SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Grève chez Renault contre 2000 suppressions supplémentaires d’emplois
Grève chez Renault contre 2000 suppressions supplémentaires d’emplois

Nouvelle grève chez Renault France sur le site de Lardy ce jeudi. La direction a annoncé aux syndicats le 16 septembre qu’elle prévoyait le départ de 2000 salariés supplémentaires dans les trois années à venir. Ces départs, dont on ne sait pas encore s’ils seront contraints ou non, s’ajoutent aux 15 000 suppressions d’emploi (sur 48 000) dans le monde annoncées en mai 2020 par le groupe, dont 4600 en France.

Cette fois, c’est l’ingénierie produit qui est particulièrement visée puisque 1300 départs doivent avoir lieu dans ce secteur, qui comporte 6 200 salariés, mais également l’ingénierie des moteurs thermiques. La sous-traitance sera également impactée par la baisse d’activité du géant de l’automobile et nul doute que l’on assistera à des suppressions d’emploi dans ces entreprises.

« Utilisant sans vergogne le prétexte de la transition écologique vers l’électrique Luca de Meo (ndlr : Directeur Général de Renault) cible l’ingénierie des moteurs thermiques. « La direction indique ainsi qu’en contrepartie des 1600 nouveaux départs dans l’ingénierie elle promettra 400 embauches dans les “futurs métiers ” et 2000 formations “métiers”.

Mais elle avait déjà promis en parallèle de la rupture conventionnelle Collective de 2021 des centaines de reconversions en 2020 2021 : combien ont été engagées ? », dénonce la CGT du site de Renault Lardy dans un communiqué. Elle appelle ainsi à une grève chez Renault Lardy jeudi 23 septembre à 10h.

Depuis la fin du premier confinement, la direction de Renault à engagé un « recalibrage » de l’outil industriel souffrant, selon elle, d’une « surcapacité ». La réaction provoquée par ces annonces avait été immédiate : grèves, débrayages et manifestation rassemblant 8000 salariés de Renault à Maubeuge. C’était la première grosse manifestation postconfinement. Depuis, de nombreuses autres grèves ont éclaté un peu partout en France.

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Casse sociale. ArianeGroup annonce 2300 licenciements d’ici 2025 sous couvert de « compétitivité »

L’entreprise ArianeGroup a annoncé 600 licenciements, en France et en Allemagne, ce vendredi, prétextant la nécessité d’augmenter sa compétitivité pour faire face à SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk. L’entreprise prévoit même de supprimer 2 300 postes d’ici à 2025, soit un poste sur quatre.

Licenciement

Crédits photo : AFP - SVEN HOPPE

Ce jeudi 23 septembre, la décision d’une suppression d’emplois massive chez Ariane Group était annoncé aux syndicats au cours du dernier comité social et économique central de l’entreprise. Ariane Group compte licencier « un maximum de 600 emplois ». Le groupe justifie ces licenciements par une concurrence qui serait bien trop forte : représentée par SpaceX.

Sur ces 600 suppressions d’emplois, en moyenne l’entreprise compte « 350 départs naturels chaque année, si on y ajoute le flux d’embauches que l’entreprise va maintenir, il faudra faire partir 150 à 200 personnes », comme l’estime Philippe Géry, délégué syndical central CFE-CGC. Seulement, sur les 350 départs naturels il n’y aura pas de remplacement, les postes seront bels et bien supprimés, et il s’agit donc de 600 postes supprimés. De plus, sur les 150 à 200 licenciement, « il s’agira d’un plan de départs volontaires accompagnés, en aucun cas de licenciements secs », prétend une porte-parole de l’entreprise, Florence Gallois, à Libération. Derrière les départs « volontaires », les entreprises poussent à la démission et mettent sous pression leurs salariés avec des départs précipités à la retraite ou bien en les poussant à accepter des indemnités plutôt que de conserver leur emploi.

Aussi, à côté de cette vague de licenciements arrivant pour courant 2022, la production du moteur Vinci qui équipera Ariane 6 va être transférée de l’usine française de Vernon vers le site allemand d’Ottobrunn. Cette décision est «  la conséquence de l’accord franco-allemand conclu en juillet  », ajoute la porte-parole. Laissant place alors à la production du futur moteur européen Prometheus et à l’investissement de 40 millions d’euros pour sa production. Mais, les travailleurs du site sont inquiets sur la possibilité que le moteur Prometheus soit lui aussi transféré. En effet ce transfert du moteur Vinci vers l’Allemagne «  pourrait signer la fin de l’usine de Vernon à plus long terme », s’inquiète Philippe Géry. Un site qui employait fin décembre 2020, 952 CDI. Des emplois qui rejoindront alors la longue liste des 600 qui seront supprimés d’ici 2022. D’autant plus que ArianeGroup parle même de supprimer jusqu’à 2300 emplois d’ici 2025, alors qu’en 2020 le groupe a réalisé un chiffre d’affaire de 2,5 milliards d’euros.

Les patrons continuent de faire payer la crise à leurs salariés. La mise en concurrence et la course à toujours plus de profit est le seul but de ces entreprises. Et dans cet unique but, ils licencient. Pour empêcher que ce soit aux travailleurs de payer la crise sociale, il faut exiger l’interdiction de ces licenciements et refuser toute casse sociale de la part des entreprises. Par ailleurs, pour que les patrons ne se servent pas de faux prétextes pour licencier, revendiquons l’ouverture des livres de compte, pour ne pas laisser les patrons mentir pour faire du profit sur le dos des travailleurs.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Loi de finances 2022 : budget record pour l’armée, baisse historique pour la santé !

En cette fin de mandat et à quelques mois des élections présidentielles, le gouvernement a présenté son projet de Loi de finance pour 2022. Derrière les effets d’annonce autour de l’augmentation des budgets de l’Education et de la culture, l’exécutif investit encore une fois dans celui de la défense et poursuit ses cadeaux au patronat.

41 milliards pour la défense

Crédits photo : Simon Dawson/Bloomberg

Un budget qui s’inscrit pleinement dans la campagne de 2022

Si l’automne est classiquement la saison de la présentation des projets de Loi de finance, celui pour l’année 2022 présenté mercredi 22 septembre a sans aucun doute un air de campagne présidentielle. Déjà en 2017, la Cour des Comptes montrait « l’insincérité » de la dernière loi finance du mandat de François Hollande, cette fois c’est le Haut Conseil aux finances publiques (HCFP), l’institution chargée de contrôler le budget de l’Etat, peu habitué aux critiques contre le gouvernement, qui a été obligée d’affirmer « regretter que les conditions de saisine ne lui permettent pas de rendre un avis pleinement éclairé ». Cas rare, l’institution a refusé de donner un avis sur le projet de loi.

Face à cette situation, la majorité présidentielle tente tant bien que mal de se défendre, Bruno Le Maire lors de la conférence de presse de présentation du projet de loi a maladroitement insisté sur la « sincérité » de ce texte », « y compris sur ce que nous ne disons pas », tout un programme. Jean-Noël Barrot député Modem et vice-président de la commission de finances à lui déclaré au journal La Croix : « C’est vrai que des gouvernements ont pu dans le passé pratiquer le looping budgétaire et moduler les promesses au gré des circonstances, notamment électorales. Ce n’est absolument pas le cas de ce dernier budget du quinquennat. On y voit, au contraire, de la continuité, de la stabilité ».

Pourtant, il n’y a pas de mystère dans les augmentations de certains budgets annoncées en grande pompe dans la presse. De fait, tant l’enveloppe de 4 milliards d’euros pour la culture que la hausse d’1,5 milliard du budget de l’Education nationale sont une réponse électorale (et très insuffisante) de Macron à deux secteurs qui n’ont cessé de dénoncer le manque de moyens et la gestion catastrophique par le gouvernement de la crise sanitaire. Rien d’étonnant qu’à la veille d’une journée de grève nationale dans l’Education ce dernier souhaite mettre particulièrement en avant ce qu’il appelle une « hausse historique » des moyens dans les écoles en parallèle d’un coup de com’ hasardeux sur le retrait du masque en primaire. Pourtant, à y regarder de plus près, le budget 2022 s’inscrit pleinement dans la continuité du mandat présidentiel et derrière les effets d’annonce, l’argent est investi dans la défense et les grandes entreprises. L’objectif est clair : donner quelques miettes pour se positionner en vue de 2022 et préparer la réélection de Macron.

Toujours plus d’argent pour la défense

En effet, une des mesures phares de ce nouveau budget est la nouvelle augmentation des finances régaliennes, qui augmente de 1,7 milliards d’euros pour atteindre 40,9 milliards. C’est avec grande satisfaction que Florence Party ministre des armées a affirmé sur BFMTV ou au Sahel, Macron arrose l’armée. Dans le même temps, le nouveau budget fait la part belle au régalien au service des politiques sécuritaires avec 1,5 milliards supplémentaires pour l’Intérieur dans le cadre notamment des annonces réalisées au Beauvau de la sécurité et 600 millions pour la Justice, et notamment la construction de prison.

Un budget qui multiplie les cadeaux aux patronats et aux riches…

Derrière les déclarations de Bruno le Maire ce mercredi qui expliquait que « la priorité est de soutenir le niveau de vie des Français par la croissance et la hausse de la productivité » il faut en réalité voir qu’il n’y a rien de prévu dans ce projet de loi pour les travailleurs et les précaires. Un des exemples marquants réside en ce sens sur un des principaux arguments de campagne de la macronie : la baisse des impôts et la défense du pouvoir d’achat. Pourtant comme le révèle Romaric Godin pour Médiapart l’exécutif arrange un peu la vérité à sa sauce libérale :

« En cinq ans, l’exécutif se vante d’avoir fait baisser la pression fiscale de « 50 milliards d’euros », dont 25 pour les entreprises et 25 pour les ménages. Mais c’est précisément ici que le bât blesse : cette présentation d’une pseudo-égalité de traitement entre entreprises et ménages est un piège communicationnel. Un ménage moyen a évidemment gagné beaucoup moins qu’une entreprise. Et, au sein des ménages, les plus pauvres ont beaucoup moins gagné que les plus riches. Ces comptes d’apothicaire avancés par Bercy ne peuvent tromper personne, d’autant que l’on mélange des baisses d’impôts qui ont eu lieu à des moments différents du quinquennat. Les plus riches ont ainsi pu bénéficier de la fin de l’ISF sur les revenus mobiliers et de la baisse de l’impôt sur les revenus du capital dès 2018 et pendant quatre ans. Ils pourront ajouter à cela les 3 milliards de baisse de la taxe d’habitation inscrite au PLF 2022 et qui concerne les 20 % de la population aux revenus les plus élevés. Les classes moyennes, elles, n’ont bénéficié de la baisse du barème de l’impôt sur le revenu qu’à partir de 2020 (et sous la pression des Gilets jaunes). Quant aux plus modestes, ils sont largement oubliés de cette politique puisque leur charge fiscale est d’abord portée par les taxes indirectes qui, elles, n’ont pas été modifiées ».

Pour préciser davantage, les 20% de ménage les plus aisés verront leur taxe d’habitation réduite l’an prochain. De même, l’impôt sur les sociétés passera à 25% pour toutes les entreprises, dernière marche d’une réforme engagée en 2018, sur l’ensemble du quinquennat les entreprises auront donc économisé 25 milliards d’euros selon Capital.

En ce sens, il semble évident que les grands discours sur le pouvoir d’achat et les impôts restent ici largement instrumentalisés pour un discours électoral. Plus largement le nouveau projet des finances s’inscrit dans la continuité du quinquennat, avec de multiples cadeaux aux entreprises. Une étude du projet de loi montre qu’il ne déroge pas à la règle.

Il faudra par ailleurs encore y ajouter, comme le rappelait Bruno le Maire lors de sa conférence de presse, entre 20 à 30 milliards d’euros dans le cadre du nouveau plan d’investissements annoncé par le gouvernement. Ces milliards pour le patronat n’ont pas été entièrement budgétisés par le gouvernement mais de nombreux cadeaux sont évidemment à prévoir.

…Mais toujours plus de casse de la santé

Alors que le budget 2022 fait la part belle au patronat et aux services régaliens, les grands oubliés du gouvernement sont une nouvelle fois les services publics et en particulier la santé. Alors que la crise du Covid 19 a montré au grand jour la catastrophe que représentait des décennies de casse de l’hôpital public il semble que Macron n’ait pas retenu la leçon. En effet, Capital révèle que le budget 2022 présente une baisse inédite des dépenses de santé. Selon le rapport du Haut Conseil des Finances publiques (HCPF), publié mercredi 22 septembre, pour la première fois depuis sa création en 1997 le budget de la Sécu est en baisse. Ce repli serait dû à une baisse de 10 milliards des dépenses exceptionnelles, liée au Covid. Une décision catastrophique alors que le HCFP met en garde « contre un budget de la santé qui pourrait se révéler sous-estimé ».

Dans la droite lignée des attaques contre l’hôpital, ce budget est un véritable scandale alors que la crise a révélé les conséquences du sous-effectif et des politiques de casses néo-libérales de la santé. Après les récentes attaques contre les soignants, l’hôpital public est donc une nouvelle fois mis de côté.

Crise économique : vers une politique d’austérité pour les pauvres et le monde du travail

Un des éléments les plus importants du budget 2022 réside dans la gestion proposée par le gouvernement de la crise économique. La première réaction du Haut Conseil aux Finances Publics et de la Cour des Comptes, deux organes dirigés par Pierre Moscovici appellent en effet à l’austérité. En conclusion de son avis sur le PLF 2022, le HCFP demande à ce que, à l’avenir, « tout surcroît de recettes par rapport à la prévision soit consacré au désendettement ». Cette position est en réalité partagée par le gouvernement. Bruno Le Maire ne cesse de répéter que c’est la croissance qui paiera la dette, ce qui signifie que les ressources supplémentaires issues de cette croissance iront à son remboursement. C’est le sens du cantonnement décidé de la dette Covid, ce qui signifie qu’il va consacrer des ressources de l’État à l’amortissement de cette dette, sans qu’il n’existe aucune obligation économique à cette politique.

En défendant ce qu’il appelle la « norme pluriannuelle » le gouvernement souhaite également encadrer les dépenses dans une voie étroite. En clair, ce que le gouvernement promet c’est de l’argent pour les fonctions régaliennes et le patronat, la récession pour les services publics et les plus pauvres. Si le gouvernement prétend vouloir surfer sur la reprise économique pour réduire le déficit, la dette est aujourd’hui à 114 % du PIB , selon les prévisions de Bercy le déficit devrait se résorber en passant de 9,2% du PIB aujourd’hui à 4,8 en 2022, des chiffres d’ores et déjà retoqués par HCFP qui doute de leurs véracité.

En définitive les annonces pour le projet 2022 du gouvernement n’ont évidemment pas pour objectif de mettre en place une autre politique mais de s’adresser à l’électorat en faisant miroiter quelques carottes – largement relayées par les médias dominants – et de maintenir une stratégie pro-patronale pour faire face à la crise économique en la faisant peser sur le dos des services publics et du monde du travail. Plus que jamais face aux annonces du gouvernement, il va nous falloir lutter pour imposer notre programme : pas question d’accepter la casse de l’hôpital public, pas question de payer leur crise.

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Manifestation et Grève à Compiègne cours guynemer à 10H00

Le 5 octobre, mobilisé.es pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d’études ! Faisons de cette journée une date incontournable de la mobilisation sociale !

Le 5 octobre, tous unis pour nos droits

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REPRIS du site d'Antoine MANESSIS

 

 

La concurrence sur le marché de l’électricité est un échec. La logique et les faits exigent un retour au monopole. La libéralisation devait conduire à la maîtrise des prix, l’amélioration de la qualité de service et de l’innovation. Depuis, force est de constater que la facture annuelle des Français-es a considérablement augmenté.

Et l'escalade des prix de l'énergie n'est pas terminée. Selon l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, alerte sue une "explosion des prix" de l'électricité qui pourraient connaître  une nouvelle hausse de plus de 10% d'ici le début de l'année prochaine. Concrètement, cela représentera une augmentation moyenne de 150 euros sur la facture annuelle d'électricité d'un ménage l'utilisant pour le chauffage soit davantage que "le coup de pouce" de 100 euros du chèque énergie (dont sont privés 80% des ménages) censé répondre uniquement aux hausses déjà massives du gaz et des carburants.

Derrière cette hausse : une décision, du gouvernement, d'augmenter les tarifs. Mais celle-ci n'est pas inéluctable: l’État pourrait baisser certaines taxes sur l’énergie et relever le plafond de l’ARENH (L'accès régulé à l'énergie nucléaire historique permet aux fournisseurs alternatifs d'énergie d'avoir accès, à moindre frais, à une partie de la production d'électricité nucléaire d'EDF).

Cela dans le contexte de la mise en place du "projet Hercule" qui propose de scinder l’entreprise, en nationalisant les activités nucléaires d’un côté et d’ouvrir au privé (les activités les plus rentables) une partie du réseau électrique et de la production d’énergies renouvelables. Apparaissant ainsi comme une étape charnière d’un démantèlement d’un ancien monopole public et d’une première voie vers une privatisation d’une partie. 

Sous prétexte de la situation financière d'EDF due en fait à un cadre réglementaire du gouvernement et de l'UE qui vise à instaurer à tout prix de la concurrence dans un secteur où la compétition est d'ailleurs largement artificielle et aussi due à sa stratégie pro-nucléaire et au coût qu’il représente, entre la prolongation des centrales, le démantèlement de certaines et le chantier catastrophique de l’EPR.

Nucléaire, menace de privatisation et bilan de plus d’une décennie de concurrence crée la situation dont chaque Français-e paye le prix.

Le pouvoir macroniste et la direction d'EDF répètent que l’entreprise restera "un groupe public intégré", mais l’expérience montre le mensonge grossier de cette promesse. En 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Economie, l’avait promis pour Gaz de France (GDF) : "Il n’y aura pas de privatisation." Moins de vingt ans plus tard, l’Etat ne contrôle plus que 23 % du capital de l’entreprise et le gouvernement actuel a même voté une loi pour l’autoriser à descendre encore en dessous.

La casse des services publics, de tous les services publics, est une catastrophe programmée pour les Français-es non seulement à cause du coût mais aussi pour la qualité du service.

 

Publié par FSC

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REPRIS du site Commun Commune

 

Publié par FSC

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Les salariés de MBF Aluminium occupent depuis vendredi 21 mai leur entreprise • © Quentin Carudel / France Télévisions

Les salariés de MBF Aluminium occupent depuis vendredi 21 mai leur entreprise • © Quentin Carudel / France Télévisions

A Saint-Claude dans le Jura, les ex-salariés de MBF Aluminium ont le projet de créer une SCOP, une Société Coopérative Ouvrière de Production. Les ex-salariés sont partants, l’Etat et la Région pourraient suivre financièrement. Reste à trouver de nouveaux clients.

Le feuilleton MBF se poursuit à Saint-Claude, dans le Haut-Jura. Vers une issue heureuse ? Les ex-salariés de la fonderie qui fabriquaient des carters de moteurs et pièces de boîte de vitesse, l’espèrent. L’histoire pourrait s’écrire maintenant sous d’autres lettres, après MBF, place à la SCOP ?

Une SCOP, c’est une Société Coopérative Ouvrière de Production, une entreprise dont le capital est majoritairement détenu par les salariés, les coopérants, qui possèdent aussi le pouvoir de décision. Celle-là pourrait s’appeler Alutech-Europe. Ce nom n’est pas encore définitif… Comme beaucoup d’autres éléments dans ce dossier. 

Certains salariés n'ont plus de payes depuis deux mois

250 salariés ont été licenciés à la suite de la liquidation judiciaire prononcée le 22 juin par le tribunal de commerce de Dijon. Tous ? Non, pas tout à fait. 26 d’entre eux, sont « protégés » par leur statut syndical, donc pas licenciables. Résultat, ces 26 personnes ne touchent plus de salaire depuis le 13 juillet, car l’ancienne société n’a plus d’argent pour les payer. Seule l’inspection du travail peut les licencier. Ce sera fait très prochainement : les premiers courriers ont été reçus en fin de semaine dernière, les autres devraient suivre… et leurs indemnités de licenciement également.

Une Scop, la solution ?

Une Scop pourrait voir le jour : 80 ex-salariés ont assisté à la réunion de présentation du projet menée par Nail Yalcin, de la CGT. Il insiste : « Le projet repose sur trois pieds : les salariés, le carnet de commande et le rôle de l’Etat et de la Région. Pour les salariés, c’est sûr, ils nous suivent. Une centaine est déjà partante pour la Scop. Chaque coopérant devrait mettre 3.000 euros, le montant n’est pas encore défini, pour entrer au capital. Une somme qui peut être perçue lors des licenciements. La région, quant à elle, nous a indiqué qu’elle entrerait au capital à hauteur d’un tiers. C’est ce qui a été promis par Marie-Guite Dufay, la présidente PS, pendant la campagne électorale ».

Concernant l’Etat, le préfet du Jura a rendu visite aux ex-salariés en fin de semaine dernière. Nail Yalcin l’a trouvé « intéressé par le projet, surtout que l’emploi dans le Haut-Jura se porte mal » L’Etat pourrait consentir des prêts, des avances remboursables… Si les salariés de MBF avaient bénéficié d’une exposition médiatique forte, en pleine campagne régionale, l’année électorale présidentielle ne peut pas leur nuire. Ils espèrent bien actionner, aussi, ce levier-là.

Ne pas compter que sur Renault et Stellantis

MBF a coulé, en partie, parce que le carnet de commandes était rempli par seulement deux clients, Stellantis et Renault.  Il faut donc diversifier la clientèle. Et déjà créer un service commercial. Le délégué CGT est prolixe sur le thème : « On doit trouver d’autres clients dans l’automobile mais aussi dans d’autres secteurs comme les 2 et 3 roues, les tracteurs ou encore le ferroviaire et l’aéronautique. On n’oublie pas également l’électro-ménager, où notre savoir-faire peut être utilisé. Par exemple, pour les fers à repasser de Seb. Ou encore pour le mobilier urbain, comme les poteaux, l’éclairage.»

Les concepteurs du nouveau projet envisagent même de changer… de matières premières : « Pourquoi ne pas travailler le cuivre, ou d’autres matériaux ? » avance Nail Yalcin.

Beaucoup d’argent nécessaire

Sur les 250 salariés que comptait MBF avant la liquidation judiciaire, environ 120 d’entre eux pourraient faire partie de l’équipe de départ.

Les machines, actuellement en leasing donc n’appartenant pas aux anciens dirigeants, pourraient être rachetées pour 4,5 millions d’euros. La première année, la masse salariale est évaluée à environ 5 millions.

Prochaine date importante : la cour d’appel de Dijon doit examiner le 14 octobre la liquidation judiciaire sur le fond car les salariés ont fait appel de cette décision.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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La casse se poursuit donc !

Ce qui explique en partie les campagnes désignant les personnels soignants comme irresponsables dans la lutte contre la pandémie sous couvert de lutte pour la vaccination et de pression contre la minorité qui la refuse

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SOURCE : le compte Facebook du Collectif Inter hôpitaux

Les médecins des urgences et du Samu de l'hôpital de Tarbes estiment aujourd'hui ne plus avoir les moyens d'exercer leur travail correctement, faute d'effectifs suffisants. Ils menacent de démissionner si des engagements ne sont pas pris par la direction de l'hôpital.

S'ils n'obtiennent pas des moyens supplémentaires, 32 des 34 médecins des urgences et du Samu de l'hôpital de Tarbes, menacent de démissionner.

S'ils n'obtiennent pas des moyens supplémentaires, 32 des 34 médecins des urgences et du Samu de l'hôpital de Tarbes, menacent de démissionner.  © MaxPPP/PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/LAURENT DARD

Ils sont tiraillés entre leur mission de service public et leur épuisement. Mais déterminés aussi à se faire entendre. 32 des 34 médecins des urgences et du Samu de l'hôpital de Tarbes menacent aujourd'hui de démissionner en bloc s'ils n'obtiennent pas des moyens supplémentaires.

Une activité accrue des urgences

"La situation sanitaire est complexe dans les Hautes-Pyrénées" explique Stéphane Lère, chef du pôle des urgences de l'hôpital de Tarbes et directeur médical du Samu des Hautes-Pyrénées. "Comme dans beaucoup de départements ruraux, le manque de médecins généralistes se traduit par une activité accrue des urgences. Il y a aussi une suractivité des urgences avec la crise du Covid et un manque de personnel. Il y a un épuisement des équipes." 

Sans compter 

la fermeture des urgences de la polyclinique de l'Ormeau,

décidée cet été et prolongée en septembre, qui se traduit "par 30 à 40 passages supplémentaires par jour aux urgences de l'hôpital".

Aujourd'hui, nous n'avons plus les moyens d'assumer toutes nos missions. On les assume, mais mal.

Stéphane Lère, chef du pôle des urgences à l'hôpital de Tarbes

Manque d'effectifs

 

Les médecins ont fait les comptes. Il manque aujourd'hui 8 postes de médecins urgentistes à l'hôpitalCette absence est en grande partie due à la conjoncture : il n'y a pas de candidats pour ces postes. Mais elle est aggravée par le manque de personnel paramédical et le manque d'équipements techniques. 

"Comme partout, l'activité des urgences et du 15 augmente de 5% par an mais à moyens humains constants", explique Stéphane Lère. "Nous avons besoin des recruter des auxiliaires de régulation médicale au Samu, des infirmiers, des aides-soignants et des manipulateurs radio aux urgences. Et on a besoin de matériel. Il faudrait par exemple un scanner supplémentaire. Il y en a un seul à l'hôpital de Tarbes, qui sert à la fois aux activités quotidiennes et aux urgences.

Un ultimatum

Toutes ces requêtes, les médecins des urgences et du Samu les ont mises par écrit. Dans un courrier adressé le 2 septembre 2021 au directeur de l'hôpital, au directeur de l'Agence Régionale de Santé , au préfet des Hautes-Pyrénées, au président du Conseil de l'ordre et au président de la Commission médicale du centre hospitalier, ils listent les effectifs et les moyens matériels supplémentaires indispensables pour assurer correctement leur mission. Et fixent un calendrier. Faute de réponse favorable de la part de leur direction, tous les chefs de service démissionneront le 4 octobre prochain. Ensuite, le 1er novembre, tous les médecins des urgences et du 15 démissionneront à leur tour ou demanderont leur mutation. 

Beaucoup de praticiens sont en poste depuis des années. On est très attaché à cet hôpital et c'est très dur d'aller jusque là. C'est un crève-coeur pour nous mais actuellement, on n'a plus d'autre bras de levier, hélas, pour se faire entendre.

Stéphane Lère, chef de pôle du service des urgences de l'hôpital de Tarbes

"C'est un mouvement apolitique, asyndical" souligne-t-il encore. "On tient à ce que nos demandes soient uniquement au bénéfice des patients du département.

[ça c'est une référence réactionnaire qui sous-entend qu'uen action de type syndical par exemple ne serait pas au bénéfice unique des patients du département]

Mais faute de réponse, on ira jusqu'au bout, quitte à bloquer le système. Il n'y a pas de réponse malgré nos alertes depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Ce n'est pas un caprice de notre part".

Les médecins des urgences et du Samu attendent aujourd'hui un calendrier et des engagements clairs. Une première réunion avec la direction de l'hôpital a eu lieu la semaine dernière, sans résultat. Une autre est prévue le 29 septembre. 

Sollicitée, la direction de l'hôpital n'a pour l'instant pas répondu aux demandes de France 3 Occitanie.

L'ARS "très consciente des difficultés"

De son côté, l'Agence Régionale de Santé se dit "très consciente du problème". "Nous ne sommes qu'en copie du courrier adressé à la direction de l'hôpital mais on travaille avec elle depuis plusieurs mois pour voir comment on peut avancer sur l'organisation des urgences et ce qu'on peut proposer. Il y a beaucoup de problèmes avancés qui ne peuvent pas se résoudre du jour au lendemain : pour les sous-effectifs dans le médical, nous sommes limités par les ressources et c'est une situation nationale. Ensuite, il y aussi un principe de réalité, la tenue d'un budget. L'enveloppe globale allouée par l'ARS au centre hospitalier est en augmentation ces dernières années et il est demandé à la direction de l'hôpital un effort de rationalisation sur sa répartition", explique Manon Mordelet, directrice par interim de l'ARS des Hautes-Pyrénées.

"On travaille depuis le mois d'avril sur les difficultés des urgences dans le département" poursuit Manon Mordelet, "le problème d'effectifs est lié à une conjoncture nationale, il y a une réelle dificulté à trouver des effectifs médicaux, c'est le cas partout en France et la crise du Covid a encore aggravé la situation".

Nous sommes vraiment conscients des difficultés. De mois en mois, on travaille à trouver des solutions. C'est un travail qui prend du temps. L'ARS a déjà beaucoup travaillé avec la direction de l'hôpital et les médecins urgentistes. Des choses vont encore s'écrire. 

Manon Mordelet, directrice par interim de la délégation ARS des Hautes-Pyrénées

Pour tenter de répondre "sur le fond", l'ARS organise ce jeudi 23 septembre une conférence territoriale de santé à Tarbes. Cette table ronde réunira des élus locaux, les membres de droit du Conseil de santé, la préfecture, des représentants syndicaux et des urgentistes pour débattre de la situation des urgences sur tout le territoire "et trouver des perspectives".  

Publié par FSC

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SOURCE : Objectif GARD

 

 

Rassérénés par leur victoire contre un maire gardois qui voulait imposer le pass sanitaire à tous les agents de sa commune, les membres de la confédération départementale des syndicats CGT des territoriaux du Gard étaient réunis à La Grand'Combe ce vendredi. L'occasion d'élire leur nouvelle coordinatrice et d'établir les axes de travail pour les trois prochaines années, avec déjà des batailles à mener dès le début du mois d'octobre.

"On est assez fiers d'avoir gagné notre combat contre le maire de Saint-Laurent-d'Aigouze", embraye d'emblée Isabelle Payen, nouvelle coordinatrice de la confédération départementale des syndicats (CDS) CGT des territoriaux du Gard, fraîchement élue lors du congrès de rentrée qui s'est tenu ce vendredi dans la salle Marcel-Pagnol de La Grand'Combe.

Quelques jours plus tôt, le tribunal administratif de Nîmes a rendu son verdict : il suspend la note de service de l'édile saint-laurentais imposant à tout le personnel de sa commune de présenter un pass sanitaire sous peine de sanctions. "Une victoire comme celle-là fait jurisprudence à l'échelle nationale", apprécie Isabelle Payen. Et d'enfoncer : "La CGT sera toujours aux côtés des agents pour la défense de leurs droits."

Ainsi, alors qu'elle a mené les débats lors de ce congrès marquant la rentrée des territoriaux du Gard, la nouvelle coordinatrice de la CDS a donné les prochaines orientations à suivre, coconstruites avec les membres composant l'auditoire. L'un d'entre eux a pointé du doigt la"dégradation des conditions de travail des agents", évoquant un "harcèlement" grandissant et des "pressions"récurrentes, notamment au regard de la vaccination.

 
Plusieurs manifestations déjà planifiées

"Certains de nos supérieurs nous répètent "fais toi vacciner, fais toi vacciner!" à longueur de journée", indique Martine Sagit, secrétaire de l'union locale de la CGT d'Alès. Et d'ajouter : "On oublie trop souvent que les agents territoriaux ont joué un rôle crucial pour le fonctionnement du pays pendant la pandémie. Idem lors des récentes inondations. Quand il a fallu prendre un balai pour aller nettoyer, on était au rendez-vous."

Par ailleurs, près de 80 ans après la création du statut de fonctionnaire, une transformation profonde de la fonction publique se profile avec la loi du 6 août 2019 qui prévoit notamment un retour aux 1 607 heures. La CGT y est farouchement opposée. "En travaillant 1 607 heures, on va nous faire travailler gratuitement. C'est une régression sociale car on va nous enlever des congés payés", résume amèrement Isabelle Payen. "C'est la mise à mort du service public par le Gouvernement. Tout ça pour essayer de faire des économies alors que la pandémie a montré qu'il y avait de l'argent", complète Alain Martin, membre de la CGT alésienne.

Et la CDS n'en a pas fini avec ses batailles. La première d'entre elles est fixée au 1er octobre, dès 10 heures, devant la sous-préfecture d'Alès. À l'inverse de la mobilisation prévue le mardi 5 octobre, toujours devant la sous-préfecture alésienne, ce premier rendez-vous ne concernera "que les retraités". Car après "une augmentation de 0,4 point des retraites de base au 1er janvier 2021, et d'1 point pour les complémentaires, alors que les prix ont augmenté de 1,6 point, le compte n'y est pas", aux yeux de la CGT, qui milite pour des pensions de retraites qui ne soient "pas inférieure au Smic" et indexées sur l'évolution du salaire moyen.

Corentin Migoule

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Comment s'étonner dans ces conditions des résistances à la vaccination y compris dans les personnels de santé ?

La casse des hôpitaux se poursuivant !

Hier sur la 5 dans l'émission C politique les témoignages émouvants et d'une aide médicale de près de 30 ans de métier et d'un médecin ont montré que dans nombre de cas  les motifs de ce refus ne peuvent être amalgamés au comportement lui aussi réel d'irrationalité et de dit "complotisme" auguisé par l'extrême droite.

Les motivations en sont diverses mais elles nous semblent s'enraciner dans la défiance politique (le médecin faisait le lien avec les motivations de l'abstentionnisme massif aux élections) à l'égard du pouvoir et des institutions.

Méfiance désignée par les tenants du système comme un rejet injustifié des " élites", MAIS qui de fait résulte des mensonges récurrents des classes dominantes et des médias sous leur contrôle.

ET des incohérences manifestes de la lutte contre la pandémie : CAR comment justifier par exemple le déploiement (effectivement efficace) de la vaccination dans les seuls pays "riches" tandis que demeure le verrou des brevets défendu par bigfarma et l'ostracisme idéologique et géopolitique à l'égard des vaccins chinois, russe et cubain?

ALORS que l'impératif d'efficacité exigerait une vaccination mondiale n'écartant aucun pays et aucun peuple et aucune possibilité ?

MAIS il est vrai qu'on touche ici à l'incapacité du capitalisme à offrir une réponse globale et juste aux questions essentielles auxquelles est confrontée l'humanité !

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Christophe Prudhomme, porte parole de l'Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF), nous annonce ce scandale :

 

! Il y a aujourd'hui plus de démissions dans la santé que de candidats à l'embauche.
Entretien avec Stéphane Sahuc, rédacteur en chef à l'Humanité, à l'occasion du débat "L’hôpital public, un an après le Ségur" à la fête de l'Humanité 2021.

VIDEO à l'adresse :

http://www.aloufok.net/sante200921.mp4

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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