SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB
François Hollande aux ex-Fralib : «Je vous condamne à réussir»

Tout un symbole. François Hollande a rendu visite ce jeudi en fin de matinée aux ex-Fralib à Gémenos (Bouches-du-Rhône) après avoir présidé, jeudi matin, la réunion de la Med COP à Marseille (forum de la société civile méditerranéenne), pour traiter de l'enjeu climatique, a indiqué l'entourage du président. «Je vous condamne à réussir, vous n'avez pas le droit d'échouer», a lancé le chef de l'État aux coopérateurs.

Le président de la République a dévoilé le nouveau logo de la coopérative qui porte désormais le nom de Scop-Ti (comme thé et infusion). Revêtant la blouse verte des salariés pour visiter l'entreprise, le président a goûté le fameux thé «1336», emblématique du nombre de jours de lutte menée face au géant Unilever avant de parapher les trois contrats d'embauche signés ce jeudi et portant l'effectif à 27 salariés.

Il a promis de servir ce fameux thé à ses invités de l'Elysée. «Ca tombe bien, le Premier ministre aime le thé donc on lui en servira. Beaucoup de mes visiteurs veulent du thé, donc ils sauront au moins d'où ca vient», a-t-il dit en souriant.

Les 57 ex-employés de la Scop-TI (T pour «thé», I pour «infusions»), parmi les 182 que comptait l'usine d'Unilever à Gémenos, ont sauvé eux-mêmes leur entreprise et récemment relancé la production sous la forme d'une coopérative. Ces derniers ont récemment repris la production et dévoilé le nom de leur marque: «1.336», comme le nombre de jours de lutte contre la direction d'Unilever, ex-propriétaire de leur usine de Gemenos, près de Marseille. Au 1er juin, Scop-Ti comptait 24 salariés en CDI avec l'objectif de monter à 50 salariés en 2016.

Les premiers paquets de thé et d'infusion à marque propre, qui seront en concurrence frontale avec Éléphant (Unilever), devraient être en rayons en septembre.

Soutien de Hollande pendant la campagne

Les statuts de la nouvelle entreprise Scop-Ti ont été déposés en août 2014 sous le nom de société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions dans laquelle les salariés ont investi toutes leurs indemnités de licenciement (au total 177.00 euros). Le 28 septembre 2010, le groupe anglo-néerlandais Unilever avait annoncé la fermeture du site pour transférer la production des thés Lipton et des infusions de l'Elephant, une marque créée en 1896 à Marseille, à Bruxelles et en Pologne, ce qui impliquait la suppression des emplois.

76 salariés décidaient en septembre 2012 d'occuper l'usine, jour et nuit, résistant à plusieurs tentatives d'expulsion, assurant des tours de garde pendant les vacances par crainte d'un déménagement des machines. En mai 2014, devenus des symboles de la lutte contre les délocalisations, ils arrachaient à Unilever un accord de fin de conflit, d'un montant total de 19,26 millions d'euros pour pouvoir monter leur projet, une Scop.

Le projet avait été soutenu par le président de la république qui s'était rendu à Gémenos pendant la campagne des primaires présidentielles le 22 août 2011. En février 2012, il a participé à un meeting de soutien aux Fralib à Paris. Et il les a reçus à l'Elysée au début de son mandat le 31 août 2012.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
LA LOI MACRON LE 16 JUIN À L’ASSEMBLÉE - UN NOUVEAU 49/3 POUR MACRON-ROTHSCHILD ? "NOUS N’EN AVONS PAS FINI AVEC LA LOI MACRON"

"NOUS N’EN AVONS PAS FINI AVEC LA LOI MACRON"
Le ministère de l’Economie veut muscler le texte

Le projet de loi devrait évoluer en deuxième lecture à l’Assemblée, notamment sur les prud’hommes, le travail le dimanche et les seuils.

Après l’échec de la commission mixte paritaire mercredi, le projet de loi Macron revient à l’Assemblée lundi prochain. Le ministre de l’Economie entend bien faire évoluer encore son texte, en y intégrant notamment les annonces qui seront faites mardi à l’Elysée sur l’emploi dans les TPE et PME.

Un plafond pour les indemnités prud’homales

Le projet de loi prévoit déjà un référentiel optionnel auquel pourra se référer le juge prud’homal pour fixer les dommages et intérêts en cas de condamnation de l’employeur. Pour cadrer davantage la procédure, et surtout son coût, le gouvernement veut plafonner ces indemnités. Le montant de ce plafond obligatoire n’est pas encore fixé. Il pourrait être compris entre 8 à 24 mois de salaires, selon que l’on écoute le patronat, les syndicats ou l’exécutif.

Le Medef plaide pour un plafond le plus bas possible. Mais plus le plafond est bas, plus le risque de voir la mesure retoquée par le Conseil constitutionnel est fort (car la liberté d’appréciation du juge et le principe de la réparation intégrale du préjudice en seront d’autant plus réduits).

Pour éviter cet écueil juridique, le plafond doit être relativement haut. Mais dans ce cas, c’est l’efficacité économique de la mesure qui risque d’en pâtir. « Si le plafond est très haut, cela va être très anxiogène pour les employeurs et cela aurait l’effet inverse à celui recherché  », fait remarquer un responsable syndical. Malgré ces réticences, l’exécutif est décidé à avancer sur le sujet.

Le travail le dimanche assoupli dans les TPE

Si le ministre a toujours refusé de mettre dans son texte de loi des contreparties minimales au travail le dimanche, il a aussi insisté sur le fait qu’il ne pouvait pas y avoir de travail dominical sans accord collectif dans l’entreprise avec les syndicats. Cette ligne pourrait s’infléchir dans les TPE (moins de 10 salariés) où la présence syndicale est quasi inexistante et où le mandatement d’un représentant syndical est souvent mal vécu par l’employeur.

Dans le cas d’une absence d’accord dans les TPE, la possibilité d’un référendum des salariés (voté par le Sénat) fait son chemin côté gouvernement. La ligne rouge étant qu’il ne peut y avoir de décision unilatérale de l’employeur en la matière. En revanche, l’autorisation d’ouverture dominicale pour les enseignes culturelles, telles que la Fnac, votée au Sénat, ne devrait pas survivre dans la future version du texte. Bercy craint des effets de bord sur certains secteurs, les enseignes comme la Fnac ne vendant pas uniquement des produits culturels, tels que livres et CD, mais aussi du matériel hi-fi et vidéo par exemple.

Une harmonisation des seuils dans les TPE

La loi sur le dialogue social a en partie traité le sujet des seuils sociaux, mais surtout pour les grandes entreprises (à partir de 300 salariés). En revanche, le texte n’a pas simplifié les seuils pour les PME et surtout les TPE. Aujourd’hui, une centaine d’obligations différentes viennent se greffer suivant qu’une entreprise passe de 9 à 10 salariés, ou de 10 à 11. Il s’agit à la fois de déclarations administratives supplémentaires, de cotisations nouvelles (le versement transport par exemple), ou de taxes additionnelles.

Il serait question, dans la nouvelle mouture du texte, moins de les supprimer que de les homogénéiser pour que les franchissements de seuils soient moins disparates. ■

par M. B. LES ÉCHOS

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Succès du gouvernement: Pôle Emploi annonce une nouvelle hausse du chômage de 0,7% en avril 2015 (+26.200) !

A l'évidence il semble bien que l'inversion de la courbe du chômage n'arrivera pas en 2015. Pour le troisième mois consécutif, le nombre de chômeurs a augmenté en avril.

Selon les chiffres communiqués ce lundi 1er juin par Pôle Emploi, la hausse (+26.200, soit +0,7%) est même la plus importante depuis le début de l'année 2015.

Fin avril, la France métropolitaine comptait 3.536.000 demandeurs d'emploi de catégorie A, ceux qui n'ont pas du tout travaillé au cours du mois écoulé. C'est, comme en mars, un nouveau record historique.

Comme la CGT ne cesse de le dire, les mesures gouvernementales, prétendument prises pour résorber le chômage, ne servent qu'à gonfler les rémunérations des actionnaires.

Il y a 3 mois, les médias ont confirmé que les sommes versées par les conseils d'administration des entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires, sous forme de dividendes et de rachats d'actions, ont grimpé de 30% l'an dernier à 56 milliards d'euros.

Ce total égalerait presque le record atteint en 2007 par les grands groupes français cotés en Bourse, juste avant la crise financière qui avait éclaté l'année suivante.

La somme est tellement astronomique que les chiens de garde des riches montent au créneau pour la justifier. Le Figaro s'est inquiété sur une possible relance de la "polémique sur la propension des grands groupes français à récompenser leurs actionnaires plutôt qu'à embaucher et à investir, alors que le gouvernement a pris des mesures importantes en leur faveur avec le CICE puis le pacte de responsabilité".

A l'évidence, les mesures gouvernementales ont un effet opposé à ce qu'il prétend "médiatiquement" faire.

A l'évidence:

  • > Le CICE et le Pacte de responsabilité ne servent qu'à enrichir les plus riches, et ne servent pas à relancer l'emploi. Notre argent public se dillapide dans le puits sans fond des rémunérations des actionaires et de la spéculation
  • > Ces mesures plombent la prétendue reprise, qui en conséquence, reste atone. Ce qui manque, c'est une relance de la consommation, mais pour cela il faudrait augmenter les salaires et les pensions.
  • > Les directives gouvernementales continuent d'être de réduire la voilure et d'augmenter le chômage, dans ses propres services, les collectivités territoriales et les hôpitaux, comme dans les grosses entreprises où l'État a des participations (Orange, EDF, SNCF, La Poste, etc.),
A l'évidence, le gouvernement ne lutte pas contre le chômage ! Il fait le contraire  ! Il travaille à l'accroître !
Pour la CGT, la baisse du pouvoir d'achat des salaires et des retraites est la véritable cause de l'athonie de l'économie !
C'est ce qu'il faut changer !

Rappelons que près de 95% de la population active est salariée.

En conséquence:

  • lorsque les salaires baissent,
  • la consommation baisse.
  • Cela pèse donc sur l'activité économique.

Tant que le pouvoir d'achat des salaires et des pensions baisseront, le chômage augmentera !

Aujourd'hui, toutes  les mesures gouvernementales vont dans le mauvais sens.

Réduire le pouvoir d'achat des salariés ne permettra jamais de sortir le pays du marrasme, ni de résorber le chômage.

S'il l'on veut sortir de la crise et relancer l'emploi, il faut se résoudre à relancer les salaires et les pensions, et à embaucher dans les services publics et les grandes entreprises !

Emploi: le gouvernement réussit dans son objectif d'accroître le chômage !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

1336Mardi 26 mai 2015. 13h36. La date n'a pas été choisie par hasard, l'heure non plus. Un an jour pour jour après la signature du protocole d'accord qui a mis fin à leur lutte de 1336 jours avec le géant de l'agro alimentaire Unilever, les Fralib ont lancé leurs propres marques de thés et infusions.

Le nombre 1336 est devenu pour eux un emblème. Ils se sont battus 1336 jours pour conserver leur activité en France, leur nouvelle marque de thé s'appellera 1336. Ceux que l'on appelait jusqu'à peu les « Fralib » poussent même le détail jusqu'à attendre 13h36 pour dévoiler leur nouvelle gamme.

Emancipés depuis le 26 mai 2014 de leur ancien groupe, Unilever, les anciens producteurs de thés Eléphant et Lipton basés à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône, se sont rassemblés en SCOP pour permettre à leur activité de survivre. Oubliez donc le fameux Fralib, ils travaillent désormais sous le nom de SCOP-TI, pour Société coopérative ouvrière provençale de thés et tisanes.

Moins de hiérarchie

La nuance a son importance. Fidèles au principe de la coopérative, les coopérateurs ont bien l'intention de relancer leur production au sein d'une organisation « plus humaine, moins hiérarchisée, où chaque voix compte. »

Concrètement, cela veut dire que, même si la réglementation française impose la désignation d'un responsable, les décisions sont prises par l'assemblée générale des coopérateurs.

« Les titres nous importent peu », justifie Olivier Leberquier, un des représentants CGT, devenu directeur général adjoint de la coopérative, « nos responsabilités, on les a prises pendant la lutte, on les avait prises avant, dans le cadre de nos responsabilités syndicales, on va continuer à les prendre ici. On n'a pas besoin de titre pour ça. »

Se passer de hiérarchie, cela passe aussi par les salaires. Pendant l'ère Unilever, l'écart entre les salaires les plus bas et ceux les plus haut était de 1:210. Une situation à laquelle les coopérateurs ont voulu mettre fin.

À l'issue d'une longue discussion entre coopérateurs, décision a été prise de s'orienter vers un salaire unique par catégorie, « en limitant au maximum l'écart entre les catégories, et en faisant en sorte que les plus bas salaires de l'époque Unilever, soit ne perdent pas, voire soient un peu augmentés », explique, avec fierté, Olivier.

Deux collèges ont donc été créés, et rémunérés respectivement 1 600 et 1 670 euros net. Le directeur, puisqu'il en faut - légalement- un, est rémunéré au minimum de la convention collective, à savoir 1 850 euros, faisant ainsi passer l'écart de rémunération de 1:210 à 1:1,15.

La question du financement

Si les anciens employés Unilever ont pu maintenir leur production sur le sol français, c'est en partie grâce à la somme que leur ancien employeur a été contraint de leur verser. En réussissant à faire casser, par la justice, trois plans sociaux, et à tenir une lutte pendant plus de quatre ans, les Scop-ti se sont constitué un trésor de guerre de près de 19,5 millions d'euros.

En effet, entre primes de licenciement, arriérés de salaires et cotisations patronales et sociales impayées, le géant de l'agro-alimentaire a dû solder, à l'issue du conflit, 10 millions d'euros. À ce montant viennent s'ajouter 7 millions d'euros de machines-outils cédées à la coopérative pour un euro symbolique. De plus, la SCOP a touché 2,85 millions d'euros d'Unilever pour démarrer son activité.

Enfin, les 58 coopérateurs ont également investi une partie de leur prime de licenciement dans l'initiative, à hauteur de 177 000 euros. Un capital non rémunéré, précise Olivier, « on y a tenu », explique-t-il « il n'était pas question, pour nous, de devenir des actionnaires. »

Deux nouvelles gammes

Si les marques ont été officiellement lancées le 26 mai, la production réelle devra attendre encore quelques mois. En effet, bien que les machines continuent à tourner au ralenti et à être entretenues par les Scop-ti, le temps est encore à la prospection de fournisseurs, d'autant que les deux marques de la coopérative obéissent à des cahiers des charges bien précis pour répondre à une identité qui tient à cœur aux coopérateurs.

Ainsi, la marque 1336, prévue comme une marque qui « éveille les consciences. Réveille les papilles » sera constituée de thés et infusions aromatisés et privilégiant les produits made in France et les circuits courts. Les Scop-ti espèrent les voir en rayon partout en France d'ici l'automne pour le début de la saison des boissons chaudes.

L'autre marque, nommée tout simplement « Scop-ti, » qui aspire à être un thé « Engagé sur l'humain. Engagé sur le goût » rassemblera des thés issus de théiers centenaires, notamment du Viet-Nam. Vendue dans des magasins spécialisés « plutôt sur la région Sud-Est au départ », en raison des difficultés d'approvisionnement en matières premières de qualité.

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Aors que le métier de sapeur-pompier consiste à protéger les autres, les S.D.I.S. pourraient être les employeurs les moins protecteurs avec les mineurs qu’ils emploient !

Monsieur Bernard CAZENEUVE
Ministre de l’Intérieur
Place Beauvau
75800 Paris Cedex 8

Objet : Travail des sapeurs-pompiers mineurs

Monsieur le Ministre,

Suite à la parution, le 17 avril 2015, de deux décrets assouplissant le travail des mineurs, nous souhaitons vous faire partager notre réflexion sur ce sujet.

En effet, dans les S.D.I.S., rien ou presque n’est interdit aux mineurs qui exercent l’activité de sapeurs-pompiers volontaires (bientôt les emplois d’avenir, les services civils…).

Pourtant, les interdictions frappant les mineurs en formation professionnelle sont nombreuses et justifiées :

  • > Exposition à de fortes chaleurs,
  • > Confrontation avec des animaux dangereux,
  • > Exposition à la violence ou à la représentation de celle-ci,
  • > Travail avec du matériel sous pression,
  • > Exposition à des risques d’effondrement, etc.

La liste est de nature à susciter la réflexion quand on connaît les diverses activités exercées par les sapeurs-pompiers :

  • > Extinction d’incendies avec risque d’explosion,
  • > Exposition à de fortes chaleurs, travail avec du matériel sous pression,
  • > Exposition à des risques d’effondrement,
  • > Ouverture de porte ou capture d’animaux potentiellement dangereux,
  • > Secours à personne avec le risque en constante augmentation de faire face à des agressions, etc.

Vous venez d’ailleurs de signer une note prenant acte de l’augmentation des violences envers les sapeurs-pompiers.

De plus, sans entrer dans le détail, les situations auxquelles est confronté l’ensemble de la profession peuvent être, à bien des égards, choquantes, voire traumatisantes, d’où l’assistance de psychologues pour les sapeurs-pompiers. Nous pensons que les mineurs n’ont ni la maturité, ni le recul nécessaire pour appréhender la cruelle réalité de corps mutilés, la mort, la souffrance morale des victimes et de leur famille.

Ainsi, alors que le métier de sapeur-pompier consiste à protéger les autres, les S.D.I.S. pourraient être les employeurs les moins protecteurs avec les mineurs qu’ils emploient !

En décembre 2012, un sapeur-pompier de 16 ans est mort avec son collègue lors d’un incendie.

Cela prouve que même avec une formation adaptée et une certaine expérience, le métier de sapeur-pompier reste l’un des plus dangereux. Cela impose de prendre toutes les mesures nécessaires, à plus forte raison vis-à-vis des plus jeunes.

Les jeunes de moins de 18 ans ont-ils leur place sur des interventions ? Nous ne le pensons pas.

C’est pourquoi nous vous demandons de protéger ces jeunes travailleurs notamment en ne permettant pas aux S.D.I.S. de leur faire réaliser des missions opérationnelles.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, nos salutations respectueuses.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L’exécutif est décidé à avancer sur ce dossier. Mais les syndicats tiquent et le dossier est très complexe juridiquement.

Une confirmation et des interrogations. Lundi, lors de ses rencontres avec les partenaires sociaux sur l’emploi dans les TPE-PME, Manuel Valls a confirmé qu’il renonçait, en dépit des pressions patronales, à réformer le contrat de travail .

Mais, au-delà de cette mise au point saluée par les syndicats, le gouvernement est resté flou sur le train de mesures qui seront annoncées mardi prochain à l’Elysée. Plusieurs pistes semblent toutefois bien avancées, comme un assouplissement du dispositif d’accords de maintien dans l’emploi, la possibilité de renouveler des CCD plus d’une fois, une réforme des seuils fiscaux ou encore le développement de plate-forme RH régional pour aider les petits patrons dans leurs démarches de recrutement.

Si Manuel Valls ne l’a pas officiellement confirmé, une grande mesure en préparation a toutefois occupé une bonne partie des débats ce lundi  : le plafonnement des indemnités prud’homales .

«  Là-dessus, il y a une vraie volonté d’avancer  », a affirmé François Asselin, patron de la CGPME. «  On veut le faire  », confirme-t-on à Bercy. Sans surprise et comme l’UPA et le Medef, la CGPME est très demandeuse. «  La perspective d’un conflit prud’homal est la hantise de bien des chefs d’entreprise, insiste la Confédération. Il n’est pas rare que la lourdeur des condamnations ne laisse d’autres solutions que de fermer l’entreprise.  »

Lever la peur d’embaucher

Pour l’instant, le projet de loi Macron n’introduit qu’un barème indicatif sur l’indemnité susceptible d’être allouée à un salarié licencié sans cause réelle ni sérieuse. Le gouvernement envisage d’instaurer un barème obligatoire, avec plafond et plancher en fonction du salaire, de l’ancienneté, etc. Il espère que cette mesure, en donnant de la visibilité sur le coût potentiel d’un licenciement, lève la peur d’embaucher. «  Cela ne veut pas forcément dire que le coût diminuera, mais qu’il sera quantifiable et donc anticipable  », plaide-t-on à Bercy.

Les syndicats ont toutefois prévenu de leur opposition. Pour Philippe Martinez (CGT), «  c’est une mesure qui va favoriser les grands groupes, souvent confrontés à des recours juridiques [...] pour des plans dits sociaux qui ne sont pas respectés  ».

«  Nous sommes opposés à une telle remise en cause du rôle du juge  », insiste aussi Jean-Claude Mailly (FO). A la CFDT, on juge «  intéressant  » d’instaurer un barème «  indicatif  » pour «  permettre une meilleure conciliation  ». Mais plafonner «  nous paraît très difficile à mettre en place parce que ce n’est pas, de notre point de vue, constitutionnel  », a souligné Laurent Berger ce lundi. FO soulève les mêmes réserves juridiques, eu égard notamment à la convention 158 de l’OIT. L ’affaire est de fait complexe  : «  Un principe fondamental du droit français – en droit du travail comme en droit civil – est la réparation intégrale du préjudice. Plafonner se heurterait à ce principe  », analyse Yasmine Tarasewicz, avocate associée au cabinet Proskauer.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Mise au point de Michel Étiévent, auteur du livre « Ambroise Croizat ou l’invention sociale, suivi de Lettres de prisons 1939-1941 ».

"Prenons les devants…. Lors de l’hommage national du 70ème anniversaire de la Sécu (si jamais il est rendu !!!!!…), attendez vous encore et ceci malgré l’énorme travail fait pour rétablir l’histoire, à ce qu’ils disent que la sécu a été fondée par Pierre Laroque. ( Ainsi qu’il est dit souvent…).

"Ce qui est curieux c’est que lorsque l’on évoque une loi, on lui donne toujours généralement le nom du ministre qui l’a promulguée, et non du fonctionnaire qui a participé à sa mise en place:

"Ainsi dit-on :

  • > Loi Macron,
  • > Loi Juppé ou
  • > Loi Weil par exemple.
"Et bien non, là on vous dira loi "Laroque" (directeur de la sécu) qui n’était que le fonctionnaire de Croizat.

"Ben, tiens, on ne va pas donner à une institution enviée dans le monde entier et que socialistes, patrons et droite s’évertuent à casser, le nom d’un ministre communiste [Et ancien secrétaire général de la fédération CGT de la métallurgie—NDLR].

"Et pourtant c’est lui, lui le bâtisseur de ce beau conquis social de janvier 1946 à juillet 1946 alors qu’il est ministre du travail et de la Sécurité Sociale (de novembre 1945 à mai 1947).

"On vous parlera encore d’une création de De Gaulle… oui mais, voilà, De Gaulle avait déjà démissionné (15 janvier 1946) lorsque Croizat, après avoir conçu les lois ( de création de la sécu (mai, juin 1946) ), mit en place les 138 caisses avec la CGT et le peuple de France. (Malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons, des notables mutualistes, de la CFTC.)

"De plus De Gaulle sera le premier à la casser en octobre 1967 avec les ordonnances Jeanneney qui suppriment les élections démocratiques des caisses, divisent la sécu en trois branches et établissent le paritarisme qui donne la gestion aux patrons. Juste une petite vérité a rétablir: Pierre Laroque n’est que le commis d’écriture qui mit en forme l’ordonnance portant création de la sécu du 4 octobre 1945.

"Cette ordonnance est une émanation directe du CNR et de la réflexion et conception collective menée sous la maîtrise d’oeuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l’assemblée consultative (juin 1943) du Gouvernement provisoire à Alger. Et ceci en lien très actif avec les services du ministère de la Santé dirigé par François Billoux, autre ministre communiste, jamais évoqué lorsque l’on parle de la sécurité sociale.

"Pierre Laroque ne prendra d’ailleurs ses fonctions qu’en septembre 1944. C’est sûr qu’il est difficile d’admettre la réalité de l’Histoire et surtout l’actualité brûlante et la modernité d’un homme comme Ambroise Croizat à l’heure où droite, patronat et socialistes veulent privatiser ce bien national qu’est notre belle sécurité sociale.

"Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à Ambroise Croizat, et pour ce 70eme anniversaire, est de nous battre sans cesse partout pour que la securité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâtie ont voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarités, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion.

"Amitiés a tous

"Michel Étiévent

"Merci de partager abondamment"

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Selon le journal L'Opinion, le patronat a précisé ses revendications sur les régimes de retraite complémentaire Agirc-Arrco avant la séance de négociation prévue mercredi.

Les médias martèlent les revendications patronales, et font croire que les négociateurs des syndicats de salariés et du syndicat patronal (le Medef), improprement appelés "partenaires" sociaux, n'auraient que jusqu'à fin juin pour trouver un accord.

Si les salariés de s'en mèlene pas, le patronat — appuyé par le gouvernement — feront en sorte de rendre ces mesures irréversibles. Or d'autres solutions sont possibles (Voir en fin de texte les propositions de la CGT).

Le constat :

L'Agirc (caisse des cadres) et l'Arrco (celle de tous les salariés du privé), connaissent des difficultés qui sont principalement liées à la crise.

Alimentées exclusivement par des cotisations qui stagnent — elles ont même baissé en 2009 — du fait du maintien à un niveau bas des salaires, du chômage massif, et de la précarité.

Comme le nombre de retraités augmente du fait du "papyboum" et de l’allongement de l’espérance de vie, les régimes doivent utiliser les réserves qu’ils avaient constituées auparavant. Ces réserves ne sont pas inépuisables.

Si rien ne se passe, l’Agirc serait obligée de baisser les pensions qu’elle verse à ses affiliés dès 2018, et dès 2027 pour l’Arrco.

Le patronat veut réduire les droits de tous les salariés (cadres, comme non-cadres), ainsi que de tous les retraités.

La seule solution envisagée par le Medef est de réduire le niveau des droits, tant pour les retraités actuels que pour les retraités futurs. Le Medef revendique des mesures d'austérité drastiques qui visent 2,3 milliards d'euros d'économies annuelles dès 2017, 8,3 milliards en 2020, 12,2 milliards en 2030 et 17,1 milliards en 2040, selon ce document.

L'objectif ? Ramener à zéro dès 2020 le différentiel entre cotisations encaissées et pensions versées, puis tenir cet équilibre, souligne le journal. En réalité les mesures proposées par le Medef conduiraient à un véritable effondrement du niveau des retraites, voire une impossibilité de la prendre.

Le Medef veut contraindre les salariés à ne pas prendre leur retraite avant 67 ans !

Première revendication patronale, qualifiée par eux de "rééquilibrage", les salariés seraient contraints de prendre leur retraite à 67 ans; or à cette âge beaucoup d'entre eux seraient déjà morts.

Car ceux qui liquideraient leur retraite avant cet âge subiraient des abattements brutaux :

  • > Moins 22 % s'ils partaient à 62 ans,
  • > Moins 17 % à pour un départ à 63 ans,
  • > Moins 12 % à 64 ans,
  • > Moins 8 % à 65 ans,
  • > Moins 4 % à 66 ans.

Le Medef revendique que ces mesures s'appliquent à partir de la génération née en 1957, pour les retraites prises à partir du 1er janvier 2017.

En seraient exemptés les bénéficiaires des dispositifs de retraite "carrière longue", "pénibilité", "amiante", "travailleurs handicapés" et "aidants familiaux".

Le Medef veut s’attaquer aux « déjà retraités »

Pour le patronat, les retraités actuels seront aussi mis à contribution. Leur pouvoir d'achat reculerait par l'effet d'une revalorisation des pensions inférieure de 1,5 point à l'inflation, sans pouvoir baisser toutefois les montants des pensions.

Le Medef veut s’attaquer aux veufs et veuves, et à l’action sociale

Les sommes consacrées à l'action sociale reculeraient quant à elles de 2 % par an.

La pension de réversion versée aux veufs et aux veuves ne serait plus accordée à partir de 55 ans, mais de 60 ans et au prorata des années de mariage. L

Le patronat milite pour la disparition de la Caisse des cadres (Agirc)

Les revendications patronales prévoit notamment la création d'un "régime paritaire unifié de retraite complémentaire" en janvier 2019, qui signerait la disparition de la caisse des cadres, dont les réserves pourraient se retrouver à sec dès 2018 si aucune mesure n'est prise.

Pourtant l'argent existe, mais le patronat ne veut rien payer !
Tout le monde sait que  les gros actionnaires se gavent de dividendes.

Avec une partie seulement de ces dividendes, il y aurait très largement de quoi renflouer les caisses des régimes de retraite complémentaires.

Pour la CGT, D’autres solutions existent.

Elles passent par une indispensable augmentation des ressources des régimes de retraite :

  • > en augmentant la cotisation acquittée par les employeurs de façon adaptée à la situation des secteurs d’activité (là où il y a beaucoup de profits, les cotisations augmenteraient) ;
  • > en soumettant à cotisations tous les éléments de rémunération (épargne salariale, intéressement, participation...) ;
  • > en faisant contribuer les revenus financiers à la même hauteur que les cotisations assises sur les salaires.

Enfin, l’égalité salariale qui reste un combat d’actualité aurait des vertus aussi pour financer les régimes de retraite.

Ainsi, dans le cas où nous avancerions dans cette direction, non seulement les femmes bénéficieraient de meilleurs salaires et donc de meilleures retraites, mais les réserves des régimes ne s’épuiseraient pas et seraient rapidement reconstituées

Attention: la CGT ne pourra pas, toute seule, retourner la situation ! Elle a besoin de vous !
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> Faites-vous entendre et demandez des comptes !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Cette fois ce n'est pas la CGT qui le dit : c'est l'OCDE !

Lu dans le journal Sud-Ouest (25 mai 2015)

Selon un rapport de l'OCDE,  les inégalités entre riches et pauvres sont au plus haut depuis 30 ans. La France est le pays où ces inégalités se sont le plus creusées

Les inégalités entre riches et pauvres ont atteint des niveaux record dans la plupart des pays de l'OCDE et restent plus élevées encore dans beaucoup d'économies émergentes, selon un rapport de l'organisation.

Impact sur la croissance

Aujourd'hui, dans la zone OCDE qui regroupe 34 pays, les 10% les plus riches de la population ont un revenu 9,6 fois supérieur à celui des 10% les plus pauvres, alors que la proportion était de 7,1 fois dans les années 1980 et 9,1 fois dans les années 2000.

Les inégalités sont encore plus criantes en termes de patrimoine, souligne le rapport.

"Nous avons atteint un point critique. Les inégalités dans les pays de l'OCDE n'ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons", a déclaré le Secrétaire général de l'organisation, Angel Gurría.

"En ne s'attaquant pas au problème des inégalités, les gouvernements affaiblissent le tissu social dans leur pays et compromettent leur croissance économique à long terme", a-t-il ajouté.

On estime que la montée des inégalités, entre 1985 et 2005, dans les 19 pays de l'OCDE analysés, a amputé la croissance de 4,7 points de pourcentage en cumulé entre 1990 et 2010.

Les inégalités augmentent plus en France

En France, les inégalités se situent dans la moyenne des autres pays membres. Ces dernières ont cependant augmenté plus rapidement qu'ailleurs. Le coefficient de Gini, qui mesure les écarts de patrimoine et de revenus entre les individus (0 représentant une égalité parfaite, et 1 un cas d'inégalité extrême), est passé de 0,293 à 0,309 entre 2007 et 2011. Il s'agit de la troisième hausse la plus importante parmi les membres de l'OCDE.

"Il s'agit d'une rupture importante par rapport à la tendance de long terme, puisque depuis les années 1980, les inégalités étaient relativement stables en France, alors qu'elles étaient en augmentation dans la majorité des pays de l'OCDE, dont l'Allemagne et les États-Unis", écrit le rapport. Sans les impôts et les prestations sociales, précise-t-il, la situation aurait pu être bien pire. Au lieu de se creuser de 1,6% entre 2001 et 2007, les inégalités se seraient alors creusées de 2,6%.

Les recommandations de l'OCDE

Pour réduire les inégalités et stimuler la croissance, l'OCDE recommande aux gouvernements de promouvoir l'égalité entre hommes et femmes en matière d'emploi, d'élargir l'accès à des emplois plus stables et d'encourager les investissements dans l'éducation et la formation tout au long de la vie active.

Entre 1995 et 2013, plus de la moitié des emplois créés dans les pays de l'OCDE étaient à temps partiel, sous contrat à durée déterminée ou relevaient de travailleurs indépendants. Plus de la moitié des emplois temporaires étaient occupés par des moins de 30 ans.

Quant aux femmes, leur probabilité d'occuper un emploi rémunéré est inférieure de 16% à celle des hommes et leurs rémunérations restent inférieures de 15% à celles des hommes.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Stéphane Le Foll, porte parole du Gouvernement, vient d’annoncer la mise en place progressive du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.

Sous prétexte de vouloir simplifier l’impôt sur le revenu pour les citoyens, le Gouvernement créé, en réalité, les conditions de nouvelles inégalités et expose encore plus la vie privée des travailleurs vis-à-vis de leurs employeurs.

Pour autant, cette réforme n’entrainera pas de réelle simplification pour la majorité des salariés.

Quelques explications.
1 - Grâce à la retenue à la source, nous n’aurions plus besoin de faire de déclaration de revenus ? FAUX !

La retenue à la source ne changerait rien.

Si l’administration fiscale peut avoir une connaissance automatique des salaires grâce au recoupement avec la déclaration de l’employeur, elle ne peut avoir connaissance des changements de situation de famille, des déductions fiscales dont pourrait bénéficier le contribuable (frais de garde d’enfant, travaux dans l’habitation, cotisation syndicale...).

De plus un certain nombre de revenus ne peuvent être connus de l’administration (par exemple les revenus locatifs).

Les français devront donc continuer à faire une déclaration annuelle.

2 – Finis les décalages entre la perception des revenus et le paiement de l’impôt ? FAUX !

En cas de baisse des revenus par exemple, le montant de l’impôt ne pourrait pas être immédiatement modifié.

En effet, les variations du montant de l’impôt découlent de critères qui ne pourront être connus qu’à l’occasion de la déclaration de revenus annuelle. Les rectifications éventuelles à opérer sur la retenue à la source se feraient comme aujourd’hui avec un an de décalage.

L’impôt se calcule en fonction du montant des revenus perçus durant une année, il faut donc attendre le 31 décembre avant de savoir ce que l’on doit pour l’année, la retenue à la source ne raccourcirait donc pas le décalage entre perception du revenu et paiement de celui-ci.

3 – Au moins la retenue à la source simplifierait le paiement de l’impôt ? Non, pas vraiment !

La retenue à la source n’amènerait pas de bénéfice par rapport au dispositif de la mensualisation.

Au contraire, aujourd’hui le contribuable peut choisir entre un paiement en trois fois ou un paiement mensuel.

Avec la retenue à la source, les citoyens perdront cette liberté de choisir le mode de recouvrement le plus adapté pour chacun.

4 - Y a-t-il des risques introduits par ce nouveau mode de recouvrement ? OUI !

Alors que la CGT souhaite réhabiliter l’impôt sur le revenu, celui ci deviendrait un impôt indirect.

Il ne serait plus payé directement par le contribuable à l’État. L’impôt sur le revenu deviendrait donc moins visible. Dommage pour celui qui est l’impôt le plus juste du système fiscal français.

La retenue à la source donnerait également à l’employeur des éléments sur la vie privée des salariés (situation de famille, niveau de revenus du conjoint...), autant d’éléments confidentiels qui doivent le rester.

5 - La collecte par l’entreprise de l’impôt sur le revenu pose-t-elle problème ? OUI !

Oui, on peut le penser, et cela à plusieurs titres.

Premièrement, comme pour la TVA, les entreprises risquent de faire de la rétention de trésorerie mais aussi de pratiquer une fraude similaire à celle massive constatée pour la TVA. Il y aura forcément de la déperdition dans le volume des recettes recouvrées.

Deuxièmement, les entreprises vont immanquablement réclamer une compensation représentative des frais de gestion du recouvrement de l’impôt sur le revenu ce qui représentera une nouvelle dépense pour l’État

Ce texte est tiré du tract de la Fédération CGT des finances.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

10 000 000€, C'est 6863 fois le SMIC (1457€ brut). Pour un SMICARD, il faut 571 ans pour gagner ce que Paul Polman gagne sur 1 an.

 

On est ridicule avec nos 0,4% d'augmentation générale.

Il est Urgent d'avoir une répartition des richesses créées plus équitable !

De l'argent, il y en a !

Augmenter les salaires, c'est possible...

Paul Polman, le CEO néerlandais de la multinationale Unilever a déclaré au Washington Post qu'il trouvait qu'il gagnait trop d'argent. Une révélation étonnante dans le milieu des affaires.

"Je suis gêné, d'autres personnes travaillent autant que moi", voilà ce que Paul Polman, CEO d'Unilever a déclaré dernièrement au journal américain The Washington Post.

Le Néerlandais, qui a occupé des fonctions dirigeantes chez Nestlé et Procter & Gamble, a gagné l'année dernière 10 millions d'euros net, dont la plupart proviennent de bonus, de stock-options et d'autres avantages. Son salaire de base est "seulement " de 1,25 million d'euros.

Paul Polman explique que le conseil d'administration d'Unilver a essayé récemment d'augmenter son package salarial ainsi que celui de son CFO Jean-Marc Huët (qui a remplacé en octobre Graeme Pitkethly). "Nous l'avons refusé catégoriquement, pas pour des raisons héroiques mais juste pour une question de bon sens. "

Polman se sent privilégié mais déclare aussi se sentir embarassé par cette situation : "Cela me gêne, si vous me le demandez les yeux dans les yeux. Les personnes à notre niveau de direction ne devraient pas être motivées par leur salaire. En plus, il est bien souvent trop élevé en comparaison avec les personnes qui travaillent autant et n'ont pas les mêmes chances. Il ajoute : "L'important est de le consacrer à de bonnes choses, c'est le minimum qu'on puisse faire. "

Polman affirme qu'il exercerait bien sa fonction gratuitement car, selon lui, les salaires élevés influencent les comportements des CEO. "Si je suis payé doublement, je ne vais pas travailler deux fois plus, car j'ai déjà atteint la rentabilité maximale de mon emploi du temps." Il ajoute : "Quand un CEO ne gagne pas des sommes astronomiques, il pense qu'il n'est pas un bons businessman. Cette pression de groupe est néfaste."

Polman ne désire toutefois pas qu'un plafond légal soit édicté pour les barèmes des CEO. "Je ne conseillerais pas de réguler le marché maintenant. Je pense qu'en donnant nous-mêmes l'exemple, nous allons dans la bonne direction. "

Dernièrement, le patron de l'entreprise américaine Gravity Payments avait fait le buzz en diminuant sa propre rémunération de presque 1 million pour la ramener au salaire de base de ses employés.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #FRALIB

La coopérative des ex-Fralib vient de dévoiler ce mardi sa marque : 1336, comme les 1336 jours de conflit vécus par les salariés pour arriver à reprendre leur entreprise de Gémenos. Quatre ans de lutte et quatre plans sociaux après l'annonce de la fermeture de l'usine par Unilever en 2010.

Ils sont fiers et émus les 57 salariés de Scop Ti, l'entreprise coopérative qui a remplacé Fralib. Après quatre ans de lutte et une année de mise en route, ils viennent de lancer leur propre marque : 1336. Un chiffre qui représente les 1336 jours de conflit dans leur usine de Gémenos que l'actionnaire Unilever voulait fermer en 2010. 

Leur production de thé et d'infusion sera vendue dans les grandes surfaces et dans leur coopérative.

 

Voilà , c’est officiellement parti !!

Vous cliquez sur le lien ci-dessous et vous pourrez découvrir la vidéo du lancement de nos marques :

www.scop-ti.com

UNE PREMIÈRE VICTOIRE « SYMBOLE »

Pendant 1336 jours, les Fralibs ont mené une lutte sans pareil pour conserver un fleuron de l’industrie sur le territoire français depuis plus d’un siècle , une usine de + de 12 000m2 située à Gémenos depuis 1989  et dans laquelle sont fabriqués thés et infusions.

Pendant 1336 jours, des femmes et des hommes se sont relayés pour faire peser leur droit face aux dérives d’un capitalisme obsédé par les chiffres et peu considérant des conditions de travail et de la qualité du produit vendu au consommateur.

Pendant 1336 jours, médias et citoyens de tous horizons sont venus apporter leur soutien pour que les 182 salariés de Falibs continuent de faire ronronner les machines sur le territoire français.

Et le 26 Mai 2014, la détermination et le courage de ces salariés ont été récompensés par la

signature d’un protocole d’accord avec le géant Unilever.

C’est une victoire exemplaire de grande portée.

UN NOUVEAU DÉFI DE TAILLE

C’est sous le nom de SCOP TI, Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusions que 58 coopérateurs des 76 salariés surnommés « les Fralibs » pendant la lutte, vont relancer une production sur le site de Gémenos.

SCOP TI s’engage donc dans la voie d’une nouvelle organisation, plus humaine, moins

hiérarchisée où chaque voix compte.

SCOP TI souhaite produire de la qualité en thé, infusions, nature et parfumé avec arome 100% naturelle.

Rebâtir la filière agricole provençale, décimée par les stratégies de délocalisation menées par les grands groupes de l’agro-alimentaire.

Aujourd’hui le mardi 26 mai 2015, SCOP TI lance deux nouvelles marques de thés et infusions au niveau national, qui sera référencée dans une grande partie des réseaux de distribution.

Ces marques seront l’emblème à la fois d’une lutte historique et d’un ensemble de valeurs aujourd’hui centrales : le « manufacturé en France » dans le respect des travailleurs et l’exigence d’une qualité 100% naturelle et gustative.

C’est désormais au tour du consommateur de participer à cette belle aventure en choisissant les thés et infusions de la coopérative SCOP TI dans les rayons des grandes surfaces et réseaux spécialisés ! En devenant  des « consom-acteurs »

Amicalement les SCOPTISTES !!!

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