SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

(Actualisation: précisions sur le projet, les parts de marché de Nestlé, R&R et Unilever, le marché mondial des crèmes glacées et la performance semestrielle des activités de produits laitiers et de crèmes glacées de Nestlé.)

LONDRES (Dow Jones)--Le géant suisse de l'agroalimentaire Nestlé (NESN.VX) a annoncé lundi mener des négociations avancées avec le producteur britannique de glaces R&R en vue de créer une joint-venture dans le domaine des crèmes glacées principalement en Europe et Afrique, dont le chiffre d'affaires annuel atteindrait 3 milliards de francs suisses (2,75 milliards d'euros).

Nestlé compte ainsi développer son activité de crèmes glacées et prévoit que la nouvelle entreprise, qui devrait être créée l'année prochaine, sera présidée par Luis Cantarell, son actuel vice-président exécutif pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord.

R&R, qui appartient à la société de capital-investissement française PAI Partners, a indiqué que le directeur général de la nouvelle société serait son actuel directeur général, Ibrahim Najafi.

Nestlé apportera à la coentreprise ses activités de crèmes glacées en Europe, en Egypte, aux Philippines, au Brésil et en Argentine, et transférera ses activités européennes d'aliments surgelés, hors activité pizza.

Un marché en croissance

Nestlé a ajouté que la nouvelle coentreprise, qui serait présente dans plus de 20 pays et emploierait 10.000 personnes, serait détenue à parité par Nestlé et R&R.

Nestlé détient environ 10,8% du marché mondial des crèmes glacées, tandis que la part de R&R est de 0,8%, selon Euromonitor. La nouvelle coentreprise aiderait Nestlé à mieux rivaliser avec son grand concurrent Unilever (UNA.AE), qui possède 22,8% du marché mondial des crèmes glacées. Le groupe anglo-néerlandais a annoncé la semaine dernière un accord un vue d'acquérir le producteur italien de crèmes glacées Grom.

Nestlé et Unilever ont tous deux entrepris de vendre certaines activités alimentaires à faible croissance, mais le segment des crèmes glacées est perçu comme un domaine de croissance. Euromonitor prévoit ainsi que le marché mondial des glaces devrait atteindre 107 milliards de dollars en 2020, contre 71 milliards de dollars actuellement.

Les termes financiers de la transaction n'ont pas été communiqués, mais Reuters, qui a dévoilé l'accord, a estimé la valeur de l'opération à 3 milliards d'euros. L'agence a également indiqué que si ce projet de coentreprise aboutissait, PAI pourrait vendre sa participation dans R&R dans quelques années, et Nestlé pourrait introduire en Bourse le nouvel ensemble.

Des porte-parole de Nestlé et de R&R n'ont pas souhaité faire de commentaire.

Les activités de crème glacée de Nestlé aux Etats-Unis, au Canada, en Chine, en Thaïlande, au Pérou et au Chine ne seront pas incluses dans la coentreprise. Il en est de même pour l'activité crèmes glacées de Nestlé en Israël, où le groupe suisse a déjà créé une coentreprise avec Osem Investments.

Les produits laitiers et l'activité crèmes glacées de Nestlé ont dégagé un chiffre d'affaires semestriel de 7,19 milliards de francs suisses, soit une hausse de 0,8% en glissement annuel sur une base organique, ce qui exclut les effets de change.

-Saabira Chaudhuri, Dow Jones Newswires (Version française Maylis Jouaret et Aurélie Henri) ed/LB

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

« Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses !

Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclats de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continuent la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. [...]

Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité. »

Jean Jaurès, discours devant la Chambre des députés, séance du 19 juin 1906

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Expression directe de Miguel Fortea, Secrétaire Général CGT Air France sur la mobilisation.

Les réactions, propositions, et perspectives, de la CGT Air France.

"Il n'est pas possible que l'État valide des licenciements"

La CGT Air France a publié un tract dont voici le contenu:

N°29, 2015, Roissy, Octobre 2015

Alors que la direction vient d’annoncer un nouveau plan désastreux pour l’emploi, près de 3 000 emplois vont être dans un premier temps supprimés, tout le monde gardera en mémoire les images diffusées de la violence avec laquelle certains dirigeants ont été traités après le CCE du 5 octobre.

Depuis 2008 des efforts incessants sont demandés à l’ensemble des salariés. 15 000 postes ont été supprimés. Des milliers de « nos collègues se sont sacrifiés pour que ceux qui restent aient un avenir ». C’est ainsi que communique la direction. Un peu avant ses envolées de Royaumont, Alexandre de Juniac de passage à Strasbourg le répétait haut et fort : « il faut se battre à MORT, à MORT !! » Voilà le discours d’un chef de guerre qui plonge ses salariés dans un combat sans pitié…

Déjà 7 ans, plus de 84 mois, plus de 2550 jours, que de nombreux salariés, au quotidien subissent l’autre violence. La violence social, celle qui assombrit inexorablement l’avenir. Elle ronge les esprits dès le matin. Il n’est pas rare qu’elle se transforme en angoisse, pas seulement le soir, mais sitôt que nos yeux se posent sur notre uniforme, celui qu’il faut revêtir avant d’aller travailler. Au travail, d’autres tensions naissent, plus machiavéliques, le jeu des « chaises musicales », car il n’y a plus de places pour tout le monde.

De nombreuses expertises votées dans nos CHSCT traduisent cette violence sociale. Sa cousine, celle du désespoir l’accompagne en silence. Elles touchent toutes les populations, de l’ouvrier au cadre en passant par le technicien. Personne n’est à l’abri. La direction nous a plongé dans le tunnel de transform, au bout duquel la lumière devait rejaillir. Trois années plus tard, nous sommes toujours loin de la surface, toujours au fond du trou. On nous propose de creuser avec nos ongles, tout en gardant le sourire et l’espoir. Et alors, on s’étonnerait de la violence ? Il est toujours plus aisé d’avoir une réaction sur les conséquences plutôt qu’une analyse sur les causes. Réfléchir à l’origine de ce mal qui peut se répandre en chacun de nous. Quel est son mode de transmission, quelles sont les populations les plus sensibles, celles qui seront les premières exposées : voilà de véritables sujets pour nos ressources humaines en peine.

La Cgt condamne les agressions physiques qui ont eu lieu ce jour. La Cgt condamne tout aussi fermement l’attrition et les licenciements que la direction s’apprête à mettre en oeuvre. « Qui sème le vent récolte la tempête », écrivait Nizami (XIIè) dans un de ses poèmes.

Ne feignons pas l’hypocrisie, car chaque individu réagit en fonction de ses capacités personnelles, sociales et de son environnement immédiat. Cela doit nous alerter au plus haut point. Un des maux qui détruit le tissu social de notre compagnie vient d’être révélé au grand public. Il est urgent que tous les mauvais chantages cessent définitivement, notamment ceux qui alimentent et opposent les personnels entre eux, afin de permettre la mise en place d’un véritable dialogue social au sein de notre entreprise. Sans quoi, d’autres violences, plus sourdes, plus graves, résonneront comme le glas.

La manifestation du mardi  a regroupé plusieurs milliers de salarié(e)s. Nous tenons à saluer le calme, la dignité et l’esprit de camaraderie avec lesquelles ils se sont rassemblés, toutes catégories confondues, personnels sol, navigants commerciaux et techniques, ce qui ne s’était jamais vu avant aujourd’hui à air France.

Voilà la véritable image forte de la journée que les médias auraient dû reprendre

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Air France, ArjoWiggins, AFP... Solidarité avec le personnel!

La violence des licenciements et du chômage doit cesser sans délai !

Communiqué Intersyndicale Air France

Les médias, propriétés du patronat, ne risquent pas de nous aider à évaluer ce qui vient de se passer à Air France. À l’unisson, le gouvernement, la droite et le Front national soutiennent le patronat. Premières réflexions pour l’action.

  1. Ce 4e plan de suppressions d’emplois en 4 ans à Air France représente la seule réponse du patronat :

tailler dans l’effectif -10 000 à Air France depuis 2012 -, priver les femmes et les hommes de leur seule ressource pour vivre, le travail. Et engranger les dividendes de l’économie réalisée sur le travail humain.

Que l’entreprise aille bien, comme à Smart, qu’elle batte de l’aile, le patronat use et abuse du chômage.

Chaque jour, toutes les entreprises de toutes les tailles connaissent les licenciements.

Un jour, et c’était le 5 octobre et ce sera demain, ce droit patronal absolu entraîne une exaspération absolue.

  1. Ceux qui ont mis le feu au Code du Travail et au droit social sont responsables. Macron jouit de son succès, avoir en une loi éradiquer le fondement du droit social français, en l’occurrence la nécessité de

corriger l’inégalité entre employeur et employé. Le même a multiplié, en connivence avec Valls et le patron d’Air France, de Juniac, les déclarations pour transformer la négociation en reddition des salariés.

Quand un gouvernement, au nom d’une politique qu’il co-organise dans l’Union européenne, use du pouvoir comme d’un out

il au service du seul patronat sans rien faire contre le chômage et les

licenciements, il sème la violence sociale. Il récolte la colère.

3. Le dialogue social se réduit à une connivence Gouvernement-Medef-CFDT, et s’organise de façon à rédiger des lois dirigées pour évacuer les problèmes sociaux au profit de la compétitivité et des intérêts des actionnaires. Les ANI, les lois Macron et Rebsamen, l’avalanche de «rapports» (Combrexelle, Mettling) ciblent la même population, les travailleurs, rendus responsables de la crise du fait de leurs conditions de vie jugées trop coûteuses. À Air France comme à ArjoWiggins, les accords de licenciement, de fermetures, de casse de l’outil de travail, sont concoctés selon le mode de cette connivence.

Les travailleurs, désarmés par la loi, devraient baisser la tête ?

Quand négociation est synonyme de reddition des salariés, exigée en

toute circonstance, alors il se trouve des travailleurs qui recouvrent le pouvoir de dire NON.

4. Les licenciements d’Air France et les événements du 5 octobre marquent-ils un tournant dans le climat ?

Trop tôt pour l’affirmer, mais l’exaspération sociale, contrairement aux commentateurs complaisants répandus dans les médias, ne s’exprime pas par le vote pour les fascistes du Front national.

Quand la loi n’est pas la justice, quand le droit patronal devient à ce point unilatéral que chaque travailleur a peur d’en être victime, quand la souffrance au travail devient à ce point pesante qu’elle génère le désir de fuir cet enfer, alors...

Le syndicalisme doit jouer son rôle de solidarité, ériger cette valeur fondamentale en principe, et se ranger résolument aux côtés du personnel, de toute façon et à tout coup ciblé comme quantité

négligeable. Air France devient ce jour une ligne de partage des eaux. La Filpac Cgt exprime sa solidarité aux salariés victimes désignées des plans perpétuels de licenciement. À Air France, ArjoWiggins, à l’AFP comme ailleurs.

La violence des licenciements et du chômage doit cesser. Agissons ensemble pour l’imposer.

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Le Conseil d’état a jugé illégale la possibilité pour Pôle emploi de récupérer l’intégralité de dommages et intérêts obtenus en justice par un chômeur pour licenciement abusif.

Le Conseil d’état a jugé illégale la possibilité pour Pôle emploi de récupérer l’intégralité de dommages et intérêts obtenus en justice par un chômeur pour licenciement abusif. L’annulation de la convention d’assurance chômage qui en découle est différée au 1er mars 2016.

A peu d’intervalle, c’est la deuxième décision de justice préservant l’action des salariés devant les prud’hommes pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

En août, le Conseil constitutionnel a censuré l’article du projet de loi Macron, qui prétendait plafonner les indemnités allouées à un salarié victime de licenciement abusif.

Hier, le Conseil d’état a annulé l’agrément ministériel donné à la convention d’assurance chômage, en jugeant illégal le dispositif de « différé d’indemnisation » qui autorisait Pôle emploi à récupérer auprès de certains chômeurs l’intégralité des indemnités perçues après une action en justice sur leur licenciement.

Un camouflet pour les signataires de la convention, Medef, CGPME, UPA, CFDT, CFTC et FO, et pour le gouvernement qui avait donné son aval à ce racket.

La convention d’assurance chômage prévoyait ainsi que les salariés ayant touché, à l’occasion de la rupture de leur contrat de travail, des sommes au-delà des dispositions prévues par la loi, verraient le versement de leur allocation retardé d’une durée pouvant aller jusqu’à six mois, calculée en fonction du montant perçu.

Entraient dans le calcul de ce « différé », les indemnités supralégales de licenciement, mais aussi les éventuels dommages et intérêts obtenus en justice par le salarié pour licenciement abusif. De quoi décourager toute action devant les prud’hommes.

Pour les salariés ayant plus de deux ans d’ancienneté ou travaillant dans une entreprise de plus de dix salariés, le Code du travail prévoit un plancher de six mois de salaire pour les dommages et intérêts, somme qui n’entrait pas dans le calcul du différé puisqu’elle est fixée par la loi. Mais pour les autres, l’absence de plancher légal faisait que la totalité des dommages et intérêts était prise en compte et pouvait être récupérée par Pôle emploi au titre du différé  !

Le Conseil d’état a estimé que ces « stipulations aboutissant à ce que certains salariés victimes d’un licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse puissent être privés de l’intégralité des sommes destinées à assurer la réparation du préjudice » portent « atteinte au droit de ces salariés  », et sont « illégales ».

« L’illégalité des modalités du différé remet en cause l’ensemble de la convention », a précisé le Conseil dans un communiqué. Mais pour garantir la continuité du système d’assurance chômage, il a choisi de reporter l’effet de l’annulation de la convention au 1er mars 2016.

Le Conseil d’état a également annulé, et cette fois sans délai, les règles que les signataires avaient cru pouvoir imposer en matière de récupération des « indus », les sommes versées par erreur aux chômeurs.

Le texte de la convention prévoyait que Pôle emploi pouvait récupérer immédiatement ces montants en les prélevant sur l’allocation du demandeur d’emploi, et que si celui-ci formait un recours, il n’était pas suspensif. Par ailleurs, si un chômeur oubliait de déclarer une période de travail à Pôle emploi, celle-ci n’était pas prise en compte dans le calcul de ses futurs droits : une forme de sanction.

Le Conseil d’état a rappelé que les négociateurs sont habilités à fixer par accord les « mesures d’application » du versement des allocations chômage encadré par le Code du travail, mais qu’ils n’étaient « pas compétents » pour décider de telles modalités de récupération des indus et de sanctions. De quoi ramener sur terre des négociateurs qui se sont sentis pousser des ailes pour rogner les droits des chômeurs. ■

par Fanny Doumayrou L’Humanité

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AIR FRANCE - La Cgt solidaire du personnel - 2900 suppressions d’emploi, le DRH y laisse sa chemise... Qui sème le Macron-Juniac récolte la colère... Valls et Berger soutiennent les licencieurs LE CHANTAGE DIRECTION-MACRON

Réfugié de Calais tentant de franchir le tunnel sous la Manche ? Non, le DRH d’Air France après l’annonce des 2900 suppressions d’emploi. sans chemise, mais pas sans pantalon.

Les Echos

Valls a dénoncé les débordements intervenus lors de l’interruption du comité central d’entreprise d’Air France ce matin et a apporté «  tout son soutien  » à la direction de la compagnie.

Le DRH s’est notamment vu arracher sa chemise.

Journée sous haute tension chez Air France. Tandis que la direction de la compagnie présentait ce matin en comité central d’entreprise son nouveau plan de réduction des effectifs, qui prévoit la suppression de 2.900 postes, des salariés ont envahi la salle, interrompant la séance. Des membres de la direction ont été malmenés par quelques manifestants, ce qu’ont dénoncé de concer le Premier ministre et le secrétaire d’Etat aux Transports. Le CCE ne devrait pas reprendre ce lundi.

9h30. Démarrage d’un comité d’entreprise sous haute tension

A 9h30, ce lundi, a débuté le comité central d’entreprise (CCE), durant lequel devait être présenté le plan de réduction de l’offre et des effectifs, décidé jeudi par le conseil d’administration d’Air France-KLM, après l’échec des négociations avec les syndicats de pilotes.

10h45. Le comité d’entreprise interrompu par les salariés

Le comité central d’entreprise est interrompu par plusieurs centaines de manifestants qui investissent la salle aux cris de «  Juniac démission  »

(Alexandre de Juniac est le PDG d’Air France-KLM) et «  On est chez nous  ». Le PDG d’Air France, Frédéric Gagey, aurait quitté la salle précipitamment, selon l’AFP. La réunion devrait reprendre cet après-midi à 14h30. Pendant ce temps là, d’autres manifestants continuent de défiler autour du siège d’Air France.

10h30. Un cortège de manifestants s’improvise devant le siège d’Air France Les manifestants, qui entendent faire pression sur la direction, investissent le parvis devant le siège de la compagnie. Notre journaliste sur place témoigne

11h15. 2.900 postes menacés

La direction l’a confirmé : son plan de restructuration prévoit bien la suppression de 2.900 postes (300 pilotes, 900 hôtesses et stewards et 1.700 personnels au sol), avec pour la première fois, la possibilité de licenciements secs parmi les navigants. Cinq avions quitteront la flotte long-courrier en 2016, puis neuf autres en 2017. Cinq lignes seront fermées en Inde et en Asie du Sud-Est en 2017 ; la fréquence sera réduite sur 22 autres lignes dès 2016. Et, selon Reuters, Air France espère négocier avec Boeing l’annulation d’une commande de 787 passée en 2011.

11h50. Le rassemblement devant le siège d’Air France se termine Les manifestants réunis devant le siège d’Air France se dispersent peu à peu. Certains veulent cependant poursuivre leur défilé devant l’aéroport de Roissy.

11h35. Solidarité au sein de la manifestation

Dans le cortège de la manifestation, les pilotes cotoient les personnels au sol et les hôtesses et stewards. Bien que la direction d’Air France les aient tenus pour responsables de la situation, il n’y a pas d’hostilité à leur égard, rapporte notre journaliste sur place. Les manifestants se veulent unis et solidaires.

11h45. Le DRH malmené par des salariés en colère

Selon Reuters, des salariés en colère ont malmené le DRH lorsqu’ils ont envahi la salle ou se tenait le comité d’entreprise. Xavier Broseta s’est enfui torse nu après s’être fait arracher sa chemise. Pierre Plissonnier, numéro deux du long-courrier de la compagnie et son DRH à Roissy, a eu de son côté sa chemise déchirée. Air France va porter plainte pour «  violence aggravée  », a indiqué un peu plus tard un porte-parole.

Des plaintes vont être déposées pour violences aggravées contre les qq excités qui privilégient la violence au dialogue social #AirFrance

13h10. Le comité central d’entreprise ne reprendra pas aujourd’hui

Le comité central d’entreprise (CCE) d’Air France, interrompu dans la matinée par des manifestants, ne se poursuivra pas ce lundi, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources syndicales. «  Le CCE ne reprendra pas, le point d’information ayant été effectué  », a confirmé à Reuters un porte-parole d’Air France. 12h25. Le président du SNPL national prend position

Dans une tribune adressée aux «  Echos  » , le président du syndicat de pilotes SNPL national, Erick Derivry, demande à l’Etat de prendre ses responsabilités sur le dossier Air France. «  Il faudra nécessairement, pour obtenir des salariés une adhésion de principe à de nouveaux efforts de productivité et de compétitivité, que l’Etat accompagne cet effort et produise le sien  », estime-t-il.

13h55. Des voix s’élèvent pour dénoncer les violences de la matinée

Les «  violences physiques  » qui ont eu lieu en marge du comité d’entreprise d’Air France sont «  inacceptables  » et «  méritent d’être sanctionnées  », a estimé le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, dans un communiqué transmis à l’AFP.

Quelques minutes plus tard, le Premier ministre, Manuel Valls, s’est dit à son tour «  scandalisé  » par ces débordements et a apporté «  tout son soutien  » à la direction.

D’autres voix se sont élevées pour dénoncer ces violences. Parmi lesquelles celle de Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, qui a estimé qu’elles étaient «  indignes et inadmissibles  ».

Le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a également déploré ces incidents, tout en disant comprendre «  l’exaspération  » des salariés. «  On peut se battre contre une direction sans être violent  », a-t-il ajouté.

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« Plan B » : A Air France le chantage va commencer, la résistance aussi

Depuis plusieurs semaines, la direction d’Air France a joué le premier acte de sa bataille pour imposer une baisse de 1 milliard de la masse salariale d’Air France, des gains de productivité à hauteur de 17%, dans le seul but d’augmenter ses marges financières.

Un premier acte qui vient de ses conclure par le refus des syndicats de navigants de céder et l’annonce par le Conseil d’Administration du Groupe du plan B, plan dit d’attrition. Derrière ces apparences dramatiques, le but n’est nullement de baisser l’activité du Groupe.

La première cible est le personnel navigant technique (les pilotes), avec une grande mise en scène médiatique : plusieurs semaines de négociations où la barre a été mise volontairement très haut par la Direction, de manière clairement provocatrice : exiger 100h de vol (équivalent à 200 heures de travail) de plus par an pour le même salaire. La Direction, vu l’échec des négociations, annonce quelques fermetures de lignes….et la suppression de 400 postes de pilotes.

Mais, en cas de signature, grâce aux gains de productivité, la Direction annonçait aussi 400 suppressions de postes ! De fait, la Direction veut que l’accord avec les pilotes apparaisse clairement comme une défaite du syndicat majoritaire, le SNPL qui vient de refuser le 30 septembre de mettre sa signature au bas de l’accord. La presse et le gouvernement dénonce ces « privilégiés qui vont faire couler la compagnie ».

La défaite des pilotes est nécessaire pour parachever le deuxième volet de l’attaque du premier acte : le personnel navigant commercial (hôtesses et stewards, 14000 salariés) où le but là aussi est d’obtenir de 15 à 20% de gain de productivité, par une augmentation des heures de vols, la diminution des jours de repos et des temps de repos en escale, une diminution des compositions équipage dans les avions.

Deux sur trois des syndicats représentatifs des hôtesses et stewards viennent, comme les pilotes de refuser la signature à la baisse de leur accord collectif.

Le Conseil d’Administration du Groupe va donc mettre sur la table un plan « de réduction d’activité » dans les deux ans à venir, avec des suppressions d’emplois au sol et chez les navigants, comme conséquence de « l’égoïsme des pilotes ». La réduction d’activité sera toute symbolique ,car le deuxième acte réel sera d’obliger les syndicats navigants à revenir à la table de négociation et à plier et, après la défaite voulue des syndicats de navigants, d’enfoncer le clou par de nouvelles attaques contre les personnels au sol (30000 salariés), avec le soutien de la CGC et de la CFDT ( au moins…).

Ces deux syndicats ne cessent de répéter que, si les pilotes ne signent pas l’accord, il y a aura des milliers de licenciements au sol. Une façon de dédouaner la Direction des attaques déjà prévues, notamment contre les salariés des escales de province, Marseille et Bastia en tête.

Derrière cette mise en scène macabre, une chose est sûre : la Direction veut rapidement économiser 1 milliard d’euros sur la masse salariale du Groupe (qui est de 7,5 milliards)

Le but n’est évidemment pas de « ne pas mourir », ni de résister à une concurrence imaginaire. Air France ne compte pas réellement mettre son activité et son développement en sourdine. La compagnie gagne mois après mois des parts de marché dans le secteur, remplit ses avions à un taux record de 90% et ne baisse nullement le prix de ses billets. Cela dans un contexte où le prix du kérosène a baissé de moitié en quelques mois…Après avoir supprimé 8000 emplois depuis deux ans et demi, bloqué les salaires et largement dégradé les conditions de travail, c’est à une vrai défaite frontale que De Juniac veut arriver.

De Juniac joue un plan à la Thatcher pour briser durablement la combativité des salariés et asseoir des syndicats « responsables » menant une politique de collaboration.

Même si la plupart des dirigeants syndicaux (et une bonne partie du personnel) se laisse prendre par le discours dramatique de la Direction et les manœuvres de division, jusqu’ici une réaction unitaire s’est mise sur pied, facilitant la résistance actuelle des syndicats des navigants .

La majorité des syndicats d’Air France, sols et navigants (sauf la CFDT et la CGC) ont mis sur pied une large intersyndicale qui refuse la menace des licenciements et appelle à un rassemblement le 5 octobre , jour du CCE. Pour le personnel au sol, de nombreux appels unitaires à la grève ont lieu dans les secteurs. Sud Aérien et la CGT appellent ce jour-là toutes les catégories de salariés à la grève.

Combattre la Direction, le gouvernement allié de cette Direction et une campagne médiatique bien orchestrée sera évidemment une bataille difficile qui impose de résister au chantage et aux manœuvres de division. L’enjeu, comme chez Lufthansa ou British Airways est de résister à une nouvelle dégradation des conditions de travail, aux pertes d’acquis et de salaires.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #salaires

Salaires: n'attendons pas le dégel,

Tous dans l'action le 8 octobre 2015

Grèves et manifestations

A 10H00 - place Carnot - Creil

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

« Plan B » : A Air France le chantage va commencer, la résistance aussi

Depuis plusieurs semaines, la direction d’Air France a joué le premier acte de sa bataille pour imposer une baisse de 1 milliard de la masse salariale d’Air France, des gains de productivité à hauteur de 17%, dans le seul but d’augmenter ses marges financières.

Un premier acte qui vient de ses conclure par le refus des syndicats de navigants de céder et l’annonce par le Conseil d’Administration du Groupe du plan B, plan dit d’attrition. Derrière ces apparences dramatiques, le but n’est nullement de baisser l’activité du Groupe.

La première cible est le personnel navigant technique (les pilotes), avec une grande mise en scène médiatique : plusieurs semaines de négociations où la barre a été mise volontairement très haut par la Direction, de manière clairement provocatrice : exiger 100h de vol (équivalent à 200 heures de travail) de plus par an pour le même salaire. La Direction, vu l’échec des négociations, annonce quelques fermetures de lignes….et la suppression de 400 postes de pilotes.

Mais, en cas de signature, grâce aux gains de productivité, la Direction annonçait aussi 400 suppressions de postes ! De fait, la Direction veut que l’accord avec les pilotes apparaisse clairement comme une défaite du syndicat majoritaire, le SNPL qui vient de refuser le 30 septembre de mettre sa signature au bas de l’accord. La presse et le gouvernement dénonce ces « privilégiés qui vont faire couler la compagnie ».

La défaite des pilotes est nécessaire pour parachever le deuxième volet de l’attaque du premier acte : le personnel navigant commercial (hôtesses et stewards, 14000 salariés) où le but là aussi est d’obtenir de 15 à 20% de gain de productivité, par une augmentation des heures de vols, la diminution des jours de repos et des temps de repos en escale, une diminution des compositions équipage dans les avions.

Deux sur trois des syndicats représentatifs des hôtesses et stewards viennent, comme les pilotes de refuser la signature à la baisse de leur accord collectif.

Le Conseil d’Administration du Groupe va donc mettre sur la table un plan « de réduction d’activité » dans les deux ans à venir, avec des suppressions d’emplois au sol et chez les navigants, comme conséquence de « l’égoïsme des pilotes ». La réduction d’activité sera toute symbolique ,car le deuxième acte réel sera d’obliger les syndicats navigants à revenir à la table de négociation et à plier et, après la défaite voulue des syndicats de navigants, d’enfoncer le clou par de nouvelles attaques contre les personnels au sol (30000 salariés), avec le soutien de la CGC et de la CFDT ( au moins…).

Ces deux syndicats ne cessent de répéter que, si les pilotes ne signent pas l’accord, il y a aura des milliers de licenciements au sol. Une façon de dédouaner la Direction des attaques déjà prévues, notamment contre les salariés des escales de province, Marseille et Bastia en tête.

Derrière cette mise en scène macabre, une chose est sûre : la Direction veut rapidement économiser 1 milliard d’euros sur la masse salariale du Groupe (qui est de 7,5 milliards)

.Le but n’est évidemment pas de « ne pas mourir », ni de résister à une concurrence imaginaire. Air France ne compte pas réellement mettre son activité et son développement en sourdine. La compagnie gagne mois après mois des parts de marché dans le secteur, remplit ses avions à un taux record de 90% et ne baisse nullement le prix de ses billets. Cela dans un contexte où le prix du kérosène a baissé de moitié en quelques mois…Après avoir supprimé 8000 emplois depuis deux ans et demi, bloqué les salaires et largement dégradé les conditions de travail, c’est à une vrai défaite frontale que De Juniac veut arriver.

De Juniac joue un plan à la Thatcher pour briser durablement la combativité des salariés et asseoir des syndicats « responsables » menant une politique de collaboration.

Même si la plupart des dirigeants syndicaux (et une bonne partie du personnel) se laisse prendre par le discours dramatique de la Direction et les manœuvres de division, jusqu’ici une réaction unitaire s’est mise sur pied, facilitant la résistance actuelle des syndicats des navigants .

La majorité des syndicats d’Air France, sols et navigants (sauf la CFDT et la CGC) ont mis sur pied une large intersyndicale qui refuse la menace des licenciements et appelle à un rassemblement le 5 octobre , jour du CCE. Pour le personnel au sol, de nombreux appels unitaires à la grève ont lieu dans les secteurs. Sud Aérien et la CGT appellent ce jour-là toutes les catégories de salariés à la grève.

Combattre la Direction, le gouvernement allié de cette Direction et une campagne médiatique bien orchestrée sera évidemment une bataille difficile qui impose de résister au chantage et aux manœuvres de division. L’enjeu, comme chez Lufthansa ou British Airways est de résister à une nouvelle dégradation des conditions de travail, aux pertes d’acquis et de salaires.

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Credoc: les français plébiscitent la protection sociale et le rôle du public

A l'occasion du 70e anniversaire de la Sécurité Sociale, le Credoc vient de publier les résultats d’un sondage qu’il a mené à la demande de l’Institut Montparnasse, un « think tank » fondé par la MGEN et Terranova autre « think tank », sur « l’évolution du regard porté par les Français sur leur système de sécurité sociale ».

L’étude confirme que « Près d’un Français sur deux se dit préoccupé par la capacité du système de protection sociale à financer les retraites. La proportion a doublé en l’espace de vingt ans ». A regarder les effets des réformes successives, menées par les gouvernements successifs, cela ne surprend pas.

Mais surtout le Credoc constate que « (…) 47% [des sondés] estiment même que les pouvoirs publics doivent jouer un rôle plus important à l’avenir au sein du système de protection sociale ».

Après un tel matraquage médiatique, qu’autrefois on aurait appelé déferlement de propagande pour le libéralisme, voilà qui montre les capacités de résistance de la population à la mauvaise fois et au mensonge.

Réformer, (peut-être)... mais sans tout bousculer !!!

"Réformer mais sans tout bousculer", c’est un sous-titre de la note de synthèse publiée par le Credoc. Il est très révélateur d'un état d'esprit, très loin d'être "pro" voire "favorable" aux réformes. Car à force de subir les campagnes médiatiques qui martèlent l’idée qui faudrait réformer encore et toujours, que l’idée majoritaire soit de réformer juste un tout petit peu, mais en fait sans rien changer, se révèle être plutôt la marque d’une résistance aux réformes, que celle d’une adhésion.

Certes le Credoc reprend le constat que « Les déficits (13,2 milliards d’euros en 2014, et jusqu’à 22 milliards au plus fort de la crise en 2010) remettent chaque année la pertinence du modèle au cœur des débats », pour justifier l'idée qu'il faudrait des réformes.

Mais le Credoc est contraint de constater que « Pour la population, la balance entre coûts et bénéfices semble pencher plutôt du côté positif ».

« Les personnes citant au moins une association d’idée positive – soins pour tous, mais aussi acquis social, protection pour les plus vulnérables, solidarité, modèle à suivre pour les autres pays - sont plus nombreuses (79%), que celles déplorant des inconvénients au système (54%) comme une certaine lourdeur bureaucratique, des dépenses et des impôts trop importants, ou des effets pervers de responsabilisation des individus ». Malgré les réformes destructices du système, les français ne le rejettent donc toujours pas, et ne veulent pas du privé.

« Loin de vouloir remettre en cause profondément les fondements du modèle français via un changement radical d’orientation (14%), ou à l’opposé de souhaiter le maintien du système en l’état (29%), la population semble plutôt attachée à un désir de réformes progressives (55%).  Notons que le total entre ceux qui souhaitent un maintien du système en l'état, et ceux qui se résolvent — le fameux "désir" — à des réformes, mais à condition qu'elles soient progressive, le total est de 84% !

Le mot "désir" est à prendre avec des pincettes, car, plus loin, le Credoc confirme que « Réformer sans tout bousculer, c’est également ce qu’on peut comprendre des réponses aux questions portant sur le rôle de l’État ou d’autres acteurs : mutuelles, institutions de prévoyance, sociétés d’assurance. » Tout le monde l'aura compris, ce dont il est question n'a rien d'un "désir".

« Le monopole de l’État sur la sécurité sociale est plébiscité et ce d’autant que la notion de service d’intérêt général est évoquée (80%). », poursuit le Credoc !

« Les interviewés rejettent l’idée que la prise en charge et la gestion des frais de santé puisse être considérée comme « une activité comme une autre » (18%).

« Lorsqu’on évoque non plus seulement la sécurité sociale, mais la protection sociale dans son ensemble, 47% des Français affirment même qu’ils souhaiteraient que les organismes publics de protection sociale occupent une place plus importante. »

Et si ces idées de bon sens se fondaient sur l’expérience faite de la gestion catastrophique du système de protection sociale par les gouvernements successifs ?

Rappelons que cette gestion est, depuis plus de 45 ans, tournée vers plus de libéralisme, de spéculation et de profit, et moins de social. Si ces politiques avaient fonctionné, les français auraient changé d’idée. Or, malgré le déferlement médiatique, qui frise le lavage de cerveau, ça ne prend pas ! Ces idées restent enracinées !

Des préoccupations montantes pour l’avenir des retraites

L’étude du Credoc met en évidence une crainte grandissante des populations sur les retraites

« Parmi les orientations à suivre, la question de la prise en charge des dépenses de vieillesse et de retraite semble aujourd’hui occuper particulièrement les esprits. Il y a vingt ans, en 1995, alors que le pays traversait également une période de récession, le traitement de la pauvreté et de l’exclusion était au cœur des priorités de la population (63% des réponses). (…) Le financement des retraites arrive à présent en tête des préoccupations en matière de protection sociale (47%) et 30% se préoccupent principalement de la prise en charge des personnes âgées dépendantes. En vingt ans, ces proportions sont passées du simple au double. »

« Autre signe convergent, les prestations vieillesse et les retraites arrivent, de loin, en haut du podium des prestations sociales qu’il faudrait augmenter en priorité selon la population. La progression est très nette (18% souhaitaient une augmentation de ces prestations en 1995, 29% en 2005, 41% en 2015). »

Plus loin, le Credoc note aussi que « La préoccupation croissante des Français pour le financement des retraites est intergénérationnelle, mais davantage portée par les personnes d’âge actif. »

Des préoccupations différentes selon les générations ? Normal: la protection sociale doit répondre à tous !

Lorsqu’on se laisse entraîner à penser que les réformes seraient indispensables (mais « sans tout bousculer »), on finit par penser, en conséquence, que ces réformes ne doivent pas s’appliquer à soi-même, mais aux autres. On veut protéger ce qui nous touche de près; c’est finalement très humain.

Ainsi le Credoc note que « lorsqu’on les interroge sur les préoccupations en matière de protection sociale, les moins de 25 ans se soucient principalement du traitement de la pauvreté (46%, contre 27% chez les 70 ans et plus), suivi de la prise en charge des grands malades (29%, contre 15% chez les sexagénaires) et de l’avenir de l’indemnisation du chômage (26%, contre 8% chez les 70 ans et plus). En revanche, c’est la question de la dépendance des personnes âgées qui préoccupe le plus les 70 ans et plus (47%), et chez les sexagénaires, le financement des retraites constitue la principale inquiétude (53%) »

A bien y réfléchir c’est normal, car les médias martèlent à longueur de journée l’idée qu’il n’y aurait pas d’argent pour satisfaire les besoins de tout le monde, que le social serait un « coût », « une charge » à réduire, qu'il faudrait faire des choix, etc.

Pourtant les profits n’ont jamais été aussi élevés, et les dividendes versés aux actionnaires sont toujours aussi haut, et les plus riches ont vu leur richesse exploser. Mais de cela on ne parle pas, ou si peu, à l’exception par exemple des parachutes dorés et indécents des PDG débarqués par les requins des conseils d’administration.

La CGT affirme qu’il y a les moyens de satisfaire tous les besoins sociaux.

La Sécurité sociale a été créée il y a 70 ans, au sortir de la guerre, alors que l'économie était détruite. 

Aujourd'hui, notre pays est immensément plus riche qu'à cette époque. Il a les ressources pour satisfaire à la fois les aspirations des plus jeunes comme celles des plus âgés/

  • Il y a les moyens de lutter contre la pauvreté, en portant, par exemple, le SMIC à 1800€, tout en augmentant les salaires et les pensions ;
  • il y a les moyens de prendre en charge les grands malades, tout en assurant l’avenir de l’indemnisation du chômage ;
  • De même il y a les moyens de prendre en charge à la fois la dépendance, et le financement des retraites.

Le 8 cotobre, soyons tous dans la rue pour le clamer haut et fort !

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Protocole Parcours professionnels dans la Fonction publique: Le gouvernement piétine la démocratie sociale

Après la décision prise hier par la CGT de ne pas le signer, le projet de protocole portant sur les Parcours professionnels Carrières et Rémunérations (PPCR) des agents de la Fonction publique ne peut pas faire l’objet d’un accord majoritaire tel que prévu par la loi sur le dialogue social dans la Fonction publique, accord majoritaire qui constitue un acquis démocratique pour lequel la CGT a milité et auquel elle demeure très attachée.

Confirmant son désintérêt pour la démocratie sociale, le Premier ministre vient d’annoncer que malgré cette impossibilité de parvenir à un accord majoritaire, le gouvernement appliquerait le protocole PPCR de manière unilatérale.

En échec politique avec les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique, le gouvernement n’hésite donc pas à changer les règles du jeu et décide de passer en force.

Contrairement à ce qu’affirme Manuel VALLS, l’irresponsabilité et l’immobilisme ne sont pas du côté de la CGT qui a été force de propositions durant toute la longue négociation sur PPCR et qui a pris le temps de la plus large consultation démocratique des personnels avant d’arrêter sa position.

C’est bien le Premier ministre qui, en refusant d’entendre nos légitimes revendications sur le protocole et en passant outre le résultat des négociations, fait preuve de la plus grande irresponsabilité et d’une dérive autoritariste particulièrement préoccupantes et inacceptables.

Mis à la diète avec le gel de la valeur du point, confrontés aux suppressions d’emplois et la mise à mal des missions publiques, les agents de la Fonction publique sont aujourd’hui de surcroît méprisés dans leur expression démocratique.

La CGT appelle les personnels à:

  • construire la riposte la plus unitaire possible
  • et à se mobiliser massivement le 8 octobre prochain à l’occasion de la journée d’action interprofessionnelle et au-delà, pour obtenir les avancées indispensables à la Fonction publique et à ses agents.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le géant anglo-néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever a annoncé aujourd'hui le rachat, pour un montant non divulgué, du glacier italien Grom, devenu en douze ans d'existence à peine un véritable empire de la glace à l'italienne."Unilever annonce aujourd'hui qu'il rachète les activités de la société italienne de 'gelato' Grom", a indiqué le groupe néerlandais dans un communiqué. "L'acquisition de Grom va renforcer le portefeuille d'Unilever dans les crèmes glacées et aider à capitaliser dans le secteur en croissance des 'gelato'".
Le premier magasin Grom a été ouvert en 2003 à Turin, dans le nord de l'Italie, dans le but de vendre des glaces artisanales, avec "l'obsession de l'excellence".

La chaîne compte désormais plus de 60 enseignes en Italie, en France, aux Etats-Unis et au Japon. Leur chiffre d'affaires a bondi de 250.000 euros en 2003, à 30 millions d'euros en 2012.
La société italienne continuera à être dirigée par ses fondateurs depuis Turin et sera incluse dans le groupe néerlandais en tant qu'"unité indépendante". "Les clients de Grom continueront à apprécier les goûts et parfums qu'ils ont toujours aimé, tandis que l'ampleur d'Unilever donnera à Grom l'accès à de nouveaux marchés", a commenté Kevin Havelock, président de la branche "rafraîchissements" d'Unilever. 

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LE CHOIX DU CHÔMAGE DE MASSE DES JEUNES ET DE L’AUSTÉRITÉ PERPÉTUELLE... L’IMPÔT BAISSE POUR LES PATRONS (MOINS 9 MILLIARDS EN PLUS DES 40 MILLIARDS DU CICE), LA DOTATION DES COLLECTIVITÉS LOCALES EST AMPUTÉ DE 10,7 MILLIARDS

Le budget 2016 fait l’impasse sur la lutte contre le chômage

Médiapart - PAR DAN ISRAEL (EXTRAITS)

(...) la baisse des dépenses publiques, le « sérieux budgétaire » pour ne pas dire l’austérité, est privilégié par rapport à une lutte rapide contre le chômage.

C’est le prix à payer pour que « dans l’Union européenne et face à la Commission, la France parle beaucoup plus fort, et pèse beaucoup plus », a souligné le ministre des finances, « car les engagements sont tenus ». L’État, donc, va continuer à tailler dans les crédits de fonctionnement. Ses seules priorités sont la sécurité, la justice, l’éducation et dans une moindre mesure la culture.

(...)

« Nous sommes dans une logique de réduction des déficits par la baisse de la dépense publique, et cela provoque un frein indéniable sur la croissance, souligne Éric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques). Et il y a mécaniquement un effet sur l’emploi, le chômage ne pouvant pas se résorber si la croissance est faible. »

D’autant que les conditions sont toujours réunies pour que les choix du gouvernement aient un effet récessif puissant :

« Lorsque vous réduisez la dépense publique, plus vous êtes en présence d’un chômage de masse, et plus vos voisins suivent la même politique d’austérité que vous, plus l’effet est fort. Et la France est encore dans cette situation, même si de façon moins intense qu’il y a deux ans. »

(...) Mais les conséquences des coupes budgétaires décidées pourraient être plus marquées encore, car les modèles économiques de l’OFCE, mais aussi de l’OCDE ou du FMI, montrent que lorsque ce sont les dépenses d’investissement qui sont coupées, l’effet est encore plus fort.

Or, le gouvernement va justement contraindre les collectivités locales à renoncer à pas moins de 3,5 milliards d’euros pour 2016.

La dotation globale de fonctionnement (DGF) sera réduite de 10,7 milliards sur trois ans, et en même temps refondue pour éviter des disparités entre communes.

« Chacun connaît les marges d’économie : elles sont sur les dépenses de fonctionnement », assure tranquillement Michel Sapin. Mais les collectivités locales jurent qu’avec ces baisses massives de recettes, elles n’auront pas d’autre choix que de couper l’investissement public.

« Les efforts d’optimisation ont déjà été faits. Les services généraux ne représentent que 6 % des dépenses régionales, plaide l’association des Régions de France. Aller plus loin, c’est priver les PME et les ETI [entreprises de moins de 5 000 salariés – ndlr] d’aides nécessaires alors qu’elles sont les seules à produire de la croissance et à créer de l’emploi. »

En effet, le CICE, ainsi que le pacte de compétitivité, avec leurs 40 milliards d’allégements de charges sur les entreprises, sont au cœur de l’argumentaire de l’État lorsqu’il s’agit de démontrer qu’il est à l’écoute des entreprises et de leurs besoins, condition nécessaire pour qu’elles embauchent.

(...)

Un tout récent rapport de France Stratégie, l’organisme chargé de rendre compte de ses effets, y a d’ailleurs renoncé. À l’été 2014, Valérie Rabault, la députée socialiste rapporteure générale du budget, avait estimé dans un rapport cinglant que les mesures de financement de ce dispositif devaient « entraîner la suppression de 250 000 emplois à l’horizon 2017 »… alors que le gouvernement attendait que le CICE en crée 190 000. Même pas de quoi compenser les pertes liées à son financement, donc.

JEUNES SACRIFIÉS

(...) Quant aux créations d’emploi, elles ont repris, assure le gouvernement : 60 000 créations dans le secteur privé sont attendues pour 2015. Et 130 000 pour 2016. Des prévisions validées par le Haut Conseil aux finances publiques. Une bonne nouvelle ? Bien sûr, mais…

Compte tenu du nombre de jeunes arrivant chaque année sur le marché du travail (800 000) et de retraités le quittant (650 000), il faut au moins 150 000 créations d’emploi chaque année pour que le chômage n’augmente pas. On est donc encore loin d’une amélioration. Et le sort des chômeurs ne risque pas de s’améliorer : le gouvernement attend que les partenaires sociaux renégocient dans les prochains mois la convention de l’assurance chômage, et qu’ils se mettent d’accord pour économiser 800 millions d’euros par an supplémentaires.

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LES ÉCHOS

Budget 2016 : les impôts baissent pour les entreprises, pas pour les ménages

Les charges des entreprises refluent de 9 milliards dans le projet de loi de Finances 2016. L’impôt sur le revenu baisse aussi, mais d’autres taxes augmentent.

Le projet de loi de Finances pour 2016 tient au moins une promesse  : avec seulement 23 articles fiscaux (pour la plupart assez techniques), contre une quarantaine pour ceux du début du quinquennat, il ­marque enfin la «  pause fiscale  » promise par François Hollande. Qualifié par Michel Sapin de «  budget des engagements tenus  », le texte présenté mercredi en Conseil des ministres confirme dans ses grandes lignes le pacte de responsabilité et de solidarité, malgré quelques ajustements.

«  Nous baissons à nouveau les prélèvements sur les entreprises de 9 milliards d’euros en 2016. Nous effaçons ainsi les hausses de ces dernières années  », s’est félicité le ministre des Finances. Sur la période de 2014 à 2016, les prélèvements sur les entreprises diminueront de 33 milliards d’euros au total. «  Comme nous les avions augmentés de 18 milliards en 2012 et 2013, nous aurons rendu au total 15 milliards aux entreprises  », souligne-t-on dans l’entourage du ministre.

L’exécutif est passé outre les revendications d’une bonne partie de la gauche, qui réclamait à cor et à cri une réorientation du pacte vers les ménages et les collectivités locales. La surtaxe d’impôt sur les sociétés, adoptée par le gouvernement Fillon en pleine crise, disparaîtra comme prévu en 2016.

Cela représente un allégement de 2,5 milliards d’euros. Les autres mesures, présentées dans le budget de la Sécurité sociale , se montent à 5 milliards, dont plus de 4 milliards pour les baisses de cotisations sociales jusqu’à 3,5 SMIC et 1 milliard pour la C3S, un impôt sur le chiffre d’affaires qui finance le RSI. La montée en charge du crédit d’impôt compétitivité (Cice) se traduira par une baisse supplémentaire de la fiscalité de 1 milliard en 2016. Seul gros bémol, qui exaspère le Medef, les allégements de charges prendront effet au 1er avril seulement, au lieu du 1er janvier, de façon à économiser 1 milliard. Cette somme servira à financer les mesures annoncées en faveur des entreprises dans le cours de l’année, comme le suramortissement ou l’aide aux TPE en faveur de l’embauche des apprentis.

Nouvelle baisse d’impôt

Quant au volet «  solidarité  » du pacte, il se concrétisera par une nouvelle baisse de l’impôt sur le revenu de 2,1 milliards d’euros à l’attention des classes moyennes. Comme annoncé, cette mesure bénéficiera à 8 millions de contribuables dont le salaire net est inférieur à 1.920 euros par mois (pour un célibataire) et 3.470 euros (pour un couple sans enfant). Le gain moyen par foyer est estimé à 252 euros.

Sur le plan technique, le gouvernement prévoit de jouer sur la décote, une formule qui retarde l’entrée dans l’impôt pour les foyers proches du seuil d’imposition. Sa pente sera légèrement moins brutale en 2016  : les premiers euros au-dessus du seuil d’imposition seront taxés à 24 % au lieu de 28 % (jusqu’au seuil maximum de la décote où le taux retombe à 14 %). Près de 500.000 foyers deviendront non imposables et 500.000 autres éviteront de le devenir. Cette mesure s’ajoute au geste fiscal de 3,2 milliards d’euros de l’an dernier pour constituer un volet total d’un peu plus de 5 milliards pour les ménages.

Contrairement aux entreprises, les particuliers n’auront pas, loin de là, retrouvé le niveau de prélèvement du début du quinquennat. La fiscalité pour les ménages a augmenté de 18 milliards d’euros dans les trois précédents projets de loi de Finances pour 2013 à 2015. Et l’impôt est plus concentré, puisque la part des foyers imposables devrait retomber à 46 %.

Niveau élevé du taux de prélèvements obligatoires

En outre, les prélèvements globaux sur les ménages ne baisseront pas en 2016, car de nombreuses mesures des années passées montent encore en charge. C’est le cas de la taxe carbone ou de l’augmentation de la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Et la hausse des cotisations retraite continuera à peser sur les entreprises et les salariés en 2016. Au total, le taux de prélèvements obligatoires se maintiendra ainsi à un niveau élevé de 44,5 % du PIB 2016 (– 0,1 point).

Bercy se serait bien passé, enfin, de la polémique liée à la surtaxe sur le foncier non bâti , qui s’est traduit par une explosion de la taxe foncière pour certains propriétaires. Un symbole qui a suffi à ternir le tableau de «  pause fiscale  » qu’a voulu soigner mercredi l’exécutif.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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