SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les entreprises danoises qui versent des dividendes, rachètent leurs propres actions ou sont enregistrées dans des paradis fiscaux ne seront éligibles à aucun des programmes d’aide du gouvernement.

Au Danemark et en Pologne, l’Etat n’aidera pas les entreprises qui font de l’évasion fiscale

A quelles conditions faut-il aider les entreprises ? Et faut-il leur imposer des contreparties ? Le débat fait rage en France et un peu partout en Europe. Les gouvernements danois et polonais viennent ainsi d’annoncer que les entreprises utilisant des paradis fiscaux ne seront pas éligibles à leurs programmes d’aide.

Le gouvernement danois, qui vient de prolonger la durée de ses programmes d’aide aux entreprises et d’ajouter de nouvelles mesures pour augmenter les dépenses d’environ 100 milliards de couronnes (soit 15 milliards de dollars), a annoncé que les entreprises qui versent des dividendes, rachètent leurs propres actions ou sont enregistrées dans des paradis fiscaux ne seront éligibles à aucun de ces programmes, explique Bloomberg.

Le ministre des Finances, Nicolai Wammen, a déclaré dans une interview à la chaîne de télévision TV2 que le Danemark prévoyait de financer partiellement de nouvelles mesures de soutien en émettant des obligations d’État. « Nous avons une position plus solide que de nombreux autres pays et nous sommes en mesure d’emprunter de l’argent pour surmonter cette situation de la meilleure façon possible », a-t-il déclaré.

La Pologne veut prévenir les licenciements

De son côté, le gouvernement polonais a fait savoir qu’il était prêt à soutenir les entreprises avec un programme d’aide d’une valeur de 100 milliards de zlotys (soit 22 milliards d’euros). Mais Mateusz Morawiecki, le Premier ministre, a prévenu que pour bénéficier de ces aides, les entreprises devaient répondre à deux conditions : ne procéder à aucun licenciement et payer des impôts en Pologne. « Mettons fin aux paradis fiscaux, qui sont le fléau des économies modernes », a lancé le dirigeant. Le gouvernement estime que ce programme d’aide pourrait sauver entre deux et cinq millions d’emplois.

Publié sur CGT Compiègne facebook

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Lettre ouverte. « Je suis soignant mais je n’oublie pas. Il y a quelques mois je faisais grève »

Nous relayons ci-dessous la lettre ouverte d’un infirmier anesthésiste aujourd’hui en première ligne de la crise sanitaire. « Je suis soignant mais je n’oublie pas. Il y a quelques mois je faisais grève ».

CRISE SANITAIRE

Je suis soignant

Je suis infirmier anesthésiste à l’hôpital public et depuis plusieurs semaines je suis confronté à notre prise en charge désastreuse du Covid 19. Mais ce qui me fatigue, m’irrite le plus n’est pas le changement de planning permanent, les horaires, ce n’est pas le fait de me retrouver avec des patients en état de souffrance et de côtoyer la mort. Tout cela je le vie depuis des années. Ce qui me fatigue est de rentrer chez moi et d’entendre les pouvoirs publics, notre président se souvenir qu’on existe et tenir un discours qui n’a aucun rapport avec ce que l’on vit.
Je veux dire à mon président que non,
Je suis soignant mais pas en guerre, car je n’aurais jamais accepté de partir en guerre avec un président qui comme ses prédécesseurs et depuis des années à diminuer notre capacité de soins : nous avons moins de lit pour les patients, moins de personnel soignant pour nous en occuper. Nos équipements sont vétustes, notre formation s’est détériorée au niveau pratique, car nous manquons de personnel pour former à la pratique les étudiants infirmiers qui viennent dans nos services.
Je suis soignant mais pas en guerre, car je n’aurais jamais accepté de partir à la guerre sans équipement ; Pas ou peu de masques chirurgicaux, encore moins de masques FFP2, peu de solutions hydroalcooliques, peu de tests, pas de combinaison, pas de respirateur pour tout le monde.

Je suis soignant mais pas en guerre, car je n’aurais jamais accepté de partir à la guerre avec une tel infériorité numérique. On manque de soignant, les vrais, les infirmiers, les aides-soignants, ASH, médecins. Des chefs, sous-chefs et grand-chefs, il y en a plein, confinés dans des bureaux, qui travaillent certes dans d’interminables réunions, à nous pondre des nouveaux protocoles. Mais ceux-ci sont irréalisables car toutes ces personnes sont déconnectées de la réalité du travail des soignants.

Je suis soignant mais pas en guerre, car je n’aurais pas accepté de partir en guerre sans alliés. Où est passée cette belle entente européenne ? Nous avons laissé mourir les italiens, nous les avons regardés dans un désarroi le plus profond en priant pour que cela ne nous arrive pas. Et maintenant les pays européens en viennent à dérober les commandes de matériel des autres pays. Et même au niveau français, la région parisienne et le Grand Est sont à saturation depuis 3 semaines, quand les hôpitaux ailleurs sont remplis à 40 %. Il y a encore une semaine, nous étions nombreux à nous tourner les pouces dans mon hôpital en attendant la « vague », pendant qu’on voyait, impuissants, nos collègues de ces régions saturés. (Et même là, nous ne sommes même pas à 50 % de notre capacité maximale.)
En revanche Mr le Président,
Je suis soignant mais j’ai peur, peur d’aller au travail, de risquer de me contaminer, de contaminer ma femme, mes enfants, et les autres patients. De m’imaginer que la personne qui a des difficultés pour respirer, celle qui ne le peut que grâce au respirateur, ça peut être moi ou ma femme, elle aussi infirmière qui a encore moins accès aux équipements de protection que moi.
Je suis soignant, mais je suis courageux, courageux d’affronter mes peurs, de partir et m’occuper de patients qui vont mal, qui souffrent et qui redoutent le pire. D’appeler les familles pour donner des nouvelles de leur parent hospitalisé.

Je suis soignant mais je suis humble, car en étant délocalisé dans des services de réanimation ou soins intensifs que je ne connais pas, même muni d’un niveau d’étude supérieur aux infirmiers déjà en place, je me retrouve en grandes difficultés quasiment comme quand j’étais étudiant. J’apprends de mes nouveaux collègues.
Je suis soignant mais je suis fatigué. Je cumule la fatigue physique et psychologique de mon travail. J’enchaine les heures, les jours et les nuits, puis j’enchaine à la maison avec mes enfants. Ils me redonnent de l’énergie, par leur joie et insouciance, mais aussi qu’est-ce que j’aimerais pouvoir me poser plus.

Je suis soignant et heureux. Heureux de voir celle solidarité entre le personnel hospitalier. Ces collègues, ami(e)s qui se dévouent pour soulager celui craque. Cette solidarité aussi avec la population, qui nous applaudit, qui nous fait parvenir de la nourriture au travail.

Je suis soignant mais je relativise., j’ai un jardin et un salaire qui tombe tous les mois. Aussi difficile qu’est ma vie actuellement, je n’échangerais pas ma place avec celle d’un commerçant, d’un auto entrepreneur, un artisan. Toutes ces gens qui vivent sur le revenu de leur travail qu’ils n’ont plus. Je n’échangerais pas mal place non plus avec ceux qui sont confinés dans un appartement de 40 m2 avec femme et enfants. Ma fatigue et mes peurs, ne sont rien comparés à ce qu’ils vivent.

Je suis soignant mais je n’oublie pas. Il y a encore quelques mois, je faisais grève. Les soignants tirés la sonnette d’alarme sur le déclin du système hospitalier. Mais nous n’avons pas été entendu. Bien sûr que j’aimerais un salaire plus élevé, j’ai 20 ans d’ancienneté, un bac +5 et touche 2300 euros/mois. Mais nos revendications bien plus que le salaire, sont pour avoir plus de personnel soignant. Des soignants, pas des cadres, sur-cadres et sous-cadres, pas d’administratifs avec leur tableau Excel qui nous disent comment travailler. Mais des soignants qui sont aux contacts des patients. Qui sont là quand le patient souffre, se pose des questions, a besoin d’être lavé, changé, rasé, accompagné, rassuré, écouté et pas seulement médicamenté. Tout ce temps de travail qui n’est pas pris en compte dans les tableaux Excel, car pour eux il faut « optimiser les soins. »
Toutes ces grèves, nous soignants, mais aussi les autres mouvements de grève, les transports, les gilets jaunes, n’ont eu comme réponse qu’une fin de non-recevoir, car l’Etat doit économiser. Austérité, austérité. J’aimerais bien savoir combien l’Etat aura « économiser » après tout ça.

Vous parlez maintenant du déconfinement. Il faut déjà admettre que le confinement ne s’est pas fait par choix, mais par obligation. Comme les tests et les masques n’étaient pas disponibles en quantité suffisante pour contenir l’épidémie, le confinement est devenu la seule alternative pour éviter un nombre de morts exponentiel. Et maintenant vous avez posé la date du 11 mai pour sortir du confinement. Avons-nous les masques suffisants ? Avons-nous les tests et quels tests ? Sérologique ou virologique ? Car les mêmes manques aboutiront malheureusement aux mêmes conséquences.
J’espère que vous ne prenez pas le risque de sortir du confinement et donc celui de revoir les hôpitaux se remplir, de peur que d’un crise sanitaire actuelle, ne s’ajoute une crise sociale et économique.
Tout comme le Covid a révélé les lacunes de notre système de santé, le confinement révèle les lacunes de notre système social et économique.

Crédits photo : Marin Driguez

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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SOURCE : le site Rapport de Force

Alors que le pays est désormais le plus touché par la pandémie de Covid-19, avec plus de 23 000 morts le 14 avril, les États-Unis connaissent une série de grèves depuis près d’un mois, pour beaucoup sauvages, liées à la situation sanitaire. Le site d’information paydayreport.com en recense pas moins de 73 sur une carte interactive, dans un contexte où l’absence de droits sociaux surexpose les travailleurs en première ligne.

 

« Si on va bosser malades, vous le serez aussi ! ». C’est l’un des slogans qui résonne dans les rues de New York, le vendredi 6 mars 2020. Pourtant, le président Donald Trump continue à assurer, trois jours plus tard, que tout est parfaitement sous contrôle et que la vie, ainsi que l’économie, doivent se poursuivre comme à l’ordinaire. Business as usual.

Mais les salariés new-yorkais de Chiptotle, une importante chaîne de fast-food américaine, s’attendent déjà au pire. C’est l’une des raisons qui poussent une quarantaine de ces travailleurs, d’un secteur pourtant peu habitué aux mouvements sociaux, à installer un piquet de grève devant leur restaurant, pour la quatrième journée consécutive, afin de réclamer que leur entreprise se plie aux lois de New York concernant les congés payés.

Peu de droit de grève, mais pas de droits sans grève

En effet, aux États-Unis, il n’existe presque pas de lois fédérales, s’appliquant à l’ensemble du territoire national, qui régissent le droit du travail. La loi fédérale ne garantit ainsi le droit ni aux congés payés, ni au congé maternité, ni même aux congés maladie. Ainsi, plus d’un tiers des travailleurs américains n’ont aucun droit à s’absenter de leur travail parce que malades. Ils ne peuvent que prendre sur les quelques jours de congés, le plus souvent non payés, auxquels ils ont droit. Et parmi ceux qui ont la chance de bénéficier de congés maladie payés, la moyenne est de 7 jours par an, et nombreux sont ceux qui ne peuvent s’absenter plus de trois ou quatre jours par an pour cette raison.

Le droit de grève est lui aussi très relatif. Dans ce système judiciaire de common law, basé sur la jurisprudence, le droit de grève n’est reconnu au niveau fédéral que par une seule décision de la Cour Suprême, de 1923, et reste bien fragile. Ainsi, dans la très grande majorité des états, un employeur peut procéder à un licenciement at will, c’est-à-dire sans avoir à fournir la moindre justification. Pour qu’une action de grève soit jugée légale, cependant, elle doit, elle, avoir des revendications qui rentrent dans le cadre restreint de celles autorisées par le ministère du Travail. De plus, la loi protège le droit des employeurs de remplacer leur salariés grévistes, et de conserver ces nouveaux salariés à leur poste une fois la grève finie. Mais les employeurs ont également le droit de supprimer des « avantages » aux salariés grévistes, par exemple leur assurance santé. Il est donc assez exceptionnel que ceux-ci se mettent en grève quand ils ne sont pas soutenus par un syndicat suffisamment puissant pour les protéger de représailles.

La restauration en première ligne

A Portland, les travailleurs de la chaîne de fast-food Burgerville ont cessé le travail le 22 mars. Ils demandent une prime de risque de 2 dollars, le droit à 2 semaines de congés et une prime de licenciement de 2 semaines de salaire pour ceux d’entre eux qui étaient renvoyés. En plus, bien sûr, de conditions de travail leur permettant d’assurer leur sécurité sanitaire. Ces salariés-là n’en sont pas à leur coup d’essai. En 2019, ils étaient les premiers employés de restauration rapide à former un syndicat.

En Caroline du Nord, une centaine d’employés de la restauration et du commerce alimentaire se sont mis en grève le 27 mars, notamment chez McDonald’s et Walmart. Tous syndiqués, ils ont organisé une manifestation en ligne pour protester contre l’absence de mesure et de matériel de protection sanitaire. En cause également : la réduction de leurs heures de travail et du salaire qui va avec. Des employés de McDonald’s ont aussi dénoncé l’interdiction qui leur a été faite de porter les masques qu’ils s’étaient procurés. Leur hiérarchie craignant que cela effraye les clients. Les employés de la restauration se trouvent pourtant surexposés aux risques de contamination. Mais bien que parmi les plus précaires du pays, nombreux sont ceux qui ont engagé un bras de fer avec leur employeur alors que la pandémie se rependait dans le pays.

Amazon : international cluster

Autre secteur mobilisé, celui de la livraison. Dans plusieurs entrepôts de la multinationale Amazon, des salariés se sont mis en grève, alors même que le nombre de commandes de l’entreprise explose suite au confinement de nombre d’Américains. Leurs revendications sont simples : du matériel de protection individuel, des conditions de travail permettant le respect des gestes barrières, un chômage partiel payé le temps de la désinfectiondes entrepôts et une extension du nombre de jours de congé maladie payés pour les employés présentant des symptômes du COVID-19. Et ce dans un contexte où, sur l’ensemble du territoire, des salariés ont été testés positifs dans plus de 50 entrepôts, alors que l’entreprise recrute massivement : 80 000 personnes sur un objectif total de 100 000.

Ainsi, le 30 mars, entre 50 et 200 de salariés de l’entrepôt JFK8 de Staten Island, à New York, ont quitté leur poste en milieu de journée pour demander des conditions de travail plus sûres. En représailles, l’un des organisateurs de cette action, Christian Smalls, a été licencié. Le 2 avril, un article de Vice révèle que l’entreprise se préparait à mener une campagne de dénigrement contre ce syndicaliste, pour donner une image négative du mouvement. Leur argument était que Smalls n’aurait pas eu le droit de se rendre sur son lieu de travail, après avoir été en contact avec un collègue testé positif au Covid-19, collègue qui avait travaillé en contact rapproché avec de nombreux salariés pourtant autorisés, eux, à être présents sur le site. L’objectif était de détourner l’attention des mesures prises, et surtout non prises, par l’entreprise en insistant sur la responsabilité individuelle des travailleurs.

En dehors d’Amazon, Instacart, le Uber de la livraison de courses à domicile, à aussi été confronté à un conflit social. Le 30 mars, des milliers de « travailleurs indépendants » d’Instacart ont cessé le travail pour demander du gel hydroalcoolique, des lingettes désinfectantes et une prime de risque. Leurs revendications mettent aussi en avant une autre particularité du système social américain : puisqu’ils ne sont pas salariés, ils ne bénéficient pas d’une couverture santé employeur, la seule façon pour une majorité d’Américains de se voir rembourser leurs frais médicaux.

Cheap protection sociale

Aux États-Unis, il existe bien quelques systèmes d’assurance médicale publics pour les citoyens les plus âgés, les plus pauvres, ou pour les vétérans. Mais ils sont payants. En réalité, la très grande majorité de la population dépend de son employeur pour avoir une assurance santé, pour laquelle elle paye d’ailleurs des fortunes. Chaque année, plus d’un demi-million de foyers américains se retrouvent en état de faillite personnelle en raison d’une ou plusieurs dettes médicales, souvent des factures d’hôpital. Une étude datant de 2009 montrait que chaque année, ce sont 45 000 Américains qui meurent de n’avoir pas d’assurance santé. En 2018, près de 28 millions des habitants du pays n’étaient pas assurés.

Parallèlement, le taux de chômage du pays atteint des sommets, dépassant largement ceux de la crise de 2008. Plus de 6,6 millions de résidents des USA se sont inscrits au chômage en une semaine. Un chiffre qui, comme en France, sous-estime largement le nombre réel de personnes privées d’un emploi rémunéré. Et nombre d’entre eux ont perdu, pour eux et leur famille, en même temps que leur travail, l’assurance santé qui était liée à celui-ci. En pleine crise sanitaire d’ampleur planétaire.

Les services publics en lutte

Ces dernières semaines, les travailleurs des services publics ont eux aussi mené de nombreuses actions. Le mardi 17 mars, les conducteurs de bus syndiqués de la ville de Detroit se sont mis en grève. Ici aussi les mesures de protection sont au cœur du conflit. L’un d’entre eux, qui avait dénoncé ses conditions de travail, est mort le 13 avril du Covid-19. La liste des grèves est longue.

Des égoutiers de la banlieue de Cleavland, le 20 mars. Des travailleurs sociaux de Philadelphie, le 27 mars. Des infirmières à l’hôpital ou en maison de retraite : en Californie le 30 mars, à Pittsburgh le 2 avril, à Detroit le 6 avril. À chaque fois, des demandes de moyens humains et matériels pour elles comme pour leurs patients. Il y a aussi le cas des éboueurs de Pittsburgh qui réclament matériel de protection et prime de risque, pointant du doigt leur assurance santé qui ne les couvre que très peu, et le risque financier que représente donc pour eux le fait de tomber malade.

Dans l’industrie aussi

Pendant ce temps, au niveau tant fédéral que des différents états, la réponse politique du président et de sa majorité est de dénoncer l’impact économique des mesures sanitaires comme étant plus grave que la pandémie elle-même. Et d’inciter les Américains à retourner au travail coûte que coûte. Le 23 mars, le lieutenant gouverneur du Texas, Dan Patrick, un républicain, déclarait ainsi que les grands-parents devraient être prêts à sacrifier leur vie pour la santé économique du pays de leurs petits enfants. Mais dans le secteur industriel, les travailleurs ne sont pas du même avis.

Le 3 avril, en réponse au gouverneur républicain du Massachusetts qui refusait de suspendre l’activité des chantiers de construction, le syndicat des ouvriers du bâtiment de l’état a demandé à ses 13 000 membres de se mettre en grève. Le 30 mars, des salariés de General Electric des usines de Lynn et de Boston ont également organisé des manifestations – en respectant une distance de sécurité de 2 mètres entre chaque participant – pour protester contre la décision de leur entreprise de licencier 2 600 employés de la branche aviation. À la place des licenciements, ils réclament de participer à la production de ventilateurs sur les chaînes de production de la branche médicale du groupe.

Des exemples de ce type se multiplient à travers le pays, notamment dans l’industrie automobile, l’aviation, les secteurs naval et portuaire, traditionnellement fortement syndiqués. Mais encore dans des usines alimentaires, comme en Virginie et dans l’Illinois le 3 avril, où des salariés non syndiqués se sont mis en grève, suivant les actions similaires de salariés de Georgie et du Colorado. Là, plus de 1 000 travailleurs migrants d’une usine d’emballage de viande s’étaient mis en grève. Au cœur de leurs revendications : des conditions de travail plus sûres et le droit à des congés maladie rémunérés.

Alors que la situation tant sanitaire qu’économique ne fait que s’aggraver et que les mesures politiques restent tièdes et ambivalentes, avec un président qui assume privilégier la santé économique du pays à celle, physique, de ses concitoyens, les tensions sociales déjà très fortes aux États-Unis pourraient encore s’exacerber dans les prochaines semaines.

 

Publié par FSC

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ANNULATION de la

DETTE

Dans les arrière-cours du système, là où se concoctent les véritables choix politiques et économiques, les paroles mielleuses et de circonstance de la communication présidentielle n'ont pas lieu de se manifester!

Au " pas de limite " et aux  déclarations d'empathie pour les soignants, les handicapés, les pensionnaires des EHPAD ... se substitue " les eaux glacées du calcul égoïste".

C'est ainsi que le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau a entendu à rappeler que si l'Etat " protecteur" s'est substitué aux défaillances évidentes du marché en aggravant la dette ... IL VA FALLOIR PAYER !

Il va falloir restaurer la CONFIANCE ... des fameux marchés (anonymat garanti !)

Bien compris monsieur le gouverneur !

C'est au peuple que vous vous apprêtez à présenter la facture pour rectifier vos propres turpitudes financières, votre sabotage des services publics et de celui de la santé en particulier!

Mais il n'est pas du tout sûr cette fois que le peuple y consente, monsieur le gouverneur !

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SOURCE : JDD, BFM

 

Sur BFM-TV Dimanche 19 avril 2020

“La France va sortir de ce choc avec une dette publique accrue d’au moins 15 points de PIB, à 115 %”, prévoit François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. Dans un entretien au Journal du Dimanche, le banquier des banquiers se veut réaliste.

"Dans la durée, il faudra rembourser cet argent."

François Villeroy de Galhau évoque plusieurs pistes. Rembourser la dette liée au coronavirus "dans plus longtemps" mais aussi, réduire les dépenses. "Pour le même modèle social que nos voisins, nous dépensons beaucoup plus", argue le gouverneur de la Banque de France. Un problème antérieur à la crise sanitaire.

"Il faudra viser une gestion plus efficace, d’autant que les Français ne souhaitent pas payer plus d’impôts. L’Allemagne peut répondre massivement au choc actuel parce qu’elle a su diminuer sa dette quand cela allait mieux", analyse François Villeroy de Galhau.

Restaurer la confiance 


Pour accélérer la reprise économique, il faut selon lui "restaurer la confiance", afin "que les ménages consomment et que les entreprises continuent d’investir et d’embaucher comme elles le faisaient depuis quatre ans".

"Un des accélérateurs de croissance passerait par des programmes d’investissement public européens. Cela permettrait d’augmenter nos capacités de production et de renouer avec nos priorités de long terme comme la lutte contre le changement climatique", affirme François Villeroy de Galhau.


Celui qui a participé à plusieurs réunions au FMI et au G20 ces derniers jours a indiqué que "la réaction de tous les pays avancés, dont la France, avait été saluée". Mais il rappelle que "les défis et les risques restent extrêmement forts, et nécessitent plus de solidarité: le gouvernement américain actuel a donné un mauvais signal en suspendant sa contribution à l’OMS, et en s’opposant à des droits de tirages spéciaux supplémentaires pour le FMI".

Pauline Dumonteil

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Le MEDEF,

les macronistes,

les éditocrates système,

le gouverneur de la banque de France,

sont ultra pressés de renvoyer les salariés au travail.

Pour eux c'est priorité au profit sous le masque de l'intérêt de l'emploi et des PME.

Pour nous c'est priorité à la santé !

Choix de société, choix de civilisation !

 

Publié par FSC

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Source : la page facebook de S. Sirot

 

Merci Edouard Philippe de nous avoir confirmé lors de cette pitoyable conférence de presse que les politiques libérales ont bien rendu exsangue l'hôpital public. 85 à 90 % de taux d'occupation des lits en réanimation serait le chiffre moyen en vitesse de croisière, expliquez-vous.

Donc, il s'agit bien d'une politique de flux tendu qui nous a placés à la merci du moindre grain de sable et nous a mis en danger face à une pandémie comme celle que nous connaissons. Il en est allé de même en termes de politique d'équipements médicaux. Alors cessez de vous gargariser des exploits réalisés par les personnels de santé, un peu comme si c'était à mettre à votre actif !! Ces exploits, ils ne les doivent qu'à eux-mêmes et surtout pas à vous, qui les avez envoyés non pas au front, mais au casse-pipe !!

A vous qui les avez empêchés, comme cela remonte de toutes parts, d'exercer convenablement leurs missions. Tout comme vous l'avez fait et le faites pour l'ensemble des fonctionnaires et des services publics.
Maintenant, au tour d'un ancien socialiste de nous parler... Olivier Véran... comme s'il fallait nous rappeler que tant les politiques publiques développées par les gouvernements sociaux-démocrates que celles déployées par ceux de la droite dite républicaine se sont révélées les deux faces d'une même médaille, une folle course de relais libérale qui nous a conduits jusqu'à un mur contre lequel nous nous fracassons brutalement. A commencer par les plus anciens, laissés à l'abandon dans les EHPAD.


Si cette fois encore, le plus grand nombre n'ouvre pas les yeux pour balayer ces politiques qui ne profitent qu'à une minorité de plus en plus infime, ce serait à désespérer.
Alors merci aux organisations d'émancipation de cesser leurs querelles picrocholines et aux syndicats qui seraient encore tentés de s'y perdre, de rompre avec le "dialogue social" vers lequel, on le voit bien, sera transférée la responsabilité de réduire les droits sociaux au nom du "redressement du pays", appuyé sur une union nationale vers laquelle quelques pathétiques ambitieux s'apprêtent à se précipiter pour un mauvais plat de lentilles.

Pardon, mais ces conférences de presse me rendent nerveux !

Publié par FSC

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La campagne de déclaration des impôts sur le revenu débute ce 20 avril et devrait se terminer en juin. CGT et Solidaires réclament son report. PHOTO A.B.
 
800 000 euros, c'est le montant que plusieurs entreprises du département n'ont pas reversé aux services des Finances Publiques, pour le mois de mars, via le prélèvement des impôts à la source. La CGT dénonce un « détournement ».
> Depuis le 1er janvier 2019, les impôts des salariés sont prélevés par l'employeur au titre du prélèvement à la source. Concrètement : « le montant de l'impôt est prélevé chaque mois sur le bulletin de paie ». Une somme est ensuite reversée aux services des Finances Publiques (anciennement Trésor Public) des collectivités locales.

> Mais ces derniers ont constaté que 800 000 euros n'avaient pas été reversés à leur administration pour le mois de mars dans les Bouches-du-Rhône : « 800 000 euros de révocation de mandat ». « C'est le montant que les entreprises n'ont pas reversé à nos services et donc aux collectivités », explique Philippe Laget, cosecrétaire de la CGT des Finances Publiques 13. L'organisation dénonce « une forme de détournement ». Car les conséquences sont doubles : « D'une part, cet argent appartient aux collectivités, d'autre part les contribuables ont bien payé leurs impôts ! ».

Une des explications de cette pratique serait la situation financière tendue, notamment le manque de trésorerie, de certaines boîtes dans la période. « En clair, les entreprises se font de la trésorerie sur le dos des salariés », analyse le syndicat. La CGT des Finances Publiques du 13 prédit que le schéma sera similaire en avril et potentiellement en juin.

 « Privatisation de l'impôt »

« Multipliez ça par le nombre de départements, ça donne une somme considérable qu'il manque à l'état dans cette période », tonne Philippe Laget. Pire : « On a le même problème pour la TVA ». Mais le syndicat n'a pas encore procédé au calcul du manque à gagner pour cet impôt-là. Une situation « qu'on aurait pu éviter si les entreprises n'étaient pas devenues collectrices de l'impôt sur le revenu ».

C'était une des critiques formulée par l'organisation syndicale à l'époque où le prélèvement à la source était encore en débat. « En voulant mettre à tout prix en place cette privatisation de l'impôt, on met les services en difficulté », explique Philippe Laget. Notamment ceux des services des impôts des entreprises (SIE) qui doivent déjà gérer les remboursements de dettes fiscales.

Si les noms des entreprises ayant recours à cette pratique ne sont pas communiqués par les agents, tenus à la déontologie, beaucoup sont bien connus et « ont pignon sur rue dans les 6e et 8e arrondissements de Marseille par exemple ».

Le tout sur fond de début de la campagne de déclaration des impôts sur le revenu qui débute ce 20 avril.

Amaury Baqué

Publié par FSC

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Que les journalistes à gage du pouvoir et du monde des affaires se taisent : depuis trente ans, ils ont tout faux

Les économistes et journalistes aux ordres annoncent chaque jour de verts pâturages et le bonheur pour tous

30 ans de libéralisme et de libre marché

Que les journalistes à gage du pouvoir et du monde des affaires se taisent : depuis trente ans, ils ont tout faux

POUR LES UNS LES LINGOTS
POUR LES AUTRES LE PAVE

Vieux, londres, rue pavé, fin, haut. Banque d'Image | k10847620 ...

 

Que les journalistes à gage du pouvoir et du monde des affaires se taisent : depuis trente ans, ils ont tout faux
Acrimed : Au nom du pluralisme, taisez-vous ! :

 

Une déclaration d’Acrimed qui invite les économistes à gages, les chroniqueurs et les éditocrates qui depuis trente ans chantent les louanges du libéralisme, à se taire au nom du pluralisme comme de la décence la plus élémentaire.

Voilà trente ans que les libéraux occupent tout l’espace médiatique, chantent les louanges de la mondialisation heureuse, de l’Europe des marchés, et de la baisse des déficits publics.

Trente années que ces zélateurs zélés du capitalisme nous abreuvent de doctrines libérales qui causent les crises, détruisent les emplois et bouleversent le climat.

Trente années qu’ils braillent contre les dépenses de l’État, appellent à réduire son périmètre, enjoignent d’alléger la pression fiscale, acclament la concurrence et roucoulent dès que l’on réduit le nombre de fonctionnaires.

Trente années qu’ils accompagnent la casse du droit du travail, qu’ils se félicitent des dividendes offerts aux actionnaires, prêchent inlassablement le « mérite » des riches et des rentiers. Trente années qu’ils accablent les travailleurs et les plus démunis, les « tire-au-flanc » et les « privilégiés » dans leurs médias gavés de subventions publiques.

Trente années que ces spécialistes de la pensée jetable se trompent sur tout. Qu’ils célèbrent la finance triomphante à la veille de la crise des subprimes. Qu’ils vantent la « solidarité européenne » quand sont imposées des coupes drastiques aux pays en difficulté. Qu’ils applaudissent, malgré la crise climatique, le capitalisme et le consumérisme effréné dans leurs médias saturés de publicités.

Trente années que les économistes à gages – qui cachetonnent dans les conseils d’administration des grandes entreprises du CAC40 – les chroniqueurs libéraux ou les simples éditocrates cadenassent la parole et monopolisent des plateaux faits par eux et pour eux.

De « l’État obèse » et « boursouflé » fustigé par Laurent Joffrin dans les années 1980 à la « suppression de la cinquième semaine de congés payés » prônée par Christophe Barbier en 2011, en passant par « la mondialisation heureuse » appelée de ses vœux par Alain Minc à la veille des années 2000, ils ont asséné tant de fois le même discours, le même message, qu’il est connu de tous, et par cœur : « Vive l’individualisme et le marché » ; « À bas la solidarité et la puissance publique » !

Aujourd’hui, en pleine crise sanitaire, certains retournent (une nouvelle fois) leur veste : c’est l’État tant honni qui est appelé à la rescousse. Mais alors que le système de santé est à bout de souffle du fait des politiques libérales et des coupes budgétaires, alors que des vies sont en jeu, que penser des sommations à la « baisse des dépenses de santé » d’Éric Le Boucher ? Que penser des prophéties de Nicolas Bouzou en 2014, selon lesquelles « dans 10 ans, nous aurons deux fois trop de lits d’hôpitaux » ? Que penser des cris d’orfraie d’Agnès Verdier-Molinié contre « le taux d’absentéisme très élevé qu’il y a dans nos hôpitaux publics » ? Que penser enfin, en pleine crise du Covid-19, des railleries d’Yves Calvi contre « la pleurniche permanente hospitalière » (12 mars 2020) ?

Aujourd’hui plus que jamais, après ces trente années de captation de l’antenne, il est temps qu’ils se taisent.

Au nom du pluralisme comme au nom de la décence la plus élémentaire, nous demandons à Jacques Attali, Ruth Elkrief, Dominique Seux, Axel de Tarlé, Alain Minc, Jean Quatremer, Christine Ockrent, Jean-Michel Aphatie, Nicolas Baverez, Alain Duhamel, Christophe Barbier, Brice Couturier, Jacques Julliard, Franz-Olivier Giesbert, Arnaud Leparmentier, Éric Le Boucher, Nicolas Beytout, Yves de Kerdel, Élie Cohen, Christian de Boissieu, Raphaël Enthoven, François Lenglet, Daniel Cohen, Patrick Artus, Christian Menanteau, Éric Brunet, Yves Calvi, Laurent Joffrin, David Pujadas, Yves Thréard, François de Closets, Pascal Perri, Nicolas Doze, Jean-Marc Sylvestre, Nicolas Bouzou, Jean-Hervé Lorenzi, Olivier Truchot, Dominique Reynié, Philippe Dessertine, Agnès Verdier-Molinié et consorts, de ne plus prendre la parole dans les médias pendant trente ans.

Nous demandons également aux médias qui les emploient ou qui les invitent – et a fortiori les médias du secteur public – d’en profiter pour laisser la place, et faire entendre d’autres voix (qui ne soient pas leurs clones) pendant trente ans.

Dans trente ans, alors, on pourra débattre à armes égales.

Acrimed

Post-scriptum : Nous ne doutons pas que le Conseil supérieur de l’audiovisuel veillera à ce que le pluralisme soit ainsi strictement respecté.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Un inspecteur du travail mis à pied par la Ministre du travail

Il n'y pas si longtemps, l'ex-banquier d'affaires logeant dans un palais présidentiel, déclarait à cor et à cri être en guerre contre le covid-19. Et tous les médias bien pensants de passer en boucle les propos de notre chef de guerre.

En d'autres temps, un certain François Hollande se disait être l'ennemi de la finance. Et tous les médias bien pensants s'en faisaient l'écho. Je ne vous ennuie pas outre mesure avec le bilan anti-social d'un président socialiste de la République qui, de plus, possédait dans sa besace un certain Emmanuel Macron comme dirlo adjoint du palais de l'Elysée, puis comme ministre de l'Economie et des Finances. Le parti à la rose a, semble-t-il, fait table rase de ce passé pas si lointain que ça. Mieux, nombre de ses potes sont ministres d'Emmanuel Macron, le dernier en date étant Olivier Véran en charge des Solidarités et de la Santé(sic).

Pour en revenir au titre de ma chronique, Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne, est mis à pied à titre conservatoire dans l'attente d'une procédure de sanction à son encontre. Son crime: avoir fait son boulot défini par le Code du travail en écrivant à des entreprises de son secteur qui faisaient bosser leurs salariés sans trop respecter la sécurité au turbin. De ce fait, des courriers auxdites entreprises pour rappel à la réglementation du Travail. D'autant plus que nous sommes en guerre contre le coronavirus selon notre grand manitou et que nous ne sommes plus dans le temps d'Avant pour s'assoir plus qu'il n'en faut sur la santé et la sécurité des travailleurs.

Mais, dans la lutte des classes, qui ne s'est pas arrêtée depuis le début de la pandémie, le capital trouve toujours des commis pour poursuivre l'exploitation du genre humain. Il faut poursuivre l'activité économique à tout prix quel qu'en soit le coût pour les salariés. Même en pleine guerre contre le covid-19.

Et voilà où on en est. Toujours en pleine guerre contre le covid-19:

Un inspecteur du travail mis à pied par la Ministre du travail

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Neuhauser. Le patron menace 1.000 salariés de chômage partiel après avoir fait des stocks

Chez Neuhauser, entreprise de boulangerie industrielle appartenant au groupe Soufflet, plus de 1000 travailleuses et travailleurs viennent d’apprendre que la plupart des sites de France seront impactés par le chômage partiel. En ce temps de crise sanitaire et économique, les patrons cherchent comme d’habitude à socialiser les pertes.

Industrie agroalimentaire

La nouvelle tombait comme une douche froide pour de nombreux salariés. Ces mêmes salariés qui ont pris des risques en venant travailler tous les jours (puisque l’entreprise est considérée comme essentielle) la boule au ventre, car aucune mesure de sécurité n’avait été prise par leur employeur, aujourd’hui se retrouvent face à l’annonce du chômage partiel. Le patron de Neuhauser, Soufflet, bien que milliardaire faisant partie des 100 plus grosses fortunes de France, refuse de prendre en charge intégralement le salaire ni même les 16% de différence, si l’on tient compte des aides versées par l’Etat.

Ce même patron milliardaire considérait, avec le plus grand cynisme, que les salariés ne courraient « aucun risque » venant travailler et ne voulait pas mettre en place des mesures élémentaires d’hygiène et sécurité. Sur certains sites comme celui en Moselle, ce sont les salariés eux-mêmes qui ont dû les imposer. En effet, après avoir entendu qu’un de leurs collègues (avec lequel ils avaient été en contact direct et prolongé) avait été transporté aux urgences pour des symptômes liés au COVID-19, ils ont été forcés de faire valoir massivement leur Droit de Retrait.

En atteste le Droit d’Alerte déposé sur le site de Fürst à Folschviller dans le Grand-Est (épicentre de l’épidémie en France) où ce sont, sur certaines équipes, jusqu’à 100% des salariés (CDI et intérimaires confondus) qui ont, par le biais de l’exercice de leur Droit de Retrait, refusé de reprendre le travail tant que leur sécurité n’était pas assurée.

Pour la direction, leurs profits passent toujours avant nos vies et notre santé !

À l’adage « mieux vaut prévenir que guérir », la Direction a tranché ! Alors que les élus CGT du site (à la demande d’une majorité des salariés) réclamaient la fermeture de l’usine pour respecter, sur un principe de précaution, une période de confinement de 15 jours avec maintien de salaire afin de ne prendre aucun risque supplémentaire, et après avoir refusé de prendre quelque décision que ce soit, la Direction n’a pas hésité à menacer des salariés inquiets pour leur santé et celle de leur familles. Par le biais de courriers recommandés, les travailleuses et les travailleurs se sont vus « priés »de reprendre le travail sans quoi, ils se verraient sanctionnés par des mesures disciplinaires et financières (mise à pieds, absences injustifiées pouvant mener au licenciement pour faute).

À ces menaces, les salariés ont répondu par une vague d’arrêt maladie. La Direction, en représailles et pour compenser le manque de personnel, sous couvert d’une pseudo « Unité Nationale » a décidé de passer les salariés d’un 5x8 (32h payées 35) en 3x8 (soit environ 37h50 semaine) afin de pouvoir produire au maximum.

Les salariés, totalement conscients de l’importance de produire du pain, n’ont jamais refusé de travailler. Mais ils exigeaient simplement et de manière légitime, de pouvoir le faire en sécurité. Car leurs vies valent plus que leurs profits !

De « l’entreprise essentielle » au chômage partiel…

Alors que le patron n’hésitait pas à multiplier courriers et autres notes de service, afin de marteler aux salariés qu’il fallait produire au maximum, à pleine cadence pour préserver la pérennité de l’entreprise et traverser la crise sanitaire en évitant les « cadavres économiques », la Direction décide de descendre de sa tour d’ivoire pour leur annoncer une nouvelle importante pour l’entreprise : Les chambres froides et les entrepôts étant désormais pleins, le chômage partiel (sans maintien de salaire, bien entendu) allait enfin pouvoir être mis en place...

L’heure est à la Solidarité et à l’Unité. La Direction l’a bien compris, et dans sa grande mansuétude accompagne son coup de massue d’un projet dégoulinant de compassion fausse et complaisante : Un « Fond Solidaire de Congés ». Un fond, bien entendu, alimenté par les salariés eux-mêmes… Encore un moyen de faire payer la crise aux salariés en leur proposant de financer le maintien de salaire par le sacrifice de leurs propres congés, pour lesquels ils ont si durement travaillé !

Mais la Direction ne s’arrête pas là, bien au contraire. Poussant le vice à l’extrême, histoire de prouver aux ouvriers toute sa bonne foi, elle invite ses cadres à faire don eux aussi, de leurs congés afin de palier au chômage partiel qui ne les affectera peu, voire pas du tout. Puisqu’en effet, le chômage partiel n’est pas synonyme d’équité.

Un tel élan de solidarité réchaufferait le cœur s’il ne s’agissait pas là surtout d’un bon moyen pour la Direction d’économiser encore et toujours plus sur le dos des ouvriers d’en bas. Le congé d’un ouvrier moyen n’ayant bien entendu pas la même valeur financière que celui d’un cadre… Or, si un seul congé d’un membre des hautes sphères de l’entreprise pourrait servir à financer le maintien de salaire d’un bon nombre d’ouvriers, la Direction préfère de loin partir sur la solution la plus rentable pour elle : un congé pour un congé… Un don pour les uns devenant sacrifice pour les autres… Quel bel exemple d’unité et d’équité… La direction n’a de cesse par ailleurs, de parler d’effort et de solidarité. Une belle idée, si ce n’étaient pas toujours les mêmes qui faisaient ces efforts et preuve de solidarité !

Un cynisme sans fin de la part de la direction et un gouvernement au service des grands patrons

Toujours soucieuse de paraître compatissante et bienveillante, la Direction met en place une ligne d’écoute et de soutien psychologique pour les salariés qui vivraient mal leur période de chômage partiel… Une ligne d’écoute qui coûte à elle-seule plusieurs milliers d’euros. Encore des frais engagés pour éviter de maintenir le salaire de ces salariés qui, justement, vivront mal cette période puisqu’ils ne savent pas, à l’heure actuelle comment faire pour remplir leur frigo avec seulement 84% de leur salaire et payer ces factures qui pour la classe ouvrière, ne sont évidemment pas mises en suspend...

Alors que le chômage partiel menace toute la division, la Direction privilégie certains sites au détriment d’autres dans le seul but d’économiser de l’argent et faire du profit. Un site de Bretagne va notamment devoir faire appel à de la sous-traitance pour faire face au surcroît d’activité et de commandes, pour des produits qui jusqu’à l’an dernier, étaient fabriqués sur un site que le groupe SOUFFLET n’a pas hésité à fermer dans le cadre du dernier « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » afin d’engranger toujours plus de profit… Le principe du « serpent qui se mord la queue »… Et tout ça avec la bénédiction du gouvernement et des grands actionnaires !

Les capitalistes veulent nous faire payer la crise, c’est aux ouvriers d’apporter les vraies solutions !

Force est de constater, via de telles ingérences de la part du gouvernement et des capitalistes, que c’est à nous de chercher les vraies solutions pour ne pas payer cette crise sanitaire et économique. Personne ne le fera à notre place, et personne n’est mieux placé que nous-mêmes pour savoir comment gérer et orienter la production en fonction des besoins essentiels de la société, tout en respectant les règles de sécurité et hygiène pour que nos vies et celles de nos familles ne soient pas mises en danger. En ce sens, le contrôle des ouvriers sur la production est le seul principe vital à la pérennité de nos emplois et de nos vies... Combien de temps encore allons-nous nous contenter, d’au mieux constater, au pire de laisser faire ? Qui sont-ils pour gérer ainsi la crise sanitaire et nos vies ?

Ils n’hésitent pas à risquer nos vies pour leurs profits et alors que des millions de personnes à travers le monde (y compris en France) n’ont rien à manger ou n’arrivent même plus à joindre les deux bouts. Le patron préfère stocker des millions de tonnes de denrées alimentaires dans l’espoir que quelqu’un, au sortir de la crise, les achète.

Quand cette crise sanitaire impacte physiquement et financièrement ces ouvriers, ces prolétaires, ces classes populaires, celles et ceux qui, durant cette crise, ont su démontrer que sans eux, leur sacro-sainte économie ne tourne plus. Et que ce sont bien ces hommes et ces femmes qui tiennent le monde à bout de bras, avec pour seule reconnaissance, la vision de ces partons et autres politiques, qui non contents de voir leurs dividendes crever les plafonds, voudraient en plus que nous restions muets, dociles et efficaces… L’Histoire se répète, les crises économiques d’un système capitaliste en faillite reviennent encore et toujours, les acteurs ont changé, les décors et les accessoires également, mais le système capitaliste et son exploitation sont toujours là !

Depuis peu, les différents syndicats de l’entreprise ont décidé d’innover et de faire preuve d’une réelle solidarité. En effet, de manière régulière, des visioconférences se teindront avec les salariés et les syndicats, afin de coordonner une riposte collective de la part de tous les sites de l’entreprise en France. Ces Assemblées Générales virtuelles se tiendront tous les mercredis et jusqu’à nouvel ordre, avec un maximum de salariés afin de décider ensemble et de faire prendre de l’ampleur à ce mouvement. Il paraît que « Nous sommes en guerre », que la guerre des classes commence alors ! Ce n’est pas à notre classe, encore une fois, de payer leur crise !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

On pourrait en rire si n'était pas en jeu la santé des femmes et des hommes à bord de notre porte-avions nucléaire. Pour le moment, plus de 1 000 marins sont testés positifs. Quant aux équipages de l'escorte, frégates de défense aérienne, pétrolier, etc, qui accompagnait le Charles de Gaulle?

"Covid-19: le commandement du «Charles-de-Gaulle» a été dépassé par l’épidémie", affirme Médiapart dans son enquête. Il poursuit: "Les 1 750 marins du porte-avions Charles-de-Gaulle ont débarqué à Toulon, dimanche, après que leur mission a été écourtée par une épidémie de Covid-19. Le ministère des armées assure que toutes les précautions ont été prises à bord afin de limiter la propagation du virus, et notamment que tous les marins présentant des symptômes ont été isolés de l’équipage. Selon les informations de Mediapart, ce n’est pas le cas.

Les marins du Charles-de-Gaulle ne le savent que trop bien : encore plus qu’ailleurs dans l’armée, la parole de ceux qui travaillent sur le porte-avions est contrôlée. Car en plus d’être un navire aux missions hautement stratégiques – c’est de son pont que les Rafale français décollent pour aller bombarder les positions de l’État islamique en Syrie et en Irak –, le porte-avions est un bateau éminemment « politique » ; une fierté de l’armée française dont les faits d’armes servent aussi d’outil de communication. (...)"

Sur France bleu, un marin, testé positif, témoigne anonymement pour ne pas être punie par la Grande muette. Selon lui, le commandant du porte-avions aurait proposé d'interrompre la mission quand le Charles de Gaulle était en escale à Brest, entre le 13 et 16 mars. À ces dates, dit-il, plusieurs marins présentaient déjà les symptômes du Covid-19 et le Pacha aurait souhaité confiner immédiatement son équipage. Toujours selon le marin, cette proposition aurait été refusée par le ministère des Armées.

Ben oui, Emmanuel Macron est le chef de guerre de l'armée française. Il peut envoyer des troupes, à pied, en bateau ou en aéronef partout dans le monde et sans déclarer la guerre ni rendre de comptes au Parlement.

Dites,  vous de la Grande muette, avec cette pandémie mondiale du coronavirus, combien de militaires français sont confinés et dans quelles conditions, parce que testés positifs, hors de la patrie en opérations dites "extérieures" par le ministère de la défense? 

Mais chut...

Le porte-avions Charles de Gaulle, navire amiral de la marine française, touché coulé par le covid-19

Mais peut-être qu'après tout personne ne savait qu'un épidémie s'activait en Chine et que ce pays en a averti le monde dès le 31 décembre 2019.

C'était trop tard disent les USA et leurs supplétifs au sein du capitalisme international, dont notre président de la République. Sous entendu, sinon, nous aurions pris des dispositions. Avec des lits en moins et des personnels hospitaliers  en sous-effectif comme en France?

Bon, pas de polémique me rabâchent les éditocrates à la télé.

Et c'est vrai que du 21 janvier au 24 janvier 2020, tout le gratin de ceux qui décident du sort de notre planète était à Davos, siège annuel du Forum économique international avec:

Donald Trump, Président des États-Unis d'Amérique ; Han Zheng, Vice-Premier Ministre de la République Populaire de Chine ; Angela Merkel, Chancelière fédérale d'Allemagne ; Giuseppe Conte, Premier Ministre d'Italie ; S.A.R. Le Prince de Galles  fils de sa mèreUrsula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne ; Pedro Sanchez, Premier Ministre d'Espagne ; Simonetta Sommaruga, Présidente de la Confédération suisse ;Mohammad Ashraf Ghani, Président de la République islamique d'Afghanistan ; Sebastian Kurz, Chancelier fédéral d'Autriche ; Ivan Duque, président de la Colombie ; Felix Tshisekedi, Président de la République démocratique du Congo ; Lenin Moreno Garcés, Président de l'Équateur ; Sanna Marin, Premier Ministre de la Finlande ; Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président de la République du Ghana ;Kyriakos Mitsotakis, Premier Ministre de la Grèce ; Barham Salih, Président de l'Irak ; Leo Varadkar, Taoiseach(?) d'Irlande ; Omar Al Razzaz, Premier Ministre de Jordanie ; Khaltmaagiin Battulga, Président de Mongolie ; Mark Rutte, Premier Ministre des Pays-Bas ;Erna Solberg, Premier Ministre de Norvège ; Imran Khan, Premier Ministre du Pakistan ; Mohammad Ibrahim Shtayyeh, Premier ministre de l'Autorité nationale palestinienne ; Andrzej Duda, Président de la Pologne ;Maxim Oreshkin, Ministre du développement économique de la Fédération de Russie ; Macky Sall, Président du Sénégal ; Lee Hsien Loong, Premier Ministre de Singapour ; Kais Saied, Président de la Tunisie ; Volodymyr Zelenskyy, Président de l'Ukraine.

Il y avait même le directeur général de l'OMS et en guest star le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats dans l'UE du capital.

Bon, c'est vrai que Macron avait piscine pour Davos, mais "Muriel Pénicaud (Travail), s’y rend pour faire avancer des dossiers. et en deux jours, Bruno Le Maire (Économie) a calé une douzaine de rendez-vous, " Lu dans la presse et liste prise dans  le blog de Canaille le rouge.

Du coup, ce dessin:

Le porte-avions Charles de Gaulle, navire amiral de la marine française, touché coulé par le covid-19

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Une vidéo qui montre bien la sous-estimation, les mensonges et les dénis à la fois du pouvoir et des chiens de garde médiatiques dès le départ de la pandémie.

On comprend aussi pourquoi à présent pour masquer ces profondes dérives, ils s'en prennent à la Chine dérivant dans un complotisme qu'ils ne cessent par ailleurs de dénoncer ... chez les autres!

Plus de 10 millions de vues !

Échantillons de commentaires de la vidéo :

 

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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