SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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A partir du 15 décembre 2020 : couvre-feu à 20 heures sauf le 24 décembre et libre circulation sur l'ensemble du territoire

Voici les principales annonces du gouvernement de ce soir, qui a revu sa copie en raison de la situation sanitaire. Le confinement est bien levé le 15 décembre, mais avec trois ajustements majeurs par rapport à la première stratégie présentée il y a trois semaines.

 

-Les théâtres, musées et cinémas resteront fermés trois semaines supplémentaires, soit jusqu’au 5 janvier. 

 

-Le couvre-feu initialement annoncé à 21h est avancé à 20h. Il sera strictement contrôlé avec des "possibilités de dérogations limitées".

 

-Le couvre-feu concernera aussi le soir du 31 décembre, contrairement à ce qui avait été annoncé, mais pas celui du 25 décembre.

 

LES DÉPLACEMENTS AUTORISÉS

 

Jean Castex a confirmé jeudi que "la possibilité de se déplacer sur tout le territoire" serait de nouveau autorisée à partir du 15 décembre, malgré des "règles plus strictes" que prévu contre le Covid-19, et a invité à continuer le télétravail "partout où il est possible".

LES BARS ET RESTAURANTS RESTENT FERMÉS

 

Jean Castex le reconnait, les restrictions annoncées ce soir cherchent à limiter les interactions : "On mange, on boit, on est proche les uns des autres, et il est beaucoup plus difficile de garder ses distances ou de porter un masque. Ce sont des moments formidables. Nous les apprécions tous.  Mais c’est le facteur numéro un de contamination. C’est aussi la raison pour laquelle nous maintenons la fermeture des bars et des restaurants."

LE REVEILLON SOUS COUVRE-FEU

 

Le Premier ministre annonce que le 31 décembre sera, lui aussi, soumis à des restrictions : "Le couvre-feu concernera aussi, contrairement à ce que nous avions envisagé initialement, le réveillon du 31 décembre.  Ce réveillon est en effet un moment particulièrement festif. Nous l’apprécions pour cela. Mais il concentre tous les ingrédients d’un rebond épidémique."

 

"Si la circulation avait continué de se réduire fortement, nous aurions pu assumer ce risque. Ce n’est pas le cas. Nous devons être raisonnables, respecter la règle du couvre-feu, rester chez soi le 31 décembre et suivre la recommandation d’un maximum de 6 adulte

PAS DE RETOUR DU PUBLIC DANS LES STADES

 

Les stades vont rester vides en début d'année, annonce le Premier ministre : "Je sais aussi que les supporters sportifs rêvaient de retourner au stade voir leurs équipes préférées. Nous réexaminerons la possibilité de les rouvrir à partir du 7 janvier, en fonction de la situation sanitaire à cette échéance et de l’analyse que nous pourrons faire des effets des fêtes de fin d’année sur la situation épidémique."

 

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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À Armentières, 80 salariés
 
licenciés. Stop au massacre des
 
emplois !

 

L'usine Griss d’Armentières dans le Nord est sous le coup d'un plan de licenciement de 80 salariés. Le groupe Emerson veut délocaliser sa production pour augmenter ses profits, en mettant des dizaines de famille sur le carreau.

 

Stop aux licenciements

Crédit photo : Facebook de CGT Armentières

40% de l’effectif de l’usine Griss d’Armentières dans le Nord est sous le coup d’un PSE annoncé le 15 octobre dernier. Dans cette usine spécialisée dans l’outillage industriel de 250 salariés, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe et a provoqué la mise en grève des salariés ce mercredi 9 décembre 2020. En effet, ce sont pas moins de 80 salariés qui sont concernés par ce plan de licenciement.

Les raisons d’un tel dégraissage ? Non pas le « manque de travail » mais comme toujours « pour le profit » comme l’indique l’UL CGT d’Armentière sur son Facebook. Le groupe américain Emerson auquel est rattaché l’usine veut, en effet, délocaliser la production des soupapes pour la pétrochimie à Manchester et en Roumanie. Jean-François Carrette, secrétaire du CSSCT, souligne la logique qui sous-tend cette énième délocalisation : «  On sait bien qu’on n’est pas compétitifs pour les salaires avec, par exemple, la Roumanie ».

https://www.facebook.com/CGTarmentieres/posts/3500217663381420

Malgré des négociations entamées avec la direction visant à sauvegarder 25 emplois à la production des soupapes, la proposition de l’intersyndicale rendue lundi dernier a été refusée par le patron. Laurent Boulet, délégué syndical CFDT, explique le mouvement de grève et blocage de l’usine par les salariés car les « salariés sont écoeurés » par ce PSE qui « encore une fois est dicté par tout ce qui est stratégie, financier ».

Si le mouvement entamé ce mercredi pourrait se poursuive, il faut aussi prendre en compte que les « mesures sociales » ne sauraient constituer un plan de bataille suffisant pour lutter contre les licenciements et la casse de l’emploi dans les région. La stratégie du dialogue social, tristement illustrée à Béthune dans le cas de l’usine Bridgestone a montré ses limites pour lutter contre le patronat. Au même moment, les Cargill de Haubourdin, eux aussi menacé d’un PSE dans leur usine, tentent de mettre en place des convergences pour lutter contre les licenciements et instaurer un rapport de force en faveur des travailleurs.

 

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Loi séparatisme. Le
 
gouvernement continue
 
l’offensive, combattons tous les
 
projets liberticides et racistes !

 

Ce mercredi, plusieurs ministres avec Jean Castex ont présenté leur loi « séparatisme », désormais renommée loi « confortant le respect des principes de la République ». Dans la continuité de son offensive sécuritaire, ce projet de loi constitue une attaque islamophobe et raciste face à laquelle la mobilisation doit se construire.

 

Construire la mobilisation

Crédits photo :POOL/AFP/ARCHIVES - BENOIT TESSIER

Ce mercredi midi, après son examen en Conseil des Ministres, le gouvernement présentait sa loi séparatisme, désormais rebaptisée loi « confortant le respect des principes de la République », à la suite notamment de l’avis du Conseil d’État donné ce lundi. Après un an de préparation, une quarantaine de réunions interministérielles, plusieurs discours présidentiels, l’exécutif se félicite aujourd’hui d’avoir réussi à mettre dans son texte de loi « l’équilibre » entre ses « deux piliers, le répressif et la cohésion sociale » comme le note l’Elysée d’après Le Monde. Pourtant, à l’issue du conseil des ministres, et derrière le chef d’orchestre Jean Castex, c’est un texte intégralement liberticide et islamophobe dont Darmanin, Schiappa, Dupond-Moretti et Blanquer ont présenté à tour de rôle les différents volets.

Un texte islamophobe et répressif dans le cadre de l’offensive sécuritaire de Macron

« Un texte qui s’inscrit dans la tradition des grands fondateurs de notre République », « un texte pour renforcer nos libertés » Hier après-midi, c’est dans une rhétorique lyrique sur la liberté et l’émancipation que Jean Castex a introduit le texte. Mais, si le premier ministre entendait montrer que sa loi ne visait pas les musulmans, il a donné un ton très clair à sa conférence de presse : « Face à l’islamisme radical, la République entend se défendre », avant de laisser ses ministres présenter les différents volets du projet.

Premier à intervenir, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, est allé plus loin que le président de la République qui annonçait sur Brut vouloir « lutter contre ces groupes et associations qui, au nom d’une idéologie, veulent sortir de la République » en affirmant de son côté vouloir s’attaquer au « terreau du terrorisme ». Le ministre a ensuite décliné une série de mesures déjà connues, comme le renforcement du contrôlé des signes « communautaires » dans la fonction publique : « L’article 1er du projet de loi évoque un sujet particulièrement important : il s’agit d’étendre aux délégations de service public les devoirs de neutralité qu’on impose aux agents. Il ne sera plus possible d’observer des comportements communautaires ou des ports de signe religieux pour ces agents qui travaillent au nom du service public, même s’ils ne sont pas formellement fonctionnaires. ». Il a annoncé également plus de pouvoirs pour les préfets, qui pourront prendre des dispositions légales pour lutter contre le « communautarisme », en prenant l’exemple des piscines « réservées aux femmes pour des raisons religieuses ». Il a enfin insisté de nouveau sur la possibilité de dissolution ou suspension d’associations, comme il l’a déjà fait de façon anti-démocratique pour le CCIF ou BarakaCity, en revenant longuement sur la loi 1905, dont on fêtait l’anniversaire ce mercredi, et en décrivant son projet comme une loi qui « vise à pacifier les esprits et à renforcer la République ».

Marlène Schiappa, à son tour, a expliqué le travail opéré sur le texte de loi. Dans la continuité des annonces de Darmanin, elle a annoncé un « contrat d’engagement sur les principes de la République » pour toutes les associations, obligeant toutes les associations qui demandent des financements, ou des salles par exemple, à signer une charte. « Pas un euro de la République à un ennemi de la République ! » a-telle expliqué. Revenant également sur plusieurs aspects des questions « d’égalité homme femmes », desquelles elle est en charge, Schiappa a réaffirmé une ligne réactionnaire et raciste qui instrumentalise le féminisme pour continuer la stigmatisation des musulmans. Outre les fameux « contrats de virginité », elle a fustigé la polygamie dans une rhétorique xénophobe, expliquant : « nous ne donnerons pas de titre de séjour à quelqu’un qui est polygame ».

« Il faut qu’on transforme la parole présidentielle en actes » a de son côté noté le Garde des Sceaux, Dupont-Moretti, au moment de préciser les mesures sur le plan juridique. Commençant par évoquer la mort de Samuel Paty au service d’une instrumentalisation traditionnelle, le ministre de la Justice a fait une des rares annonces dans la conférence de presse en évoquant l’objectif de la lutte contre la « haine » en ligne, remettant ainsi sur le tapis la loi Avia, qui avait pourtant été retoquée par le Conseil Constitutionnel. Alors que l’article 24 de la loi Sécurité globale prévoit de condamner pour la diffusion d’images de policiers, le nouvel article 18 (anciennement 25) de la loi « séparatisme » prévoit ainsi la création « d’un délit de mise en danger de la vie d’autrui par diffusion d’informations relatives à la vie privée » qui serait puni de 45 000 euros d’amende et 3 ans d’emprisonnement. Un texte qui va permettre de renforcer la répression, même en ligne. « Le texte permet à des gens qui distillent impunément la haine sur les réseaux sociaux d’être interpellés et jugés en comparution immédiate » a expliqué Dupond-Moretti, sans préciser comment sera évalué le caractère « haineux » des propos.

Après la loi Sécurité Globale, le gouvernement tente d’ouvrir un nouveau front sécuritaire

Ces dernières semaines, le gouvernement a dû faire face à la vague de mobilisations qui s’est ouverte contre son escalade sécuritaire, notamment dans la jeunesse, remettant en cause la loi sécurité globale. Après avoir tenté d’éteindre par une pseudo-concession, la promesse de la réécriture de l’article 24, et surtout par la répression la mobilisation, Macron ouvre un nouveau front avec la loi séparatisme.

Lundi, le Conseil d’Etat a globalement validé son offensive. Si la haute-administration a conduit le gouvernement à rétropédaler sur quelques mesures du projet, jugeant par exemple que l’interdiction de l’éducation à la maison « soulève de délicates questions de conformités à la Constitution », elle a conclu que les « atteintes aux libertés seraient globalement proportionnées » et ce bien que « les mesures concernant l’ordre public de police administrative, pénales ou financières constituent  » la part de mesures « la plus abondante du texte  ». De quoi ouvrir la voie au gouvernement pour mener à bien son offensive liberticide.

Malgré ce soutien, le gouvernement continue de marcher sur des œufs. En octobre dernier, l’offensive islamophobe du gouvernement avait beaucoup indigné à l’international, dans les pays à majorité musulmane mais aussi dans certains piliers de la presse néo-libérale américaine, comme le New York Times, le Washington Post ou encore le Financial Times. En outre, l’article 18 de la loi, qui reprend en partie les dispositions du fameux article 24 de la loi sécurité globale, pourrait susciter à nouveau la contestation. Autant d’éléments qui pourrait contribuer à tendre à nouveau une partie de sa majorité, déjà échaudée par la contestation suscitée par la loi sécurité globale.

La gauche politique et syndicale doit faire front contre la loi séparatisme !

Malgré tout, en dehors de l’extrême-gauche et des organisations anti-racistes, le projet de loi suscite pour le moment des réactions plus timorées que la loi sécurité globale. Après avoir affirmé une forme de soutien au projet de loi au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty, Mélenchon, dans une conférence de presse, a dénoncé hier le texte. Pointant des « intentions de stigmatisation à l’égard des musulmans » Mélenchon a annoncé que son groupe parlementaire déposerait entre 700 et 1000 amendements au projet de loi. « La tradition de la loi de 1905, ce n’est pas la logique concordataire. L’État n’organise pas les religions et les religions ne se mêlent pas de l’organisation de l’État. (...) Nous savons que c’est un texte (...) qui prétend organiser la religion musulmane en France comme Napoléon l’a fait pour d’autres » a-t-il notamment expliqué. Une réaction progressiste après le long silence de la France Insoumise sur la dissolution du CCIF et l’offensive islamophobe menée au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty.

Plus généralement, la gauche syndicale et politique est toujours relativement silencieuse. Du côté de la Coordination Stop Loi Sécurité Globale, celle-ci n’a à nouveau pas jugé nécessaire d’intégrer la question de la loi séparatisme dans ses appels à la mobilisation. Dans son dernier communiqué, celle-ci va même jusqu’à ne pas appeler à la mobilisation à Paris alors même qu’une marche contre la loi séparatisme y est appelée ce week-end par le Collectif du 10 novembre qui lutte contre l’islamophobie.

Dans un contexte où macronie a été secouée par les mobilisations contre la loi Sécurité Globale, il serait pourtant urgent de construire une réponse à la hauteur de l’attaque que constitue ce projet de loi islamophobe, en faisant le pont entre celle-ci et l’ensemble de l’offensive autoritaire du gouvernement. C’est ce que craint le plus Macron qui tente à tout prix de diviser les deux luttes pour éviter leur convergence le retrait des deux projets. Dès lors, c’est à lier les revendications de retrait total de ces lois liberticides, sécuritaires et islamophobes, qu’il faut travailler pour lier les secteurs qui se sont mobilisés en mai dernier contre le racisme d’état et les violences policières, en particulier la jeunesse et les quartiers populaires, à la mobilisation existante contre la loi sécurité globale et ainsi élargir le front de cette lutte essentielle. Un travail qui doit commencer dès ce week-end pour construire la mobilisation.

 

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Crise économique : une vague
 
de faillites attendue pour 2021

 

Malgré les prévisions de forte hausse des faillites d'entreprises en 2020 pour cause de pandémie et de crise économique, les indicateurs montrent au contraire une baisse des dépôts de bilan d'environ 40% par rapport à 2019. Cette chute n'est qu'un effet de temporisation dû aux mesures mises en place par le gouvernement, mais qui ne saurait être de longue durée.

 

Crise économique

Crédit photo : O Phil des Contrastes

Au vu de l’ampleur de la crise économique grandissante et de l’impact de la pandémie sur les affaires, le chiffre de 37% de baisse des ouvertures de procédures pour les entreprises en situation d’insolvabilité avancé notamment par Les Echos, pour la période du 1er septembre au 30 novembre 2020 par rapport à la même période en 2019, semble contradictoire. En effet, l’ensemble des indicateurs et des commentateurs économiques prévoient une explosion des dépôts de bilan, en témoigne entre autres le passage de 22 à 40 des commissaires aux restructurations en régions pour répondre à l’afflux de dossiers, du fait de la profondeur de la crise économique et des mesures gouvernementales pour endiguer la propagation du covid-19, touchant directement le PIB avec une perte estimée à 9% pour la France. Pourtant au final ce sont, toujours selon Les Echos, près de 15000 défaillances d’entreprises en moins sur l’année par rapport à 2019.

La contention des faillites par la perfusion étatique

Cette chute du niveau des faillites n’en demeure pas moins temporaire, très largement contenues par les mesures de contention mises en place par le gouvernement. Globalement le gouvernement a tenté de sauver temporairement une partie des entreprises mises en difficulté par la crise au travers d’une prise en charge des coûts variables avec le chômage partiel ainsi que l’exonération des charges sociales. S’agissant des pertes directes de chiffre d’affaire et des coûts fixes, l’Etat a mis en marche le fonds de solidarité, permettant de fournir jusqu’à 200 000 euros de compensation des pertes par mois aux entreprises, ainsi que la garantie de prêt entre 70% et 90% jusqu’à la mi-2021. Ces différentes mesures ont permis de contenir la multiplication des défaillances, ainsi que des suppressions d’emploi, en allégeant le passif (les sorties) du bilan des entreprises.

A noter que cet afflux massifs de liquidités pour sauver les entreprises, comprenant notamment le plan de relance et les garanties de prêts, font bondir la dette publique de l’État de 80% du PIB en 2009 à 114% au deuxième semestre 2020 selon ACDEFI, ce qui correspond à 24,1% de l’ensemble de la dette en Zone Euro. A ne pas s’y tromper cette hausse considérable de la dette devra être remboursée, notamment par des mesures d’austérité encore plus importantes touchant directement les services publics tels que l’hôpital, dont les effets de la casse antérieure sont clairement dévoilés par l’actuelle pandémie. Sans aucun doute, ce gouvernement fera payer la crise et le temporaire sauvetage des entreprises aux travailleurs par une attaque directe des acquis sociaux (déjà commencé par exemple avec la baisse des APL) et indirecte par la casse des services publics et du système social national (la réforme des retraites en étant la parfaite illustration).

La fin de la perfusion étatique pourrait signifier une explosion des faillites

Les mesures gouvernementales ne dureront pas éternellement, même si elles ont été prolongées pour le moment pour une partie de l’année 2021, alors nombre de sociétés n’auront d’autre choix que de mettre la clé sous la porte. A ne pas s’y tromper, les entreprises ne seront pas frappées de la même manière, notamment en fonction de leur taille. En effet, les grands groupes aux marges habituellement importantes ont pu constituer une trésorerie, une réserve, qui pourra les sauver mis à part quelques groupes profondément touchés et déjà fragilisés avant le déclenchement de la crise. A l’inverse, les TPE-PME, hormis quelques secteurs qui ont pu profiter de la crise, ont la corde au cou et des marges de manœuvre plus que restreintes. Principalement pour ce deuxième confinement, ce sont les petits commerçants, artisans, restaurateurs et hôteliers qui ont subi les plus gros dégâts.

De fait une grande partie de ces entreprises, nommées « entreprises zombies » car pas encore mortes mais pas non plus vivantes, ont pu survivre grâce à l’intervention de l’Etat et ne pourront faire face à la fin des aides et à la reprise des prélèvements et charges qui s’augure à partir de la mi-2021. Comme le dit Sophie Jonval, présidente du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce, citée par Les Echos : « Aujourd’hui, les chefs d’entreprise sont en attente. Ils savent que cet état est transitoire. Une fois que le passif sera exigible, alors la bulle dans laquelle se trouvent les entreprises éclatera ».

De plus la dette des entreprises devrait s’établir à près de 2000 milliards d’euros pour la France cette année et comme le précise Bénédicte Caron, vice-présidente de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises, au Figaro : « Les PME et TPE sont aujourd’hui nettement plus endettées qu’avant la crise ». Cette dette corporative est d’un montant gargantuesque et est l’un des principaux facteurs de faillite, d’autant plus lorsque celle-ci est croisée avec une perte de chiffre d’affaires importante comme c’est le cas cette année du fait de mesures de contention de la pandémie. Par ailleurs les faillites en chaînes prévisibles pour l’année à venir auront un impact non négligeable sur les sphères financières, par la multiplication des créances insolvables dont le montant est comme nous venons de le voir extrêmement élevé et constitue en soi une bulle soumise à une très forte pression.

La baisse des faillites sur l’année 2020 est donc un véritable trompe-l’œil, la vague de défaillances sera d’autant plus importante pour les années à venir.

Faillites, restructurations et chômage

Patrick Puy, PDG du groupe Vivarte, a déclaré dans une interview pour Les Echos : « En général, les difficultés viennent de trois choses : un personnel trop important, des dettes importantes ou d’actifs à céder. Pour sauver l’entreprise, il faut malheureusement souvent passer par la case ’’plan social’’ ».

Le poids de la dette des entreprises est, comme nous l’avons vu, une limite centrale dans la reprise d’activités des entreprises en perte de chiffre d’affaires. Mais d’autre part, comme le précise à juste titre Patrick Puy, la suppression d’emploi est la variable d’ajustement la plus courante au sein du système économique capitaliste. Les plans sociaux, déjà annoncés en nombre, vont s’accroître en fonction inverse de la fin progressive des aides d’État, notamment sur le chômage partiel. Pour la très grande partie des entreprises que les suppressions de postes ne pourront sauver, ce sera la fermeture pure et simple avec la mise à la porte de tout le personnel. Même les petits patrons viendront très certainement grossir les rangs des chômeurs.

C’est une véritable catastrophe sociale qui se profile, les licenciements massifs ainsi que les fermetures d’entreprises montrent qui seront les victimes directes de cette crise économique : Les travailleurs et les travailleuses qui se retrouveront sur le carreau.

Cela est autant dramatique que vicieux puisque, couplé à la problématique de la dette corporative, l’augmentation considérable du chômage aura un effet à la baisse sur la consommation aggravant d’autant plus la crise de surproduction actuelle. L’aggravation de la crise et l’augmentation du chômage créeront d’autant plus de chantage à l’emploi, poussant à la baisse les salaires et les conditions de travail des franges encore salariés du prolétariat.

Face à la crise sociale à venir, un plan de bataille d’ensemble autour d’un programme ambitieux

La catastrophe qui s’annonce dans les rangs de la classe ouvrière ne semble pas être la priorité du gouvernement. Au lieu de cela le gouvernement se prépare plutôt à la répression des futures mobilisations, notamment celles conséquentes de ces faillites et suppressions d’emploi, par la mise en avant de la loi séparatiste, de la loi sur la sécurité globale ainsi que par la LPR, s’enfonçant encore plus dans un bonapartisme décomplexé pour faire face à la légitime révolte.

Du côté des directions syndicales, le silence fait du bruit. Alors que des milliers de travailleurs et de travailleuses vont entrer dans la précarité, que le gouvernement durci son tournant sécuritaire et amplifie l’islamophobie structurelle, les directions des principales centrales syndicales restent quasi-muettes, ne proposent aucun plan de bataille d’ensemble et préfèrent la négociation dont il n’y a rien à attendre. Pourtant à la base, la tension monte à juste titre.

Pour faire face à cette crise sociale, conséquence directe d’un système capitaliste à bout de souffle, il faut construire une véritable unité de la classe ouvrière et des secteurs populaires en auto-organisation et autour d’un programme de revendications offensives.

Contre l’explosion du chômage, il faut demander l’interdiction des licenciements et le partage du temps de travail entre toutes et tous, ainsi que la nationalisation sous contrôle ouvrier des entreprises qui licencient et des branches essentielles de l’économie. Face aux difficultés rencontrées par les petites entreprises et commerçants, il s’agit de revendiquer la nationalisation sous contrôle ouvrier du système bancaire avec la mise en place d’un crédit d’État envers les petits commerçants que la dette et l’ingérence des institutions financières étranglent.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Chasuble blanche au logo de la CGT, Claire, 29 ans, au chômage, n'avait rien d'un de ces black blocs contre lesquels les renseignements de la police d'un pays parmi les plus puissants au monde ne peuvent rien. Non, Claire était parfaitement identifiable sous la bannière de la CGT.

 

« On lui reproche notamment de ne pas s’être dispersée à la fin de la manifestation. Son interpellation a été violente, elle a des ecchymoses. Ces 48 heures de garde à vue ne sont pas justifiées, ils auraient pu la reconvoquer après ! Il y a une volonté de criminaliser les manifestants », affirme son avocate Lucie Simon, dans l'Humanité de ce mercredi.

Le journal a consulté des vidéos de cette violente interpellation. Il écrit: "La jeune femme est effectivement traînée sur plusieurs mètres, place de la République, par des policiers aux brassards rouges. Sur une seconde vidéo, un peu plus tard, elle consulte son téléphone assise sur un trottoir au pied d’un policier, quand celui-ci tente brusquement de le lui arracher des mains. Quatre gendarmes arrivent alors et la plaquent au sol malgré ses cris pour la menotter avec un Serflex, avant qu’ils ne le lui enlèvent quelques secondes plus tard."

Placée en garde à vue 48 heures, maxi autorisé pour "faits de rébellion et de participation à un attroupement", Claire a ensuite enchaîné avec une nuit au dépôt du tribunal de Paris, avant d’être présentée en comparution immédiate, mardi après-midi. Lors de cette "instance de justice", un policier s'est constitué partie civile en affirmant que Claire lui a donné des coups de pied. Claire sera jugée le 5 janvier prochain au nom du Peuple français.

3 jours privée de liberté, Claire, dans la patrie des droits de l'Homme et du Citoyen, pour défendre son pain quotidien que la mauvaise société capitaliste lui prive d'avoir, Pour elle et ses deux enfants.

Vendredi, un jour avant la manif,  un décret macronien au Journal officiel permet le fichage de celles et ceux pour "leur appartenance syndicale". De la théorie à la pratique donc.

 

Allez, "Liberté, Liberté chérie", c'est toujours dans la Marseillaise. Mais c'est tellement vieux qu'on l'oublie. Non?

 

Alors, cette capture(sic) d'écran :

Claire, de la CGT-Chômeurs, manif à Paris du 5 décembre dernier: interpellée et libérée après 4 jours

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
292 emplois supprimés : la
 
fonderie du Poitou “fonte”
 
arrête sa production à la mi
 
2021

 

La direction de la Fonderie du Poitou Fonte, à Ingrandes (Vienne), sous-traitant la production de carters pour Renault, a annoncé ce lundi 7 décembre l’arrêt de l’activité en 2021, et la suppression de 292 postes. Nous relayons l'article du Blog NPA Autocritique.

 

Vu sur L'Anticapitaliste

Article du Blog NPA Autocritique, initialement publié sur le site du NPA

La direction de la Fonderie du Poitou Fonte, à Ingrandes (Vienne), a annoncé ce lundi 7 décembre 2020 l’arrêt de l’activité en 2021, avec la production de carters pour Renault qui cessera mi-2021. Un plan social, comme ils osent dire, doit s’ouvrir le 14 décembre 2020. 292 postes de travail devraient être supprimés.

La CGT avait convoqué une assemblée générale sur le parking du site, ce lundi en début d’après-midi, au cours de laquelle elle a transmis l’information de la fermeture et du plan social à venir, aux salariés présents.

Le 25 novembre dernier, la direction du groupe Liberty Alvance, qui a racheté les sites Alu et Fonte d’Ingrandes-sur-Vienne en 2019, avait déjà annoncé la mise en place d’un PSE (Plan de Sauvergarde de l’Emploi) assorti d’un Plan de Départs Volontaires (PDV). Une annonce qui faisait suite à la décision de Renault de ne pas confier à la Fonderie Fonte la fabrication de son dernier carter, le K9Gen8 dont la production va se faire en Espagne.

Le repreneur affairiste Liberty Alvance n’a rien fait pour garantir l’emploi. Le donneur d’ordre Renault est à l’origine immédiate de l’arrêt de la production de carter. Les donneurs d’ordre sont les véritables patrons des entreprises sous traitantes, à Ingrandes comme ailleurs. L’exigence d’un interdiction des licenciements les vise en priorité !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Contre les plans de
 
restructuration, les postiers de
 
Prades et Port-Vendres
 
reconduisent la grève

 

Les travailleurs de La Poste de Port-Vendres et Prades sont en grève contre des plans de restructuration. Alors que la direction de La Poste profite de la crise sanitaire pour continuer vers la privatisation et restructurer, les travailleurs des sites de Prades et Port-Vendes s'organisent pour défendre le service public et les emplois menacés.

 

La force des travailleurs

Crédit photo : AFP
Depuis lundi, les factrices et facteurs de Port-Vendres et Prades (66) sont en grève contre la suppression des effectifs et la dégradation de leurs conditions de travail. Cette grève a vu le jour dans un contexte particulier, en pleine crise sanitaire, face à laquelle les travailleurs.es ont été en première ligne et face à une réforme de la Poste entamée il y a plusieurs années.

Ce n’est pas la première fois que les postiers et postières se mettent en grève dans la région des Pyrénées-Orientales. En effet, suite à un plan de réorganisation de la direction nationale, plusieurs établissements de la Poste ont été en grève, notamment Rivesaltes et Thuir. Ces restructurations ont notamment pour but de détruire l’idée de service public en s’intégrant dans une logique de profit, en supprimant des postes, tout en diversifiant les tâches qui s’éloignent du cœur de métier de la Poste, au détriment des conditions de travail des salariés.

Ces restructurations sont perlées dans le temps. Chaque bureau de Poste doit faire face à des plans sociaux disséminés dans le temps, ce qui empêche une coordination nationale. Les travailleurs se sentent isolés, alors qu’il s’agit d’un problème national. Mais, cela n’entache pas la détermination des travailleurs localement qui sont prêts à se battre contre la direction, qui use de la répression et ne veut pas fléchir. Par exemple, les postiers de Rivesaltes, ont gagné leur combat au bout de 7 mois de grève

La crise du coronavirus n’a fait qu’accentuer l’inconsistance de ces plans de réorganisation car, les travailleurs se retrouvent en sous-effectif en période de Noël, alors que les consommateurs sont nombreux à acheter en ligne dans un contexte de pandémie.

Les grévistes de Port-Vendres se battent pour de meilleures conditions de travail

Ce matin, une vingtaine de salariés et de soutiens étaient présents devant le bureau de Poste de Port-Vendres, pour leur deuxième jour de grève. Les postiers syndiqués CGT et SUD et les non syndiqués se sont réunis de bon matin pour leur AG quotidienne pour s’autoorganiser, mener à bien leur piquet de grève, récolter des signatures pour leur pétition et imposer leurs revendications à la direction.

En effet, les salariés ont déjà connu un plan de réorganisation qui a supprimé deux tournées dans leur agence, et donc des postes de titulaires. En plus de ces suppressions, les agents ont également dû faire face à une surcharge de travail alors que leurs postes sont de plus en plus polyvalents. En effet, en plus des tâches habituelles du métier de postier, ces derniers se retrouvent à faire des services pour lesquels ils n’ont aucune formation, par exemple, ils doivent prendre en charge la voirie, le recensement de la population, l’aide à la personne, les compteurs électriques, le pressing ou la gestion des médicaments…. Pendant ce temps, alors qu’ils n’ont aucune augmentation salariale, les patrons facturent tous ces services et gardent les profits. En plus de la surcharge de travail, ils doivent également les effectuer dans un temps imparti exigé par un logiciel obsolète qui ne prend pas en compte la réalité du terrain.

Durant le premier confinement, nombre de travailleurs en CDD ont été en première ligne du virus et ont été désignés comme les héros du quotidien mais n’ont pas touché la prime Covid. Parce qu’ils n’étaient tout simplement plus embauchés à la Poste au moment du versement, ou parce qu’ils avaient du s’absenter ou prendre un congé durant quelques jours pendant cette période.

Aujourd’hui, les travailleurs luttent pour avoir une tournée supplémentaire permanente, un renfort saisonnier pour soulager les travailleurs avec titularisation, une prime Covid pour tous ainsi qu’une hausse de salaire à la hauteur du travail fourni.

A Prades, les postiers du premier ministre, Jean Castex, toujours en grève

Dans la ville, où le premier Ministre, Jean Castex, était maire jusqu’au 3 juillet 2020 et où il officie toujours actuellement au conseil municipal, les facteurs et factrices sont également en grève. Fabrice Fourmantel, secrétaire départemental à SUD Poste 66 et facteur à Prades, que nous avons interviewé annonçait que “95% des titulaires sont en grève sur Prades contre la suppression de 2 tournées supplémentaires et la dégradation de leurs conditions de travail.”

Le bureau de La Poste a déjà connu des restructurations profondes par le passé (5 réorganisations sur les 12 dernières années qui ont supprimés au moins 10 tournées, soit ⅓ de l’effectif licencié).
Fabrice nous explique : “Pour la direction de la Poste, ces réorganisations sont essentielles dans un contexte de réforme et de destruction des services publics et prétextant que la distribution de courrier baisse. Alors que de notre côté, la surcharge de travail augmente. Nous avons plus de recommandé qu’auparavant, plus de colis. Nous devons aussi gérer les colis chronopost, et nous distribuons en plus de tout cela, les prospectus publicitaires. Et avec la crise sanitaire, les conditions de travail se sont dégradées. Nous voyons une augmentation des colis venant de WISH et ALI BABA, en plus des nouveaux services que la poste a créé et qui s’additionne à nos tâches fondamentales.” Et il ajoute : “nous tenons au service public et à notre métier de postier. Pour la poste de Prades nos tournées sont en grande partie sur tous les villages et territoires ruraux et semi-ruraux des Pyrénées-Orientales. Le temps imparti, régi par des programmes informatiques, pour nos tournées ne prend pas en compte les difficultés que l’on peut rencontrer sur le terrain.”
De fait, les postiers revendiquent “la réinjection d’une partie des emplois que la Poste leur dérobe” et “leur remplacement respectif quand ils sont en RTT le samedi”.

Depuis lundi, comme à Port-Vendres, les travailleurs déterminés se sont mis en grève, suite à une énième négociation avec la direction. Sur le piquet de grève installé devant le bureau de Poste, une vingtaine de personnes extérieures sont venues les soutenir, dont l’interprofessionnel SUD et CGT. Suite à l’AG qui a reconduit la grève pour la journée, des travailleurs sont allés directement au contact de la population dans le marché, pour faire signer la pétition et mettre en lumière leur lutte. Ils ont également interpellé les élus des communes voisines (seules deux communes ont répondu à l’appel).
A l’instar de la grève du bureau de Poste de Rivesaltes où la direction avait embauché des intérimaires pour remplacer les grévistes, la direction de Prades a convoqué une “brigade super-remplaçant” de postiers venant des départements alentours afin de remplacer les travailleurs en lutte et ainsi essayer de casser leur grève. En plus de cela, la direction a fait appel à un huissier pour constater l’effet de grève sur un service public afin d’incriminer les travailleurs qui luttent pour leurs droits.

Demain, les travailleurs continuent leur lutte contre une direction de plus en plus méprisante, afin d’améliorer leurs conditions de travail. Pour les soutenir, vous pouvez aller sur leur piquet de grève et/ou signer leur pétition en ligne

 

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Beauvau de la sécurité : derrière
 
les annonces de Macron, la
 
confirmation d’un durcissement
 
autoritaire

 

L’exécutif a annoncé la tenue d’un « Beauvau de la sécurité ». Des concertations visant à réformer l'institution policière pour redorer son blason et renforcer ses moyens d'action. Une manière pour l’exécutif de cajoler son appareil policier avec l'annonce de 1,5 milliards de budget supplémentaire. Derrière ces annonces le durcissement autoritaire se confirme.

 

Edito

Gérarld Darmanin et Emmanuel Macron à Bobigny le 20 octobre 2020. Crédit photo : Photo Ludovic MARIN / AFP

Macron n’a pas eu peur d’accorder quelques concessions purement symboliques qui tiennent plus de l’ordre du pétard mouillé. Poussé par la forte mobilisation contre la loi sécurité globale et la remise en cause profonde de l’institution policière consécutive à l’affaire Michel Zecler, le chef de l’État a récemment opéré un revirement tactique, essentiellement discursif. Vendredi 4 décembre, lors d’une interview donnée à Brut, le chef de l’État a reconnu l’existence de violences policières et des contrôles au faciès. Des annonces qui ont immédiatement suscités la grogne des syndicats de police, qui pour exprimer leur mécontentement et balayer les accusations de contrôle au faciès ont organisé des « non-contrôles » d’identité en remettant des attestation de non-contrôle à des passants en Île-de-France.

L’exécutif n’a pas tardé à calmer cette grogne et à caresser son bras armé dans le sens du poil. D’abord, Darmanin a annoncé qu’il allait recevoir les syndicats de police le 18 décembre place Beauvau pour des réunions bilatérales autour des « difficultés structurelles que connaissent [les] forces de l’ordre ». Mais l’annonce principale a été celle de Macron. Dans une lettre en réponse à la colère du numéro 1 du syndicat Unité-SGP-Police-FO, Macron a annoncé la tenue d’un « Beauvau de la sécurité », un Grenelle de la police, pour préparer une réforme de la police. Une initiative aussitôt saluée par une partie des syndicats de police dont SGP-FO. Les syndicats les plus à droites, avec l’extrême-droite, ont montré leur insatisfaction et exigé des garanties sur la protection des policiers. Le tabassage raciste de Michel Zecler par la police avait remis au centre la question des violences policières et du racisme systémique. Mais la stratégie du gouvernement, via ses relais médiatiques et une bonne partie de la classe politique a été de dévier la question des violences policières vers la question de supposées violences subies par des policiers pourtant déjà surarmés et suréquipés.

Réformer la police pour qu’elle réprime mieux ?

Une réforme de la police qui devrait s’incarner dans la prochaine loi d’orientation et de programmation de la sécurité intérieure prévue pour 2022 (LOPSI 2022). Au programme, une augmentation importante de près d’1,5 milliards d’euros de budgets supplémentaires consacrés à la police, en particulier pour des équipements et pour la formation. Ce Grenelle de la police s’inscrit dans la continuité des annonces de Darmanin le 30 novembre dernier lors d’une audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale. A cette occasion le ministre de l’intérieur avait présenté « les septs péchés capitaux » du fonctionnement de la police sur lesquels doivent porter la réforme. Parmi ces chantiers figurent principalement la question de la formation des policiers mais surtout celle des moyens et des conditions de travail des policiers.

Le contenu de cette réforme avait d’ores et déjà été annoncé dans le « Livre blanc de la sécurité intérieure » rendu public le 15 novembre dernier par le ministère de l’intérieur. Et le programme ne fait que confirmer l’agenda sécuritaire et répressif du gouvernement. Comme l’a révélé un article paru sur Mediapart, le rapport prévoit entre autres : une surveillance accrue, un contrôle de l’information, un affermissement idéologique pro-flic, un renforcement de l’impunité policière et un recours accru aux sociétés de sécurité privée.

Loin d’y avoir des dissensions profondes au sein de l’exécutif, cela confirme plutôt un fil conducteur en matière sécuritaire qui nous amène donc vers toujours plus de répression. En effet ce « Livre blanc » qui donne des préconisations en matière sécuritaire a été commencé sous l’égide de Castaner anciennement ministre de l’intérieur, puis continué sous Darmanin. Macron comme Darmanin n’hésitent pas à expliquer les violences policières par le manque de moyen et les « mauvaises conditions de travail » des policiers, présentés comme les fonctionnaires d’un service public comme un autre. Un service public qui comme l’hôpital ou l’éducation nationale manquerait de moyens et auquel il faudrait donc allouer plus de moyens nécessaires à son bon fonctionnement.

Un argument d’ailleurs largement repris par les représentants de différentes forces politiques à gauche comme à droite. Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise ou encore certains élus écologistes comme Yannick Jadot ou Éric Piolle. Le problème c’est que si l’hôpital et l’école sont composés de travailleurs dont le rôle est de soigner ou de permettre l’accès à l’alphabétisation par exemple, l’institution policière n’a pas un rôle qui sert le bien commun mais à un rôle principalement répressif pour maintenir un ordre social profondément inégalitaire et injuste.
 
Ainsi, la réforme de la police pour assurer de meilleure condition de travail aux policiers se traduit par l’accroissement des moyens donnés à l’institution policière pour assurer sa fonction répressive. Darmanin a d’ailleurs été assez clair à ce sujet lors de son audition devant les parlementaires, puisqu’il a indiqué qu’il s’agit de « donner à la police et la gendarmerie nationale les moyens de l’exemplarité qu’on exige d’eux ».

Macron vs Darmanin : « bon flic » vs « mauvais flic », mais le même objectif

Si les dissensions observées entre Darmanin et Macron ont pu être interprétées comme une crise politique au sommet de l’État, c’est bien la technique du « bon flic » contre « mauvais flic » qu’emploie le gouvernement pour maintenir un équilibre bien précaire. Dans le rôle du bon flic, Macron en tentant de réactiver l’illusion d’une figure présidentielle au-dessus de la mêlée, n’hésite plus à parler de violences policières. Pour calmer la colère il n’hésite pas à recadrer son ministre de l’intérieur qui aurait dérapé et aurait été trop loin, trop à droite dans le tournant autoritaire. Dans le rôle du mauvais flic, Darmanin garde le cap qui lui a été fixé, à savoir, mettre en place l’agenda autoritaire et répressif du gouvernement et rassurer l’institution policière et ses syndicats.
 
Au final, les deux « flics » ont bien le même objectif : celui de consolider l’appareil policier de l’État afin de prévenir et préparer les prochaines contestations sociales qui risquent d’être particulièrement explosives dans un contexte de crise économique profonde, accélérée par la crise sanitaire. En effet, face à ces futures explosions sociales et ras-le-bol généralisé dans de nombreux secteurs de la société, l’État aura plus que jamais besoin de sa police pour tenir et rester en place.

Ils préparent la répression, préparons la riposte !

Le « Beauvau de la sécurité » n’est en ce sens ni plus ni moins que la confirmation du renforcement autoritaire actuel. Ce Grenelle de la police montre que derrière les quelques concessions symboliques de Macron sur les violences policières, le gouvernement ne compte pas reculer dans son agenda répressif. Une telle orientation risque bien de renforcer l’appareil policier et avec, les violences policières dans les quartiers populaires ainsi que celles qui s’abattent sur les mouvements sociaux et sur les piquets de grèves du mouvement ouvrier.
 
Depuis maintenant plusieurs mois, la police n’en finit plus d’être démasquée. L’affaire Michel Zecler, producteur de musique noir tabassé par la police alors qu’il rentrait chez lui ainsi que l’expulsion ignoble de réfugiés place de la République ont réveillé la colère contre les violences policières qui s’était exprimée en juin dernier. Une colère qui s’est cristallisée contre le projet de loi Sécurité Globale et qui a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personne partout en France ces deux dernières semaines.
 
Que ce soit contre la loi sécurité globale, la loi islamophobe contre le « séparatisme » et maintenant la future réforme de la police annoncée par le gouvernement, les organisations du mouvements ouvriers, les collectifs de familles de victimes de violences policières, les militants des quartiers populaires doivent faire front pour s’y opposer. Les organisations syndicales notamment doivent sortir de leur silence autour des violences policières et mettre en place un plan de bataille qui puisse lier la question des violences d’État à celle de la crise économique et des plans de licenciements massifs qui s’abattent sur les travailleurs. Car, comme on a pu le voir avec la répression des Gilets Jaunes, des grévistes contre la réforme des retraites, ou encore l’attaque du service d’ordre de la CGT par des policiers ce samedi pendant la manifestation contre la loi Sécurité Globale, le mouvement ouvrier devra aussi faire face au renforcement de l’arsenal répressif et de l’impunité policière.

 

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« Une politique écologique,
 
c’est une politique aux mains
 
des travailleurs » : Adrien
 
Cornet, CGT Total

 

A l’occasion de la journée mondiale pour le climat, nous avons interrogé Adrien Cornet, délégué syndical CGT à la raffinerie de Total Grandpuits. Pour lui, il faut dépasser l’opposition entre maintien de l’outil industriel et politique écologique.

 

Interview

Crédit photo : O Phil des Contrastes

Propos recueillis par Arthur Nicola.

Révolution Permanente : les médias dominants ont tendance à opposer les impératifs écologiques et notamment la baisse d’émission de gaz à effets de serre avec la nécessité de préserver les emplois. Certains reprochent aux syndicats de ne pas être pour les réductions de CO2 parce que ça supposerait des suppressions d’emplois dans certaines branches du pétrole ou de l’automobile. En tant que raffineur à Total Grandpuits, que penses-tu de cela ?

Adrien Cornet, délégué syndical à la CGT Total Grandpuits : L’opposition entre travailleurs et transition écologique est fausse et contre-productive. Le fait de faire passer la CGT pour un syndicat qui est toujours productiviste et qui pense que le réchauffement climatique ne compte pas et qu’il faut d’abord faire passer avant tout la survie des entreprises et des industries qui consomment et qui produisent des énergies fossiles c’est une fausse idée. Les travailleurs en réalité vivent au milieu de cet environnement ; ils sont conscients qu’il n’y a pas un réel combat pour protéger le climat.

Ce qu’on porte comme idée à la CGT Grandpuits, c’est qu’on est conscients qu’il faut dépasser les énergies fossiles, mais pas au détriment des travailleurs. Au sein des raffineries on a des travailleurs qui ont des compétences, qui sont formés au niveau industriel et qui sont capables de produire les énergies de demain, qu’elles soient propres et respectueuses de l’environnement et qui répondent à nos besoins. Mais ces besoins on doit les définir non pas en fonction des profits de l’entreprise mais en fonction de nos besoins en termes de chauffage, d’énergie, autant de choses qui doivent se penser en dehors des conseils d’administration des entreprises capitalistes.

RP : Dans le cas de la restructuration de Grandpuits qui entraînerait 200 suppressions d’emplois, Total essaye d’expliquer que ces suppressions sont nécessaires du fait de la transition écologique. Qu’en penses-tu ?

Adrien Cornet : Aujourd’hui Total nous dit que pour réinvestir dans Grandpuits il faut transformer l’outil de travail pour une « reconversion verte ». C’est un faux argument parce qu’en réalité qu’est ce qui va se passer quand les capacités de raffinage de Grandpuits vont fermer ? Les produits finis vont être importés de pays où les normes environnementales et sociales sont moindres par rapport à la France. L’idée ce n’est pas d’opposer les travailleurs du Moyen-Orient ou d’Asie aux travailleurs français mais bien de dire : où sont les normes sociales et environnementales les plus hautes ? Où y a-t-il des CHSCT et des syndicats avec des traditions de luttes qui peuvent faire respecter le droit du travail ? C’est en France, et notamment à Grandpuits où l’on a ces possibilités et c’est pour cela qu’il faut conserver le raffinage. Non pas ad vitam eternam, mais le temps de trouver une réelle stratégie de transition écologique et de savoir comment on fait pour que les outils industriels de demain ne soient pas au service du profit mais bien au service de la protection de l’environnement.

La transformation de Grandpuits par Total avec un PSE qui prévoit 700 suppressions de poste ne répond pas à des besoins. On pourrait dire que demain on a plus besoin de plastique. On pourrait se passer du plastiques des pots de yaourt ; il suffirait qu’on ait tous des yaourtières qui soient réutilisables. Aujourd’hui on produit du plastique pour continuer à assurer des sorties pour les produits qui sont issus des hydrocarbures : c’est en cela que c’est nécessaire. Défendre l’idée du recyclage pour le plastique c’est bien mais c’est aussi et surtout assurer une porte de sortie pour les produits issus des hydrocarbures. Imaginons que Total pense vraiment à la transition écologique. Et bien ils arrêteraient tout de suite les projets liés aux hydrocarbures : ils arrêtent le pipeline qu’ils font en Ouganda ; ils arrêtent les projets gaziers qu’ils ont au Mozambique, etc.

RP : Pour toi, la logique de Total est tournée avant tout faire les profits, contre les intérêts sociaux et environnementaux des travailleurs. Quelle politique écologique devrait donc porter la classe ouvrière ?

Adrien Cornet : La politique écologique qu’on doit penser pour la classe ouvrière, c’est avant tout une politique aux mains des travailleurs. Ce n’est pas un vain mot de dire que demain, avec les compétences des travailleurs, en leur assurant un travail qui les éloigne de la précarité, on pourrait les faire travailler pour l’écologie, pour la planète, pour protéger l’environnement. Un exemple : demain quand on va dépasser les normes qui polluent les fleuves dans lequel on rejette les eaux issues de notre industrie, plutôt que d’aller chercher des solutions pour diluer, pour cacher ces dépassements, les ouvriers arrêteraient l’outil de travail, ils chercheraient à résoudre le problème par une maintenance de l’outil de travail et ensuite ils redémarreraient l’outil en toute sécurité. Tout simplement parce qu’ils habitent aux abords de ce fleuve.

Aujourd’hui ce n’est pas ce qui se passe parce qu’une entreprise capitaliste elle pense avant tout aux profits. Un outil de travail aux mains des travailleurs, c’est penser écologie, c’est penser sécurité. Sinon demain on aura un Lubrizol bis à Grandpuits, parce que Total pense profits et rentabilité à deux chiffres. Nous on a les capacité de le penser : avec les ingénieurs et les ouvriers, on est capable de penser collectivement de comment on fait.

RP : Ce dont tu parles c’est ce que de nombreux marxistes dont Léon Trotski ont théorisé comme le contrôle ouvrier de la production…

Adrien Cornet : Oui c’est ça ! On se trompe si on se dit que c’est l’État capitaliste qui doit tout gérer et être au centre. C’est une fausse solution. Penser cela, c’est penser qu’on va se retrouver avec une gestion étatique de l’outil de travail dans un système capitaliste. Même dans une situation où l’on aurait planifié va penser d’abord la production dans le sens de faire du profit.

Si on regarde EDF quand c’était entièrement public, cela ne les a pas empêché de faire des mauvais choix. Mais pourquoi ils vont ces mauvais choix ? Un système qui enlève le pouvoir de décision aux travailleurs va toujours faire le mauvais choix : on va privilégier les économies, le profit, on va penser aides d’État alors que les travailleurs sont au centre de l’outil de travail et de son environnement. Ils vont penser leur sécurité et la protection de leur environnement. Ce sont des gens qui vivent avec le fleuve et la forêt d’à côté. C’est ce qu’il faut faire comprendre aux gens : c’est décider collectivement, mais dans un espace délimité.

Quand on pense avec les travailleurs de Grandpuits, on pense dans un espace délimité ; pareil pour une centrale nucléaire, avec les travailleurs au centre qui y produisent et y vivent. Et c’est eux qui vont pouvoir dire quand cela ne va pas et trouver une autre solution. Cela suppose mettre les capacité intellectuelles en ingénierie au service de cette protection, pas au service du meilleur financier.

RP : Pour ces objectifs, la lutte des salariés pour la reprise en main de leur outil de travail est centrale, et lors du dernier congrès de la Fédération CGT Nationale des Industries Chimiques, une motion a été votée expliquant que « la stratégie des journées d’actions isolées est une impasse car décourageante et sans perspective  ». Aujourd’hui, quelle est la stratégie à suivre pour faire reculer le patronat sur les suppressions d’emplois mais aussi sur la question écologique ?

Adrien Cornet : Aujourd’hui notre stratégie à nous, à la CGT Grandpuits c’est de dire clairement qu’on n’est pas là pour négocier le poids des chaînes. C’est pour cela qu’on a proposé cette motion qui a été votée au Congrès. On est là pour dire zéro suppressions d’emplois, pour dire clairement que des entreprises comme Total qui versent 7 milliards de dividendes en 2020, tout en prenant des milliards d’aides d’État et veulent faire croire qu’ils sont dans la misère alors que les salaires des PDG de ces mêmes entreprises augmentent, sont en train de saisir une opportunité avec le Covid.

Ils le savent et s’en saisissent : 200 suppressions d’emplois direct à Grandpuits, 500 chez les sous-traitants, 694 dans les sièges sociaux via un plan de départ volontaire. Ces suppressions d’emploi n’ont rien à voir avec la transition écologique, c’est juste réduire la masse salariale, pour optimiser la rentabilité à court-terme, plutôt que penser le bien être des salariés. Et on va se retrouver avec une stratégie environnementale à la baisse.

Notre stratégie, avec d’autres syndicats, notamment la CGT Toray qui est en train de faire une lutte exemplaire, c’est de lutter pour empêcher la signature des PSE. On ne fait pas ça par dogmatisme, mais parce que lorsqu’on a un million de chômeurs en plus, un millions de personnes qui passent sous le seuil de pauvreté en plus ; qu’est ce qui va leur arriver aux travailleurs qui ont pris un chèque d’un ou deux ans de salaire dans le cas d’un PSE ? Ces gens là vont crever de faim et se retrouver au RSA. C’est ça la suite ! Nous ce qu’on veut, c’est un emploi, qui leur permette de s’éloigner de la précarité et nourrir leur famille : c’est pour cela qu’on se bat.

 

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Publication du décret relatif aux réunions des IRP par conférence téléphonique et messagerie instantanée
Le gouvernement a réactivé les règles dérogatoires relatives aux réunions des IRP depuis le 27 novembre dernier. Toutes les réunions des IRP peuvent donc valablement se tenir à distance, bien qu’une possibilité d’imposer certaines réunions en présentiel a été introduite (cf : Actus Les JDS du 3 décembre 2020).

Un décret était attendu pour fixer les modalités concrètes des réunions en conférence téléphonique et messagerie instantanée. Le 
décret n° 2020-1513 est paru, il est entré en vigueur le 5 décembre 2020. 

A noter 
Les réunions par visioconférence ne sont pas abordées par le décret, ce dispositif étant règlementé par le Code du travail et l’
ordonnance n° 2020-1441 du 25 novembre 2020.

Sans surprise, le contenu du décret est strictement identique au décret du 10 avril 2020 qui avait fixé les modalités des réunions des IRP par conférence téléphonique et messagerie instantanée lors du premier état d’urgence sanitaire.
Pour l’essentiel, il faut retenir que : 
  • Le recours au dispositif de messagerie instantanée, autrement dit par « chat » (type whatsapp, wechat, facebook messenger, etc.) n’intervient que lorsque l’organisation de la réunion du CSE par visioconférence ou conférence téléphonique est impossible ou si un accord d’entreprise le prévoit.
  • Le président de l'instance doit informer préalablement ses membres des modalités d’organisation de la réunion, selon les règles applicables à la convocation des réunions de l'instance, en indiquant l’heure de début et l’heure de fin de la réunion lorsque l’employeur a recours à la messagerie instantanée.
  • La réunion ne peut se dérouler qu’après vérification que l'ensemble des membres a accès à des moyens techniques qui garantissent leur identification et leur participation effective soit par la retransmission continue et simultanée du son pour les réunions téléphoniques, soit par la communication instantanée des messages écrits pour les réunions par messagerie instantanée.
  • Aucun des systèmes retenus pour l’organisation des réunions à distance ne peut faire obstacle à des suspensions de séance.
  • Les votes ont lieu de manière simultanée et les votants doivent disposer d'une durée identique pour exprimer leur voix, à compter de l'ouverture des opérations de vote indiquée par le président. Au terme du délai fixé pour l'expression des votes, le président de l'instance adresse les résultats à l'ensemble de ses membres.
  • Lorsque la réunion intervient par messagerie instantanée, les débats sont clos par un message du président, qui ne peut intervenir avant l'heure de fin de la réunion précisée par la convocation.

 

Ces modalités dérogatoires de réunion des IRP s’appliquent jusqu’à l’expiration de la période d’état d’urgence sanitaire en cours, soit le 16 février 2021 inclus, sauf nouvelle prolongation.

 

Publié par JDS

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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