SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
 
image d'illustration

Il y a six mois, le président s'y engageait : pas de vaccin obligatoire. Et aujourd'hui, pas de bistro, pas de resto, pas de ciné, pas de supermarché, sans pass sanitaire. Le symbole d'un gouvernement impuissant à convaincre, et à qui ne reste que la force de coercition.

E.Macron le 27 décembre 2020 :”Je l’ai dit, je le répète : le vaccin ne sera pas obligatoire. Ayons confiance en nos chercheurs et médecins. Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur, la raison et la science doivent nous guider.”

François RUFFIN (LFI) :

"Les jours heureux", il promettait, l'an dernier. Ce soir, c'est pass sanitaire et vaccination obligatoire. C'est rien sur les milliardaires, et tout contre les précaires. Macron, président des riches, jusqu'au dernier jour. Faut le sortir !

Fabien ROUSSEL (PCF) :

Macron n'a rien "bousculé" il a aggravé un système au service des actionnaires. Réformes de l'assurance chômage et des retraites, toujours plus loin dans l'injustice et les inégalités !

Adrien QUATENNENS (LFI):

“Un volontaire pour expliquer à Macron que c’est notamment parce que l’on travaille moins longtemps que l’on vit plus longtemps, qu’il y a près de 150 milliards dans les réserves pour les retraites et 6 ans d’écart d’espérance de vie entre un cadre et un ouvrier ?”

Travailler plus pour rembourser la dette, mener la vie dure aux privés d’emploi, rehausser l’âge de départ à la retraite… Plus de doute : le porte-parole de la Commission européenne en France est prêt pour la primaire de droite.

Ian BROSSAT (PCF) :

Réduire les indemnités des chômeurs alors que la France compte 10 millions de pauvres, reporter l'âge de départ à la retraite alors que l'espérance de vie en bonne santé des ouvriers est de 59 ans. Le seul cap de Macron ce soir : pourrir la vie des gens modestes.

André BERCOFF (journaliste) :

Le plus piquant dans cette tragi-comédie,: Macron découvrant les avantages de la fermeture des frontières. Pour lui aussi, c’est quitte ou double: soit le pays renâcle et il se casse comme il l’avait annoncé ; soit le pays s’en fout et il repasse comme il continue de l’espérer.

Nicolas DUPONT-AIGNAN (Debout la France):

Tout à son obsession vaccinale, Emmanuel Macron est même prêt à dérembourser les tests, seul outil de suivi épidémique… Plutôt le vaccin que la lutte contre l’épidémie, tout en rendant le droit à disposer de son corps un droit payant ! Rétablissement de la République censitaire.

Assaut sur nos libertés et sur l'égalité républicaine ! Emmanuel Macron est devenu fou. Résistons !

Mathilde PANOT (LFI) :

Pas de vaccin : pas de café, de train ou de restaurant. Retour de la réforme de l’assurance chômage et de celle des retraites. Le candidat Macron nous donne les grandes lignes de son programme en 2022 : autoritarisme et mise à mort sociale !

François ASSELINEAU (UPR):

Toute l'allocution de Macron est une provocation. Elle confirme mon analyse sur ses propos mystérieux des 4 décembre et 3 juin. L'oligarchie qui «tient» Macron lui a donné son ultime feuille de route avant qu'il ne soit exfiltré de l'Élysée en 2022 comme prévu.  

(sources: Twitter)

VOIR ÉGALEMENT LES LIENS CI-DESSOUS:

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Avec Macron président, le nombre de milliardaires français est passé de 95 à 109 pendant la pandémie

Le magazine Challenges

a publié jeudi son classement

des 500 plus grandes fortunes de France

dont le capital a augmenté en 2020.

Le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes de France a augmenté de 30% en un an, selon le classement à paraître jeudi du magazine Challenges, qui a dénombré 109 milliardaires français cette année contre 95 l'an dernier.

 

«Ce sont les plus fortes progressions annuelles jamais enregistrées par notre palmarès, mis en place en 1996», a indiqué Challenges. Le nombre de milliardaires français était de 51 en 2011, selon le média.

Comme chaque année depuis 2017, quand il a dépassé l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, Bernard Arnault et sa famille sont en tête, avec une fortune estimée à plus de 157 milliards d'euros. Une progression de 57% par rapport à juin 2020.

«Les crises nous rendent plus forts»

Le PDG de LVMH a même été quelques heures en mai l'homme le plus riche du monde, devant l'Américain Jeff Bezos (Amazon), au gré de l'évolution des cours qui font varier leur fortune en temps réel.

«Les crises nous rendent plus forts», avait déclaré fin avril Bernard Arnault en commentant les bons résultats financiers de LVMH, numéro un mondial du luxe.

Suivent la famille Hermès (81,5 milliards d'euros), celle des Bettencourt (71,4 milliards), et en quatrième et cinquième positions celles d'Alain et Gérard Wertheimer, héritiers de Chanel, et de François Pinault, fondateur de Kering, aujourd'hui dirigé par son fils François-Henri.

Le fondateur d'eBay Pierre Omidyar, huitième, double sa fortune estimée entre 2020 et 2021, alors que les confinements ont dopé le commerce en ligne des articles d'occasion.

«Les dix premiers, ceux dont la fortune dépasse les 13 milliards d'euros, ont vu leur patrimoine bondir de 37%. Les 490 autres ont vu le leur patrimoine n'augmenter que de 25 %», note Challenges.

Ça n'empêche pas Nicolas                                Ça n'empêche pas Nicolas
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Et de Macron à Bernard Arnault,

en passant par

Geoffroy Roux de Bézieux

ils voudraient tous

que les pauvres paient la crise !!!

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Un sketch ce matin à l'usine Le meux chez Unilever

Ce matin, la CGT était présente sur le site afin de prendre la mesure suite au chantage honteux de la part de la direction sur les salariés faites hier (vendredi 9 juillet 2021) alors que tous les élus étaient en réunion CSE extra à ce moment-là.

Il est scandaleux de la part de la direction d’instaurer ce chantage (qui ne tient pas la route) pour forcer les salariés à venir travailler.

Une fois de plus, notre direction a perdu toute crédibilité !

Cela devient risible et nous sommes en droit de se poser la question du regard qu’elle porte sur les salariés quand on arrive à un tel constat.

Ce sont les salariés qui sont venus pour la haute activité, debout depuis 04H00 pour commencer sur une réunion sécurité dans un local ou tout échange était impossible au vu du bruit, 90% des salariés n’ont rien entendu, alors que c’était un point sécurité. (On ne rigole pas avec la sécurité)

Il aurait été plus cohérent de faire cette réunion à la cantine, mais bon, les ordres sont les ordres !

Et après 10 minutes de dialogue de sourd, alors que la direction impose aux salariés de venir le samedi pour produire, on leur dit de se mettre en pause jusque 06H45, c’est d’une telle logique puisque le personnel week-end était déjà sur place, encore une fois les ordres sont les ordres !

Et pour continuer dans le ridicule, certaines lignes étaient encore à l’arrêt suite à un manque habillages ou pâtes. (Mais nous savons pourquoi puisque selon les propos de la responsable du planning, le problème viendrait probablement de la fabrication dentaire…)

Et pour finir, nous n’avons pas vu un seul cadre (d’astreinte) ce matin au vu de la situation anxiogène !

Mais à part ça, tout va bien !

Et mieux aujourd’hui puisqu’Unilever se rend compte tout de même qu’il y a un problème, elle met en place des référents « Bien-être »

Nous voilà sauvé !

 

Un sketch ce matin à l'usine Le meux chez Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Des responsables des syndicats CFE-CGC, CGT et Unsa du Groupe ADP, gestionnaire des aéroports parisiens de Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly, ont été interpellés vendredi en fin de matinée à Orly, pendant une manifestation de salariés en grève, indiquent des sources syndicales. 

Grève aux aéroports de Paris : des syndicalistes ont été interpellés à Orly

La police a interpellé plusieurs syndicalistes ce vendredi matin à l'aéroport d'Orly où un rassemblement de salariés d'Aéroports de Paris en grève avait été organisé. 

Dans le cadre d'un préavis de grève déposé jusqu'à dimanche 7h00 du matin, les salariés grévistes avaient décidé de se retrouver pour manifester devant Orly et Roissy ce vendredi matin. 

Ils avaient aussi envisagé de perturber les terminaux. Mais ils ont dû faire face à la police. Ils ont eu interdiction de rentrer dans les aéroports, mais aussi de bloquer la route d'accès. 

Rassemblements sous tension et interpellations à Orly

Véronique Pigueron, présidente de la CFE-CGC d'ADP, a déclaré avoir été "interpellée par la police, avec la responsable CGT à Orly, Isabelle Bigand". 

Laurent Garssine, secrétaire général de l'Unsa chez ADP, a lui aussi annoncé son interpellation par la police "avec deux responsables de la délégation CGT". "On est pacifiques. On faisait un sit-in sur la route et on a été interpellés parce qu'on n'avait pas de pièce d'identité", a raconté Laurent Garssine.  

Le responsable de l'Unsa a dit avoir téléphoné au PDG du Groupe ADP, Augustin de Romanet, pour lui "faire part des répressions".

Gaz lacrymogène à Roissy

À Roissy, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour repousser des manifestants qui déambulaient sur les voies routières d'accès à l'aéroport.

Réactions scandalisées sur Twitter

Ces interpellations ont fait réagir sur Twitter les responsables nationaux de la CFE-CGC et de l'Unsa.

Une situation inacceptable pour Laurent Garssine, secrétaire général Unsa Sapap Aéroports de Paris. Même réaction pourle président de la CFE-CGC, François Hommeril.

 

 

 

La direction d'ADP propose des réunions aux syndicats 

La direction du Groupe ADP a indiqué vers 12h00 qu'"une réunion de point de situation était "proposée ce jour à 15h00" aux syndicats.

Suite à la réunion, elle a souhaité faire une déclaration : "Nous avons souhaité réunir les organisations syndicales représentatives pour faire le point sur la situation et revenir sur les incidents de ce matin. L'Unsa et la CGT ont participé à cette réunion. Chacun a appelé à la responsabilité pour trouver au plus vite une issue au mouvement social. C'est pourquoi nous avons à nouveau proposé aux organisations syndicales représentatives une réunion le lundi 12 juillet à 10h que nous souhaitons pouvoir être conclusive sur la base des propositions de toutes les parties."

Les grévistes réclament le retrait d'un plan d'adaptation des contrats de travail qui prévoit une baisse ou une suppression de primes. En cas de refus, les salariés risquent un licenciement dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi.

Publié par Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Mais pourquoi ces "Jours heureux" - 1945-1946 - ont-ils été balayés rapidement par l'offensive des forces de l'argent, et que, dans les années qui ont suivi, nombre de résistants connaissaient la prison, alors que les "Kollabos" en sortaient ?

Pourquoi dès l'automne1947,  les ministres communistes étaient chassés du gouvernement socialiste, alors que le PCF et la CGT avaient été les meilleurs artisans de la bataille pour la production dans un pays dévasté par la guerre et l'Occupation ?

Pourquoi à l'automne 1948, un vaste mouvement de révolte sociale, illustré par la grève historique des mineurs, a été noyé dans le sang par le ministre socialiste Jules Moch, qui a fait appel à l'armée pour réoccuper les puits de mines ?

Se rappelle-t-on que cette année-là, la finance internationale, sous pavillon des Etats-Unis, creusait les premiers chantiers de l'Union Européenne à travers la mise en place de la Communauté Européenne du Charbon et la l'Acier, la fameuse CECA, à domination allemande ? 

Ce rappel vise à tirer les leçons de l'histoire, et ne pas faire de celle-ci un conte de fées.

Oui, la Résistance, du PCF au général de Gaulle, a écrit des plus belles pages de l'histoire de France. Mais tant que l'Etat est dominé économiquement par le capital - aujourd'hui financiarisé et mondialisé - ce n'est qu'illusion de croire que les forces de progrès peuvent modifier fondamentalement l'ordre social par le simple jeu électoral.

Aujourd'hui, avec Emmanuel Macron à l'Elysée, les bouleversements opérés dans la structure du capital durant ces dernières décennies, sa concentration, son internationalisation, sa financiarisation, des fissures se sont creusées en son sein. Des couches encore hier bénéficiaires du système, s'estiment lésées par le pouvoir financier.

Des couches moyennes se voient à leur tour paupérisées.

D'autre part, la désindustrialisation de la France a privé notre peuple d'une concentration ouvrière, qui jouait longtemps la force de frappe de la contestation populaire.

De cette situation, il faut en tier les leçons.

Si nous voulons retrouver"les Jours Heureux", il faut sortir la France des griffes du capital mondialisé avec un objectif clair : rassembler toutes les couches qui en sont victimes sur la base d'un programme minimum : la réappropriation par la Nation des secteurs économiques vitaux pour le bien-être de son peuple.

Ce qui  nécessite de recouvrer notre entière souveraineté en se libérant des fourches caudines de Bruxelles, de l'Union Européenne, bastion du capital financiarisé.

Tout se tient : le fil rouge de la libération ouvrière nécessite de rompre le fil noir des forces de l'Argent-roi. 

C'est alors que nous retrouverons les Jours heureux.

Jean LEVY

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
STEF Transport. Deux militants CGT mis à pied pour avoir dénoncé le racisme dans leur boîte

Dans l'entreprise de transport frigorifique STEF en Vendée, deux élus CGT Yoann et Mehdi sont mis à pied pour avoir dénoncé le racisme sur leur lieu de travail. Nous avons interviewé Yoann.

Patron-voyou

Yoann et Mehdi sont élus CGT au CSE de l’entreprise de transport frigorifique STEF aux Essarts, en Vendée. Suite à des propos racistes à répétition de la part de collègues et de clients (surnoms, allusions culinaires à répétition, « blagues déplacées »), à l’origine de plusieurs départs de collègues, et au silence de la direction face aux signalements, Yoann et Mehdi ont réagi en déclenchant une enquête pour atteinte aux droits des personnes - une procédure inscrite dans le droit du travail. Cela a fort déplu à la direction et à son fidèle syndicat, la CFTC, qui ont lancé une opération anti-CGT.

Le point culminant a été atteint le jour d’une réunion du CSE. Avant la réunion, Yoann et Mehdi ont été bousculés par un salarié proche de la direction, qui avait déjà insulté la CGT de "preneurs d’otage" et de "terroristes", puis ils ont subi des provocations à répétition lors de la réunion. L’objectif a été atteint : le ton est monté, quelques affaires ont volé, sans pour autant qu’aucune menace ou contact physique n’aient eu lieu.

La direction a saisi cette occasion pour décider d’une mise à pied conservatoire pour les deux élus, avec entretien préalable au licenciement le 6 juillet. Lors de la réunion du CSE qui a suivi, les élus ont voté : 5 CFTC pour le licenciement, 4 CGT contre. "Franchement, on savait que notre engagement à la CGT posait des problèmes mais là ça dépasse l’entendement et le raisonnable. La STEF a détruit ma vie, mais j’ai fait le choix de la consacrer aux opprimés et à ceux qui sont sans cesse abîmés et abusés par la direction", raconte Yoann. "Aujourd’hui, par le biais d’un tract diffamatoire d’un syndicat complaisant avec la direction et par le biais d’une manipulation mentale et grossière de la part de la direction, on assiste à l’opération anti-cgt par excellence…Désormais accusés de violences physiques, menaces, intimidations voire de comportement sexiste avec propositions indécentes, la direction construit un dossier à charge, sans jamais nous donner d’éléments, mais surtout pour semer le doute dans la tête des salariés et toucher notre intégrité et nos familles."

Cette histoire n’est pas sans rappeler l’acharnement patronal dont ont été victimes Ahmed Berrahal à la RATP ou encore Rozenn à Chronodrive dernièrement. Le patronat est à l’offensive dès que des délégués syndicaux agissent contre le racisme ou le sexisme dans leurs boîtes. "Nous sommes dérangeants parce que nous sommes des militants syndicaux, à la CGT. Sur un sujet comme le racisme, on le voit : deux élus déclenchent une enquête sérieuse et la réponse de la direction c’est de les exclure… il faut s’interroger", souligne Yoann. "Le mardi 6 juillet la direction a saboté l’outil de travail en interdisant à 85% des salariés de venir travailler, chose inédite puisque la boîte tourne 24 sur 24. Pourquoi ? pour éviter de rétablir la vérité auprès des salariés et nous empêcher tout contact avec eux.

Vendredi et lundi derniers, en amont des entretiens, une mobilisation a eu lieu en solidarité avec les militants réprimés : des soutiens venus de différents secteurs, des organisations politiques ainsi que des Gilets jaunes ont répondu présents. "Le rassemblement avec plus de 100 personnes démontre que seules la solidarité et l’unité comptent. Beaucoup de camarades de STEF étaient venus de toute la France pour dénoncer les atteintes à un droit fondamental et constitutionnel : celui de pouvoir exercer une activité syndicale sans discrimination ou dénigrement.".

 
 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les TUI font annuler leur plan social au tribunal : le combat contre les licenciements continue

Alors que les syndicats de TUI France mènent une bataille contre le plan social qui doit supprimer près de 600 emplois, ils ont obtenu hier l’annulation de l’homologation du plan en appel.

Mouvement ouvrier

Crédits photo : CGT TUI France

La nouvelle est tombée sur les réseaux sociaux hier en début d’après-midi : la cour d’appel administrative de Versailles a annulé en appel l’homologation du plan de licenciement de TUI France, contre lesquels se battent les salariés depuis plusieurs mois. Cette homologation, réalisée par la Dirrecte en décembre dernier, avait été attaquée à l’époque en référé par le CSE, et notamment par la CGT TUI France.

Entre temps, la décision avait finalement été validée par le tribunal administratif de Cergy. Une décision scandaleuse dénoncée à l’époque par les syndicats. Interviewé par Révolution Permanente, Lazare Razkallah de la CGT TUI France notait alors : « On est surpris et en colère : le groupe avait les moyens financiers d’accéder à certaines de nos demandes, et ce n’était pas au rendez-vous. A titre d’exemple, pour les salariés de plus de 50 ans, le PSE prévoyait 11 mois de congés de reclassement, 8 mois pour les moins de 50 ans. On estimait que ce délai était trop court : que voulez-vous faire en 8 mois dans la situation actuelle du marché du travail ? Depuis le début de la crise, le groupe TUI a touché 5,5 milliards d’euros, notamment des banques et de l’État allemand. La somme prévue pour le PSE de TUI France c’est 31 millions, bien en dessous de leurs moyens. »

Finalement, la procédure d’appel aura permis de faire tomber l’homologation. Dans une dépêche, l’AFP rapporte que : « Dans son arrêt daté de mardi, la cour estime que "la société TUI France a méconnu les dispositions" de l’article L. 1233-5 du Code du travail en n’appliquant pas "au niveau des zones d’emploi" les critères qui ont déterminé l’ordre de licenciement des salariés travaillant dans les agences mises en vente.

L’homologation du PSE est ainsi entachée d’"une erreur de droit", juge la cour, qui a décidé d’annuler cette homologation, effectuée en décembre, ainsi que sa validation en mars par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise). » Cette décision est ainsi le signe que le projet ficelé par la direction ne respecte même pas les exigences minimales fixées par le code du travail en termes de critères d’ordre.

Cependant, le patronat sait assurer ses arrières et le régime du licenciement pour motif économique comprend une disposition particulièrement révoltante. En effet, l’article 1235-11 du code du travail dispose que : « Lorsque le juge constate que le licenciement est intervenu alors que la procédure de licenciement est nulle, conformément aux dispositions des deux premiers alinéas de l’article L. 1235-10, il peut ordonner la poursuite du contrat de travail ou prononcer la nullité du licenciement et ordonner la réintégration du salarié à la demande de ce dernier, sauf si cette réintégration est devenue impossible, notamment du fait de la fermeture de l’établissement ou du site ou de l’absence d’emploi disponible ».

Autrement dit, en pratique, il est évident que les patrons se précipitent pour procéder à la mise en œuvre du PSE et supprimer les emplois. Aussi, ils sont tout à fait prêts à répliquer que la réintégration est impossible, faute « d’emploi disponible ». L’alternative est celle des indemnités de licenciement, qu’il est possible, octroyées ensuite devant le Conseil des Prud’hommes.

En ce sens, contacté par Révolution Permanente, Lazare Razkallah de la CGT TUI note que la décision ne permettra pas la réintégration des près de 600 salariés licenciés : « on gagne le fait de pouvoir contester les licenciements si les postes ne sont pas supprimés, mais tous les postes ont été supprimé… Donc même si c’est une victoire pour nous l’annulation du PSE, il ne faut pas oublier que TUI a licencié 600 personnes. » De son côté TUI France entend répliquer, et a annoncé vouloir « saisir le Conseil d’État pour défendre sa position ».

Une situation qui rappelle les difficultés du combat sur un terrain juridique très favorable au patronat, contre des entités comme les Dirrecte qui soutiennent largement les plans sociaux. A l’image du rôle joué par l’État dans le cadre du conflit de Grandpuits où le PSE avait lui aussi été validé en dépit des risques de sécurité profonds mis en lumière par les salariés et syndicats.

C’est la raison pour laquelle il est plus urgent que jamais de se saisir de toutes les occasions possibles pour s’affronter aux politiques mortifères du patronat. C’est par la construction d’un front déterminé que nous pourrons construire le rapport de force nécessaire pour imposer une véritable alternative, un rapport de force qui implique d’exiger des directions syndicales un plan de bataille à la hauteur dans la période qui vient, et de lutter dans chaque bataille pour le maintien de l’emploi par la grève.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
MONOPRIX : plusieurs magasins en grève POUR DÉNONCER LE SOUS-EFFECTIF

Plusieurs monoprix en grève pour dénoncer le sous-effectif

Les salariés assurent que les conditions de travail se sont dégradées au sein des magasins en raison d'un manque de personnel.

Publié le 06-07-2021 par Esther Buitekant

25 magasins en grève

La révolte sociale gronde chez Monoprix. 25 magasins Monoprix à travers l'hexagone ont répondu le 2 juillet à l'appel à la grève de la CGT. 'Depuis plusieurs mois les conditions de travail se sont fortement dégradées, imposant une charge de travail quasi équivalente' à la période d'avant la crise sanitaire, 'à un nombre de salariés plus restreint', explique la CGT dans son communiqué. Le syndicat dénonce notamment 'le recours abusif à l'activité partielle et le non-remplacement des absents'. La CGT est présente dans seulement 150 magasins sur les 314 que compte l'enseigne en France. Ainsi le fonctionnement des magasins de Rennes, Toulouse, Paris Nation, La Canebière mais aussi Lyon a été perturbé par les salariés qui avaient cessé le travail. Ces derniers ont expliqué leurs conditions de travail aux clients et proposé la signature d'une pétition. Un mouvement qui a été par endroit très suivi. 'À Rennes, il y avait 50 grévistes environ et seulement six personnes qui ont continué le travail", assure ainsi Mme Aribart, employée en Ille-et-Vilaine.

 Monoprix minimise et appelle au dialogue

Si la CGT s'est félicitée de la réussite de ces grèves inopinées, la direction de l'enseigne a minimisé leur impact. 'Suite à un appel à la grève de la CGT, non suivi par les autres organisations syndicales, quelques collaborateurs d'une minorité de magasins y ont répondu pendant quelques heures. (...) L'ensemble de nos magasins sont restés ouverts et ont continué d'accueillir nos clients', a indiqué de son côté la direction. 'Monoprix rappelle privilégier avant tout le dialogue social, qui reste notre priorité. Celui-ci n'a d'ailleurs jamais été rompu. Des discussions se tiennent actuellement dans les quelques magasins concernés », a encore assuré la direction.

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Aux Essarts, mardi 6 juillet, devant l’entreprise de transport Stef, des salariés se sont réunis pour demander la levée des sanctions prises contre deux élus CGT.

 

Ils étaient une centaine selon les manifestants et une trentaine selon les gendarmes. Aux Essarts, les salariés de Stef transport se sont regroupés devant l’entreprise, mardi 6 juillet, pour une journée de grève. Ils protestent contre le possible licenciement de deux de leurs représentants syndicaux élus à la CGT. La direction les accuse de violences physiques et verbales : « Aucun comportement violent ne peut être toléré au sein de l’entreprise, quels qu’en soient les auteurs. »


« Je conteste les violences »

Après avoir publié un rapport sur le racisme de certains clients et dirigeants envers des salariés, les deux élus ont été convoqués lors d’une réunion le 24 juin dernier. Le ton est monté entre les dirigeants et les élus syndicaux. « Il y avait beaucoup de provocation de la part de la direction. J’ai fini par balancer mes affaires par terre, reconnaît l’un des deux représentants. Mais je conteste les violences physiques et verbales. » Leur maintien ou non dans l’entreprise sera étudié en août par l’inspection du travail. La direction « n’apportera pas de commentaire complémentaire face à une situation qui doit être traitée en interne ».

Vendée : Grève à Stef transport en soutien à une mise à pied de deux représentants CGT

Publié par FSC

Voir les commentaires

Visiteurs

520655

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog