SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La ministre des privés d'emploi : Elisabeth Borne
La ministre des privés d'emploi : Elisabeth Borne
La ministre des privés d'emploi : Elisabeth Borne

La ministre des privés d'emploi : Elisabeth Borne

Les faits sont têtus et les chiffres font mal. L’Unédic a publié, hier en fin de journée, une nouvelle étude d’impact sur la réforme de l’assurance chômage, en prenant en compte le décret publié le 31 mars 2020. Celle-ci confirme la première étude de l’organisme paritaire, contestée publiquement à la fois par Bruno Le Maire et par Élisabeth Borne. L’Unédic maintient, en prenant en compte le décret publié le 31 mars 2020, que 1,15 million de demandeurs d’emploi verront leurs allocations mensuelles baisser, après le 1er juillet, du fait du changement de calcul du salaire journalier de référence (SJR). En moyenne de 17 %. Ce sont surtout les jeunes et les chômeurs qui travaillent sur une partie de la période de référence qui en feront les frais.

Dans le détail, 365 000 chômeurs verraient leur allocation passer en moyenne de 885 € à 621 €. Soit 264 € de moins chaque mois. Et 350 000 autres enregistreraient une baisse mensuelle de 178 €, passant d’une allocation de 900 € à 722 €. Enfin, 435 000 perdraient 53 € par mois. Mais la modification du SJR n’est pas la seule mesure de la réforme de l’assurance chômage qui réduira les droits des demandeurs d’emploi. L’augmentation du nombre de mois travaillés nécessaires à l’ouverture de droits devrait produire un retard à l’indemnisation pour un demi-million de chômeurs. Et ce dès que le « retour à meilleure fortune » – des indicateurs sur l’état du marché de l’emploi – lancera l’application pleine et entière d’une réforme, dont la finalité reste une économie de 2,3 milliards d’euros sur le dos des chômeurs. Et ce, en pleine crise sociale.

À moins de mauvaise fois, l’exécutif aura du mal à maintenir sa communication sur une réforme de progrès luttant contre les inégalités. Mais il ne faut jamais sous-estimer la capacité d’un ministre à défendre l’indéfendable.

Dans ce registre, Élisabeth Borne n’a pas hésité à utiliser des arguments lunaires sur l’antenne d’Europe 1 le 30 mars. «Il est faux de dire que des centaines de milliers de chômeurs verraient leurs allocations baisser […], c’est aussi une présentation biaisée de ne parler que du montant mensuel de l’allocation ». Pour elle, une baisse mensuelle de revenu de 53 € à 264 € sur une allocation inférieure à 1000 € n’est pas l’essentiel, puisque l’indemnité est versée plus longtemps avec la réforme. En moyenne de 3 mois supplémentaires (de 11 mois à 14 mois) selon l’Unédic.

Mais en réalité, pas vraiment : de très nombreux chômeurs qui alternent période de travail et de chômage retournent justement dans l’emploi avant la fin de leurs indemnités. D’où les 2,3 milliards d’économies. Ce sont ces « permitants » de l’emploi qui seront les plus percutés par la réforme.

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A méditer

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SOURCE : Le site du PRCF Initiative Communiste

 

Bonjour, pouvez-vous brièvement vous présenter, ainsi que le poste que vous occupez ?

Bonjour, je m’appelle Gilles Dejea, j’ai 49 ans. Je travaille chez Bosch Rexroth à Vénissieux depuis maintenant 28 ans et j’ai un poste de technicien métallurgiste dans cette entreprise. Je suis également militant CGT depuis 27 ans et délégué syndical de l’entreprise.

Pouvez-vous nous expliquer ce qui se passe actuellement chez BOSCH ?

La grosse actualité du moment à lieu sur le site de Rodez ou la direction de BOSCH a annoncé 750 suppressions d’emplois. Pour rappel, le site de Rodez travaille essentiellement dans la division diesel de Bosch.

Par décision politique du groupe Bosch, ce site n’a plus d’avenir : Bosch a décidé de ne pas industrialiser à nouveau le site comme il devrait. En effet, Bosch a des projets dans l’hydrogène, qui est développé aujourd’hui en Allemagne.

L’hydrogène est d’ailleurs en pourparlers actuellement avec le syndicat de Rodez, la direction de Bosch et Agnès Pannier-Runacher la ministre déléguée chargée de l’industrie. Aujourd’hui cela n’avance pas trop : ils sont sur le volet social et non le volet industriel. Actuellement, les salariés de Rodez sont donc en lutte.

Dans les 750 départs prévus par BOSCH, il y aura des départs volontaires négocier avec la direction, mais également des départs en préretraite pour les salariés qui sont dans un dispositif de longue carrière.

 

Les emplois qui vont être supprimés vont-ils être délocalisés à différents lieux du monde ? Comme on le voit de plus en plus d’année en année ?

Certainement, même les productions en fins de vie risquent d’être délocalisées dans différents pays comme la Turquie par exemple ou dans les pays de l’Est. Nous l’avons vécu à Rex Roth en 2016 quand nous étions en difficulté (voir l’interview réalisée en 2016 par IC), nous avons vu une partie de notre production partir vers la Turquie. C’est de la politique classique, les productions partent progressivement vers les usines à bas coups.

Comment vous battez-vous actuellement ?

Le 19 mars, nous avons mené une grande action avec la CGT BOSCH France. Nous avons tous manifesté notre soutien aux camarades de Rodez, avec des débraillages ou d’autres actions. On dénonce aussi la casse de l’emploi d’une manière générale chez Bosch France. Cela fait plus de 15 ans qu’il n’y a pas eu d’investissement en France : c’est une volonté politique du groupe. Pourtant BOSCH touche de l’argent public ! Ils ont de l’argent pour la recherche et ont eu les aides de l’Etat pendant la crise. Les délocalisations continuent. Nous luttons alors, nous n’avons pas le choix, sinon on fait comme les autres : on se met autour d’une table et on négocie notre propre disparition.

Au PRCF nous sommes pour une nationalisation de l’industrie française. Qu’en pensez-vous ?

C’est clair qu’il faudrait. En tant que militant, il faudrait nationaliser la production et il faut continuer la lutte qui va avec, et ce n’est pas une mince affaire.

Vous pensez que l’Union Européenne a un impact sur tous ces plans sociaux qui frappent de plein fouet les grandes entreprises ?

Bien sur, et on le voit dans la politique de BOSCH et d’autres très grande multinationales. Si on prend le cas de PSA par exemple, ils vont migrer vers l’électrique, avec toute l’affaire du « dieselgate » : ce secteur a prit un grand coup. Toutes ces décisions sont prises au niveau de l’UNION EUROPEENNE ; Elle impulse toutes ces décisions.

Comment voyez-vous la suite des événements de votre côté ?

A Vénissieux BOSCH REX ROTH, nous ne sommes pas impactés par ce qu’il se passe à Rodez. Nous avons lutté en 2016, nous étions en grande difficulté mais depuis notre combat plus rien : on a au contraire à nouveau beaucoup de travail et au contraire on arrive à embaucher. A Rodez je vois la population lutter ! Si on supprime BOSCH à Rodez, cela aura un très gros impact sur le bassin de l’emploi local ! Il y a eu des mobilisations du département, de la région, des députés de circonscription et aussi de la population locale ! De nombreux commerces seront impactés et toute la région ! Il ne faut pas lâcher et lutter jusqu’au bout.

Merci de votre temps monsieur De Gea, on vous soutient à fond dans votre lutte !

Merci à vous pour l’écoute et le partage ! On se tient au courant pour la suite des événements !

Bien entendu camarade !

Entretien réalisé par Dark Vlador le 07/04/2021

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

FACE à la découpe identitaire que tente d'imposer l'idéologie dominante, isolant et parquant tour à tour : femmes, immigrés, précaires, LGBT - ..., jeunes, jeunes-des-quartiers, ouvriers, cadres, " racisés " ... 

REPRENONS adapté à notre époque la célèbre adresse de

Discriminés UNISSEZ VOUS !
Discriminés UNISSEZ VOUS !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Pour nous servir la bonne parole, il y a les médias affiliés à Macron.com. Pour le ministère de l'Intérieur, il y a les porte-voix de la police, de la gendarmerie et de la préfecture de police de Paris. Mais ce n'était pas assez. La preuve, distillée par Le Canard enchaîné:

Des commissaires politiques dans les médias

Du coup, cette affiche de mai-juin 1968:

Des commissaires politiques dans les médias

Et en 2021, pas qu'à 20 heures

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
NON, à la fermeture de DUPPIGHEIM KNORR UNILEVER

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Quand Brice Hortefeux et Alain Duhamel banquettent dans un resto parisien clandestin

Brice Hortefeux, eurodéputé du parti de Sarkozy-Fillon et pointure éminente dans ce parti, était aussi ministre de la police sous Sarkozy président. Quant à Alain Duhamel, il est éditorialiste -dois-je dire de droite?- sur BFMtv. Eh bien Médiapart révèle qu'ils ont banqueté dans un resto clandestin parisien, le 30 mars dernier.

 

En fait, "un appartement reconverti en restaurant clandestin par le chef Leroy, placé en garde à vue dans l’affaire du palais Vivienne. Dans la lignée d’une petite élite politique, économique et médiatique qui s’affranchit sans grand scrupule des règles sanitaires en vigueur", écrit Médiapart.

Et Médiapart poursuit que dans cet appartement privé situé dans le 8e arrondissement de Paris, le chef Christophe Leroy proposait tous les jours “des menus entre 110 euros et 580 euros" à une “clientèle sélect”.

Le bon citoyen Brice Hortefeux pensait être “dans les clous" et a mouchardé que “beaucoup de monde” passait par le restaurant en question: “des entreprises, des élus”. M...., pas de prolos, comme c'est bizarre! Non?

Ben non, à 350 euros la bonne bouffe quand le Smic horaire net est à seulement 8 euros et 11 centimes!

Dès lors, quelques adresses prestigieuses parisiennes s'organisent depuis des mois pour accueillir un public trié sur le volet dans des arrière-salles ou des appartements attenants loués pour l’occasion. "La clientèle de ce genre de restaurant, ce n’est pas forcément des politiques à 100 %. Ce sont des patrons d’entreprise la plupart du temps et leur entourage. Les tarifs sont en moyenne de 350 euros par personne, et après cela peut aller plus haut selon les vins », explique un employé de ce resto clandé sous couvert d’anonymat et payé au black. Il rajoute, pour notre sécurité, "à chaque fois qu’une descente de police est prévue, le patron est avisé en amont ».

Mais que fait donc la police de l'Elysée?

La morale de cette histoire révélée par Médiapart est qu'il n'y a pas de morale.

Mais si nous renversions la table? Vraiment. Contre le capital-roi et ses soutiens à l'Elysée et ailleurs. Pas demain ni après demain. Mais dès aujourd'hui.

A moins de persévérer à coller à gauche des étiquettes les unes à côté des autres, ou les unes par-dessus les autres, pour les élections politiques à venir et sans programme d'avant-garde social, humain et démocratique. Alors là...

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : Le Progrès

 

Le week-end de Pâques a marqué le démarrage de revendications de la part de certains salariés du groupe Carrefour. Richard Bouchet, secrétaire du syndicat CGT Isère, de passage à Lagnieu, parle aujourd’hui de grève nationale illimitée, au moins en avril.

Par De notre correspondant, Philippe BONNET 
 

Samedi 10 avril à Lagnieu, un piquet de grève à vocation de sensibilisation organisé par la CGT avait planté son stand devant Carrefour Market. Cette présence syndicale répondait au démarrage des revendications menées par les salariés.

Aux dires des organisateurs, cette grève projetée comme illimitée en avril, s’inscrit dans une volonté de porter un impact national sur l’ensemble des groupes Carrefour et leurs dirigeants.

Le secrétaire syndical de l’Isère, Richard  Bouchet, aux responsabilités en qualité de délégué opérationnel en Rhône-Alpes, répond que seule la CGT a pris pour l’instant des mesures de grève « pour marquer l’idée que les employés doivent percevoir de meilleurs salaires, d’être de ce fait pris en compte dans l’amélioration de leur pouvoir d’achat avec également l’octroi d’une prime défiscalisée : celle baptisée Macron pour récompenser les travailleurs sur le front en temps de guerre contre le coronavirus ».


La location-gérance et la réorganisation du travail controversées
Un autre point inquiète lourdement les 25 % de militants (chiffre donné par le syndicat). Il s’applique sur le passage en location-gérance de certains magasins.

La CGT redoute la perte dans l’avenir des avantages acquis par les employés du groupe en expliquant que les droits de chacun sont prévus d’être maintenus seulement quinze mois après de telles opérations. Cette location-gérance est perçue comme une initiative de gestion qui ôte une réelle visibilité sur la hauteur des salaires qui seront appliqués dans un avenir proche par ces nouvelles structures. Les revendications prônent l’arrêt immédiat de ce projet.

Idem, pour celui qui concerne la réorganisation du travail en magasins. Sur ce sujet, Mme Gallon, déléguée syndicale à Rives-sur-Fure déclare : « Ce dernier poste implique directement nos conditions de travail, notamment sur la réception de marchandises et leur mise en rayons. »

« Supply Chain en grève »

À Lagnieu des salariés de « Supply Chain » accompagnés de M. Vernay de l’union locale de Bourgoin-Jallieu, étaient présents et parlent d’une grève en cours depuis le 8 avril dans les entrepôts à Saint-Vulbas, Étaient également là, Fatiha Nasri, délégué syndical à Miribel.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : Rapport de force

D'ailleurs i s'agit moins d'u  pouvoir hors-sol que d'un pouvoir qui dans les circonstances actuelles  tente de mettre à profit la situation (par exemple avec le " tout numérique" pour poursuivre sa politique de casse au service exclusif de l'oligarchie et des privilégiés !

 

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Un Premier ministre qui bidouille un document de projection sur l’épidémie de Covid-19, des ministres, à l’instar de Jean-Michel Blanquer, qui tordent la réalité au point de friser le mensonge, des sénateurs qui laissent libre cours à leurs fantasmes lors de l’examen de la loi sur le séparatisme. Entre stratégie de gouvernance et bas calculs politique : une semaine de pouvoir hors-sol.

 

Grèves et manifestations

 

Démantèlement d’EDF : face à la grève le projet avance

 

Ce jeudi, les salariés d’EDF ont organisé une sixième journée de lutte contre le démantèlement annoncé de leur entreprise dit « projet Hercule ». Toujours très suivie, la grève a rassemblé plus de 20% des salariés du deuxième producteur d’électricité au monde, d’après les chiffres de la direction. Mardi, le gouvernement et le patron d’EDF avaient reçu l’interfédérale (CGT-FO-CFE-CGC-CFDT) et tenté de désamorcer leur opposition en présentant un projet revu à la marge (voir notre article). Une tentative restée lettre morte à ce jour.

 

Les théâtres occupés depuis un mois

 

Le mouvement d’occupation se poursuit pour réclamer le retrait de la réforme de l’assurance chômage, une nouvelle année blanche pour les intermittents et des échéances d’ouverture des lieux de culture. Plus d’une centaine de lieux sont maintenant occupés. De nombreuses actions ont ponctué la semaine, comme celle, jeudi, de l’occupation à Paris de la Direction générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP). Une date de convergence pour réclamer l’abrogation de la réforme de l’assurance, avec des préavis de grève, fait son chemin pour un prochain vendredi de la colère. Ce sera le 23 avril.

 

Fonderies en lutte

 

Une journée « fonderies mortes » était appelée ce jeudi par la fédération de la CGT métallurgie alors que beaucoup d’entre elles sont fragilisées par la fin des moteurs diesels, programmée pour 2040 (voir notre article). L’appel a été particulièrement suivi dans les entreprises déjà en lutte comme à la SAM (Aveyron), placée en redressement judiciaire en 2020 ou encore par les salariés de la Fonderie de Bretagne, qui ont, à l’occasion, bloqué l’entrée de leur site.

 

Les AESH dans la rue contre la précarité de leur métier

 

Les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) étaient de nouveau en grève jeudi 8 avril. Dans cette profession où règnent le turn-over, les temps partiels et les salaires inférieurs au seuil de pauvreté, la mobilisation prend de l’ampleur depuis quelques mois : cette journée du 8 avril, portée par une large intersyndicale, fait suite à celle du 26 janvier. Outre la reconnaissance d’un réel statut pour sortir de la précarité, les AESH revendiquent l’arrêt de la réforme des pôles inclusifs (PIAL), en cours de déploiement depuis la rentrée 2019. Derrière un discours gouvernemental prônant l’inclusion scolaire, les professionnels dénoncent ces PIAL comme un système de mutualisation des moyens, dégradant l’accompagnement des élèves.

 

Grève reconductible dans le travail social et médico-social

 

C’est une mobilisation inédite par sa forme : trois jours de grève reconductible, dans le secteur, d’ordinaire très morcelé, du social et du médico-social. Les 7, 8 et 9 avril, dans une cinquantaine de villes en France, les professionnels du handicap, de la protection de l’enfance, de l’hébergement et d’autres métiers de l’accompagnement, étaient dans la rue. Des piquets de grève ont été organisés devant des établissements ou des services en lutte, ainsi que des temps de manifestations collectives, notamment devant les Agences régionales de santé.

 

Mobilisation de la fonction publique

 

Contre la loi de transformation de la fonction publique, les organisations syndicales ont porté une journée de mobilisation des fonctionnaires, mardi 6 avril. Au-delà de l’abrogation de la loi, les revendications portaient sur la mise en œuvre d’un plan pluriannuel de recrutement, une revalorisation des salaires, et le dégel du point d’indice. Certaines jonctions se sont faites, localement, avec la grève des travailleurs sociaux et médico-sociaux, ou avec celle des AESH, deux jours plus tard.

 

Les syndicats contestent le PSE chez Flunch

 

Une centaine de salariés de Flunch ont manifesté à Roubaix mardi devant le siège de l’Association familiale Mulliez (AFM), la structure juridique qui détient la marque Flunch. Une intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et FO) conteste le périmètre du PSEqui prévoit la suppression de 1244 emplois sur 5000 et la fermeture de 57 de ses 257 magasins. Elle réclame que les reclassements s’effectuent au sein des entreprises de la galaxie Mulliez, 6e fortune de France, et non au sein des seuls magasins Flunch restants.

 

Harcèlement sexuel à la RATP : rassemblement de soutien à Ahmed Berrahal

 

La CGT RATP a organisé un rassemblement jeudi 8 avril, en soutien au délégué syndical Ahmed Berrahal. Ce dernier est sous le coup d’une procédure disciplinaire, et menacé de licenciement, après avoir dénoncé des violences sexistes et sexuelles au sein de la RATP. Référent harcèlement au dépôt de Pantin (Seine-Saint-Denis), il a dénoncé plusieurs faits en 2020, dont une agression sexuelle pour laquelle la collègue concernée a déposé une main courante. Ahmed Berrahal est accusé par sa hiérarchie de harcèlement moral vis-à-vis d’un agent. De son côté, il dénonce une répression syndicale. L’affaire fait écho à celle de Rozenn, de Chronodrive, licenciée après avoir été cheffe de file d’une lutte interne contre le sexisme.

 

Nouvel acte des Soulèvements de la Terre

 

Ce week-end du 10 et 11 avril se tient le deuxième acte d’une campagne de défense des terres agricoles lancée courant mars : les Soulèvements de la Terre. Plusieurs collectifs et associations écologistes portent ces initiatives. Après une première journée aux Vaîtes, à Besançon, contre un projet d’écoquartier menaçant des terres maraîchères et des zones humides, une importante mobilisation a lieu à Rennes. Elle vise à défendre La Prévalaye, un espace naturel de 450 hectares, menacé par l’extension des infrastructures du Stade rennais.

 

Retour devant les prud’hommes pour les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles

 

Mercredi, les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles se sont réunies devant les prud’hommes avant une audience qui a marqué une étape dans ces 20 mois de luttes. Le 26 novembre dernier, un premier jugement des prud’hommes avait rejeté leur demande de reconnaître l’existence d’un prêt de main-d’œuvre illicite entre leur entreprise sous-traitante et le groupe Accor. Les femmes de chambre ont fait appel, et demandent toujours l’internalisation mais cette fois sur la base des discriminations raciales et sexistes dont elles estiment être victimes.

 

 

Manifestation antifasciste ce samedi à Paris

 

Une coordination de syndicats et collectifs engagés contre l’extrême droite appelle à manifester à Paris samedi 10 avril.

 

Assemblée nationale, sénat, gouvernement

 

Sénat : série d’amendements contre un « séparatisme » fantasmé

 

Depuis une semaine, les amendements votés par le Sénat au projet de loi « séparatisme » pleuvent. Une surenchère dans l’offensive, à peine dissimulée, contre les musulmans et les classes précarisées. Dernier en date : la coupure des allocations familiales pour les parents d’élèves faisant preuve d’absentéisme scolaire. Pour le reste, les sénateurs ont voté pour l’interdiction du burkini dans les piscines, du port de signes religieux ostensibles dans les compétitions sportives nationales… Ou encore pour l’interdiction des « prières de couloirs » dans les universités. Mi-mai, les parlementaires seront réunis en commission mixte paritaire, pour trouver un compromis sur ce texte.

 

Blanquer l’informaticien

 

Nous avions déjà un président épidémiologiste, voilà un ministre de l’Éducation qui s’aventure sur le terrain de la sécurité informatique. Mardi 6 avril, premier jour des cours à distance après la décision de fermeture des établissements scolaires, les serveurs des espaces numériques de travail (ENT) n’ont pas tenu dans plusieurs régions. Comme il y a un an. Pour se défendre de l’accusation d’impréparation, Jean-Michel Blanquer a invoqué une cyberattaque venue de l’étranger et l’incendie du mois dernier chez OVHCloud à Strasbourg. Manque de bol, au moins sur une des deux lignes de défense du ministre, le directeur général d’OVH a renvoyé Blanquer dans les cordes : « OVHcloud n’est pas responsable des dysfonctionnements de certains services d’éducation à distance. L’incendie de Strasbourg n’a aucun lien avec ces derniers. Des régions ENT affectées et des applications indisponibles ne sont pas hébergées chez Ovhcloud ! ». Pas facile la sécurité informatique.

 

L’Unédic met Borne en PLS

 

« Il est faux de dire que des centaines de milliers de chômeurs verraient leurs allocations baisser », tentait Élisabeth Borne, fin mars sur l’antenne d’Europe 1. La ministre du Travail expliquait que parler du montant mensuel de l’allocation était une présentation biaisée, considérant qu’avec la réforme de l’assurance chômage, les indemnités seront versées plus longtemps. Une façon de voir contredite par la nouvelle étude d’impact de l’Undédic jeudi dernier. Celle-ci confirme une baisse des allocations mensuelles pour 1,15 million de demandeurs d’emploi, mais aussi une reprise d’emploi avant le terme des allocations pour une part non négligeable des chômeurs. Et 2,3 milliards d’économies faites sur leur dos (lire notre article).

 

Brune Poirson rejoint Accor

 

Côté pile, le groupe hôtelier Accor refuse d’internaliser les femmes de chambre de ses entreprises sous-traitantes, alors que celles-ci dénoncent des conditions de travailinsoutenables – à l’instar des grévistes de l’Ibis Batignolles, en lutte depuis 20 mois. Côté face, il déroule le tapis rouge à Brune Poirson, l’ex-secrétaire d’État à la transition écologique. Selon nos confrères du JDD, la députée du Vaucluse, qui a officialisé sa démission mardi, devrait rejoindre la direction du développement durable du groupe.

 

Castex trafique ses graphiques

 

Médiapart révèle : « le 28 janvier, le Premier ministre a présenté un diaporama contenant des erreurs et des “projections” qui n’en étaient pas. Le principal graphique est copié-collé d’un document remis la veille par un épidémiologiste à Jean Castex, mais ensuite retouché, et dont le sens a été altéré. »

 

International

 

Pas de syndicat chez Amazon US ?

 

Les salariés de l’entrepôt de Bessemer en Alabama ne pourront sans doute pas se syndiquer. C’est ce que porte à croire le dépouillement de près de la moitié des votes exprimés, avec 1100 voix se prononçant en défaveur de la création d’un syndicat quand seulement 463 sont pour. La pression mise par la multinationale sur ses employés n’est pas étrangère à ce résultat, commente le syndicat américain ayant organisé le vote (voir notre article).

 

Birmanie : une répression systématique

 

Le bilan de la répression exercée par la junte contre les opposants au coup d’État du 1er février a dépassé les 600 morts ce vendredi. Sans compter les centaines de personnes disparues et les nombreuses arrestations (plus de 2800). Enfin, le pouvoir birman a dressé une liste de 120 personnalités à arrêter, dont une jeune star birmane, acteur et chanteur suivi par des millions de fans dans le pays. Le régime fait fi des critiques internationales, se permettant même d’ignorer l’émissaire de l’ONU Christine Schraner Burgener, en tournée en Asie.

 

L’Irlande du Nord se déchire à nouveau

 

Depuis le 29 mars, on dénombre onze nuits d’émeutes dans différentes villes d’Irlande du Nord, principalement menée par des jeunes. La nuit du 7 au 8 avril a vu l’intensité grimper d’un cran : des affrontements ont eu lieu entre unionistes – protestants s’identifiant comme Britanniques -, et républicains – catholiques s’identifiant comme Irlandais. Les raisons de cette colère, comme l’explique Le Monde, sont enchevêtrées. La toile de fond est celle de la précarité dans les quartiers mobilisés. Mais ce sont les conséquences du Brexit qui sont en première ligne. Début janvier, une frontière commerciale a été instaurée dans la mer d’Irlande avec la Grande-Bretagne. Les unionistes voient dans cette séparation une forme de trahison, et de discrimination. Côté républicains, cela relance la volonté d’unifier l’Irlande, dans une même zone économique. D’une ampleur grandissante, ces tensions ravivent les plaies de la guerre civile de 1969 à 1998.

 

Derrière la vente de Rafale, une corruption qui éclabousse les autorités françaises

 

C’est une affaire qui secoue l’Inde, et dont les médias anglo-saxons se sont aussi emparés. En France, ce fut silence radio, pendant plusieurs jours. Pourtant, l’enquête de Mediapart révélant des faits de corruption derrière le juteux contrat de vente de 36 Rafale à l’Inde, en 2016, pour près de 8 milliards d’euros, est édifiante. Elle retrace les commissions occultes versées par Dassault et Thales à un intermédiaire indien, à hauteur de plusieurs millions d’euros. Surtout, elle revient sur la façon dont le scandale a été enterré par l’Agence française anticorruption et le Parquet national financier. Plusieurs responsables politiques dont François Hollande, Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian sont éclaboussés par cette affaire, résumée ici en vidéo.

 

Et aussi

 

Un poisson d’avril qui tourne mal

 

A-t-il dîné dans des restaurants clandestins et croisé des ministres, comme il l’avait affirmé, où ses déclarations n’étaient elles qu’un poisson d’avril ? Toujours est-il que le parquet a pris les propos de Pierre-Jean Chalençon, diffusés dans un reportage de M6, plutôt au sérieux puisqu’il a ouvert une enquête et procédé à la perquisition au Palais Vivienne, son lieu de réception, ainsi qu’au domicile parisien du cuisinier Christophe Leroy, soupçonné d’avoir organisé de luxueux repas clandestins, notamment au Palais Vivienne.

 

Diversion d’énarque

 

Pendant que certains membres de son gouvernement ripaillent, Emmanuel Macron, lui, lutte concrètement contre la déconnexion des élites françaises. Ou fait semblant. Comme lors de la crise des gilets jaunes, il ressort sa bonne vieille rengaine de la dissolution de l’ENA. Elle serait remplacée par une nouvelle entité : l’Institut du service public (ISP)… Une modification à la marge qui masque mal l’inertie du pouvoir en place

 

Obstruction parlementaire contre la fin de vie

 

L’Assemblée nationale devait débattre jeudi 8 avril d’un projet de loi sur la fin de vie (euthanasie). Mais plusieurs députés Les Républicains ne lui ont même pas laissé sa chance puisqu’ils ont déposé plus de 2 000 amendements au projet repoussant ainsi considérablement son adoption.

 

Nouvelle entrave à la couverture médiatique de la politique migratoire

 

Deux photojournalistes italiens ont été retenus en garde à vue à la frontière franco-italienne, au poste de la PAF (police aux frontières) de Montgenèvre, dans la nuit du 5 au 6 avril. Selon les associations locales dont Tous Migrants, ils ont dû répondre à trois interrogatoires successifs, avant d’être relâchés vers 11h du matin. Cet épisode s’inscrit dans une multiplication des entraves au travail de documentation sur les agissements policiers envers les exilés, de Calais à la frontière franco-italienne.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Crise économique. Bercy promet de fortes attaques sur la dépense publique

Les prévisions que le ministère des finances a transmises au Haut conseil des finances publiques estiment que la France devrait parvenir à ramener le déficit public sous la barre des 3 % du PIB en 2027. Cet objectif impliquerait, selon le même ministère, des « efforts importants » sur les dépenses publiques, ce qui se traduira par un nouveau coup dur et dévastateur pour le service public.

Austérité

Crédit photo : Ludovic MARIN / AFP
Jeudi dernier, le ministère des Finances a transmis au Haut conseil des finances publiques le programme de stabilité qui sera officiellement présenté à la Commission européenne la semaine prochaine. Il s’agit d’un plan échelonné, dont l’objectif final de stabiliser la dette et de ramener le déficit à près de 3 % du PIB serait atteint en 2027, et qui, selon le même ministère, nécessiterait un « effort » sans précédent sur les dépenses publiques. Selon les prévisions sur lesquelles se fonde ce programme, la croissance économique atteindrait 4 % en 2022, pour tomber progressivement à 1,4 % en 2025. Quant au déficit, il passerait de 9 % en 2021 à 5,3 % en 2022, pour atteindre l’objectif de 2,8 % en 2027, tandis que l’endettement continuera d’augmenter jusqu’en 2027, où il tombera à 117,7 %.
En effet, pour atteindre cet objectif fragile et pratiquement inatteignable, Bercy prévoit que le futur gouvernement impose un contrôle beaucoup plus strict des dépenses publiques. Ainsi, selon Les Échos lors de la présentation du plan il a été défendu que « c’est un choix politique que nous avons fait en accord avec le président de la République et le Premier ministre, de tabler sur un assainissement des comptes publics dans un délai ambitieux, mais raisonnable ».
 

Des efforts sur les dépenses publiques signifient ici destruction du service public

Ce plan envisagé est une forte attaque contre les dépenses publiques, portant leur croissance à 0,7 % par an en 2027, contre une croissance de 1 % par an en 2019 et de 1,4 % au cours des années 2010. Toujours d’après Les Échos, « depuis la naissance d’Emmanuel Macron en 1977, ralentir la hausse de la dépense publique à + 0,7 % par an sur plusieurs années ne n’est jamais produit ». Comment cela va-t-il se traduire ? Par une destruction encore plus effroyable des services publics, et donc, probablement en partie aussi des hôpitaux et des écoles.

Face à l’énorme crise que traverse actuellement le personnel hospitalier, avec des lits de réanimation occupés à des niveaux extrêmement préoccupants, le gouvernement de Le Maire et Macron n’a pas de meilleure idée que de répondre par de nouvelles promesses de précarisation et de destruction du service public.

Dans un contexte où, d’après un [sondage de l’Institut Viavoice pour France Assos Santé près de la moitié des Français ont vu leurs rendez-vous médicaux annulés ou reportés après le début de la crise, et 24 % d’entre eux constatent une aggravation de leurs symptômes et de leur état de santé, cette annonce n’est pas seulement une raillerie envers les travailleurs, mais c’est aussi une mesure criminelle.

Cette mesure est tout aussi criminelle si l’on se concentre sur l’Éducation nationale, dont le personnel a dû affronter le virus chaque jour de travail avec un protocole sanitaire inapplicable depuis septembre, voyant des collègues, des élèves et des parents contracter le covid et même mourir de ce virus. Ce même personnel considéré comme « essentiel », mais qui voit, une fois de plus, la date de vaccination rapportée.
 

Et qui paie cette crise ?

Si l’on insiste sur cette attaque contre le service public, c’est parce que Bercy a tenu à faire comprendre, à travers un discours contre l’austérité, qu’il refuse catégoriquement toute forme d’augmentation d’impôt, ce qui signifie en réalité un refus de hausser les impôts sur les grandes fortunes et les entreprises. En effet, la non-augmentation des impôts ne profitera qu’aux grands patrons qui continueront à s’en mettre plein les poches au détriment des travailleurs. Une fois de plus, ce sont les travailleurs et travailleuses qui subiront les coupes dans les services publics et devront payer cette énorme crise de leur propre poche.

Face à ce nouveau et gros coup porté par le gouvernement macroniste au Service public, la seule issue qui nous reste est la lutte dans la rue et sur nos lieux de travail, dans la lignée des grévistes de Grandpuits, tout comme Rozenn ou encore les grévistes de l’EHPAD Korian, nous montrent qu’il est possible et nécessaire de relever la tête et de se battre contre nos conditions de travail, contre la précarité. Il est urgent de créer un impôt progressif sur les grandes fortunes pour sortir de ce désastre généré par la gestion catastrophique de Covid, et pour que la crise soit payée une fois pour toutes par ceux qui l’ont généré.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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