SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les Néerlandais passent de moins en moins de temps au travail... et leurs employeurs ne s'en plaignent même pas ! Explications.

« Travailler pour vivre et non vivre pour travailler »… Aux Pays-Bas, cette façon de voir est en train de bouleverser les vieilles habitudes. Un Néerlandais sur deux est déjà passé au temps partiel… et le pays tient toujours debout ! Lumière sur un phénomène inspirant.

Aux Pays-Bas, la durée moyenne de travail est désormais de 29 heures par semaine (contre 36 en France). De plus en plus de gens font en effet le choix de consacrer moins de temps à leur job et davantage à leur vie familiale et privée.

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Source : France Info

Est-ce que les entreprises s’en plaignent ? Non. Apparemment, les salariés à temps partiel seraient plus dévoués et concentrés à leur tâche que les autres. Est-ce que le pays s’en plaint ? Non-plus : le taux de chômage n’est que de 5,8% (contre 10% par chez nous).

Ça fait envie, vous ne trouvez pas ?

Très souvent, les hommes politiques français (de droite ou de gauche) citent l’Allemagne et la Grande-Bretagne comme étant des exemples à suivre. Qui sait, peut-être pourrions-nous aussi regarder ce qui se passe aux Pays-Bas…

Quoi qu’il en soit, voici qui élargit le spectre de notre réflexion… et pourrait donner des idées à chacun.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le Groupe Charles André réclamait 307.000 euros aux syndicats : il a été débouté
 

Le 29 novembre 2016, le Groupe Charles André, un des principaux transporteurs français, qui demandait 307.000 euros de dommages et intérêts aux syndicats à l’origine de blocages routiers en 2015, a été débouté en justice.

Voici le communiqué du 1er décembre 2016 de la CGT Transports et de FO/UNCP :

Durant l’année 2015, les Organisations Syndicales des salariés du Transport CGT, FO/UNCP, ont à plusieurs reprises manifesté leur mécontentement sur les propositions indécentes d’augmentation de salaire de la partie patronale. Le lieu de travail et d’exploitation des salariés du transport étant la route, c’est tout naturellement que les OS ont appelé à en faire la liberté d’expression des forçats de la route. Cela s’est traduit par des barrages filtrants, des opérations escargot ainsi que sur les péages autoroutiers.

Notre surprise fût grande quand nous avons appris que le Groupe Charles André accompagné de 6 autres sociétés de transport (du même groupe) avaient assigné nos OS CGT, FO/UNCP, devant le TGI de Paris en réclamant pas moins de 307 000 € de dommages et intérêts pour avoir simplement user sans en abuser d’un droit fondamental et constitutionnellement proclamé : le droit de grève et son corollaire, la liberté d’expression.

Nous, Organisations Syndicales CGT, FO/UNCP, des salariés du Transport n’avons fait que notre devoir : celui de défendre les intérêts collectifs de la profession et faire en sorte que le dialogue reprenne pour les Négociations Annuelles Obligatoires 2015 dans le Transport Routier de Marchandises.

Le Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son délibéré le mercredi 30 novembre : la requête et l’action judiciaire du groupe GCA + 6 a été reconnue comme étant abusive. Victoire sur toute la ligne pour les OS puisque le TGI de Paris a rejeté l’intégralité des demandes de GCA + 6 et par là même a reconnu la licéité des mouvements de grève de 2015 qui peut-être pourraient se reproduire tant sur le congé de fin d’activité que sur les salaires au vu des premières propositions patronales.

En déboutant ainsi en totalité le groupe CGA + 6 de toutes leurs demandes, le juge a ainsi rappelé que le droit de grève est un droit fondamental qui ne peut souffrir d’aucune atteinte.

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Schneider: la justice donne raison à la CGT

Archives Philippe Messelet

La fin d'un très long feuilleton judiciaire. 

Ça ressemble à l’épilogue d’une longue bataille syndicale - et politique - démarrée voici six ans. Mais pour la CGT, c’est presque le premier jour du reste du combat. Au terme d’un long feuilleton juridique parsemé de grèves et de coups de gueule tous azimuts, Schneider Electric vient de perdre en cassation.

 

Le plan social d’entreprise (PSE) mené dans le sillon de la fermeture du site de Merpins et le rapatriement des salariés vers Angoulême, courant 2012, a été annulé. La juridiction suprême confirme un arrêt de la cour d’appel de Versailles de 2014, jugeant que "les mesures du PSE sont insuffisantes tant au regard des moyens du groupe que de leur précision et de leur pertinence, et qu’il convient d’accueillir la demande de la CGT, tendant à l’annulation de ce plan", recopie le syndicat dans un communiqué daté d’hier jeudi.

Pour l’organisation, qui ne regrette pas d’être allée jusqu’au bout même si elle "aurait préféré une plus forte mobilisation des salariés en 2010" plutôt que ces longs moments dans les tribunaux, "cette victoire n’est pas une victoire à la Pyrrhus". La CGT "étudie actuellement, avec ses avocats, toutes les possibilités qui seront offertes aux salariés floués afin qu’ils saisissent individuellement ou collectivement la juridiction compétente pour demander réparation des préjudices qu’ils ont subis".

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PAR CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Manipulations de haut vol à la tête de Veolia Eau

Mediapart lève le voile sur une invraisemblable manipulation financière orchestrée par deux cadres dirigeants de Veolia Eau. Ces derniers ont créé une société au Luxembourg à qui Veolia a confié la gestion des factures impayées, avec pour objectif de revendre cette société pour 200 millions d’euros.

La machination était censée ne jamais venir au grand jour. Comment imaginer un tel dévoiement au sein de Veolia ? Alors que le groupe a supprimé plusieurs milliers d’emplois dans l’activité Eau au cours des quatre dernières années, et lancé un programme d’économies de plus de 600 millions d’euros, deux des plus hauts responsables de l’activité de la branche Eau travaillaient surtout à leur enrichissement, en utilisant les moyens financiers, les clients, la réputation du groupe pour leur seul profit personnel.

Dans la plus grande discrétion, ces dirigeants sont devenus actionnaires, avec une poignée d’acolytes, d’une toute petite structure basée au Luxembourg, Olky Payment Service Provider. Une société qu’ils venaient justement de choisir pour lui confier un énorme contrat : le traitement de tous les paiements des factures d’eau des abonnés de Veolia en France ! (...)

Pendant ce temps, les deux dirigeants de la branche Eau avaient tout mis en place pour engranger les bénéfices. Avec l’espoir de faire une culbute encore plus grande dans un délai assez bref. Car le but était de revendre l’ensemble de la société au groupe, ou à d’autres, le plus rapidement possible. Le prix de revente avait déjà été fixé entre les différents actionnaires : 200 millions d’euros minimum !

Lire l’intégralité de l’enquête sur le site de Mediapart (abonnement)

Cette enquête de Martine Orange revient sur les détails de l’affaire et les personnalités impliquées. Suite à ces révélations, la direction de Veolia a annoncé une enquête interne et son intention de porter plainte contre X.

Alain Franchi, mis à la tête de Veolia Eau France pour mener des coupes brutales dans les effectifs, impliqué dans l’affaire, quittera l’entreprise à la fin de l’année.

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Communiqué : AIRBUS

Un plan de suppression d’emplois sur mesure pour les profits des actionnaires!

 

L’UD CGT des Hauts de Seine dénonce le plan de suppressions d’emplois annoncé par la direction d’Airbus le 30 novembre 2016 dans le cadre de la fusion entre Airbus et Airbus group. 1164 emplois seront en effet supprimés en Europe dont 640 en France.  Le site historique de Suresnes spécialisé dans la recherche et développement devrait purement et simplement fermer d’ici 2018 !

Avec à la clé 308 emplois détruits et 150 autres transférés à Toulouse! La direction envisage même de recourir à des licenciements secs si les « objectifs ne sont pas remplis » à l’issue du plan de départ volontaires !

Absolument rien ne justifie ce plan de suppression d’emplois si ce n’est que de gaver toujours plus les actionnaires ! Rien ne justifie non plus le déménagement des services centraux à Toulouse, alors que de nombreux groupes industriels de pointe sont en région parisienne (Safran, Thalès…).

Il s’agit pour Airbus de générer 315 millions d’économies sur le dos des salariés alors que la situation financière de l’entreprise n’est on ne plus excellente et que le groupe est compétitif !

  • Le carnet de commandes est rempli pour environ 15 ans soit 1005 milliards d’euros
  • La trésorerie s’élève à 10 milliards d’euros après avoir distribué plusieurs milliards aux actionnaires
  • Le résultat net en 2015 est de 2,7 milliards

Pour le délégué CGT Airbus à Suresnes « si nous n’étions pas compétitifs, nous n’aurions pas autant de commandes ! »

D’ailleurs le groupe n’a pas voulu dévoiler les sommes qu’il reçoit au titre du CICE (Crédit d’Impôt compétitivité emploi) censé servir à préserver l’emploi industriel !

Sans compter la manne du CIR (Crédit Impôt Recherche) dont Airbus est l’un des plus gros bénéficiaire et qui doit favoriser les dépenses de recherche et développement et l’emploi de chercheurs. Les régions ne sont pas en reste car elles mettent à disposition de l’entreprise des locaux dans le cadre des pôles de compétitivité.

Tom Enders le PDG d’Airbus a dans le même temps perçu la modique somme de 33 millions d’euros en 2015 et dispose de 17 millions de retraite chapeau ! Et c’est le même qui a pour objectif de « réduire la bureaucratie » et « accélérer le processus de décision » en taillant dans les services administratifs (paie, compta, approvisionnement…) ! Aux salariés de se serrer la ceinture et même de perdre leur emploi !

Les dirigeants d’Airbus au contraire sacrifient l’avenir de l’entreprise, cassent les savoirs-faires dans le but d’accroitre les profits des actionnaires et compromettent la stratégie de développement à long terme. Ils invoquent hypocritement la concurrence de Boeing et de futurs constructeurs chinois pour saigner l’emploi.

Au contraire, Airbus avec tous les soutiens financiers de l’Etat français dont il bénéficie devrait investir dans des programmes innovants qui lui permettront de rester la référence en matière d’aéronautique mondiale.

C’est bien le coût du capital qui plombe Airbus et non les emplois et les salaires !

C’est pour toutes ces raisons que l’UD CGT 92 refuse ce plan de suppressions d’emplois, exige des investissements de pointe dans des projets d’avenir et des emplois. L’Etat actionnaire encore à 11% d’Airbus doit jouer son rôle et empêcher ce plan néfaste.

Enfin pour l’UD CGT 92, Airbus doit passer en totalité sous contrôle public. Car seul le statut d’entreprise publique est à même de garantir l’avenir industriel du pays et l’emploi dans les secteurs de haute technologie.

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Par Marina Cabiten, France Bleu

Une jeune Indonésienne travaillant dans une plantation d'huile de palme, en septembre 2015.

"Le grand scandale de l'huile de palme" est le nom d'un rapport publié mercredi par l'ONG Amnesty International. Il dénonce l'exploitation d'enfants dans des plantations d'huile de palme, pour le compte de grandes entreprises qui vendent des produits labellisés "huile de palme durable".

Nestlé, Colgate ou encore Unilever : ces géants de produits de consommation courante (comme de la nourriture ou des cosmétiques) sont accusés par Amnesty International "d'abus en matière de travail". L'ONG publie ce mercredi un rapport sur le travail d'enfants dans des plantations d'huile de palme en Indonésie, où de "multiples infractions" ont été constatées.

Huile de palme "durable"

Amnesty International indique s'être entretenue avec 120 travailleurs employés dans des plantations de palmiers à huile appartenant à deux filiales de Wilmar, un géant singapourien des matières premières agricoles, ainsi que trois de ses fournisseurs en Indonésie. Conclusion : "des sociétés ferment les yeux sur l'exploitation de travailleurs dans leur chaîne de fabrication" et "des grandes marques continuent de profiter de pratiques illicites déplorables", selon l'ONG.

Ces marques vont même jusqu'à présenter les produits aux consommateurs comme issus d'huile de palme "durable", alors qu'il n'y a "rien de durable dans l'huile de palme produite en faisant travailler des enfants et en ayant recours à des travaux forcés", relève Amnesty. Elles bénéficient pourtant d'un label décerné par une organisation créée pour assainir le secteur de l'huile de palme.

Des enfants portant des sacs qui pèsent jusqu'à 25 kilos, au milieu des pesticides toxiques

Parmi les abus constatés, des enfants âgés de 8 à 14 ans transportent des sacs pesant de 12 à 25 kilos et travaillent sans équipements de protection dans des plantations où des pesticides toxiques sont utilisés, observe Amnesty. Certains quittent l'école pour toute ou partie de la journée pour aider leurs parents dans les plantations, ajoute l'ONG. Les adultes aussi sont concernés par ces abus, des femmes forcées à "travailler de longues heures sous peine de voir leur salaire (en dessous du salaire minimum) réduit, ou encore des ouvriers "punis" s'ils ne ramassent pas les fruits correctement.

Il n’est pas normal que neuf sociétés réalisant ensemble un chiffre d’affaires de 325 milliards de dollars en 2015 soient incapables d’agir face au traitement épouvantable d’ouvriers de l’huile de palme qui gagnent une misère - Amnesty International

Femmes payées moins que le salaire minimum

Des femmes sont contraintes de travailler pendant de longues heures sous la menace de réduction de salaire, et sont payées moins que le salaire minimum, gagnant seulement 2,50 dollars (2,30 euros) par jour dans les cas extrêmes, selon la même source.

 

"Des sociétés ferment les yeux sur l'exploitation de travailleurs dans leur chaîne de fabrication" et "des grandes marques continuent de profiter de pratiques illicites déplorables", souligne l'ONG. Elle s'appuie sur des investigations effectuées dans des plantations de palmiers à huile en Indonésie, appartenant au géant singapourien des matières premières agricoles Wilmar.

Wilmar a reconnu qu'il y avait des problèmes concernant la main-d'oeuvre dans ses opérations, mais d'autres sociétés contactées par Amnesty ont nié toute violation, indique l'ONG. Elle compte demander aux entreprises de préciser si l’huile de palme présente dans des produits courants tels que les glaces Magnum, les dentifrices Colgate, les produits cosmétiques Dove, les soupes Knorr, les confiseries KitKat, les shampooings Pantene, les lessives Ariel est issue des activités de Wilmar en Indonésie.

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Appel à mobilisation de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires, d’ATTAC France, ActionAid Peuples Solidaires, CCFD-Terre Solidaire, UGICT-CGT Anticor ...

Le 12 décembre 2016 se tiendra au Luxembourg le procès en appel d’Antoine Deltour et Raphaël Halet, les deux lanceurs d’alerte du scandale Luxleaks et Edouard Perrin, le journaliste qui a révélé l’affaire. Les citoyen.ne.s partout en Europe sont appelé.e.s par le comité de soutien luxembourgeois à se mobiliser en masse en soutien aux lanceurs d’alerte et pour dénoncer l’impunité dont jouissent les multinationales qui échappent à l’impôt et les cabinets qui les aident. Nous avons décidé d’y répondre et d’organiser un départ en bus depuis Paris. Au programme : rassemblement et prises de parole sur le parvis de la cité judiciaire, ateliers-débats et un ”lobby tour” pour découvrir les hauts lieux et acteurs incontournables de la fiscalité luxembourgeoise !

A l’issue du premier procès Luxleaks qui s’est tenu, du 26 avril au 4 mai 2016 au Luxembourg, Antoine Deltour et Raphaël Halet ont été condamnés respectivement à 12 et 9 mois de prison avec sursis et 1500 et 1000 euros d’amende. Ils ont annoncé immédiatement leur décision de faire appel. Edouard Perrin a été acquitté mais le parquet luxembourgeois a décidé lui aussi de faire appel. Ils seront tous les trois rejugés.

Nos organisations avaient jugé le premier verdict scandaleux, considérant que ce qu’il leur est reproché (avoir dévoilé des accords secrets passés entre des multinationales et l’administration fiscale luxembourgeoise par l’intermédiaire de PwC) a rendu un service sans précédent aux citoyen.ne.s européen.ne.s et à l’intérêt général.

Raphael Halet et Antoine Deltour devraient être remerciés et non condamnés. Ce sont les multinationales qui ont bénéficié de ces accords secrets, PwC qui les a rédigés, l’administration fiscale luxembourgeoise qui les a validés, qui devraient être poursuivis.

Rappelons que l’évasion et la fraude fiscales sont des fléaux qui privent les Etats, européens comme ceux du Sud, de centaines de milliards d’euros nécessaires pour répondre à l’urgence climatique, financer des services publics de qualité et lutter contre les inégalités et la pauvreté.

Pour toutes ces raisons, nous appelons à être présent.e.s en nombre au Luxembourg aux côtés des citoyen.ne.s venu.e.s de toute l’Europe, pour soutenir les lanceurs d’alerte et appeler à plus de justice et de transparence fiscale au sein de l’Union européenne.

Soyons nombreux.ses !

INFOS PRATIQUES :

Tarif unique “tout compris” : 39,90 euros Ce tarif comprend l’aller/retour en bus + l’hébergement, le petit déjeuner et la participation au Lobby Tour qui sont pris en charge par les organisateurs pour faciliter la venue d’un maximum de monde.

Bus Départ : dimanche 11 Décembre place de la Nation à 13h Retour : lundi 12 décembre place de la Nation vers 23h

Hébergement et petit déjeuner Auberge de Jeunesse de Bourglinster : http://youthhostels.lu/fr/auberges-... Vous avez la possibilité de choisir vos propre hébergement (option à préciser au moment de la réservation).

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Boulots de merde : « On revient à une économie de type féodale, une économie de la domesticité »

Produire ou servir plus, avec moins : c’est l’injonction faite à tous les travailleurs, des chaînes de montage automobiles aux couloirs des hôpitaux, en passant par les salles de classe ou les bureaux de poste. A la souffrance de ces boulots dégradés, s’ajoute la précarité grandissante de travailleurs qui quittent le salariat pour la « liberté » de l’auto-entrepreunariat. Une violence sociale féroce dans laquelle les journalistes Julien Brygo et Olivier Cyran ont plongé pour écrire leur ouvrage Boulots de merde. Ils y décrivent l’âpre quotidien de celles et ceux qui exercent des métiers difficiles et souvent utiles, à comparer avec certains boulots très bien payés et plutôt confortables, mais qu’ils jugent socialement nuisibles. Entretien.

Basta ! : Le titre de votre livre, Boulots de merde, se réfère au texte de l’anthropologue David Graeber sur les « bullshit jobs » [1]. Il y décrit les métiers absurdes qu’induit le capitalisme financier, tels que ceux exercés par les avocats d’affaire, lesquels s’ennuient prodigieusement au travail. Mais pour vous, les bullshit jobs ne concernent pas que les cols blancs, loin s’en faut. Pourquoi ?

Julien Brygo et Olivier Cyran [2] : Nous avons été séduits par cette idée de David Graeber selon laquelle, dans le capitalisme financier, des millions d’individus sont employés à ne rien faire d’utile, comme effectivement les avocats d’affaire : ils sont bien payés et très reconnus socialement, mais ils s’ennuient tellement au travail qu’ils passent leur temps à télécharger des séries ou à réactualiser leur page Facebook. Ceci dit, il nous semble que les « vrais » boulots de merde, ce sont quand même plutôt ceux qui sont exercés en bas de l’échelle sociale dans les secteurs du nettoyage, de la restauration, de la livraison à domicile, de la distribution de prospectus publicitaires, etc. Bref : des métiers pénibles où l’on paie de sa personne, qui participent à la croissance du PIB et à la baisse des chiffres du chômage.

Nous pouvons y ajouter les boulots « utiles » comme les infirmières, les professeurs ou les facteurs, dont les conditions se sont tellement dégradées qu’ils deviennent vraiment « merdiques » eux aussi. Nous avons voulu incarner ces vies et tracer un lien avec les gestionnaires de patrimoine et autres héros financiers tels que les journalistes boursiers, qui exercent des métiers nuisibles socialement : les gestionnaires de patrimoine font partie des organisateurs de ce qui est appelé béatement « l’optimisation fiscale » et qui prive la collectivité des recettes de l’impôt.

« À la faveur de l’entassement des richesses dans les mains d’une élite de plus en plus dodue et capricieuse, le secteur des tâches domestiques où l’on s’abaisse devant son maître se répand », dites-vous. Pouvez-vous détailler ?

Entre 1995 et 2010, dans le monde, le nombre de travailleuses domestiques a grimpé de plus de 60 %. 52 millions de femmes exercent ces « métiers ». Cette hausse correspond à la montée des inégalités. On revient à une économie de type féodale, une économie de la domesticité dans laquelle les plus riches sous-traitent leur confort en employant une nounou, ou bien une, deux ou trois bonnes. Le tout avec le soutien de l’État puisque, par exemple, la gauche plurielle de Lionel Jospin a instauré en France le subventionnement de tous ces métiers via les crédits d’impôts.

Des métiers que l’on croyait disparus, parce que réservés à une époque de semi-esclavagisme, refont leur apparition, comme les cireurs de chaussures, parfois avec l’étiquette « économie sociale et solidaire ». Suite à un appel à projets lancé en 2012 dans le département des Hauts-de-Seine, sous l’égide de Jean Sarkozy, le réseau « les Cireurs » a ainsi obtenu 50 000 euros de subvention au titre de « l’aide à l’économie sociale et solidaire ». Fondé par une diplômée d’école de commerce, ce réseau réunit des individus qui, en contrepartie du droit d’usage de l’enseigne (censée appâter le chaland), acceptent d’être auto-entrepreneurs. Pas d’indemnités en cas d’arrêt maladie, aucun droit aux allocations chômage.

Au lieu d’un salaire, le cireur touche un cachet horaire sur lequel il doit payer lui même une taxe de 23 %. De son côté, la structure démarche des centres commerciaux pour leur vendre l’implantation de ses « artisans cireurs ». Les cireurs paient de leur poche le matériel et l’habillement. S’ils n’ont pas les moyens d’investir, ils peuvent obtenir un prêt accordé par l’association pour le droit à l’initiative économique à un taux d’intérêt compris entre 6 et 8 % ! Au final, la rémunération du cireur est maigre, sa précarité totale. Mais on nous vend un métier « renouvelé », avec des gens qui travaillent « pour eux », sous prétexte qu’ils ne sont pas salariés.

« Je ne gagne pas un Smic, ça c’est clair », dit un cireur de chaussures que vous citez. Mais les auto-entrepreneurs ne sont pas les seuls à travailler à bas coût. Vous expliquez que des millions de salariés travaillent bien en-deçà du Smic.

On entend partout que le Smic c’est « l’ennemi de l’emploi ». Mais le Smic n’existe plus depuis longtemps. Il existe de nombreuses manières de passer outre le salaire minimum. Par exemple, le CDI à temps partiel, avec la pré-quantification du temps de travail. C’est ce qui a été négocié par les géants de la distribution de prospectus publicitaires, Adrexo et Médiapost. Les salariés que nous avons rencontrés travaillent 30% de plus en moyenne que ce qui est indiqué sur leur contrat, et que ce qui leur est payé. Un couple de retraités touchait à peine trois euros de l’heure, soit deux fois et demi moins que le Smic ! La convention collective de la restauration est un autre moyen de faire travailler les gens gratuitement : les heures supplémentaires ne sont pas payées. Résultat ? Les salariés sont payés 24 heures, et en font 60. Le reste étant – parfois – payé au black. Dans les secteurs où la France est championne – le tourisme, la grande distribution, l’hôtellerie-restauration… –, il y a au moins deux millions d’emplois payés entre 25 et 80 % du Smic !

Il y a en fait une vraie fascination du patronat pour le travail gratuit, et les dirigeants politiques s’empressent de leur donner des outils juridiques qui légalisent cette gratuité : prenons le service civique payé deux fois moins qu’un Smic – et même seulement 1/10ème du Smic pour l’employeur – ; ou encore le contrat de professionnalisation auquel recourt beaucoup la grande distribution : pour 150 heures de formation théorique – qui consiste en fait à remplir des rayons ou à faire du nettoyage – l’entreprise touche 2 250 euros par contrat. Le dispositif coûte des millions d’euros aux contribuables chaque année.

Y a-t-il là une spécificité française ?

La grande distribution, c’est une spécialité française. Et le secteur est friand de boulots dégradés. Le projet Europacity (immense centre commercial à proximité de Paris, ndlr), du groupe Mulliez et de sa filiale Immochan, c’est la promesse de 10 000 boulots de merde. Autre secteur passionné par cette économie du « larbinat » : le tourisme. Dans les Alpes, des vallées entières sont de véritables réservoirs à larbinat : tout le monde travaille pour les quelques privilégiés qui peuvent se payer des sports d’hiver. Il y a des contrats prévus pour les CDI à temps partiels, les intermittents, les apprentis, les stagiaires, etc. Précisons que la France est aussi championne du monde des anti-dépresseurs et des médicaments, notamment pour supporter tous ces travaux infernaux.

Le secteur privé n’est pas le seul à malmener les travailleurs. Les fonctionnaires sont eux aussi essorés par les « restructurations » de services et les suppressions de postes en pagaille. Que vous-ont raconté les fonctionnaires que vous avez rencontrés ?

L’obsession pour la réduction des effectifs est un drame. Tout le monde semble s’accorder pour dire qu’il est important de réduire le chômage. C’est constamment dans la bouche des responsables politiques. Mais la phrase d’après, c’est : « Je m’engage à virer 500 000 fonctionnaires ». Parce qu’ils n’arrivent pas à se figurer que des métiers qui ne dégagent pas de marge financière puissent néanmoins être utiles. Tout doit être « rentable ». Nous payons des années de convergence idéologique entre les élites politiques et les détenteurs du capital. Les gens chargés de « réorganiser » drastiquement le CHU de Toulouse, où nous avons fait un reportage, sortent d’écoles de commerce. Ils ont officié chez Carrefour, Pimkie et Danone. Ils se retrouvent à gérer sur ordinateur de l’humain, alors qu’ils ne connaissent que les chiffres.

 

Les aides soignantes et les infirmières sont censées remplir des chiffres bêtement sans se poser de questions. Elles doivent soigner tant de malades en une journée, peu importent les spécificités des personnes malades ou les imprévus. Elles ont tant à faire en si peu de temps que leur travail est devenu impossible (Ndlr : lire notre article sur le sujet : Sauver des vies en temps de crise : le difficile quotidien des infirmiers). En fin de journée, elles sont épuisées et complètement stressées parce qu’elles ne savent plus si elles ont posé correctement telle perfusion, donné tel médicament à la bonne personne au bon moment...

Tous les services publics sont touchés par cette recherche de rentabilité. Les facteurs se sont ainsi transformés en vendeurs de systèmes de télésurveillance, ou en promeneurs de chiens. L’objectif est de soutirer de l’argent à cette importante manne financière que sont les vieux en France. Cela porte évidemment atteinte à la dignité des facteurs, qui ont toujours aidé les plus anciens au cours de leurs tournées, mais gratuitement ! Les policiers de leur côté sont devenus des machines à gazer des manifestants ou des réfugiés. Certains en ressentent un certain malaise. Être obligé de reconduire tant de migrants à la frontière chaque année, cela n’est pas sans conséquences mentales sur les personnes.

Vous expliquez que tous ces « remaniements » de services publics sont inspirés du « lean management », une méthode élaborée dans les années 1950 au Japon par les ingénieurs de Toyota, et revue par le très libéral Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux États-Unis au début des années 1990. Comment cela se traduit-il dans le monde du travail ?

Le « lean management » est devenu la marotte des directions de ressources humaines, et s’immisce et se propage dans tous les secteurs du monde du travail : dans les multinationales ou les services publics, chez les gros industriels et les sous-traitants. Il consiste à imposer aux salariés de faire plus avec moins, en s’attaquant notamment à tous les temps morts : les pauses jugées superflues, les respirations qualifiées d’improductives, toutes les minutes qui ne sont pas « rentables ». Dans nos reportages, tout montre que les travailleurs n’arrivent pas à faire face à cette intensification du travail. Ce qu’on leur impose en terme de rythme et d’objectifs n’a plus de sens. Nous nous dirigeons vers un état de souffrance au travail généralisée. Il y a des vagues de suicides partout. Et on parle là des secteurs de la santé ou de l’éducation : ce sont des secteurs fondamentaux de notre vie sociale.

Tout cela ne se fait-il pas avec le prétendu assentiment des salariés, que l’on somme de participer au changement organisationnel ?

Si. C’est toute la perfidie du « lean management ». On donne aux salariés l’illusion qu’ils peuvent changer le système ; en fait on les oblige à accepter de se faire humilier. C’est le principe de la bonne idée rémunérée chez PSA : 300 euros pour l’idée simple, 500 euros pour la super idée, 1 000 euros pour l’excellente idée. On fait croire aux salariés qu’ils sont d’accord et qu’ils valident le système. Alors que c’est faux, bien entendu. Neuf salariés sur dix pensent qu’ils ont besoin de plus de collègues, et de plus de temps pour pouvoir bien faire les choses. Un infirmer de Toulouse nous a expliqué qu’il a besoin de moins de produits anesthésiants lorsqu’il prend le temps de parler avec ses patients avant de les endormir. Mais ce n’est pas du tout intégré par la nouvelle organisation. Il doit faire vite, endormir tant de patients en une journée, peu importe si pour cela il doit consommer plus de produits. Toute cette organisation du travail a des effets criminels : il y a eu quatre suicides cet été à l’hôpital de Toulouse.

En France, la « loi travail », qui a fait l’objet d’une intense mobilisation durant l’année 2016, a-t-elle pour conséquence d’entériner ces méthodes ?

Avec cette loi, qui vise à faire passer le code du travail au second plan, on s’éloigne encore davantage du principe « une heure travaillée = une heure payée ». Elle est taillée sur mesure pour les entreprises qui veulent en finir avec le salariat. L’article 27 bis précise par exemple qu’il n’y a pas de lien de subordination entre les plate-formes de mise en relation par voie électronique comme Uber et les auto-entrepreneurs qui travaillent pour elles. C’est ce lien qui définit le salariat et permet entre autres aux travailleurs d’aller aux Prud’hommes faire valoir leurs droits. On désarme complètement les travailleurs, alors qu’ils subissent un vrai lien de subordination – ce sont les plate-formes qui leur donnent du travail, évaluent les travailleurs et les sanctionnent – sans les compensations garanties par le statut salarié.

Un livreur à vélo pour une « appli » de repas à domicile le souligne dans notre livre : « Pour arriver à un salaire intéressant, il faut travailler une soixantaine d’heures par semaine. Sur ce revenu, il faut payer environ 23% d’impôts au titre de l’auto-entrepreneuriat. L’arnaque totale. T’es taxé alors que eux, tes patrons, ils ne paient aucune cotisation sociale. » Les livreurs sont incités à aller très vite, quitte à frôler les accidents, étant donné qu’ils sont payés à la course. Et celui qui tombe de son vélo, il se fait non pas virer, mais « éliminer ». Il « quitte le jeu », en quelque sorte. Il ne touche plus aucun salaire, ni aucune indemnité. C’est un système d’une violence incroyable, qui se fait passer pour cool, jeune et dynamique. Les livreurs n’ont pas le droit au scooter, ils ne doivent rouler qu’à vélo – qu’ils doivent se procurer eux-mêmes – parce que cela donne une image écolo à l’entreprise...

Vous reprochez aux médias leur complicité avec ces conceptions très libérales du travail...

Les médias jouent un rôle central dans la diffusion de cette idée sous-jacente que la précarisation est nécessaire. Il faut travailler pour avoir une existence sociale quels que soient l’emploi et les conditions de travail. Le fait de donner chaque mois les chiffres du chômage nous plonge dans une vision statisticienne du monde, avec cet objectif de faire baisser le chômage quoi qu’il en coûte. Les journalistes relaient avec beaucoup de zèle cette idée selon laquelle « mieux vaut un mauvais travail que pas de travail du tout ». Cela devient légitime d’accepter un boulot de merde simplement parce qu’il est proposé. Évidemment, pour rien au monde les journalistes ne feraient ces boulots de merde. Nous avons là une vision de classe.

Les médias jouent aussi beaucoup avec la culpabilisation du chômage, en répétant sans cesse à quel point c’est honteux de ne pas travailler, et en enchaînant les « Une » sur les avantages de l’auto-entreprenariat. Nous sommes étonnés de constater, même autour de nous, à quel point les gens ont honte de dire qu’ils touchent des prestations sociales. Alors que cet argent, les gens l’ont cotisé, via leurs boulots antérieurs. Ce sont des garde-fous qui ont été mis en place pour éviter que des gens ne tombent dans la misère totale.

Les médias sont par ailleurs très sévères quand ils décrivent les luttes sociales, comparant volontiers les grévistes avec des preneurs d’otages, ou les manifestants avec des casseurs. Entre ces jugements très négatifs et la répression qui va grandissante, les luttes collectives peuvent-elles se faire une place, et redonner du sens au travail ? 

Il nous semble que le patronat va tout faire pour imposer l’idée selon laquelle il faut qu’on accepte cette société de mini-jobs, sans salaire minimum, avec des contrats « modernes », c’est-à-dire au rabais, davantage proche de l’auto-entrepreunariat que du salariat avec ses « acquis » sociaux qu’ils jugent « insupportables ». Au niveau juridique et législatif, tout est bouché. L’inspection du travail est attaquée de front. Les procédures prud’hommales engendrent parfois plus de cinq ans d’attente – et de paperasse – pour obtenir réparation et se faire rembourser l’argent volé. C’est un combat très inégal.

La criminalisation des mouvement sociaux et la répression des luttes collectives répondent à l’obsession politique clairement formulée qui vise à désarmer la CGT : ils veulent empêcher les travailleurs de reprendre le contrôle de leur travail et d’exercer leur capacité de nuisance sociale afin d’inverser un rapport de force. Cela indique que le patronat et ses relais politiques sont prêts à un affrontement, qu’ils exigent même la violence de cet affrontement.

Ils veulent faire sauter les derniers verrous, ils veulent une société sans filets, où quelques privilégiés auront accès à des métiers survalorisés socialement et correspondant même à des compétences, tandis qu’en bas, ils poseront les jalons d’une société de logisticiens du dernier mètre payés à la tâche, esclaves des machines et de l’auto-exploitation auquel le capitalisme les auront assignés presque naturellement. Et lorsque le logisticien sera remplacé, il pourra toujours louer sa maison, sa guitare, sa voiture, pourquoi pas vendre père et mère, pour ne pas sombrer dans la misère ni « vivre avec la honte » d’être un « assisté ». On va sans doute aller vers une radicalisation des mouvements sociaux. Avec une grande répression derrière. C’est la seule possibilité pour le libéralisme économique de continuer à structurer nos vies : par la force.

Propos recueillis par Nolwenn Weiler

Photo de Une : CC Conako 2015

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Communiqué de la CGT. Le jugement concernant les salariés d'Air France vient de tomber. Trois camarades viennent d'être condamnés à des peines allant de 3 à 4 mois de prison avec sursis et des amendes concernant les accusations de violence. 

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Un camarade a été partiellement relaxé, l’autre totalement. Des amendes ont également été infligées à 11 autres camarades concernant des accusations de dégradations.
Dans le même dossier et alors même que l'inspection du travail avait invalidé le licenciement de Vincent Martinez, représentant du personnel, c'est la Ministre du travail elle-même qui a entériné son licenciement démontrant le caractère politique du dossier.
Le seul objectif est de faire baisser la tête aux salariés, pour les empêcher de défendre leur travail, en résistant aux mauvais coups des directions d’entreprise.
Le message envoyé est clair : liberté d'action pour les actionnaires pour détruire l'emploi et nourrir la finance ! La violence est bien dans ce camp-là.
Nul doute que les salariés ne se laisseront pas intimider.
La CGT continuera de porter ses propositions pour préserver l’emploi et en créer de nouveaux. Nous revendiquons notamment des droits nouveaux pour les salariés, afin qu’ils puissent intervenir directement sur les stratégies des entreprises.
La CGT sera toujours au cœur de la lutte pour les droits et libertés de tous les salariés. Dans cet objectif, la CGT se réserve tous droits d’attaquer cette décision de justice inique et politique.
 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Discrimination syndicale: ça continue!

Dans un contexte national sans pareil de répression syndicale (8 de Goodyear, Air France, 6 de Haguenau…), la SNCF a engagé fin juin 2016 des procédures de radiation (licenciement) à l’encontre de 2 conducteurs de trains : Christophe, militant actif, et Mathieu, délégué du personnel (SUD Rail), pour des faits non avérés survenus pendant qu’ils étaient en grève.

Christophe a reçu la notification de sa radiation début octobre et a demandé une grâce de la part du Président Directeur Général de la SNCF, Guillaume PEPY, restée pour le moment sans suite.

Mathieu « bénéficie » pour sa part de la procédure spéciale de radiation car il est représentant du personnel. Comme attendu, le Comité d’Entreprise réuni le 25 octobre a voté contre sa radiation et l’inspection du travail doit rendre son avis.

La Direction de la SNCF Alsace a déjà fait savoir qu’elle ira jusqu’à solliciter les services du Ministère pour valider ladite radiation.

Ces procédures sont injustes et totalement disproportionnées (accusations non avérées, pouvoir disciplinaire qui ne s’applique normalement pas lorsque les agents sont en grève… pour obtenir plus d’informations à ce sujet : http://sudrailstrasbourg.fr/spip.php?article194 et montrent la volonté de la SNCF de paralyser les militants des syndicats de lutte.

Outre les problématiques syndicales ou politiques, ce sont les vies de 2 hommes et de leur famille qui doivent être prises en compte !

Merci de signer pour que Monsieur Guillaume PEPY, Président Directeur Général de la SNCF, accorde sa grâce à Christophe pour qu’il puisse être réintégré et pour qu’une fois la décision de l’inspection du travail rendue, Monsieur Jacques MAZARS, Directeur Régional de la SNCF Alsace, prenne la décision juste qui s’impose, à savoir l’annulation pure et simple de la procédure disciplinaire engagée contre Mathieu.

 

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Voici le lien de leur pétition, d’où est issu le texte ci dessus. Nous vous remercions de signer cette pétition pour établir un premier rapport de force à la hauteur de cette attaque.

https://www.change.org/p/guillaume-pepy-contre-la-radiation-de-la-sncf-de-christophe-et-mathieu

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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