on ne se lasse pas d'entendre

Comme c'est la fête de tous les saints, pour ne pas alourdir ma chronique, je ne vous livre que deux interventions ministérielles.

Celle de Gérard Darmanin, de droite, ministre des Comptes publics et pas du CAC 40 et des actionnaires, cela va de soi. Interview dans le JDD du 27-10 2018: "La hausse du pouvoir d'achat sera visible ces jours-ci pour tous les Français".

Et celle de Florence Parly, ex-socialiste passée ministre de la Guerre d'Emmanuel Macron. Interrogée sur RMC, ce 30-10-2018,  à propos des ventes d'armes de la France à l'Arabie saoudite: "A ma connaissance, les armes vendues ne sont pas utilisées au Yemen contre les populations civiles".

Mais chut, surtout ne le répétez pas, la France vend des armes qui ne font que crac boum hue et les filles en tombent à genoux. Ah les çons quand même, ceux qui nous les achètent. Non?

Par contre, aucune déclaration d'un chambellan de Manu 1er sur l'expulsion d'une retraitée de 66 ans à Vannes, de son logement en HLM, pile poil à la veille de la trêve hivernale qui empêche d'être foutu dehors. Pile poil aussi quand le gouvernement des riches et du patronat claironne sur son plan grand froid.

Mercredi 31 octobre, des huissiers et des policiers sont venus au matin pour expulser Françoise Le Clanche, relate RTL. Comble de la situation : la retraitée devra payer elle-même les frais d'expulsion. L'expulsion a été filmée par un soutien à la retraitée,  vue plus de 50 000 fois sur Fb mercredi soir.

Françoise Le Clanche assure qu'elle payait son loyer à HLM Vannes Habitat. Mais elle ne pouvait plus payer le chauffage, trop cher pour elle. Une réalité à laquelle sont confrontés beaucoup de gens habitant la 5e puissance économique du monde. Selon un rapport publié par le Médiateur national de l'énergie, 30% des Français vont réduire le chauffage dans leur habitation cette année en raison du coût de cette dépense.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Sanofric, danger public, sanitaire et social. Stop à l’impunité des multinationales comme Sanofi !

Entre les lignes entre les mots

Pour Sanofi, la santé est vraiment une marchandise, quel qu’en soient les conséquences humaines. Sanofi, la multinationale pharmaceutique française, est accusée de la mort de 65 personnes aux Philippines. Tests de vaccins bâclés, corruption politique dans plusieurs pays, et recherche du profit au détriment de l’humain, Sanofi cumule. En septembre 2008, Sanofi achète 230 millions de dollars la société Acambis, une petite entreprise de bio-technologie anglo-américaine, qui possède un candidat vaccin contre la dengue.

Si ce vaccin devient le premier vaccin contre la dengue mis sur le marché, il peut devenir un produit qui rapporte à Sanofi plus d’1 milliard de dollars chaque année. En septembre 2015, les résultats des trois premières années de tests sont rendus publics. Ils montrent que dans l’essai mené en Asie, les enfants vaccinés de 2 à 5 ans ont un risque d’hospitalisation pour dengue sévère 7,5 fois plus élevé que les enfants non vaccinés.

Malgré ces alertes, Sanofi se voit délivrer par le Mexique une première autorisation de mise sur le marché du Dengvaxia en décembre 2015. Le Mexique est pourtant le pays où, selon une publication de Sanofi, l’efficacité du vaccin est la plus faible, avec seulement 30% de personnes protégées. Mais en fait, c’est dès avril 2014, lors d’un voyage du Président français François Hollande, que la décision du Mexique est prise. Un engagement est signé en juillet 2015 par le vice- ministre mexicain de la santé, un certain Pablo Kuri Morales. Sanofi connaît bien ce vice-ministre. Il était de 2009 à 2011… son directeur scientifique au Mexique. Quelques jours après le Mexique, c’est au tour des Philippines d’autoriser le Dengvaxia, le 22 décembre 2015, alors que l’essai de phase 3 est encore en cours ! Voilà ce qu’écrit le journal Le Monde : « A deux reprises, le 14 mai 2015 et le 2 décembre 2015, la ministre de la santé philippine, Janette Loreto- Garin, rencontre les dirigeants de Sanofi. Avec là aussi, des soupçons de conflit d’intérêts ».

Le 29 novembre 2017, Sanofi doit annoncer, qu’après réexamen des résultats à 5-6 ans de ses essais cliniques, les personnes vaccinées qui n’avaient jamais été en contact avec la dengue souffrent plus que les autres de formes graves de la maladie ! Le Dengvaxia est accusé d’avoir causé la mort de 14 personnes aux Philippines en décembre 2017, et 65 à la date de juillet 2018. Des familles manifestent, accusent Sanofi de traiter les enfants philippins en cobayes et les responsables de santé de corruption.

Le scandale Dengvaxia n’est pas isolé. Sanofi commercialise un médicament utile et efficace contre l’épilepsie, l’acide valproïque, sous le nom de Depakine, Depakote ou Micropakine. Mais depuis au moins les années 1980, l’on sait que ce médicament est dangereux pour les futurs enfants des femmes enceintes. Malgré cela, il a continué à être prescrit en masse aux femmes enceintes. L’Agence nationale de sécurité du médicament française estime que « entre 16 600 et 30 400 enfants seraient atteints de troubles neurodéveloppementaux précoces », notamment d’autisme, parce que leur mère, enceinte, a continué à prendre de la Dépakine. Et l’on a appris au printemps 2018 que l’usine française Sanofi de Mourenx, qui fabrique cet acide valproïque, rejetait dans la nature une substance cancérogène, à des taux 190 000 fois supérieurs au maximum autorisé.

Au niveau social, Sanofi n’est pas en reste Sanofric, des milliards de bénéfices, des milliers de suppression de postes

Derrière une image de marque soignée à grand renfort de communication, se cache un géant de la pharmacie que rien ne distingue des autres grands groupes capitalistes, prédateurs du CAC 40, fossoyeurs d’emplois et voleurs de richesse au profit des parasites actionnaires. Des milliers de postes ont été supprimés ne serait ce qu’en France en 10 ans. Dans le même temps et alors que le groupe engrange des dizaines de milliards (mais touche sans vergogne CICE et Crédit d’Impôt Recherche), la recherche, justement, sur des médicaments vraiment utiles a été laminée …. au seul profit de la recherche pour des taux de marge encore plus insolents. Derrière les suppressions d’emplois, ce sont 75% des bénéfices qui ont été reversés aux actionnaires l’an dernier. L’aventure Dengvaxia risquera au final d’avoir un coût social non négligeable. Pour les salariés du centre de production, pas pour les dirigeants.

Aux Philippines, des associations comme WomanHealth Philippines et Trade Justice continuent à lutter et à dénoncer la responsabilité de Sanofi dans la mort des personnes, y compris des enfants, sur lesquels ont été testés, puis utilisé après son autorisation, le vaccin.

Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes s’associe aux organisations qui dénoncent un tel scandale. Nous exigeons des autorités françaises et philippines qu’elles prennent leur responsabilité et sanctionnent lourdement la multinationale criminelle. Des telles pratiques ne doivent plus bénéficier de l’architecture de l’impunité que leur accorde les États et les insuffisances du droit international aujourd’hui.

Stop MultiXploitation ! Multinationales, exploitations multiples !

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Franceinfo, 31 octobre 2018

Un reporter de « L’Œil du 20 heures » s’est fait employer dans un service de « drive », qui permet de récupérer ses courses après les avoir commandées en ligne, pour enquêter sur les conditions de travail. 

Comment les services « Drive » des supermarchés peuvent-ils livrer en quelques minutes les courses à leurs clients ? France 2 a enquêté sur les conditions de travail du secteur en se faisant employer dans un de ces magasins. « Le but c’est que tu fasses une livraison en moins de cinq minutes », explique d’emblée le formateur.

Cinq minutes, ça c’est pour la théorie. En réalité, c’est encore plus ambitieux. « Normalement c’est 27 livraisons par heure », selon une collègue. Soit exactement deux minutes et treize secondes par commande.

2’13 mn chrono

Dans ce temps record, les salariés doivent trouver les codes correspondant aux commandes à livrer, les scanner avec un appareil appelé “douchette”, qui chronomètre chacun de leurs gestes et enfin livrer les sacs au client dans sa voiture. Une cadence impossible à oublier : les formateurs sont sur le dos des employés toute la journée. « Allez on y va, on a 2 minutes ! »« T’es à cinq minutes, c’est pas normal ! », entend-on pendant toute la durée de la vacation.

Dès qu’un nouveau client arrive, une alarme, pour le moins désagréable aux oreilles, retentit dans tout l’entrepôt. Toutes les deux minutes en moyenne, elle résonne à nouveau. Au-dessus des têtes des employés, sur un grand écran, les commandes en cours sont affichées. Au bout de quatre minutes, elles passent du vert au rouge, signe qu’ils sont en retard.

« J’ai perdu 10kg en deux mois »

Ce rythme est tellement effrené qu’une salariée affirme parcourir 23 km par jour. “J’ai perdu dix kilos en deux mois », assure-t-elle, essouflée. Ici, une quarantaine d’employés travaille en moyenne six jours par semaine, 6h par jour, avec seulement 18 minutes de pause quotidienne. Pour un salaire équivalent au Smic, soit 1140 euros nets par mois. Un classement est même établi sur un ordinateur après chaque vacation, du plus productif au moins efficace. Et en cas de mauvais score… « Bah ils te virent, répond sans hésiter l’une de nos nouvelles collègues. Ils en ont viré un pour ça. »

Une situation dénoncée par les syndicats. « Ces gens sont robotisés, (…) on les compte, on les surveille en permanence. (…) On a des gens qui craquent en permanence », explique Bachir Saci, de la CGT de l’Isère. Des salariés de Bourgoin-Jallieu (Isère) ont même porté plainte contre leur employeur pour dénoncer leurs conditions de travail, accusant leur supérieur de « harcèlement moral ». « Je devais aller chercher les gens qui étaient aux toilettes », raconte un ancien chef d’équipe. Le directeur du site en question doit être jugé en février, il réfute les accusations le concernant.

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L’Oeil du 20 heures

France Télévisions

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Deliveroo, Uber Eats : auto-entrepreneurs précaires et esclavage moderne

Le statut-autoentrepreneur et les plateformes comme Uber ou Deliveroo marquent le dernier stade de la casse des droits du travail. Derrière la fin du statut de salarié, la surexploitation ne connait pas de limite. La grève chez Deliveroo cet été a pu révéler qu'après les « vendeurs de sommeil », on trouve désormais les loueurs de statut de coursier et la sous-traitance de la pédale auprès des sans-papiers pour quelques centaines d'euros par mois.

La grève des livreurs à vélo travaillant pour la plateforme Deliveroo de l’été dernier a révélé les conditions de travail et le niveau de précarité de ces « non-salariés » pourtant assujettis à leurs plateformes. Une main d’oeuvre qui rapporte beaucoup aux patrons et qui ne leur coûte rien, ou si peu : on comprend que le modèle cherche à s’imposer, puisque l’exploitation y est si facile.

Mais l’exploitation en terrain capitaliste ne se contente pas d’être aliénante, elle se dissémine. Pour les sociétés d’Ancien Régime, les historiens ont théorisé la « cascade de mépris » où la situation dans l’échelle sociale vous force à supporter le mépris des supérieurs mais, et la concession est majeure, vous autorise à mépriser vous-même vos inférieurs. Avec le capitalisme, c’est pareil : vous êtes exploités par un patron, mais, en vous débrouillant bien, vous pouvez vous aussi exploiter plus précaire que vous.

Si on cherche la figure la plus précaire du droit du travail aujourd’hui, on la trouvera du côté des sans-papiers : la plupart travaillent en France depuis longtemps, en utilisant des noms d’emprunt notamment, mais avec les difficultés à régulariser leur situation, ils ne peuvent pas bénéficier des droits qui protègent encore les travailleurs.

Donc certains auto-entrepreneurs qui possèdent un compte autoentrepreneurs pour accéder aux plateforme se sont mis à louer son accès à des sous-traitants, des sans-papiers. Ces autoentrepreneurs sont devenus à leur tour les exploiteurs du travail d’autrui pour en tirer du profit, jusqu’à 1 000 euros par mois sans pédaler. Le nouveau modèle porté par Uber n’a donc rien inventé, sinon des passes-droits de plus en plus hostiles aux travailleurs et au droit du travail : l’exploitation la plus cynique continue à alimenter le profit de la bourgeoisie.

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POOL NEW / REUTERS Macron et sa majorité préparent la plus terrible attaque contre nos salaires de toute notre histoire.
 
Gérard Filoche Membre du bureau national du Parti socialiste 13/06/2017 07:00 CEST | Actualisé 18/06/2017 20:29 CEST

Ce n’est pas une politique « du centre » c’est une politique à la Margaret Thatcher qui menace.

En plus des ordonnances pour la casse d’un siècle de droit du travail, Macron, confirmant sa majorité, prépare la plus terrible attaque contre nos salaires de toute l’histoire de notre pays.

Du jamais vu.

Il va supprimer le salaire brut.

Ce n’est pas une politique « du centre » c’est une politique à la Margaret Thatcher qui menace.

Les grands médias des 9 milliardaires font mine de nier ou déforment la réalité : comme si seul comptait le salaire net en bas de la feuille de paie.

Mais non, c’est le salaire brut qui compte!

Réexpliquons le à nos concitoyens car le pouvoir cherche à supprimer les feuilles de paie papier et à les « simplifier » pour ne pas qu’on voit la manœuvre.

Le salaire net c’est pour payer la force de travail.

Le salaire brut c’est pour payer la reproduction de la force de travail.

Le salaire net on vit avec au mois le mois

Le salaire brut on vit avec tout au long de la vie.

Le salaire net vous permet de consommer et de vivre quotidiennement.

Le salaire brut vous permet de faire face à tous les aléas de la vie, quand vous avez besoin de logement, quand vous êtes en charge de famille, quand vous êtes malades, quand vous avez un accident du travail ou une maladie professionnelle, quand vous êtes au chômage, et quand vous êtes en retraite.

Les cotisations ne sont pas des impôts, elles sont obligatoirement pré affectées à ce pourquoi elles sont collectées, elles ne vont pas aux caisses publiques, car les différentes caisses de Sécurité sociale sont de droit privé (et devraient être gérées par les cotisants, les représentants des salariés normalement élus comme cela l’était à l’origine de la « Sécu ». Allez revoir le film « La sociale » de Gilles Perret).

Le salaire brut ce n’est pas une « charge » comme ils le disent, c’est un bonheur.

C’est une partie du salaire mutualisée et redistribuée à chacun selon ses besoins, c’est ce qu’il y a de plus beau dans notre pays.

Le salaire brut vous est redonné en « temps différé » quand vous êtes malades, en « temps indirect » pour le logement, mais aussi en « temps réel » quand vous êtes en retraite (car dans ce cas il va en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, la retraite par répartition n’est pas une épargne !).

C’est le capital, l’actionnaire, l’employeur qui paient votre protection sociale, le salaire brut, chaque mois, en même temps que votre salaire.

Macron a déjà supprimé les cotisations familiales, il a baissé les cotisations parfois jusqu’à 1,6 ou 1,9 fois le smic. Là, il supprime et remplace tout par l’impôt.

C’est nous, par nos impôts, qui paieront dorénavant à la place de notre patron. Un hold up de 470 milliards contre nous! Un cadeau géant de 470 milliards pour le Medef.

Pour tenter de masquer ça, ils vont augmenter de quelques euros votre salaire net mais baisser de centaines d’euros votre salaire brut.

Ils baissent le haut de la feuille de paie en faisant croire qu’ils augmentent le bas de celle-ci. C’est un coup de bonneteau.

Et c’est pourquoi Macron diffère le prélèvement de l’impôt à la source prévu fin janvier 2018, purement pour manipuler, cacher cette énorme arnaque.

Et voilà pourquoi, sur le fond, il faut résister aux effets des scrutins de mai et juin 2017, on le peut, on le doit car il s’agit pour « En marche », d’une majorité artificielle et très dangereuse:

1) Les abstentions du 11 juin ont une immense portée, la moitié du pays s’est détournée du résultat final. Même s’il obtient un groupe « godillot » déraisonnablement gonflé, Macron n’obtient que 31% de 50% des exprimés, ce président a été élu avec environ 14 à 16 % d’adhésion à sa personne, les autres voix il les a eues par défaut, à cause du mécanisme institutionnel en cascade anti-démocratique de la V° République. Et là, en dépit de toutes les apparences, c’est une perte sèche de plus de 30 % des voix en chiffre absolu. Ce record historique des abstentions signifie un pouvoir contesté et contestable. Quand on étudiera en détail on verra que la gauche est là mais qu’elle s’est massivement abstenue, parce que ses électeurs sont sur la défensive depuis le terrible désastre du 23 avril provoqué par l’échec tragique du quinquennat Hollande-Macron-Valls puis par la division Mélenchon-Hamon.

2) Le 18 juin, on peut et on doit sauver tout ce qui peut l’être des députés de gauche au deuxième tour. Si on veut additionner des voix pour ça, ce sont celles de toute la gauche, rose, rouge, verte, il faut faire tout ce qu’on peut pour un désistement systématique et réciproque FI, PCF, EELV. Sauver tout ce qu’on peut de ce camp-là c’est résister et reconstruire l’avenir avec une gauche authentique et unitaire.

Pour avoir un groupe parlementaire rose rouge vert indépendant capable de combattre Macron-Thatcher, j’appelle au désistement systématique et réciproque pour FI, EELV, PCF, et le PS anti Macron. J’appelle encore et toujours à l’unité à gauche décisive qui a fait si cruellement défaut. Mais que ce soit clair: pas une voix de gauche pour celles et ceux qui ont soutenu Macron où se sont réclamés de sa « majorité présidentielle ».

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

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