SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Déclaration de la FSM sur la prolongation de l'âge de la retraite des fonctionnaires à 80 ans au Japon



ASIE, JAPON
Le gouvernement du Japon a décidé de porter à 80 ans la limite d'âge pour la retraite des fonctionnaires. Cette politique est décidée sous prétexte de la gestion financière du budget de l'Etat et est censée être promue comme une mesure facultative.
La réalité est que le Japon détient le plus mauvais dossier sur les retraités qui vivent dans la limite de la pauvreté parmi les pays en développement. Près d'un pensionné sur cinq (19%) vit dans la limite de la pauvreté. Le manque de financement adéquat des retraites et des besoins des retraités se fait en même temps que le gouvernement passe à l'examen et à l'augmentation du budget de l'armée.
Les taux élevés de pauvreté et le faible niveau de vie des retraités japonais les forceront à choisir la mesure supposée facultative de différer leur retraite. La Fédération syndicale mondiale, qui représente plus de 92 millions de travailleurs, exige le soutien immédiat des retraités japonais et la mise en place de retraites et d'un niveau de vie décents pour les retraités simultanément avec une limite d'âge à la retraite.

PAR FSM

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
 
Il ne serait « pas surprenant » qu’Unilever opte pour Rotterdam
Shutterstock

Rotterdam, et non pas Londres, aurait le plus de chances d’accueillir le siège principal du groupe anglo-néerlandais Unilever. C’est ce que révèle le journal d’affaires Financial Times qui cite des sources de milieux politiques.

Double drapeau

Actuellement Unilever, qui détient des marques mondiales telles que Dove, Axe, Ola, Knorr et Lipton (pour n’en citer que quelques-unes), compte deux sièges principaux : un à Londres, l’autre à Rotterdam (photo). Ce double siège est l’héritage de la fusion entre le néerlandais Margarine Unie et le britannique Lever Brothers en 1930. Outre ces deux sièges, Unilever a également deux entités juridiques et deux cotations en bourse (à Londres et à Amsterdam).

Lorsque l’an dernier l’américain Kraft Heinz a émis une offre non sollicitée sur Unilever, le CEO Paul Polman s’était engagé à revoir la structure organisationnelle complexe et onéreuse à la fois. De plus, selon Polman, ce double drapeau limite la force d’Unilever si le groupe devait envisager des reprises.

Selon le Financial Times, il y aurait de fortes chances qu’Unilever choisisse Rotterdam pour son siège principal. Le journal cite un fonctionnaire britannique concernés, qui affirme qu’il ne serait « pas surprenant » qu’Unilever préfère les Pays-Bas, plutôt que le Royaume-Uni.

Lutte politique

Si Unilever devait tourner le dos à Londres, ce serait une énorme gifle pour la première ministre britannique Theresa May, qui dans le cadre du Brexit a considérablement diminué l’impôt des sociétés afin de garder autant de multinationales que possible à Londres. Au Royaume-Uni Unilever emploie 7.500 personnes, dont 1.300 personnes au siège principal de Londres.

Le premier ministre néerlandais Mark Rutte, ex-collaborateur d’Unilever, s’est lui aussi lancé dans la lutte. Son gouvernement a supprimé entre autres l’imposition des dividendes et Rutte & Co n’ont jamais caché que ces mesures visaient à convaincre Unilever – qui aux Pays-Bas emploie quelque 3.000 personnes – d’opter pour Rotterdam.

Unilever de son côté est très avare de commentaire : « Apparemment c’est ce que l’on pense en Angleterre », indique un porte-parole d’Unilever dans le journal FD. « Mais la décision sera prise avant la fin du premier trimestre, donc avant fin mars. »

PAR retaildetail.be

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

P&G veut réduire le nombre de ses agences et Unilever les coûts de marketing

pg_unilever réductions honoraires d'agence et coûts marketing

 

Procter & Gamble (P&G) accélère ses coupes dans les honoraires d’agence et en production. Selon AdAge, le président et chef de la direction David Taylor a déclaré aux investisseurs que la société réduira ses dépenses en marketing et publicité de 400 millions de dollars pour l’exercice en cours, qui se termine le 30 juin. Cela représente une accélération des épargnes combinées de 750 millions de dollars au cours des deux derniers exercices.

Pour arriver à ce résultat, P&G a réduit de 60% ses agences partenaires depuis l’exercice 2015. L’entreprise entend compresser le nombre initial d’agences de 80%. David Taylor aurait aussi indiquer vouloir travailler dans un modèle plus “open source”. Dans ce contexte, et pour un projet donné, P&G entend regarder du côté de ses agences mais aussi de celui d’autres agences pour déterminer qui offrira la meilleure approche et le meilleur coût.

AdAge précise que, depuis le début de la décennie, P&G a dépensé environ 1 milliard de dollars en frais d’agence et en production chaque année.

De son côté, Unilever qui a déjà réduit ses honoraires d’agence et de production en réduisant le nombre de publicités traditionnelles et en augmentant le travail dans les studios internes. Mais l’entreprise entend poursuivre le même chemin. Graeme Pitkethly, chef des finances de l’entreprise, aurait déclaré vouloir épargner 7,5 milliards de dollars d’ici 2019. Parmi eux, 2,5 milliards proviendront d’une réduction des coûts de marketing et de frais généraux.

Au cours des cinq dernières années, Unilever a réduit de 40% le nombre de publicités traditionnelles, et ses dépenses en médias traditionnels de 10%. Dans le même temps, l’entreprise a augmenté de 50% ses campagnes publicitaires numériques et ses investissements dans les médias numériques de 120%.

PAR .actusmedias.com

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Compiègne, ce jeudi. Les salariés d’Aliancys ont empêché les camions de rentrer dans l’entreprise en faisant un barbecue devant les grilles. LP/C.P.
 

Après avoir appris il y a deux semaines que de nombreux postes seraient supprimés dans leurs entreprises respectives, les salariés commencent à s’organiser.

« Un plan social, ça dure deux mois. Deux semaines sont déjà passées et on ne sait toujours rien. » Mais c’est quand même avec le sourire que les salariés de l’entreprise Aliancys se sont installé, ce jeudi, pour la deuxième journée consécutive, devant leurs locaux, bloquant au passage tout accès à l’usine compiégnoise.

Pain chaud et grillades à la main, couvant d’un œil le barbecue qui frémit à quelques mètres d’eux, ils empêchent les camions d’entrer, mettant de fait la production à l’arrêt. « Ça montre à la direction et aux clients que notre site est utile et qu’y supprimer des emplois a un impact réel », explique l’un des membres du comité d’entreprise (CE).

Mais comme les salariés de l’entreprise de Sun Chemical, éloignés d’une dizaine de kilomètres et touchée elle aussi par un plan social, ils ne se font pas vraiment d’illusions. « Nous aussi, on sait qu’à terme cette entreprise fermera. Aujourd’hui, on parle de 35 postes supprimés, demain ce seront les 74 salariés qui se retrouveront sur la paille. »

Toutefois, « le dialogue existe », reconnaît ce membre du CE. « Une première réunion a eu lieu hier. Nous avons exigé le plus haut, la direction a proposé le plus bas. Maintenant, il va falloir trouver un terrain d’entente. »

Loin d’être inquiet, Hero de Jager, président d’Aliancys France, parle de dix réunions prévues d’ici avril pour que les parties accordent leurs violons. « Je suis confiant, rassure-t-il. Nous allons trouver par le dialogue les solutions pour accompagner efficacement les salariés concernés. »

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Thourotte, ce jeudi. Les salariés de Sun Chemical ont installé sur les grilles de leur entreprise des pendus et des barbelés, signe de la détresse que leur inspire le plan social. LP/C.P.

Chez Sun Chemical, la direction est moins bavarde, mais les salariés sont aussi mobilisés. Sur les grilles de l’entreprise sont désormais attachés des mannequins blancs flottant au vent et des banderoles visibles depuis la route. 48 employés seraient ici menacés. Et si aucun mouvement social n’a eu lieu pour le moment, sinon un débrayage de deux heures au lendemain de l’annonce, cela pourrait arriver très vite. « Ce vendredi, une deuxième rencontre est prévue entre les salariés et la direction, glisse l’un d’eux. On attend des réponses car, pour le moment, on ne sait pas qui va partir et dans quelles conditions. Mais nous sommes prêts à réagir. »

LEPARISIEN.FR

Par CGT Compiegne facebook

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Assurance chômage : Vers un échec des négociations au bénéfice de Gattaz

Suite à l’absence d’accord lors des négociations de la semaine dernière concernant l’assurance chômage, une dernière séance de discussions s’est tenue ce jeudi. Fidèle à sa ligne, le patronat n'entend rien céder, et s'en remet au gouvernement pour passer en force.

Crédits photo : AFP

C’est Jeudi 22 Février que se tenait la dernière séance de négociations concernant l’assurance chômage. Sans surprise, le point d’accroc entre les représentants des salariés et ceux du patronat concerne, comme la semaine dernière, la limitation des contrats précaires. Pour rappel, alors que les syndicats proposent diverses stratégies de bonus et/ou de malus sur les cotisations patronales pour les entreprises en fonction de l’usage de contrats courts, le MEDEF refuse tout système de ce type et se contente de renvoyer la discussion au niveau des différentes branches.

Depuis une semaine, la seule évolution du coté des représentants du patronat a été de faire passer les discussions au niveau des branches d’une proposition à une obligation. Sachant que depuis la loi travail XXL, les accords de branches peuvent être moins favorables que les accords nationaux, l’objectif est ici de mener l’offensive sans aucun point d’appui « national » pour les travailleurs. De plus, plus les négociations sont atomisées, plus le rapport de force est faible et donc en faveur du patronat.

D’autre part, pour le MEDEF, accepter la mise en place de malus pour les entreprises recourant massivement à des salarié précaires créerait de fortes dissensions internes. Il est donc impossible pour les représentants du patronat de signer un accord sur lequel figurerait le moindre encadrement de la précarité. Il s’agit donc pour les organisations patronales de maintenir leur position et laisser le gouvernement trancher. Cette remise en question de la gestion paritaire est un objectif de long terme d’un patronat à l’offensive qui souhaite en finir avec ces reliquats d’une époque qu’il espère révolue.

De son coté le gouvernement a d’ores et déjà annoncé la couleur. En effet, après les négociations sur la formation professionnelle qui ont conduit à un accord entérinant le statut quo, Muriel Penicaud (ministre du travail) a prévenu que si les « partenaires sociaux » n’arrivaient pas à un accord tel que souhaité par le gouvernement celui-ci imposerait sa réforme, allant ainsi dans le sens voulu par le MEDEF.

Face à un patronat à l’offensive, la stratégie des directions syndicales de se lancer dans des négociations sans lutte et donc sans rapport de force ne peut conduire qu’à des défaites. A contrario, c’est bel et bien d’une stratégie d’ensemble de luttes contre toutes les offensives de Macron et du patronat, par la grève et dans la rue, qui doit être mise à l’ordre du jour.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Amnesty International. Un bilan sans cesse plus catastrophique en matière de droits humains

Amnesty International sort, comme chaque année, son rapport sur la situation des droits humains dans le monde, recouvrant aussi les situations politiques de 159 pays. Un constat qui, d'année en année, devient de plus en plus alarmant.

Crédits photo : GUILLEMETTE VILLEMIN/ AFP

Ce rapport, conçu par l’ONG, liste les différents conflits et non-respects des droits humains qui se trouvent pour la grande majorité sur des lieux d’interventions impérialistes. Le Yémen pour commencer, où la France intervient dans la vente d’armes à feu à l’Arabie Saoudite et ramasse un petit pactole sur le dos d’un conflit provoqué et entretenu par l’emprise impérialiste des USA.

Les émeutes au Venezuela font aussi parler d’elles, avec plusieurs centaines de morts et de blessés du côté des manifestants, victimes des forces armées du gouvernement Maduro. Celui ci est d’ailleurs menacé par les impérialismes européens qui préconisent « des sanctions contre le régime anti-démocratique de Maduro au Venezuela » craignant, depuis l’élection de la Constituante, un danger pour leurs capitaux [énoncé lors de la réunion de rentrée du service d’action extérieure européen de 2017 → http://www.revolutionpermanente.fr/Venezuela-Les-imperialistes-europeens-menacent-Maduro].

Parmi les cas énoncés dans ce rapport (et le choix est large), les interventions en Syrie et en Irak semblent être des exemples pertinents de l’impact des impérialismes occidentaux sur ces pays. Les bombardements français sur les zones irako-syriennes causent la mort de centaines de victimes collatérales dans des villes comme Mossoul et Raqqa, tandis que Don Macron continue d’annoncer fièrement ses victoires contre Daech. Par ailleurs, la situation actuelle autour d’Afrin et de l’enclave rebelle du Ghouta en Syrie ne vient que tendre un peu plus la situation au proche orient, avec le spectre d’un conflit régional entre les différentes puissances qui n’est pas à exclure.

Amnesty International justifie la situation de crise politique aux différents appels à la haine venant des dirigeants des pays exposés, que ce soit Donald Trump, le président américain qu’il est bon de railler pour briller en société, ou Nicolas Maduro, le président vénézuélien que toute la bourgeoisie s’accorde à nommer dictateur du pays. Bien sur, le rapport ne s’attarde pas sur l’interventionnisme des puissances impérialistes, dont la France, défendant leur intérêts économiques au quatre coins du globe. Au contraire, l’ONG plaide un retour vers une situation « souhaitable », c’est à dire où la défense des intérêts des grandes puissances ne provoque que peu de remous. Si le rapport d’Amnesty International pointe un certain nombre d’éléments mettant en lumière les aspects les plus réactionnaires du système actuel, il n’en demeure pas moins que les « solutions » proposées visent à une amélioration de la situation au profit des grandes puissances économiques de la planète.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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photo d'illustration (source: site cgt)

photo d'illustration (source: site cgt)

Un cheminot travaillant sur les postes d'aiguillage de la région Pays-de-Loire risque une sanction disciplinaire après une tentative de suicide en 2017 en gare de Luché-Thouarsais (Deux-Sèvres). La CGT dénonce l'attitude "cynique" et "ahurissante" de la SNCF.
 

Le 30 novembre 2017, un agent de la SNCF, en grande souffrance professionnelle, tente de s'intoxiquer en ouvrant des bouteilles de gaz dans la gare de Luché-Thouarsais. Une explosion accidentelle l'empêche alors d'aller jusqu'au bout de son acte désespéré. Gravement brûlé au visage et aux mains, l'aiguilleur est depuis dans le collimateur de sa hiérarchie. 
 

[…]
 

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :
 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Les agents du nettoyage souffrent du froid, ONET les méprise !

Oumou, Fernande, Moussa et leurs collègues, agents du nettoyage, travaillent dans les gares SNCF toute la semaine dans les gares SNCF. Un travail en exterieur, très physique,qui les expose aux aléas météorologiques. En plein mois de février, et alors qu’une nouvelle vague de froid s’annonce, l'entreprise ONET, sous-traitant du nettoyage, préfère faire des économies sur le dos des salariés en les laissant accomplir leurs tâches sans les protections et le matériel nécessaires plutôt que de les équiper correctement.

Crédit Photo : Union syndicale Solidaires

Les agents du nettoyage des gares SNCF de Paris Nord viennent tout juste de sortir d’une grève de 45 jours. Une grève victorieuse remportée contre la société H.Reinier Onet qui a repris le marché en novembre dernier. A peine arrivée, Onet avait notamment décidé d’ajouter une "clause mobilité" aux contrats des agents, ce qui a immédiatement suscité leur colère. Ils sont entrés en grève pour faire respecter leurs droits. Alors qu’ils ont obtenu gain de cause sur l’ensemble de leurs revendications, Onet a décidé de ne pas respecter le protocole d’accord : problèmes sur les fiches de paie, non remplacement des agents qui partent en vacances, non reprise des CDD malgré les engagements pris, manque de matériel pour nettoyer les gares correctement...

Sur ce dernier point, Onet n’a par exemple toujours pas remplacé le matériel de nettoyage qu’utilisaient déjà les agents lorsqu’ils étaient employés par la société SMP : ils nettoient donc actuellement les gares avec des balais qui datent parfois de plusieurs années... Par ailleurs, les agents racontent qu’ils souffrent du froid depuis quelques semaines. Chargés de nettoyer les quais, ramasser les déchets, changer les poubelles, etc. les salariés ont normalement à leur disposition des gants qui les protègent du froid en hiver : des gants en caoutchouc doublés de cuir. Mais avec Onet, les salariés continuent de nettoyer avec de simples gants en latex : avec le froid et l’eau, leurs mains ne sont donc pas protégées.

Alors même que ces agents sont celles et ceux qui assurent tous les jours la propreté des gares pour les agents de la SNCF et les usagers, leurs conditions de travail déjà difficiles et exténuantes deviennent à peine supportables. Une situation que les agents dénoncent, et ne comptent pas subir en silence. Ils ont demandé un rendez vous avec la direction pour exiger le respect du protocole, et viendront avec les gants avec lesquels ils sont contraints de travailler dans le froid : est-ce que le directeur d’Onet ou Guillaume Pepy travailleraient dans ces conditions, avec ce salaire, plusieurs heures durant ? Certainement pas. Les agents du nettoyage des gares SNCF aussi pensent mériter des conditions de travail dignes.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Qui est Jean-Cyril Spinetta, l’homme qui veut détruire la SNCF et le statut de cheminot ?

Le rapport Spinetta est tombé et préconise, comme on s'y attendait, le démantèlement de la SNCF afin de l'ouvrir à la concurrence et d’en finir avec le statut de cheminot. Mais qui est donc Spinetta, cet homme sensé rendre un rapport objectif sur la SNCF ? "Un tueur dans les affaires" au service du patronat.

Crédits photo : vu sur bfmbusiness.bfmtv.com

Jean-Cyril Spinetta est tout droit sorti de l’École Nationale d’Administration. Comme la quasi totalité des personnes passées par cette école d’élite, il n’a fait qu’œuvrer pour les dominants et a travaillé dans les plus grandes entreprises de l’hexagone. Sur les bancs de l’ENA, de la promotion « Charles de Gaulle », il a pu fréquenter Alain Juppé ou Dominique Perben, entre autres.

Quelques recherches sur Spinetta révèlent que les moments où il a fait partie du conseil d’administration d’une société correspondent presque toujours à des périodes de licenciements massifs

PDG de la privatisation d’Air France

De Septembre 1997 à décembre 2008, il a été Président-directeur général du Groupe Air France. Il a été le principal organisateur de la privatisation partielle de la société, puis du rapprochement avec KLM, qui va finir de privatiser Air France. Tout le long de son mandat, il tentera de casser les conquêtes sociales des personnels.

Il se retrouve au cœur d’un des plus virulents conflits entre la direction et ses pilotes depuis 1971. A la veille de la coupe du monde, les pilotes d’Air France se sont mis en grève, 75 à 90% des vols sont annulés. Les raisons ? Jean-Cyril Spinetta, alors PDG de la compagnie, estime qu’une économie de 500 millions de francs sur les rémunérations des pilotes est indispensable à la santé financière d’Air France ; pour ce faire, la direction demande un échange « salaires contre actions », et veut mettre en place une double échelle des salaires pour les pilotes nouvellement embauchés.

Sur TF1, Christian Paris, le porte-parole du SNPL, venu répondre à Jean-Claude Gayssot, ministre des Transports, expliquait à l’époque que « Cela fait dix ans qu’on fait des sacrifices et que l’entreprise est en restructuration. Aujourd’hui, le redressement est acquis et nous trouvons que le moment est bien mal choisi pour demander aux PNT de réduire de deux mois leur salaire annuel. Nous sommes pour que l’entreprise achète pour 40 milliards de francs d’avions nouveaux, pour rentabiliser les troisième et quatrième pistes de Roissy. Mais pas d’accord pour que tout cela soit financé sur la baisse de nos salaires, ce qui n’est qu’une méthode pour rendre la compagnie plus attractive à la veille de l’ouverture du capital. »

En effet, pour l’année 1996-1997, le Groupe Air France dégage un bénéfice de 394 millions de francs soit environ 60 millions d’euros. La seule compagnie Air France dégage un bénéfice net de 211 millions de francs soit 32 millions d’euros. Trois ans plus tard, Jean-Cyril Spinetta poussera une nouvelle fois les pilotes à faire grève.

En 2002, à la veille de la fusion avec KLM, six syndicats appellent à faire grève pour réclamer une augmentation globale des salaires de 10 %, alors que la compagnie aérienne préparait sa privatisation complète. Entre les 6 et 9 septembre, plus de la moitié des vols ont été annulés.

En novembre 2008, soit un mois avant le départ de Spinetta, les pilotes se remettent en grève pour protester contre le projet de report de l’âge maximal de départ à la retraite des pilotes, de 60 à 65 ans. Ils obtiendront partiellement gain de cause et conserveront la possibilité de cesser leur activité à 60 ans. Seuls ceux qui le souhaitent poursuivront leur carrière entre 60 et 65 ans.

Spinetta est chargé de la restructuration du groupe, après le rachat du hollandais KLM en 2003. Alors que la direction annonçait qu’il n’y aurait pas de suppression d’emplois avec cette fusion, grâce notamment à desinvestissements de l’État, entre 2003 et 2012, ce sont plus de 6 000 postes qui ont été supprimés.

Spinetta a donc été pendant sa présidence du groupe le principale responsable de la casse d’Air France à travers la suppression de milliers de postes et la destructions des conquêtes sociales. Et, tel un mercenaire au service du patronat, il ne va pas s’arrêter là.

Des plans de licenciements massifs chez Alcatel et Areva

En 2007, Spinetta fait partie du conseil d’administration d’Alcatel-Lucent et prépare un vaste plan de licenciements. Le groupe supprimera 12 500 emplois sur ses 79 000 salariés. En 2008, il est le 41ème patron le mieux payé de France avec 1,5 M€.

En 2009, il est nommé président du conseil de surveillance d’Areva jusqu’en 2013, où il va côtoyer Édouard Philippe, directeur des affaires publiques d’Areva entre 2007 et 2010, et l’un des responsables du scandale d’Uramin. Il participe activement à la vente de la division Transmission et Distribution du groupe à Alstom et Schneider pour 4,090 milliards d’euros. Il organise le licenciement de plus de 2 900 salariés dont près de la moitié en France. Le 11 décembre 2012, l’Observatoire du nucléaire accuse Areva de corruption ; mais le groupe arrive à faire condamner l’Observatoire pour diffamation. En tant que président du conseil de surveillance d’Areva, Spinetta était en première ligne dans cette affaire.

La Poste et GDF Suez : tour de chauffe avant la SNCF

Jusqu’en 2008, Spinetta siège au conseil d’administration de La Poste, qui connaîtra une fuite en avant vers la privatisation. C’est à cette époque que La Poste développe sa branche bancaire, et que la branche courrier est ouverte à la concurrence. En 2010, La Poste devient une société anonyme. La ressemblance entre l’évolution de La Poste et les projets du rapport Spinetta sur la SNCF est frappante. La fin du statut de cheminot fait écho aux restructurations de La Poste, qui compte aujourd’hui moins de 50% de fonctionnaires ; de même, l’ouverture à la concurrence et le passage en société anonyme, le tout accompagné de suppressions d’emplois sont autant de mesures prises à La Poste que l’on retrouve aujourd’hui dans le rapport. Spinetta était également au conseil d’administration de GDF Suez, qui a connu la même évolution : en 2004, le groupe GDF passe en société anonyme, puis fusionne en 2008 avec Suez, et, comme ce fut le cas pour Air France et KLM, cela provoque la privatisation de l’entreprise. Comme pour Air France, la direction avait soutenu qu’il n’y aurait pas de suppressions de postes, mais depuis, plusieurs vagues de licenciement ont eu lieu et GDF Suez (devenue Engie) continue de licencier.
Selon RFI, Spinetta est considéré « comme un tueur dans les affaires » ; on constate que cette réputation est largement méritée.

Une enquête pour malversations financières

Jean-Cyril Spinetta a évité de justesse une mise en examen pour « blanchiment de fonds en bande organisée, travail dissimulé, complicité de corruption passive, de trafic d’influence et d’abus de biens sociaux ». Les faits remontent à l’époque où il était PDG du Groupe Air France. Après le 11 septembre 2001, la compagnie fait appel à une société de sécurité privée, Pretory. Un contrat très lucratif pour cette société, pourtant inconnue dans ce secteur.

Dans les colonnes du Monde, Jean-Paul Baduel, avocat du collectif UTA, actionnaire minoritaire d’Air France et partie civile, explique que ce sont « 42,5 millions d’euros ont été versés par Air France à Pretory en seize mois, entre septembre 2001 et mars 2003 et une bonne partie de cet argent s’est évaporée ».

Air France est le principal client de Pretory, chargé de la sécurité du patrimoine de la compagnie aérienne, et de la protection de… Spinetta.

L’enquête a été lancée après que la cellule contre le blanchiment d’argent ait tiré a sonnette d’alarme sur des flux financiers suspects à la hauteur de 10 millions d’euros liés à Pretory. En poussant les recherches, les enquêteurs ont constaté que l’essentiel des salaires étaient payés illégalement par des sous-traitants domiciliés dans des paradis fiscaux en économisant sur les charges sociales et fiscales. Les bénéfices retirés étaient empochés par les dirigeants de Pretory.

Le rapport avec Air France ? C’est Joël Cathala, directeur de la sûreté d’Air France et ancien policier de la Police de l’air et des frontières, qui aurait été à l’origine du choix de la société. Or ce dernier est un ami de longue date de Jacques Gaussens, fondateur et président de Pretory, et a été le témoin de mariage de deux des actionnaires de la société. C’est bien évidemment Spinetta qui a dû signer le contrat et donner son aval à cette petite affaire.

Spinetta est donc au service du patronat depuis 20 ans. Il a été le chef d’orchestre de la privatisation d’Air France, puis s’est mis au service de grandes entreprises de l’hexagone comme Alcatel ou Areva pour préparer des plans de licenciements à grande échelle. Fort de son expérience à Air France, il a initié la privatisation et l’ouverture à la concurrence de La Poste et de GDF Suez, pour le plus grand bonheur des actionnaires et le plus grand malheur des fonctionnaires et salariés. Le rapport Spinetta commandé par l’État n’a pas d’autre but que de faire appliquer à la SNCF ce qui a été fait à Air France, à La Poste ou à GDF Suez. Si Spinetta ne connaît rien au rail, il s’y connait très bien en casse du service public et en licenciements ,et c’est bien ce que veut ce gouvernement qui a comme cible privilégiée les fonctionnaires et le service public.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Un chef insulte et menace de mort une salariée à PSA Poissy

Radia, déléguée syndicale sur le site Poissy de PSA, a reçu des insultes sexistes et des menaces de mort de la part d’un responsable d’unité. La CGT le dénonce dans un tract.

Cela s’est passé samedi 17 février à Poissy. Devant de nombreux témoins, un responsable d’unité de la distribution logistique a proféré des insultes sexistes telles que « espèce de pute, fille de pute… » envers Radia, déléguée syndicale. Par la suite, tout en portant à la main un verre cassé, il l’a menacée de mort en criant « je vais te trancher la gorge », affirme la CGT dans son tract. La violence de l’agression a fait que Radia soit mise en arrêt de travail. La direction a été vite alertée de la situation.

Ce n’était pas la première fois

La CGT affirme dans son tract avoir alerté à plusieurs reprises la direction du comportement agressif de ce responsable d’unité, sans réponse. Un débrayage a été même organisé par des travailleurs demandant la mutation du chef de groupe.

Ce refus de la direction de prendre en compte les revendications des salariés la rend directement responsable des agissements sexistes et menaçants de ce chef de groupe. Comme si l’exploitation et les rythmes infernaux auxquels sont soumis les travailleurs et travailleuses du groupe PSA n’étaient pas suffisants, il faudrait aussi supporter des insultes sexistes et des menaces de mort ? C’est intolérable.

Crédits photo : Nouvelle Vie Ouvrière

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ou autrement dit "Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage! "

La campagne contre la SNCF et les cheminots s'accélérant comme on a pu le voir sur le service public même et France 5 où un Thomas Snégaroff compte sur la supposée dégradation de l'image du cheminot résistant héritée de la lutte de libération nationale pour que la contre-réforme Macron passe qui serait privée du soutien populaire.

Alors faisons mentir tout ce beau monde qui ment lorsqu'il affirme qu'il ne s'agit pas de la privatisation de la SNCF!

 

PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Dr. Oetker en passe de racheter Alsa à Unilever

Le groupe familial allemand Dr. Oetker a annoncé le projet d’acquisition de la marque Alsa auprès du groupe Unilever, l’actuel propriétaire. Le projet englobe également le site de production situé à Ludres, en Lorraine. Les documents légaux formalisant le projet sont signés. La transaction reste soumise à la consultation des institutions représentatives du personnel et à l’approbation des autorités de la concurrence.

La marque française de produits pour pâtisseries et de préparations pour desserts n’était plus en ligne avec la stratégie mondiale de valorisation d’Unilever. « La catégorie pâtisserie et préparations pour desserts ne s’inscrit pas au cœur du portefeuille d’Unilever, en constante évolution, reconnaît Bauke Rouwers, directeur général d’Unilever France. Nous sommes confiants dans le fait que cette marque fortement ancrée dans la tradition des desserts sera à même d’exploiter tout son potentiel, gérée et soutenue par Dr. Oetker ».

Du côté de Didier Muller, directeur général de Dr. Oetker, l’heure est à la satisfaction en soulignant la complémentarité de la marque avec le portfolio actuel. Le groupe allemand a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros, partout dans le monde, pour un effectif de 11 640 salariés.

En France, l’entreprise commercialise 120 produits sur trois segments : les produits pour pâtisseries et préparations pour desserts, les produits apéritifs, et les pizzas surgelées. Elle compte 230 salariés en France pour deux sites de production.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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