SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Deux militants CGT condamnés à 4 mois de prison pour avoir manifesté

La répression continue de tomber sur les militants syndicaux et politiques, particulièrement ceux qui osent prendre la rue contre les réformes de Macron. C'est ce que dénonce la CGT 44 dans le communiqué que nous relayons ici.

Crédits photos : AFP/Archives

En condamnant aujourd’hui nos camarades à 4 mois de prison avec sursis, les juges du tribunal de Nantes ont confirmé la volonté politique du ministère public de faire des exemples pour tenter d’intimider l’ensemble du mouvement social. Manifester aujourd’hui, c’est prendre le risque d’être lourdement condamné.

Bien qu’il s’en défende en affirmant ne vouloir juger que les faits, le procureur a débuté son réquisitoire en pointant fortement 25 manifestations nantaises ayant entraîné des blessures policières et interrogeant l’un des camarades accusés sur le dispositif de service d’ordre de la CGT. Un double discours qui ne peut cacher les véritables intentions du ministère public, et donc du gouvernement, de sanctionner pour l’exemple.

Le procureur omet par ailleurs de dresser la liste des innombrables blessés côté manifestants dont les plaintes sont systématiquement classées sans suites. La justice serait-elle à deux vitesses selon que l’on soit du côté du pouvoir ou du côté des opposants à ses réformes ?

Plus que jamais nous dénonçons les stratégies préfectorales de maintien de l’ordre à Nantes qui, au lieu de s’attacher à maintenir la paix, créent un climat anxiogène et, parfois, répriment et provoquent.

Nous rappelons que l’interpellation de nos camarades s’est déroulée dans un contexte où la manifestation prenait fin et où tout le monde rentrait calmement chez soi. La préfecture, en ordonnant ces interpellations, prenait le risque de provoquer des tensions inutiles.

Alors que la CGT et d’autres travaillent depuis plusieurs mois à ce que les manifestations nantaises se déroulent dans un cadre pacifique, on peut légitimement se poser la question de la volonté préfectorale d’œuvrer à ce même objectif.

Le jugement d’aujourd’hui alimente cette stratégie de la tension. Nous étudierons dans les prochains jours, avec nos camarades, les suites juridiques que nous donnerons à ce jugement inique et politique.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Le 1er janvier 2018, les prix des carburants vont s’envoler de 20%

Après l’annonce d'augmentation de 6,9% des prix du gaz au 1er janvier, c'est au tour de ceux des carburants d’y passer. Une augmentation de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et de la « taxe carbone » qui va coûter en moyenne 240 à 350 euros de plus chaque année aux automobilistes.

Crédits photos : GLEMET/SIPA

Christophe Castaner l’avait annoncé le 25 septembre. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2018. L’augmentation est particulièrement forte pour le gazole dont le prix augmentera de 7,6 centimes par litre. Un carburant dont les taxes représentent aujourd’hui 60% du prix. Le prix de l’essence de son côté augmentera de 3,9 centimes par litres. Ces augmentations se faisant hors cadre de la TVA, la hausse des prix sera en réalité de 20%. D’après les calculs de l’Union française des industries pétrolières (UFIP) donnés par Les Echos, les taxes sur le diesel pourraient augmenter de 31 centimes par litre d’ici à 2022.

Le gouvernement prétexte une volonté d’ « aligner les fiscalités de l’essence et du diesel », le gazole étant moins taxé, à des fins prétendument écologiques. Aligner... en augmentant aussi l’essence, dans la droite lignée d’une politique d’austérité « verte » amorcée depuis plusieurs années. Sous Hollande s’est notamment mis en place dans Paris une pénalisation par amendes pour les conducteurs de voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997.

Cette mesure, bien que périphérique, fait partie de la « révolution fiscale » plus générale souhaitée par MacronSuppression de l’ISFflat-taxhausse de la CSG, dé-tricotage de la sécurité sociale, niches fiscales pour les plus riches, etc. Encore une fois, ce sera aux plus modestes d’encaisser l’austérité budgétaire tandis que toujours plus de fonds sont débloqués en cadeau au grand patronat. L’augmentation des prix aura des conséquences radicalement différentes pour les automobilistes en fonction de leur revenu et les affectera très concrètement pour les plus modestes d’entre eux : ceux qui comptent déjà au centime près leur dépenses d’essence.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Les patrons du CAC 40 gagnent 70 fois plus que le salaire moyen français

Soixante-dix est le nombre de fois par lequel il faut multiplier le salaire moyen français pour obtenir celui des patrons du CAC 40.

Crédits photos : AFP

Un classement établi par Bloomberg a de nouveau mis en lumière les écarts de salaires phénoménaux entre les travailleurs de chaque pays, et ceux qui récoltent les fruits de ce travail. Cette étude révèle qu’en France, les grands patrons gagnent en moyenne 2,7 millions d’euros par an. Il faut multiplier par 70 le salaire minimum pour obtenir celui des patrons du CAC40. La France s’avère être 15ème de la liste, tandis que les Etats-Unis sont sur la première marche du podium avec des patrons qui touchent en moyenne 14,2 millions de dollars (11,9 millions d’euros) annuelle soit le revenu moyen de 265 travailleurs américains. Le Royaume-Uni arrive en 2ème position avec un ratio de 201 travailleurs britanniques.
Les chiffres révélés par une étude du High Pay Centre révélaient d’ailleurs il y a quelques mois qu’il suffisait de seulement 2 jours et 18 heures dans la vie d’un de ces patrons pour toucher ce qu’un salarié moyen gagne en une année.
 
A la vue de tels chiffres, difficile de croire les gouvernements successifs prétextant sans cesse que la France est endettée, et que le seul moyen pour sortir de la crise serait de baisser le coût du travail. Les grands patrons n’ont de cesse de licencier pour faire des économies car les branches ne sont plus « compétitives ». Lorsque l’on voit les sommes astronomiques qu’ils se mettent dans la poche , sommes qui ne font qu’augmenter chaque année, on voit bien que la patronat lui ne connaît pas la crise. Pourtant, c’est la crise, la dette de l’État français est trop élevée, ce sont ces arguments qu’utilise Macron pour justifier la baisse de l’ISF, la casse du code du travail, des retraites, ou de l’université. Autant de mesures qui vont permettre à cette minorité de continuer à s’enrichir sur le dos des travailleurs de façon exponentielle. Ce n’est qu’en remettant en cause les origines de ce système, le capitalisme, basé sur l’exploitation des travailleurs pour engranger toujours plus de plus-value, que chacun pourra vivre dignement.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Le patron d’Apple a gagné 102 millions de dollars en 2017

C’est la crise … mais pas pour tout le monde ! Cette année, Tim Cook, patron d’Apple, a touché 102 millions de dollars, soit 17 millions de plus que l’année dernière.

Crédit Photo : vrzone.com

Selon des documents transmis à la Commission des Opérations en Bourse (SEC), le successeur de Steve Jobs a donc reçu 102 millions de dollars en 2017, dont 3 millions de salaire, 9,3 millions de bonus, et surtout 89,2 millions grâce aux actions du groupe Apple. Dans ces mêmes documents il est également expliqué que le PDG d’Apple serait obligé de se déplacer en avion privé pour tous ses déplacements privés ou professionnels, une « mesure de sécurité » à la modeste somme de 93 000 dollars, aux frais de l’entreprise. Ce à quoi s’ajoutent toutes les autres dépenses pour la « sécurité » de Tim Cook pour un coût total supérieur à 250 000 dollars par an.

Le comble de l’indécence est la justification qui a été utilisée par Apple pour expliquer de telles dépenses : « La sécurité personnelle de nos employés est une préoccupation majeure pour Apple et ses actionnaires ». Difficile à croire de la part de cette multinationale dont les scandales sur les conditions de travail se multiplient année après année. Pour n’en citer que quelques-uns, l’entreprise Apple avait par exemple elle-même reconnu en 2011 que des enfants travaillaient sur les chaînes de sous-traitance en Chine, que moins d’un tiers des fabricants respectaient les horaires de travail légaux, et que des ouvriers travaillant pour Apple avaient été intoxiqués par des produits chimiques. Les conditions de travail qu’impose cette entreprise reine de la sous-traitance avaient également été mises en lumière lorsque l’on avait découvert les chiffres de suicides d’ouvriers, qui se comptaient par centaines chaque année. Alors lorsque le Conseil d’Administration d’Apple nous explique craindre pour la sécurité de son dirigeant, il faut avouer que l’information est difficile à digérer.

Apple est l’une des multinationales les plus développées, ce qui explique que les différences de niveau de vie entre les travailleurs et les dirigeants soient aussi gigantesques. Car plus il y a de travailleurs, plus les richesses produites par l’entreprise sont grandes, et plus les salaires des patrons sont multipliés. Et c’est main dans la main que le gouvernement américain et ce type d’entreprise fonctionnent, tout comme Macron qui ne cesse de faire des cadeaux aux grandes entreprises françaises. Le président français avait d’ailleurs reçu à l’Elysée Tim Cook début octobre et avait déclaré qu’un « dialogue constructif » se nouait entre-eux... de quoi s’inquiéter.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Plusieurs principaux dirigeants du cimentier Lafarge sont mis en cause par la justice pour avoir indirectement financé des groupes armés en Syrie, dont l'organisation Daesh et une information judiciaire a été ouverte le 9 juin 2017 pour « financement du terrorisme » et « mise en danger d’autrui » après une plainte déposée par l’ONG Sherpa, élargie, le 23 juin, aux faits visés par le travail des douanes.

Mais au-delà de la mise en cause de ces dirigeants des questions se posent.

Dans un tel contexte une grande entreprise française implantée en Syrie depuis 2008 et qui est restée en Syrie avec l'aval politique du pouvoir et du Quai d'Orsay à la tête duquel se trouvait Laurent Fabius, ledit pouvoir pouvait-il ignorer les conditions concrètes de cette présence?

La question se pose d'autant plus que l'on connaît sans contestation possible le soutien de Fabius et du quai d'Orsay à l'époque de mouvements djihadistes comme Al Nostra par exemple.

Et l'on peut espérer que la fonction que Laurent Fabius occupe à la tête du Conseil constitutionnel ne constitue pas un obstacle à la mission de la justice!

En tout cas l'ONG "Sherpa" qui est à l'origine de la plainte contre Lafarge demande comme l'atteste l'article suivant du Point "l'audition par la justice de l'ex-ministre des Affaires étrangères".

L'opinion devra donc être attentive pour que la justice mène jusqu'au bout son enquête afin que ce ne soit pas seulement des "seconds couteaux" qui soient accusés, fussent-ils d'anciens dirigeants de l'entreprise!

 

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EXTRAITS de l'article du Monde du 20 septembre 2017

"A la fin de l’été 2012, la situation dégénère. « L’économie de racket a commencé en septembre ou octobre 2012 », se souvient M. Herrault. En septembre, deux responsables du groupe, Jean-Claude Veillard, le directeur de la sûreté, et Jacob Waerness, gestionnaire de risque sur le site de l’usine LCS, se rendent à Gaziantep, en Turquie, pour y rencontrer des milices de l’opposition syrienne.

« Il était très clair qu’elles étaient indépendantes et ne voulaient pas se coordonner. Et il était très clair qu’elles voulaient taxer ce qui passait par les routes, poursuit M. Herrault. C’était clairement du racket, même si c’était les “bons” qui rackettaient. Tous les six mois, on allait voir le Quai d’Orsay, qui nous poussait à rester."

 

SOURCE : Le Point du 13 octobre 2017

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PSA veut supprimer des postes via la rupture conventionnelle collective des ordonnances Macron

Après Pimkie, c’est PSA qui s’y met. Il n’aura pas fallu longtemps pour voir s’abattre les premiers coups permis par la nouvelle « loi travail » adoptée par ordonnances en cette fin d’année. Le capital peut déchaîner son appétit.

La direction de Peugeot-Citroën annonce vouloir procéder à des suppressions d’emplois via une rupture conventionnelle collective, lui permettant notamment de ne pas avoir recours au licenciement ou à la démission des salariés, ni d’apporter la preuve d’une mauvaise santé économique.

Quelle logique derrière ces suppressions d’emplois ?

La loi travail et sa logique de flexibilisation du travail salarié le montrent : le capital et sa chaîne de commandement n’ont pas besoin d’attendre la récession pour supprimer des emplois. La logique de la loi travail est de donner au patronat le plus d’outils possibles pour ajuster à sa guise le travail et ses conditions, afin de dégager des marges de profit plus importantes, ainsi que d’abaisser le niveau de résistance des salariés sans quoi il peinerait à faire d’eux ce qu’il veut.

Partout la logique est la même : dégrossir les rangs et remplacer les emplois les plus sûrs par des intérims et autres contrats précaires. Car ce sont les CDI qui sont en ligne de mire. Selon Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central CGT, la direction va tenter d’aller le plus vite possible. L’idée étant de réduire au maximum les emplois en CDI dans les usines afin d’augmenter la marge des profits réalisés au détriment des conditions de vie et de travail.

En finir une fois pour toutes avec ce système qui n’a plus rien à offrir

La loi travail et ses applications sont à l’image du capitalisme en crise. Elles ne permettent que d’accentuer le fossé qui existe entre ceux qui possèdent l’essentiel des richesses et ceux qui n’ont d’autre choix que de se salarier pour vivre. Les « améliorations » que la loi travail est censée provoquer ne sont donc pas des améliorations qui valent pour toutes et tous. La loi travail permet la destruction des emplois qualifiés et protégés pour favoriser celle d’emplois précaires et faiblement qualifiés. Selon Alternatives économiques une grande partie des emplois créés ces derniers mois concerne les secteurs de la sécurité, du commerce et de la restauration autrement dit des secteurs exigeant un faible niveau de qualification.

Il faut une fois pour toutes se libérer de la rhétorique patronale : non, que « notre » patronat soit compétitif n’est pas dans notre intérêt, car sa compétitivité, c’est aussi notre misère : bas salaires, cadences infernales, précarité, accidents de travail. L’âge où les miettes tombaient de la table est révolu, il est temps de faire valoir notre intérêt véritable qui exige qu’enfin la machine productive soit mise tout entière au service de la société par les travailleurs eux-mêmes.

Crédits photo : SEBASTIEN BOZON / AFP

PAR REVOLUTION

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Allemagne. Appel à la grève dans le plus grand centre d’Amazon

Sur le site de Bad Hersfeld, les salariés d'Amazon ont décidé d'une grève pour exiger de meilleures conditions de travail et une hausse des salaires.

En pleine période des fêtes, au moment où l’activité du site augmente exponentiellement, les salariés comptent ralentir l’activité pour démontrer à la multinationale américaine, véritable monstre de l’exploitation, que sans leur travail, les vertigineux chiffres d’affaires de l’entreprise n’existeraient pas : 43,7 milliards de dollars en 2017.

Le syndicat Ver.di, principal syndicat des services en Allemagne, appelle donc à la grève durant quatre jours cette semaine, de mercredi à samedi, pour porter les revendications des salariés. Le droit de grève est très rigoureusement encadré en Allemagne et pour nuire un peu plus au mouvement, l’entreprise a déjà informé que des intérimaires seraient recrutés, de sorte qu’Amazon pourra maintenir son haut taux d’activité au cours de la période des fêtes, notamment pour les commandes et retours de commandes.

En réalité, chaque année, à la période dite Q4 pour « quatrième trimestre » qui représente 70 % du chiffre d’affaires, une foule d’intérimaires est employée sur le site, venus par cars de plusieurs pays d’Europe : des chômeurs espagnols, grecs, polonais, ukrainiens et portugais, qui sont logés sur le site dans des conditions misérables et qui sont affectés aux équipes de nuit, afin de conserver la logique de flux tendu de l’entreprise.

En effet, le but de l’entreprise est de réduire à vingt minutes le délai entre la validation de commande du client et son expédition, ce qui contraint les salariés à être sans cesse en train de courir entre les immenses rayonnages de l’entrepôt. On se souvient des images des employés de LIDL qu’ont filmées les journalistes de Cash Investigation : le prototype de ce management, c’est chez Amazon qu’on le trouve : une salariée témoignait en 2013, sur le site de Francfort, avoir découvert, à un étage sans ouverture ni fenêtre, une salariée sur le sol en train de vomir à cause de la chaleur qui dépassait les 40° sur le site. En France, à Montélimar, le froid a contraint les salariés à travailler avec des doudounes et des gants durant l’hiver 2011, parce que le site ne voulait pas mettre le chauffage. C’est grâce à une grève qu’ils ont obtenu l’allumage du chauffage.

Difficile de relever la tête dans de telles conditions d’exploitation. Pourtant, les exemples montrent qu’il est possible de faire plier le géant par la grève, en touchant directement Amazon là où ça fait mal : le porte-monnaie. Et c’est cette voix qu’empruntent les travailleurs du site de Bad Hersfeld, pour des conditions de travail décentes.

Crédits photo : AFP/Uwe Zucchi

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Flicage des chômeurs : en marche forcée vers la précarité !

Pris de court par la publication d’une note confidentielle dans Le Canard Enchaîné hier, le gouvernement Macron assume une « pénalisation plus grande » des demandeurs d’emploi. Un nouveau cadeau pour le patronat, et la promesse du bâton pour les chômeurs.

Selon la note confidentielle (jusqu’à hier) du ministère du Travail, le gouvernement prévoit de renforcer les contrôles des chômeurs inscrits à Pôle Emploi et leur arsenal répressif : une recherche « insuffisante » d’emploi (adossée à la rédaction d’un bilan mensuel), un refus de formation ou un refus de deux offres d’emplois entraîneraient une réduction des allocations chômage de 50% pendant deux mois, puis, en cas de récidive, leur suppression pure et simple pendant deux mois. Il veut par ailleurs quintupler le nombre de « super-contrôleurs » des chômeurs « voyous », pour atteindre les 1000 d’ici 2022.

Outre la subjectivité qui se cache derrière le terme d’« insuffisance », volontairement vague, que conclure d’une telle politique ?
Une étude de Pôle Emploi parue cet automne montre que seuls 14% des cas contrôlés ne remplissaient pas les conditions de recherche d’emploi et ont été radiés, dont 10% qui ne touchaient pas d’indemnités. Le gouvernement aurait dû prendre en compte une telle donnée, admettre que les chômeurs ne sont pas des « fainéants », qu’ils ne sont pas dans une telle situation par plaisir, et faire « marche arrière » sur cette « promesse de campagne ». Pourquoi ne le fait-il pas ?

Macron-MEDEF, même combat

Pour quatre raisons essentiellement. Tout d’abord, poursuivre sa lune de miel avec les riches et le MEDEF qui rêvait d’une telle réforme depuis deux décennies, comme si le cadeau fiscal de 5 milliards n’avait pas suffi. Voilà des gages supplémentaires glissés sous le sapin. Cet appel du pied à droite (un de plus !), peut par ailleurs s’apparenter à une manœuvre politique pour essayer de s’accaparer une partie de l’électorat conservateur de Laurent Wauquiez, avec 2022 dans un coin de la tête (on n’est jamais assez prévoyant). Le député LREM Sylvain Maillard qui assure le SAV – pendant que le président dévale les pistes Pyrénéennes – salue cette « promesse de campagne » tenue. Avant d’en rajouter une couche : « Nous avons toujours dit qu’il y aurait des efforts à faire pour l’ensemble des Français, il y aurait des droits et des devoirs. » On regrettera que ces devoirs ne s’appliquent qu’aux plus précaires, tandis que dans le même temps le gouvernement s’attelle à supprimer l’ISF.
Deuxième objectif du gouvernement, baisser mécaniquement le taux de chômage. Les chiffres de novembre viennent de sortir et ne sont pas folichons. Certes on observe une diminution de 29 500 chômeurs en novembre dans la catégorie A, mais ceux de longue durée voient leurs rangs se garnir de mois en mois. Le nombre de personnes relevant des catégories A, B et C qui recherchent un emploi depuis au moins un an s’élève désormais à 2,686 millions pour toute la France, soit un accroissement de 0,6 % en un mois et de 4,3 % en un an. Dans cette conjoncture, autant employer la méthode brutale : prendre une hache et tailler dans les statistiques en supprimant à terme les chômeurs les moins dociles qui refuseront les emplois précaires qui leur seront successivement proposés… quand bien même ils sont à des dizaines de kilomètres de leur domicile.

Baisse du taux de chômage par la radiation ou la précarisation

Troisième axe, la précarisation. Baisser de 20 %, 50 %, voire 100 % pendant deux mois, ou plus, la rémunération des chômeurs, c’est évidemment les précariser davantage. Au-delà de ça, la politique du gouvernement axée sur la « flexibilité » a pour effet d’accentuer et de favoriser les emplois précaires dans le pays. Une stratégie pour baisser de manière drastique le taux de chômage qui est le copier-coller de la « flexibilité » à la sauce allemande. Un « voisin-modèle » qui, en poursuivant cette politique impulsée par Gerhard Schröder, a vu son taux de pauvreté atteindre les 17 % cette année au point d’inquiéter le très à gauche FMI : « malgré un filet de sécurité sociale bien développé et une forte progression de l’emploi, le risque de pauvreté relative [en Allemagne] demande une attention continue ». Denis Gravouil, en charge du dossier de l’assurance-chômage à la CGT résume ainsi l’ambition du gouvernement. « Le but, c’est de parvenir à faire comme en Allemagne, où l’on oblige les gens à faire n’importe quel petit boulot, dans n’importe quelle condition dégradée de salaire ou de travail ». De quoi accentuer un rapport de force déjà largement à l’avantage des employeurs, qui, soumis à une très forte demande, peuvent proposer des contrats au rabais…

Crédit photo : Nicolas Chauveau/SIPA

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Dacécidément, les oligo-libéraux n’ont peur de rien. Après tout, avec un président qui baisse les impôts des riches et des grandes entreprises alors même que les profits et les inégalités sont au plus haut, tout en déconstruisant le droit du travail, pourquoi s’embarrasser ? Maintenant, c’est le SMIC qui est en cusation : il serait trop cher et serait le coupable de notre niveau de chômage…

 

L’horreur sociale, en marche

Voici ici réunies bien des horreurs des oligo-libéraux. D’abord, ils trouvent le moyen de dresser les chômeurs contre les smicards, la rémunération trop élevée des seconds étant la cause de la situation des premiers. Salauds de smicards qui défendraient l’avantage acquis d’un salaire un peu trop gras de 1480 euros brut par mois, au prix d’empêcher les gentils patrons d’embaucher de pauvres chômeurs ! Ensuite, on retrouve cette tendance à avancer derrière de pseudo-experts qui détiendraient la vérité. Pourtant, ce nouvel assaut contre le niveau du salaire minimum ne repose sur aucune étude sérieuse, les grands économistes pointant au contraire les dangers des inégalités, même au FMI !

 

D’ailleurs, seulement 13% des salariés sont au SMIC, ce qui ne semble pas indiquer un niveau trop élevé. Mais le pire reste tout de même de voir ces augures que l’on devine issus des beaux quartiers qui pérorent sur le niveau trop élevé du salaire minimum du haut de rémunérations probablement très supérieures. Même si la remarque pourra être critiquée comme « populiste », difficile de ne pas souhaiter les voir vivre avec un tel salaire pendant quelques mois… Et un SMIC plus bas, ce serait aussi moins de consommations, et donc de richesse et de croissance. En fait, l’instauration d’un salaire minimum inférieur ferait du mal à l’économie et n’aurait absolument aucun contre-coup positif.

 

Car il faut être bien naïf pour croire qu’un SMIC inférieur de 10% générerait des emplois dans un marché unique où les entreprises peuvent trouver des salaires inférieurs de plus de 80% en Roumanie ou Bulgarie… La seule conséquence serait une baisse immédiate de la consommation et donc du PIB. Bien sûr, on peut brandir le cas de l’Allemagne en contre-exemple. Mais d’abord, outre-Rhin, il y a plus de pauvres qu’en France et le niveau de l’emploi outre-Rhin doit plus à la monnaie unique et à une bonne spécialisation industrielle. Et les dernières élections montrent bien les Allemands ne sont guère satisfaits par leur sort, la coalition au pouvoir ayant perdu plus de 20% de voix en 4 ans.

 

Quelle tristesse de voir l’état du débat en France, alors que la question agite les Etats-Unis, plusieurs états ayant choisi de fortement revaloriser le salaire minimum. En 2016, la Californie a décidé une revalorisation de 50% d’ici à 2022, à tempérer par le fait qu’il partait de bien plus bas que chez nous. Même Donald Trump, qui avait d’abord déclaré en campagne que les 7,25 dollars par heure étaient trop élevés, avait fini par dire que « les gens doivent recevoir plus ». Il est tout de même effarant que ce rapport n’ait pas été remis en perspective par l’évolution des Etats-Unis, ou même des récentes négociations salariales en Allemagne où IG Metal réclame de fortes hausses de salaire.

 

Malheureusement, depuis des années, les ultralibéraux continuent à faire passer leur petite musique antisociale, The Economist évoquant en 2012 une baisse de 300 euros, alors que les patrons gagnent toujours plus. Encore une preuve du caractère profondément antisocial de ces pseudo-ouverts venus de la gauche qui ne sont que des oligarques fermés et dépourvus d’humanisme.

 

Laurent Herblay

SOURCE :

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Nous savons bien comment en matière de droit des travailleurs, de mouvements sociaux les médias mainstream se comportent en adversaires.

En conséquence la bataille est décisive pour une véritable information respectueuse des réalités du monde du travail et des enjeux au moment de l'offensive générale contre les conquis.

La mise valeur répétée, insistante de la CFDT et de ses orientations, le dénigrement du mouvement syndical et des mouvements sociaux et de la CGT en particulier participent de cette désinformation pour neutraliser les travailleurs et leur faire accepter les régressions, la remise en cause des garanties, les licenciements low cost ...

A contrario, le sondage ci-après analysé par Jacques Sapir constitue un signe de résistance au formatage des esprits et un point d'appui pour une contre-offensive!

QUI POSSĚDE LES MEDIAS EN FRANCE ?

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SOURCE : le site Les Crises :

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-le-pluralisme-voila-lennemi-par-jacques-sapir/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+les-crises-fr+%28Les-Crises.fr%29

La prise d’antenne par RT-France, le lundi 18 décembre 2017, a suscité beaucoup d’intérêts chez les téléspectateurs, mais aussi bien des critiques et des commentaires dans le monde des médias. On avait observé le même phénomène, mais l’hystérie antirusse en mois lors du lancement de Le Médias quelques jours auparavant. Ces comportements sont révélateurs de la perte de confiance dans ce que l’on appelle les « médias traditionnels » ou « mainstream ». Cette perte de confiance peut d’ailleurs se mesurer dans divers sondages. Mais, derrière cette perte de confiance se profile aussi un autre problème : celui de la censure dont des sources d’informations qui ne sont pas alignées sur la « pensée unique » font l’objet. Une censure que certains, auto-proclamés « spécialistes de la Russie » aimeraient bien voir appliquer à RT-France semble-t-il.

Un bilan « globalement négatif »

Un sondage, donc, a été réalisé par l’IFOP-Fiducial  et portait sur Les moyens de l’audiovisuel public et les menaces pesant sur la liberté d’expression. Les résultats de ce sondage sont extrêmement intéressants. Il montre tout d’abord que les réponses distinguent bien les menaces dans les médias traditionnels et celles pesant sur les « réseaux sociaux ».

Tableau 1

« Diriez-vous qu’aujourd’hui en France, la liberté d’expression est

menacée… ? » (en % des réponses)

 Dans les médias dits traditionnels: (télévision, radio, presse)Dans la société d’une manière généraleSur les réseaux sociaux
Oui, tout à fait252417
Oui, plutôt424330
TOTAL: Oui676747
Non, plutôt pas272740
Non, pas du tout6613
TOTAL Non333353

On voit que, pour les personnes ayant répondu au sondage, les menaces se concentrent ainsi sur les « médias traditionnels » et dans la société. Ce qui est aussi très intéressant est le nombre très faible de personnes répondant qu’il n’y a pas « du tout » de menaces sur la liberté d’expression : 6% de l’échantillon.

Cela se comprend au vu des affaires qui ont agitées la sphère médiatiques ces derniers mois, comme, et ce n’est qu’un exemple, le licenciement abusif de Mme Aude Lancelin du Nouvel Observateur, fait pour lequel ce journal a bien été condamné, en première instance, à une amende de 90 000 euros.

Comment se répartissent les opinions

Le deuxième point intéressant est la répartition par « préférences partisanes » de ces réponses. On constate que les sympathisants de France Insoumise et du Front National considèrent massivement quant à eux que la liberté d’expression est menacée. Les pourcentages pour les sympathisants du PS ou des « Républicains » sont proches de la moyenne nationale cependant, et l’on peut penser que si on retirait de l’échantillon les sympathisants FI et FN, le taux de réponses dépasserait en fait la moyenne nationale. En fait, seuls les sympathisants du parti au pouvoir LREM ne considèrent qu’à 44% (ce qui reste cependant un chiffre élevé) que la liberté d’expression est menacée.

Figure 1

Répartition par préférences partisanes

Il y a donc bien un problème avec la liberté d’expression en France, ou à tout le moins il y a bien une perception de ce problème, perception qui devient d’autant plus forte que l’on se trouve exclu du pouvoir.

Ce n’est pourtant pas le seul problème.

Si l’on regarde maintenant la structure par âge des réponses, on constate que les moins de 35 ans sont de loin les plus nombreux à penser que la liberté d’expression est menacée. Ils sont 78% à le penser (contre 67% en moyenne pour l’échantillon) et même 84% pour la tranche 18 à 24 ans.

Figure 2

Répartition par âge

La perte de confiance des moins de 35 ans dans les « médias traditionnels » apparaît donc comme massive.

Enfin, si l’on regarde les Catégories Socio-Professionnelle et l’origine régionale, les résultats ne sont pas moins intéressants.

Figure 3

Répartition par CSP et par régions

(sources des figures 1, 2 et 3: https://www.fiducial.fr/fr/Actualites-FIDUCIAL/Les-moyens-de-l-audiovisuel-public-et-les-menaces-pesant-sur-la-liberte-d-expression )

On constate que les salariés du secteur privé et les chômeurs sont les plus nombreux à penser que la liberté d’expression est menacée, ce qui traduit l’engagement d’une grande partie des « médias traditionnels » pour les réformes comme la « loi travail », réformes qui sont perçues comme des menaces directes pour ces populations. De même, les populations vivant en province, et dans des communes rurales ou des petites villes, semblent aujourd’hui bien plus sensibles aux menaces pesant sur la liberté d’expression que celles vivant dans l’agglomération parisienne.

On peut supposer que c’est bien la « France périphérique » qui se sent exclue des « grands médias ».

Un sentiment justifié ?

Ce sentiment de menaces pesant sur la liberté d’expression et d’opinion rejoint d’autres sondages quant à la confiance que faisaient les français à diverses institutions. Les journalistes, et plus généralement les « médias », arrivent à un niveau particulièrement bas.

Le manque de pluralisme de la presse (écrite ou audio-visuelle) explique très probablement ce phénomène. Ce manque de pluralisme ne s’exprime pas uniquement par l’exclusion des « voix dissonantes », mais aussi par des commentaires toujours orientés dans le même sens, et surtout par la confusion constante entre le commentaire et l’information elle-même. De trop nombreux « journalistes » se transforment en commentateurs. Cela est probablement à relier à l’extrême concentration de la presse en France et au fait que la plupart des organes dits « d’information » appartiennent à un groupe réduit d’oligarques.

Mais, ce phénomène, qui est à l’origine de la décision de créer Le Média, ou qui est avancé par les responsables de la chaîne RT-France pour justifier de sa création, n’est pas le seul. Le développement de médias ou de quasi-médias « non-conventionnels », développement qui est une réaction à la situation étouffante dans les médias conventionnels, a engendré aussi une forme de réaction de la part des tenants de la pensée unique. On a assisté aussi, sous couvert de lutter contre la « radicalisation » et le « terrorisme » à la montée d’une forme de censure touchant aussi les médias non-conventionnels. On pourrait ainsi rattacher à cette forme insidieuse de censure celle qui a frappé mon carnet RussEurope publié jusqu’au 26 septembre sur hypotheses.org.

C’est dans ce contexte qu’il convient donc d’apprécier la levée de bouclier dans les milieux médiatiques contre tant Le Média que contre RT-France. On est plus ici dans la défense d’une rente que dans celle de la liberté d’expression. Et, la concentration de ses attaques montrent bien la peur de ceux qui avaient pris l’habitude de « désinformer en paix » et qui se voient potentiellement confrontés, que ce soit dans le monde des médias conventionnels ou dans celui des médias dits « non-conventionnels » à une offre pluraliste. C’est bien en réalité la peur du pluralisme qui anime ces censeurs, qu’ils soient virtuels ou effectifs.

Jacques Sapir

PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La propagande gouvernementale et médiatique consistait, consiste à présenter la "nécessité" de la contre-réforme du code du travail comme une condition des créations d'emplois et de lutte contre le chômage.

Comme pour tout ce qui concerne les contre-réformes l'enfumage, l'hypocrisie et le mensonge sont de mise.

Sitôt les décrets consécutifs à la loi rédigés le patronat et les entreprises se saisissent des nouvelles possibilités offertes par le pouvoir pour procéder non à des créations d'emplois, mais à des licenciements massifs AUX MOINDRES FRAIS avec les ruptures conventionnelles collectives .

Et Pimkie, PSA s'engoufrent dans la brêche!

Car auparavant :

Jusqu’à présent, pour se séparer d’un grand nombre d’employés, il fallait ouvrir un plan de départ volontaire (PDV) : les bénéficiaires qui le souhaitaient quittaient l’entreprise avec un contrat de sécurisation professionnelle et un suivi renforcé jusqu’à ce qu’ils retrouvent un emploi. Après l’ouverture du PDV, les dirigeants ne pouvaient pas embaucher de nouvelles personnes durant un an. Ce n’est désormais plus obligatoire.

Il y aurait paraît-il des garde-fous mis à ces nouvelles menaces qui planent sur les salariés.

D'abord le volontariat des salariés (ils doivent acquiescer aux propositions patronales) et ensuite ces propositions doivent recueillir l'avis majoritaire des syndicats.

En réalité d'abord SEUL le chef d'entreprise peut prendre l'initiative d'un plan de ruptures conventionnelles collectives .

 

Et par ailleurs et surtout, les négociations ouvertes par cette initiative patronale se déroulent dans le huis clos de l'entreprise, c'est à dire avec toutes les possibilité de pression, de chantage, de corruption et d'utilisation des divisions syndicales et en particulier de l'esprit de soumission des syndicats se réclamant du réformisme et prêts à tout accepter tout en dressant de soit-disant lignes rouges.

Travaux pratiques, on en a tout de suite l'illustration avec la réaction de la CGC chez PSA

Selon Franck Don, délégué syndical CFTC, le DAEC et les plans de départs volontaires sont « populaires parmi les salariés de l’entreprise, y compris chez les adhérents de la CGT ». Mais, ajoute-t-il, « nous n’accepterons pas de modifications dans le montant des indemnités versées aux partants ni de changement dans les dispositifs d’accompagnement […]. Il ne doit pas s’agir de donner de l’argent aux personnes pour aller à Pôle emploi », prévient le syndicaliste.

Décidément la lutte contre les ordonnances est bien toujours à l'ordre du jour dans chaque entreprise confrontée à ces plans de licenciement ET dans la nécessaire convergence des luttes à construire.

Et relevons que chez PSA la CGT est en ordre de bataille :

Pour la CGT, en revanche, hors de question de signer cet accord. « Selon mes calculs, nous avons perdu 25 000 salariés depuis 2012, peut-être davantage (…) », assure Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT PSA. « Sur certaines lignes de montage, les intérimaires représentent 90 % des effectifs. (…) Dans une entreprise qui fait des milliards de bénéfices, une telle politique est inacceptable », fait-il valoir.

PAR FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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