SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Grèves et actions pour nos droits

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Ludovic Bouvier, CGT Métallurgie : « On va se battre partout, et ça c’est juste une mise en jambe »

Des milliers de travailleurs manifestaient ce vendredi 13 octobre à Paris à l'appel de la CGT Métallurgie. A cette occasion, Ludovic Bouvier, responsable CGT Métallurgie dans le Nord-Pas-de-Calais, nous a fait part de la détermination de ce secteur qui entend bien en découdre avec le gouvernement : « On va continuer à mobiliser. (...) Il faut aujourd’hui qu’on impulse le tous ensemble, et qu’on aille à la mobilisation générale. Même si ce n’est pas facile, c’est plus que jamais possible. »

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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PSA ne perd pas de temps : 6000 suppressions d’emploi prévues chez Opel-Vauxhall

Au mois d’août, PSA avait annoncé le rachat d’Opel-Vauxhall. Ce rachat était l’aboutissement des efforts du constructeur français pour remonter la pente après avoir traversé une crise de 2012 à 2013. Or début octobre, PSA annonce qu’une étude est en cours pour supprimer 6000 emplois.

Les pertes du groupe sont mises en avant pour justifier les licenciements : Opel-Vauxhall aurait soi-disant perdu 250 millions de dollars entre avril et juin 2017 et PSA ne serait pas prêt à financer à perte sa nouvelle acquisition. L’annonce d’une étude en vue de plusieurs milliers d’emplois est alors un moyen pour PSA de rendre rentable son achat. Cela a déjà été vécu par les salariés de PSA avec plusieurs plans de suppression d’emploi et des réorganisations de la production en série. Effectivement, PSA a réduit ses effectifs de 123 000 à 90 000 entre 2011 et aujourd’hui.

Carlos Tavares, avait pourtant promis au gouvernement allemand qu’il n’y aurait pas de licenciement économique dans les usines allemandes avant la fin 2018 et que PSA investirait dans les usines jusqu’en 2020. Pourtant, l’argument de la faible rentabilité de la marque allemande est mobilisé aujourd’hui pour revenir sur ses paroles. Si PSA parle de bénéfices comme une garantie pour l’emploi, pour les salariés cela implique surtout des sacrifices. Dégraisser les sites de production veut dire plus de travail pour ceux qui restent, des cadences plus importantes, des « overtimes » toujours plus longs. En bref, encore une fois, c’est sur le chômage, les licenciements, et l’augmentation des cadences que PSA va faire augmenter ses bénéfices.

Camille Münzer

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Vidéo : Les CRS reculent en courant face aux ouvriers de la métallurgie en colère

Les travailleurs de la métallurgie étaient gonflés à bloc cette après-midi à Paris. Appelés par la CGT à manifester contre les ordonnances Macron et les attaques spécifiques à la branche, ils ont défilé par milliers jusqu’au siège de l’UIMM, le patronat de la métallurgie. En fin de manifestation, la présence hostile de nombreux camions de CRS a fait monter la tension.

Il en aura fallu de peu pour rappeler aux travailleurs de la métallurgie que les forces de répression sont là pour défendre le camp adverse : le palais de ceux qui cassent leurs conditions de travail au détriment de leurs vies était bien gardé ce vendredi après-midi. Devant le siège de l’UIMM, le patronat des métallos avait fait dresser une barricade de fourgons policiers menaçants. Et pourtant la peur semble avoir rapidement changé de camp : devant le cortège d’ouvriers venus des quatre coins de la France, pour manifester leur colère face au mépris du gouvernement Macron et du patronat, les CRS ont vite mesuré le raccord de force et ont reculé, aspergeant les manifestants de gaz lacrymogènes. Une chaise a volé contre les bonhommes casqués, et une vitre du palais a été brisée par un jet de projectile.

Avant que les grands médias ne relaient l’image de « manifestants casseurs », nous reprenons à notre compte les propos de ce syndicaliste de la CGT, répondant avec une grande justesse à un journaliste : « Un carreau cassé et quelques petits heurts avec les CRS, c’est pas ça la violence. La violence c’est un mort par jour au travail en France. 350 morts tous les ans et des centaines de milliers d’estropiés au boulot. Ça c’est la violence. Les conditions de travail, c’est la violence au quotidien. Ça c’est la véritable violence. Des familles et des salariés qui n’arrivent pas à vivre de leurs salaires, ça c’est la violence ».

Vidéo d’ensemble de la manifestation :

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Mickael Wamen : « Les larmes qui coulent sont à la fois celles de tristesse et de colère »

La triste nouvelle est tombée il y a quelques heures. Jeremy, ex travailleurs de chez Goodyear, s’est suicidé ce 12 octobre. C’est un énième mort depuis la fermeture de l’usine d’Amiens, alors que le combat et les attaques durent depuis des années.

Crédit photos : AFP / DENIS CHARLET

FAUT QUE CELA CESSE .....

Y a vraiment des jours de merde, j’apprends une
Nouvelle fois qu’un ancien pote de goodyear à mis fin à ces jours, mon pote Jeremy notre pote, ami et frère, a décidé d’en finir hier ....

Mais putain, Ca va s’arrêter quand, il y a quelques semaines regis lui Aussi à mis fin à ses jours, broyé par les conditions de travail, inapte à tous travaux depuis des années , il vivait sous médocs H 24 la souffrance était telle qu’il a préféré y mettre un terme !!!

Combien de nos copains se sont flingués depuis cette fermeture violente, les saloperies qui ont décidé de nous mettre dehors broyant ainsi nos vies sont coupables, nous perdons des potes et des familles perdent des papas, des époux, des frères .....

J’ai la haine quand je pense aux deux enfants et l’épouse que Jeremy laisse, envie de gerber, putain Jeremy était jeune Bien trop jeune pour nous quitter, , il faut sacrément être à bout pour en arriver là,.

La fin du chômage, l’arrivée au galop du RSA, Goodyear devrait être obligé de payer de suite les indemnités réclamées aux prudhommes et ou sont les promesses de reclassement, revitalisation ????

Du vent, en attendant deux nouvelles familles sont anéanties, pour nous, ni regis, ni Jeremy et tous nos autres amis, potes et frangins auraient dû en arriver là, les actionnaires qui ont décidé de faire fermer notre usine sont de vraies pourritures, ils se font un max de fric et continuent à broyer d’autres familles en toute impunité .

Qu’ils sachent que je me battrai jusqu’au bout, je ne lâcherai rien, mon combat ne trouvera de fin que quand plus jamais des personnes n’auront à vivre et subir ce qu’ils nous ont fait endurer, leur course aux dividendes à détruit une grande partie de nos vies et pousser certains à en finir avec l’autre partie .....

Toutes mes pensées et celles de mes camarades qui comme moi sont abasourdis par cette énième nouvelle catastrophique, vont à tous les proches de Jeremy, sa femme et ses enfants....

En colère, triste, effondré ......les larmes qui coulent sont à la fois celles de tristesse et de colère, tôt ou tard cela devra cesser !!!!!

WAMEN Mickael
Ex Goodyear

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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DOCUMENT FRANCE 3. Comment le gouvernement abreuve les députés LREM d'éléments de langage

Les informations données par l'exécutif sont notamment transmises aux députés via une messagerie sécurisée. France 3 a obtenu un de ces documents.

Les DÉPUTÉS « En Marche » représentants du Peuple ? NON de simples sujets de MACRON 1er

DOCUMENT FRANCE 3

Comment le gouvernement abreuve les députés LREM d'éléments de langage

 

Les informations données par l'exécutif sont notamment transmises aux députés via une messagerie sécurisée. France 3 a obtenu un de ces documents.

 

Comment parler d'une seule voix lorsqu'un groupe parlementaire compte 313 députés, dont bon nombre de novices en politique ? Pour résoudre ce problème, le gouvernement diffuse régulièrement à sa majorité un document comprenant des éléments de langage qui sont ensuite répétés par une poignée d'élus choisis pour représenter La République en marche dans les médias. France 3 publie, lundi 9 octobre, un de ces "récaps", transmis par le porte-parolat du gouvernement via une messagerie sécurisée.

 

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Des centaines de personnes se sont réunis dans la ville de La Higuera, en Bolivie, à l'occasion du 50e anniversaire de la mort du guérillero argentin, Ernesto Che Guevara. Le président bolivien Evo Morales a pris part à la cérémonie de commémoration.

PAR EL DIABLO

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Comment les RUSSES résolurent le problème de la DETTE souveraine : l’exemple de 1917  [par Valentin Martin]

Comment les Russes résolurent le problème de la dette souveraine : l’exemple de 1917

Tout un monde sépare la Russie de 1917 de la France d’aujourd’hui. A la veille de la Grande Guerre, la population russe, juste sortie du servage, est majoritairement agraire (85%), miséreuse, analphabète et superstitieuse 1). En 1905, un député rapporte à la Douma que la présence de blattes et de cafards dans certaines maisons rurales est considérée comme un signe de richesse2) . Il faut garder à l’esprit ce contexte socio-économique pour comprendre les mesures prises par les Soviets. La Russie de 1917 est plus proche de la France du XIVème siècle que de cela France d’aujourd’hui. Néanmoins, il existe quelques similitudes dans les formes que prend dans les deux cas le capitalisme financier. En France comme en Russie, celui-ci est fondé sur le libre commerce d’obligations et d’actions qui impose aux peuples de lourdes dettes. Aussi l’étude de la dette russe et de son traitement en 1917 est-elle porteuse d’enseignements pour les lecteurs qui cherchent des solutions au « problème de la dette »3).

 

L’origine de la dette russe

A partir des années 1870, la Russie attire les investisseurs européens, tant pour ses matières premières que pour l’abondance de sa main d’oeuvre. Des banques d’affaires comme Paribas ou Rotschild tirent profit de mines et d’usines. Une statistique établie en 1901 cite 50 sociétés métallurgiques à participation française, 19 charbonnages, 6 verreries, 7 entreprises de gaz et d’éclairage, 8 sociétés de construction, 10 usines textiles. « L’appétit vient en mangeant : les réussites de la fin du siècle ont aiguisé les audaces de entrepreneurs français. 4) » Ces actions, souvent défiscalisés, rapportent de copieux dividendes. Ainsi, entre 1894 et 1912, le total des revenus français passe de 212 millions de francs par an à 556. Corrompue, la presse occidentale fait croire à une solide amitié franco-russe, pour mieux cacher le caractère précaire et purement commercial que prennent les investissements. De nombreux rentiers se joignent à cette aventure impérialiste. En 1917, c’est plus de la moitié des actions russes qui est détenue par les capitaux étrangers.

 

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Prud’hommes : fauchés, 47 salariés contraints de rembourser leurs indemnités de licenciement

Il y a près de 10 ans, 47 salariés sont licenciés pour motif économique par l’entreprise Ardennes Forge. Motif contesté devant le conseil de prud’hommes par les salariés qui en ressortent victorieux et avec des indemnités pour licenciement « sans cause réelle et sérieuse ». Mais le 20 juillet dernier, la Cour de cassation refuse leur pourvoi et donne raison à la cour d’appel, qui les condamne à rembourser une grande partie de ces indemnités.

C’est en 2008 que les 47 salariés d’Ardennes Forge se retrouvent au chômage après un licenciement économique. Ils entament dès lors une procédure aux prud’hommes pour contester ce motif de licenciement. Dans le même temps, une procédure pénale est entreprise pour travail dissimulé. En 2010, ils obtiennent gain de cause et perçoivent donc une indemnité prud’homale, pour licenciement « sans cause réelle et sérieuse », de près de 900 000 euros au total, partagés entre l’ensemble des salariés. La procédure pénale, quant à elle, leur donna raison sur l’existence de travail dissimulé en 2012.

Pour autant, l’entreprise fait appel et la cour d’appel rend, en 2012, un arrêt contradictoire en niant l’existence de travail dissimulé. Arrêt confirmé par la Cour de cassation le 20 juillet dernier. La conséquence de cet arrêt est la demande de remboursement d’une partie des indemnités versées deux ans plus tôt. Ce sont donc 470 000 sur les 900 000 euros que doivent rembourser ces salariés, près de 10 après leur licenciement.
« Cela fait deux ans que nous avons touché ces sommes que la justice a reconnu nous devoir. Nous demander d’en rembourser une partie maintenant alors que certains d’entre nous sont toujours dans la précarité, c’est inqualifiable, c’est de l’acharnement inhumain », déclare Rémy Petitjean, porte-parole des ex-salariés à L’Express.

On note d’autant plus que dans une région comme les Ardennes, où le chômage atteint les 21 % et où la précarité est omniprésente, cette demande de remboursement a un coût social énorme. En effet, les anciens salariés d’Ardennes Forge sont pour la plupart dans des situations difficiles, comme Jean-Michel Prusinowski qui subsiste aujourd’hui avec seulement 500 euros par mois. La demande de remboursement est d’une absurdité et d’une indécence sans nom. Comment Jean-Michel pourrait-il rembourser 18 500 euros dans une situation si précaire ?

On remarque donc la prégnance d’une justice de classe qui, d’un côté exige que des chômeurs remboursent l’entreprise qui leur a fait perdre leur emploi, et de l’autre, s’applique à défendre les patrons et fait preuve de la plus grande complaisance vis-à-vis des politiciens véreux – on pensera bien sûr à M. François Fillon qui n’a toujours pas rendu l’argent extorqué des caisses publiques. La réforme du travail en cours ne devrait qu’accentuer ces divergences de classe, notamment vis-à-vis des procédures prud’homales, en donnant une facilité de licenciement toujours plus grande et une précarisation de l’ensemble des travailleurs. Cette situation ubuesque de salariés devant dédommager l’entreprise qui les a licenciés n’est qu’un avant-goût de ce que la loi XXL prépare.

crédits photo STEPHANE MAHE

Ju Angio

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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« La chasse aux DRH » tel est le nom du site internet qui a été créé pour organiser un rassemblement de contestation à l'occasion de la rencontre entre les DRH des plus grandes entreprises françaises rejoints ce matin par Muriel Pénicaud. Les participants opposés à la loi travail 2 voulaient se joindre à la fête, ils ont été accueillis par des cars de CRS et la « chasse aux DRH » a tourné en « chasse aux manifestants » avec 41 interpellations à la clé.

Crédit photo : Twitter / Christophe Gueugneau

Ce 12 Octobre, les DRH des plus grandes entreprises françaises - d’Orange, Carrefour, La Poste, Bouygues, Michelin, Air France, Canal +, Mac Donald, Renault et d’autres encore - se sont donnés rendez vous au Pré Catalan, un trois étoiles Michelin, en plein bois de Boulogne. Ils avaient envoyé l’invitation à une « guest star » : Muriel Pénicaud, l’actuelle ministre du travail et "DRH de l’entreprise France", pour fêter tous ensemble l’arrivée de la loi travail 2.

Un collectif s’est rapidement monté décrétant sur le ton de l’humour que ce 12 octobre aurait lieu en même temps que cette rencontre, une "chasse aux DRH", responsables des licenciements, des burn out et des suicides de milliers de salariés tous les ans. Un site internet ainsi qu’un évènement facebook ont été créés pour l’occasion, quelques centaines de participants étaient annoncés. L’union locale solidaires appelait entre autres à participer au rassemblement autorisé par la préfecture de police.

Pour protéger les DRH et Muriel Pénicaud de ces manifestants venus réaffirmer leur opposition à la loi travail 2, taillée sur mesure pour ces fameux DRH, un dispositif policier très important a été déployé dès ce matin. Un climat anxiogène qui a rapidement fait monter la tension. En effet, les forces de répression n’ont pas tardés à se lancer dans une « chasse aux manifestants », dans la pure lignée de la politique mené lors des cortèges de contestation des politiques ultra libérales. Et le résultat aura de quoi ravir l’éxécutif, avec 41 arrestations annoncées en milieu de journée.

Depuis, les médias ont repris les images des voitures brûlées qui tournent actuellement sur les réseaux sociaux pour pointer la « violence » des « casseurs », afin de justifier et saluer les arrestations. Face à une telle action répressive et un tel tapage médiatique, il est tout à fait indispensable de réclamer la libération immédiate de l’ensemble des manifestants arrêté ce 12 octobre.

En attendant, les DRH, Muriel Pénicaud et les grands patrons continuent de déjeuner en toute tranquillité et de se réjouir de la loi travail 2 et des contre réformes qui arrivent. Contre leurs projets, la meilleure surprise que l’on pourrait leur faire est de nous mobiliser dans chacune de ces grandes entreprises qui n’existeraient pas sans leurs employés et de nous donner rendez-vous pour une grande chasse organisée contre le gouvernement Macron.

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PAR EL DIABLO

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PSA annonce la production d’un nouveau véhicule à Mulhouse… mais sans embauche en CDI !

PSA a annoncé ce mardi 10 octobre qu’une nouvelle voiture devrait être produite dans son usine de Mulhouse d’ici 4 ou 5 ans. Pourtant, il n’est pas question pour la direction du groupe d’embaucher en CDI. Bien au contraire, la CGT alerte sur la baisse constante des effectifs, et l’augmentation des cadences et de la précarité. Nous relayons ci-dessous son communiqué.

Nouveau modèle : il faut le maintien des deux lignes de montage !

La direction du site a annoncé ce matin à 10h, l’attribution de la production d’un nouveau véhicule à Mulhouse, à l’horizon 2021-2022.
Qu’une usine de production automobile soit amenée à fabriquer un nouveau modèle, il n’y a rien d’original à cela. Depuis la production du premier véhicule à Mulhouse en 1971, ce modèle devrait être le 15e lancement de l’usine. Il faut d’ailleurs rester prudent, quand une telle annonce se fait plusieurs années en amont d’un lancement.
Ce qui est marquant, c’est l’écart de plus en plus flagrant entre d’un côté la suractivité du site, et de l’autre la chute constante des effectifs amenés à produire ces véhicules.

- Lorsque la directrice actuelle de l’usine, Mme Spilios, arrivait à Mulhouse en novembre 2013, le site employait alors 7 900 salariés en CDI.
- Moins de 4 ans plus tard il y en a 2 600 de moins à l’effectif, qui vient de passer sous la barre des 5 300 CDI.
- Dans le même temps, les efforts imposés aux salariés ont été énormes, notamment avec 2 accords de compétitivité (blocage des salaires, suppression de primes, etc.) censés garantir le maintien des emplois. On voit avec quel résultat !

Quant à la production, elle se fera l’an prochain sur une seule et unique ligne de montage avec le passage au monoflux (arrêt définitif de la ligne aujourd’hui dédiée à la Citroën C4 et à la DS4).
Au moment où la Peugeot 2008 connait une forte demande commerciale, où la production de la DS7 démarre, où la future Peugeot (codes R82 et R83) arrive, et où on nous annonce la production d’un futur modèle, la direction arrête totalement une ligne de montage, et décide donc de diviser les capacités de production par deux !
Pour la CGT, la logique voudrait au contraire que la fabrication des différents modèles puisse continuer à se faire avec deux lignes de production, avec une augmentation des effectifs, et avec des embauches en CDI en nombre conséquent.

"Impossible", répond la direction. Car ce qui guide ses choix, ce n’est pas l’accroissement des emplois - ni même leur maintien. PSA reste fidèle à ses valeurs : fabriquer du profit en tirant les effectifs vers le bas, en imposant des cadences infernales (objectif de 63 véhicules/heure), et en saturant la ligne de montage restante 24h/24 et 7j/7 à compter de février 2018.
On ne peut que faire le rapprochement entre cette annonce, et la volonté de la direction de changer profondément les horaires de travail des salariés en équipe à compter de janvier 2018, projet qui provoque un certain mécontentement dans les ateliers. Cela s’ajoute notamment à un rythme d’heures supplémentaires qui ne ralentit pas depuis le début de l’année, et à des conditions de travail dégradées sur la nouvelle ligne de montage « premium ».

Déjà en juillet 2015, l’annonce de l’attribution de la DS7 se faisait dans un contexte de multiplication des heures supplémentaires. Et à l’époque (selon l’article du journal L’Alsace « Mulhouse va encore surfer sur la vague SUV » du 8 juillet 2015), la directrice Corinne Spilios évoquait un effectif de « 6 600 salariés et 700 intérimaires, un chiffre qui, à l’entendre, devrait rester stable ». Tellement « stable » que deux ans plus tard, il y a 5300 salariés et 1 200 intérimaires à Mulhouse…

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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