SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Historique ! La lutte féministe
 
conquiert le droit à
 
l’avortement en Argentine

 

Ce matin, à 8 heures -heure française- le Sénat argentin a voté la légalisation de l’IVG, un droit fondamental que les femmes argentines réclament depuis des décennies. Avec des manifestations et des veillées dans tout le pays qui ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes, le Sénat a adopté par 38 voix pour, 29 contre et 1 abstention le projet de loi.

 

Marée verte

Crédit photo : O Phil des Contrastes

Après de nombreuses années de lutte du mouvement féministe dans les rues, le Sénat a adopté le projet de loi autorisant l’avortement jusqu’à la 14e semaine de grossesse. Cela s’est accompagné d’une énorme mobilisation féministe, avec des dizaines de milliers de personnes déterminées à ne pas quitter les rues avant le résultat du vote.

Le projet de loi avait été approuvé en première lecture le 11 décembre par la Chambre des Députés. Il s’agit d’un projet de loi qui a été présenté par le pouvoir exécutif et qui laisse de côté le projet rédigé et défendu par le mouvement des femmes, en incluant la clause de conscience et la pénalisation des femmes qui avortent après la 14e semaine de grossesse.

Malgré cette manœuvre, le pouvoir exécutif, qui détient pourtant la majorité absolue au Sénat, n’a pas pu garantir les votes en faveur de la légalisation avant le début de la session au Sénat]. Une fois de plus le droit des femmes à décider de leur propre vie et de leur corps a été mis en jeu, dépendant du changement de position d’une poignée de sénateurs qui ont attendu jusqu’au dernier moment pour se positionner, quand d’autres secteurs ont négocié d’importants reculs- comme la clause de conscience pour accorder leur voix.

Quatre heures après le début du débat à la Chambre haute, deux sénatrices comptées comme « indécises » ont déclaré que leur vote serait favorable au projet de loi. À partir de ce moment, la balance a commencé à pencher en faveur des « Vertrs », qui se battent pour l’avortement légal, et cette tendance s’est accentuée au fur et à mesure que le débat progressait. Quelques heures avant le vote, il n’y avait plus aucun doute : l’avortement allait enfin être légalisé.

Les cris de joie, d’émotion, de fierté, les câlins, les larmes, la fête, ont inondé les rues de tout le pays. L’immense mouvement de femmes qui a lutté pendant tant d’années, traversant plusieurs générations, avec persistance, détermination et force dans les rues et sur les places de tout le pays, face aux vagues polaires, aux canicules, à la pluie et au mépris de la caste dirigeante, a finalement obtenu la victoire.

Nos camarades de Pan y Rosas et du Parti des Travailleurs Socialistes (PTS) - groupes frères de Révolution Permanente et de Du Pain et des Roses - qui militent depuis des années au sein de la Campagne nationale pour le droit à l’avortement qui regroupe plusieurs organisations- étaient nombreuses hier dans la rue devant le Sénat.

Cependant, le poids et la puissance de l’Eglise se sont fait à nouveau très fortement ressentir. Si dans la rue hier ils n’ont mobilisé que quelques centaines de personnes, au Sénat, l’Eglise a fait pression jusqu’à la dernière minute sur les sénateurs pour qu’ils votent - une fois de plus - contre les droits des femmes. Aujourd’hui l’avortement est devenu une loi grâce à l’important combat des femmes en Argentine, et il est plus que jamais nécessaire de poursuivre ce combat en avançant dans la séparation de l’Église et de l’État, en prenant exemple sur la campagne du « foulard orange » pour la séparation de l’Église et de l’État qui a pris de l’ampleur après le rejet du projet de loi sur l’IVG en 2018.

 

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« La direction veut éjecter les
 
syndicats combatifs » :
 
solidarité avec Lola de la CGT
 
Énergie Paris convoquée par la
 
police

 

Ce mardi, Lola, secrétaire générale adjointe de la CGT Energie Paris, était convoquée au commissariat du 13ème arrondissement suite à une plainte de la direction de GRDF. Une tentative de criminaliser les syndicalistes combatifs dans ce secteur en lutte contre la privatisation et le plan Hercule.

 

Répression des syndicalistes

Ce mardi, Lola, secrétaire générale adjointe de la CGT Energie Paris, était convoquée au commissariat du 13ème arrondissement suite à une plainte de la direction de GRDF pour « violation de domicile ». Les faits qui lui sont reprochés remontent à 2019, lorsque face à l’augmentation des cadences, des salariés de l’entreprise avaient décidé de se mettre en droit de retrait pendant près de trois semaines pour exiger de meilleures conditions de travail afin de pour travailler en toute sécurité. La syndicaliste les avait alors soutenu dans leur démarche.

Cependant « cette convocation n’est pas anodine, ce n’est pas forcément lié au mouvement de 2019 », expliquait Cédric Lietchi, secrétaire général du même syndicat, lors du rassemblement pour soutenir Lola devant le commissariat. En effet, depuis plus de trois mois les salariés se battent pour des augmentations de salaire et contre le Projet Hercule qui prévoit d’accélérer la privatisation du service public du gaz et de l’électricité.

Ainsi, pour le syndicaliste, « c’est la simple présence de la CGT et de syndicats combatifs pour défendre les salariés que la direction veut éjecter de l’entreprise ». Une hypothèse corroborée par Lola qui a rappelé que Cédric Lietchi est lui-même poursuivi en justice par la direction et sera convoqué prochainement par la police.

Sortie du commissariat sous les applaudissements d’une cinquantaine de salariés et militants syndicaux de différents secteurs venus la soutenir (SNCF, RATP, La Poste, TUI France, Monoprix...), la militante syndicale a dénoncé la direction qui « veut la peau d’un syndicat qui se bat pour toutes les structures de l’énergie », et promet de continuer à se battre contre la répression des syndicalistes et les politiques anti-sociales menées par le gouvernement et le patronat.

Comme l’a rappelé un salarié du groupe TUI France victime d’un PSE qui prévoit 583 licenciements, contre la répression, les licenciements et les suppressions d’emploi il faut « mutualiser les luttes, public et privé. En 2021 on sera dans la rue et on va se battre ».



 
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Extensions locales du couvre-
 
feu. Le gouvernement persiste
 
dans sa gestion répressive de la
 
crise sanitaire

 

Ce mardi Olivier Véran a annoncé l’extension locale du couvre-feu à partir de 18h pour les territoires les plus touchés par le rebond épidémique. Encore une fois, le gouvernement répond à la crise sanitaire par de nouvelles mesures policières.

 

Police partout, santé nulle part

Olivier Véran au JT de 20h sur France 2 le 29 décembre

« Ce que nous écartons, c’est l’idée d’un confinement généralisé ou local. En revanche, nous allons proposer une extension du couvre-feu, de 20 heures à 18 heures, dans les départements où le taux d’incidence serait au-dessus du niveau national », voici en substance la principale mesure annoncée par Olivier Veran mardi soir sur France 2 suite au conseil de défense convoqué par Emmanuel Macron.

Depuis plusieurs jours, des élus de régions particulièrement touchés par l’épidémie montaient au créneau pour défendre des reconfinements locaux face au retour en force de l’épidémie. Cela concerne principalement 4 régions et départements : le Grand-Est, la Bourgogne Franche-Comté, l’Auvergne Rhône-Alpes et les Alpes-Maritimes. Au final c’est le renforcement local du couvre-feu avec son extension à 18h qui a été décidé et qui pourrait toucher principalement les départements de ces régions.

Dans le même temps, alors que les spécialistes de santé prédisent une augmentation des contaminations dues aux fêtes de fin d’années, Gérald Darmanin a d’ores et déjà annoncé la couleur pour le nouvel an. Le premier flic de France a donné carte blanche aux préfets et aux autorités locales pour réprimer le soir du 31 décembre. Un important dispositif répressif va ainsi être déployés pour la soirée du nouvel an avec près de 100.000 policiers et gendarmes mobilisés. Ce dispositif va comme toujours cibler principalement les quartiers populaires, mais aussi les centre villes. Face à au rebond épidémique, c’est encore une fois la matraque que le gouvernement préfère, faute de moyens supplémentaire alloués aux hôpitaux, aux dépistages et à la santé publique en général.
 

Retour en force de l’épidémie : vers une 3ème vague en janvier ?

 
Les indicateurs de la crise sanitaire repartent actuellement à la hausse. L’objectif affiché d’une réduction des cas quotidiens à 5.000 contaminations par jour au moment du déconfinement de décembre est aujourd’hui bien loin. A la mi-décembre le nombre de nouveaux cas oscillait plutôt entre 10.000 et 15 000 par jour. Selon les chiffres donnés par Santé Publique France, depuis le mois d’août se sont 32 481 personnes qui sont mortes du virus contre 30 265 au moment de la première vague entre février et juillet. Soit un total de 62 746 décès. Et alors que la seconde vague est d’ores et déjà plus meurtrière que la première, la tendance ne va pas en s’arrangeant.

C’est par des mesures de confinement partiel telles que le couvre-feu ou la restriction des échéances sociales pendant les fêtes de fin d’années que le gouvernement a tenté de couper la poire en deux, entre l’impératif d’éviter une saturation trop importante des hôpitaux et celui de ménager le moral de la population et surtout de l’économie pendant les vacances de Noël. Car Emmanuel Macron sait qu’il joue là sa réélection. Ainsi même si l’extension du couvre-feu à 18h sera encadré selon les critères nationaux d’évolution de l’épidémie fixés par le gouvernement, laisser le soin aux autorités locales comme les préfet de l’annoncer à la population en fonction des régions permet à l’exécutif de se ménager face à l’opinion publique qui supporte de moins en moins les mesures de confinement et la crise sanitaire qui dure, comme en témoigne l’explosion des idées complotistes.

Toutefois, malgré la manœuvre de Macron pour tenter de gagner du temps, sur le fond l’absence de stratégie sanitaire à la hauteur demeure. Malgré le début d’une campagne de vaccination à l’efficacité pour le moment incertaine, les spécialistes de santé prévoient une explosion des cas détectés dès la rentrée. La faute au brassage de population pendant les vacances scolaires et les fêtes, et surtout à l’absence de dépistage massif et de traitement efficace des cas positifs.

En attendant les résultats du vaccin… La répression comme seule réponse à l’épidémie

 
Ces chiffres et ce rebond épidémique, témoignent donc bien que loin d’avoir appris de ses erreurs et d’avoir préparé la seconde vague, le gouvernement a continué de mener une politique sanitaire chaotique et criminelle. Une politique sanitaire qui a été consciemment orientée pour continuer de faire tourner l’économie et garantir les profits du patronat, au détriment de la santé de la majorité de la population.
 
Depuis la découverte et la commercialisation d’un vaccin, l’exécutif mise absolument tout sur la vaccination pour enrayer l’épidémie. L’objectif est d’arriver à vacciner l’ensemble des personnes les plus à risques, soit près de 22 millions de personnes. Mais comme l’explique le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy
dans les colonnes du Parisien, « l’arrivée des vaccins n’aura pas d’impact sur le premier trimestre 2021 et très peu sur le deuxième ».

Et en attendant… rien si ce n’est des mesures répressives comment en atteste cette extension localisée du couvre-feu et l’intensification du déploiement policier qui va avec. De plus, l’agenda austéritaire du gouvernement n’a pas été freiné par la crise sanitaire, loin de là. A rebours d’une réelle gestion de la crise sanitaire, l’hôpital public continue d’être démantelé. Ainsi, depuis le début de la crise, des lits d’hôpitaux continuent d’être supprimés par centaines.

Face à la gestion erratique de la crise sanitaire par le gouvernement, il est impératif d’imposer un programme sanitaire d’urgence. Un programme à rebours des politiques liberticides du gouvernement, qui pose comme principales mesures des embauches massives et sous statut dans les hôpitaux avec la création de lits supplémentaires. Auquel doit s’ajouter une véritable stratégie de dépistages massifs et de prévention à échelle nationale. Seul un tel programme, dont les travailleurs et les classes populaires en lien avec les professionnels de la santé pourront s’emparer, permettra de venir à bout de la crise sanitaire et endiguer l’épidémie en faisant passer nos vies avant les profits des grands capitalistes.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Bruno Roger-Petit dans devinez qui vient manger avec moi

Bruno Roger-Petit est conseiller spécial "mémoire" auprès de Jupiter, celui de l'Elysée. Je ne sais pas en quoi ce job consiste. Mais ça doit faire bien sur une carte de visite et c'est encore un emploi à l'aise sous les ors de la République.

 

Toujours est-il que ledit conseiller "mémoire" de l'Elysée est allé se rafraichir les méninges avec Marion Maréchal, la nièce à la fille de son père, tous les 3 de l'extrême droite -pour ceux qui ne suivent vraiment pas-. En tout bien tout honneur, c'était top secret. Pardi, il ne fallait pas savoir que le rempart à l'extrême droite, l'ex-banquier d'affaires posé à l'Elysée par le Capital et certains de la social-démocratie, discute avec l'un de ses ennemis jurés autour d'une petite bouffe.

Làs, pris entre la poire et le fromage, Bruno Roger-Petit a dû déclarer urbi et orbi: “Je voulais savoir ce qu’elle avait à dire et si elle était en résonance avec l’état de l’opinion -ce qui n’est pas le cas. J’ai dû constater que nous étions en désaccord”.

C'est vraiment bêta que le conseiller "mémoire", ancien journaliste de surcroit, ne sache point par avance ce que pense madame Marion Maréchal. M...., il font quoi en ce moment dans les Renseignements?

Et l'histoire ne dit pas si Bruno Roger-Petit a apporté des bonbons lors de ce repas. Parce que les fleurs, c'est périssable et les bonbons tellement bons, entre gens de bonne compagnie.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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17 décembre, par Jacques COTTA
 

Après le masque, après les tests, nous voilà entrés dans la phase « Vaccin ». Sur les ondes, dans les communiqués, pas une seconde sans que les « vaccins » Pfizer ou Moderna ne soient vantés. En un mot, le vaccin est là, il faudra se faire vacciner pour vaincre. Toute opposition, plus, toute interrogation aussi minime soit-elle, qui risquerait d’ombrager le ciel radieux de la vaccination contre le Covid 19, serait preuve d’un complotisme stupide et incohérent.
Les termes du débat
Le « complotisme » (...)

Publié par la-sociale.online

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Manifestation le 9 janvier 2021, 14:30 au Vieux-Port !

Mobilisons-nous le 9 janvier dans la rue contre les lois racistes et liberticides que le gouvernement français est en train de passer.
Comme partout en France, à Marseille, la loi contre la sécurité globale, qui est une loi qui renforce le pouvoir policier et sécuritaire, réprimera en toute impunité : avec le meurtre de Zineb Redouane qui reste ignoré et le tabassage de Maria il y a deux ans dans les rues du centre ville, nous connaissons le savoir-faire gouvernemental en terme de répression et de brutalité.

La loi contre les séparatismes, elle, n’est rien d’autre qu’une loi purement raciste et islamophobe qui discrimine spécifiquement une partie de la population française qui se voit d’ores et déjà stigmatisée, attaquée, perquisitionnée et utilisée comme bouc émissaire par le gouvernement depuis des années.

Contre les lois fascistes de l’Etat français et pour une Marseille vivante et populaire,

Parce que leur conception de la « sécurité » ne nous sécurise pas le moins du monde, parce qu’on aime imaginer un monde sans police, parce que leur loi séparatisme n’est qu’une réminiscence raciste et islamophobe de la France post-coloniale,

Parce que les bonnes habitudes ne doivent pas se perdre, et qu’on préfère une manif à un aprèm dans les boutiques,

 

MANIFESTATION 9 JANVIER 2020, 14:30 au Vieux-Port !

Manifestation le 9 janvier 2021, 14:30 au Vieux-Port !

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Selon le bilan social 2019 de la SNCF, 7 000 postes ont été supprimés au sein de la société ferroviaire entre 2017 et 2019. Le groupe justifie cette diminution par la nécessité de s’adapter pour être « plus attractif et engagé ». En réalité ces baisses d’emplois s’inscrivent dans la casse du système ferroviaire public, accélérée par la mise en place de la réforme de la SNCF en janvier 2019.

 

Bilan de la casse de la SNCF, 7 000 emplois en moins en trois ans

Crédits photo : AFP/ARCHIVES - LUDOVIC MARIN

« La SNCF a réalisé le principal plan de suppression d’emplois en France », selon le syndicat SUD rail. Si le nombre de personnes partant à la retraite a diminué de 14,8 % par rapport à 2018, les démissions (+26%) et les ruptures conventionnelles (+66%) se sont accélérées. Cette augmentation des départs se double d’une diminution des embauches, avec une diminution de 6,5 % par rapport à 2018, qui touche particulièrement les jeunes de moins de 25 ans qui ont été 18 % moins nombreux à rejoindre le groupe en 2019. Contrairement à ce qu’annonce la communication du groupe ferroviaire se voulant « attractif et engagé », la SNCF ne séduit plus. Et cela peut se comprendre.

 

Un processus de libéralisation hasardeux

 

La réforme votée en 2018 par le biais d’ordonnances et mise en place à partir de janvier 2019 a de quoi inquiéter. Les grèves massives contre la réforme de la SNCF en 2018 puis en 2019 contre la réforme des retraites, en plus du droit de retrait et des grèves dans les technicentres, ou encore les grèves récentes des conducteurs de trains montrent la colère des cheminots.

Cette réforme de la SNCF s’inscrit dans un objectif de libéralisation des services de transports ferroviaires, poussé par l’UTP (Union des Transports Publics et Ferroviaires) qui représente l’ensemble du patronat des transports et qui doit définir les modalités du cadre de l’ouverture à la concurrence, et plus précisément comment abaisser le niveau de chaque convention collective à l’aide du dumping social, afin d’augmenter la rentabilité. L’ouverture à la concurrence s’est faite en plusieurs étapes, en 2003 c’est le service de transport de marchandises (FRET) qui a été ouvert à la concurrence. Cette première expérience a été assez désastreuse puisqu’en raison de son manque de compétitivité face à ses concurrents aidés par le fait que ces derniers avaient imposé des convention collectives au rabais, et donc des conditions de travail dégradées, la SNCF a cherché à réduire ses coûts, au détriment des salariés. En 2019, ce sont les trains régionaux qui ont été ouverts à la concurrence avec le système de franchise, c’est-à-dire les même trains, les mêmes infrastructures ainsi que les mêmes cheminots mais avec un logo différent sur leur tenue et avec des conditions de travail revues à la baisse et en décembre 2020 les lignes grandes vitesse. Encore une fois, c’est un échec, aucune autre compagnie n’ayant mis en circulation des trains grande ligne comme en atteste l’échec de l’ouverture à la concurrence Lyon-Nantes et Nantes-Bordeaux.

Au niveau européen, le bilan de la libéralisation du réseau ferroviaire est tout aussi globalement négatif. Au Royaume-Uni, la privatisation est sévèrement critiquée, « les trains sont lents, chers et les lignes de banlieues sont bondées. Selon un sondage 75 % des Britanniques souhaitent une renationalisation ». Tandis qu’en Italie, ce sont les accidents qui ont augmenté depuis la privatisation, et en Suède les prix ont baissé mais au détriment des infrastructures qui s’abîment…

 

Un nivellement par le bas des conditions de travail des salarié-e-s

 

La réforme de 2018 a donc transformé la SNCF, établissement public à caractère industriel (EPIC) en société anonyme (SA), restant publique, mais avec des plus fortes contraintes concernant l’endettement. Le gouvernement, dans un objectif de rentabilité et de libéralisation, en a profité pour casser le statut de cheminot. Face à un travail difficile (physiquement épuisant, des horaires décalés et de week-end), ce statut offrait la garantie d’un emploi à vie, d’une caisse de prévoyance spécifique et une retraite avec un calcul sur les 6 derniers mois. Mais le gouvernement a fait le choix d’un nivellement par le bas, qui consiste en une précarisation des emplois à la SNCF. Sud Rail résume bien la situation en rappelant que « la violence managériale, la fin des embauches au statut, la recherche de la productivité à tout prix qui engendre la dégradation des conditions de travail, les salaires figés depuis 7 ans malgré l’inflation... le tout dans l’incertitude du contexte d’ouverture des marchés du transport ferroviaire se traduisent inexorablement par un bilan social catastrophique ».

Finalement, ces réformes successives censées diminuer régler le problème de la dette de la SNCF et diminuer les coûts pour les usagers l’ont non seulement amplifiée mais ce sont également faites au prix de la précarisation des cheminots, pour des avantages plus qu’hypothétiques pour les usagers, et sans aucune garantie de l’amélioration de la situation financière de la SNCF. En effet, la fragmentation de la SNCF en multiples activités autonomes et le passage en sociétés anonymes obligent à segmenter la société en entités autonomes. Or, sud rail rappelle que « l’effet induit se retrouve dans les frais de structures et les coûts de transactions qui entraînent le recrutement de personnels d’encadrement qui constitue à lui seul plus de 37% des embauches alors que 3768 postes étaient supprimés sur le terrain sur la même période. Moins d’agents sur le terrain pour la production et le service, plus d’agents dans les bureaux pour gérer les multiples structures créées par les contre-réformes ferroviaire de 2014 et 2018, c’est le triste bilan des dernières années de gestion ».

La crise sanitaire a mis en exergue les conséquences désastreuses qu’entrainent la privatisation et les restructurations de la SNCF, tant pour les travailleur-se-s que pour les usagers. Alors que les transports restent un secteur essentiel pour l’économie, la gestion catastrophique de la crise par le gouvernement a amplifié la dette – la SNCF étant contrainte de faire un emprunt de 2 milliards supplémentaires sur 30 ans - tout en mettant en danger la santé des salarié-e-s et des usagers ; en témoignent les images de RER et métros bondés.

La réforme de la SNCF symbolise bien les effets d’une politique néolibérale qui ne fait qu’accélérer la précarisation du travail et dans laquelle les suppressions massives d’emplois s’enchainent dans le but de faire toujours plus de profits. Face à ces politiques, il est plus que nécessaire d’exiger un service public de transport en commun et gratuit à même d’assurer les enjeux sociaux et écologiques et sans que cela ne se fasse au détriment des travailleur-se-s. Dans un cadre identique nous pouvons retrouver les travailleurs de la RATP qui font face à la loi LOM, fortement inspirée de la réforme ferroviaire de 2018. Les travailleurs des transports doivent être tous sous les mêmes conditions de travail, nivelées par le haut pour éviter le dumping social.

 

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Derichebourg Aero : annoncées
 
comme temporaires, les baisses
 
de salaires seront définitives

 

Augmentation de la charge de travail et des cadences, pertes d’acquis sociaux, baisse de salaire, dégradation des conditions de travail… contre les voix rassurantes venant du gouvernement, la direction et les délégués de FO, les conséquences de l’APC chez Derichebourg seront définitives.

Aéronautique

L’Accord de Performance Collective (APC) imposé ce juin aux salariés de Derichebourg Aeronautics Services a eu un écho médiatique à niveau nationale. Pour le patronat de l’aéronautique, celui-ci avait été un premier test des attaques contre les travailleurs qui allaient ensuite se multiplier. Pour les salariés du secteur, la courte grève chez Derichebourg, a été une première expérience riche en enseignements et la première pierre sur laquelle s’est mis en place le Collectif des Salariés de l’Aéro se battant pour 0 suppressions d’emploi, 0 baisses de salaire et la coordination des luttes.

Aujourd’hui, bien qu’il n’y ait pas de mobilisation, le cas de Derichebourg continue à avoir une valeur pour l’ensemble des salariés du secteur : après 6 mois d’APC les positions des salariés qui avaient été mobilisés en juin se confirment et les mensonges entretenues par le gouvernement, la direction et les délègues syndicaux FO se dévoilent.

Ce vendredi 18 décembre, l’UNSA SNMSAC Aérien, le syndicat qui avait refusé l’APC et qui avait été à côté des salariés non syndiqués lors de la grève, publiait un communiqué avec la dernière discussion du CSE dévoilant la stratégie de la direction et l’ensemble de mensonges rassurants qui avaient accompagné l’APC.

Aéronautique
Aéronautique
Pertes de salaire définitives et précarisation du travail
 

A l’époque, dans la volonté d’enfermer la colère des salariés dans le cadre du « dialogue sociale », la direction avait proposé aux salariés, comme d’habitude, un faux choix toujours favorable aux intérêts du patronat : un PSE immédiat concernant 700 emplois ou un APC permettant de reporter le PSE et de diminuer le nombre d’emplois concernés. La manœuvre (faire un annonce choc et ensuite faire semblant de faire quelques concessions) a fait ensuite école. Elle donne des gages au « syndicat maison » et permet de louer les bienfaits du « dialogue social » tel qu’il a fait Macron en saluant l’exemplarité de l’APC chez Derichebourg qui était vendu comme une mesure temporaire permettant de sauver les emplois.

Contre cet avis rassurant, la majorité des salariés avait déjà dénoncé en juin l’APC comme un chantage à l’emploi qui allait se traduire par des licenciements, et qui, contre les promesses de la direction, allait se pérenniser. Les prévisions des salariés ce sont confirmé rapidement. En aout, sous la pression de la perte de salaire (allant jusqu’à 350 euros par mois) 163 salariés (le 10% de la boite !) ont dû refuser l’APC et se sont fait licencier. Aujourd’hui comme prévu par les salariés mobilisés en juin, ces licenciements se traduisent par une forte augmentation de la charge et des cadences de travail et l’APC devient une mesure definitive.

Comme l’expliquait l’UNSA SNMSAC Aérien : « A la question d’un retour à la normale de nos salaires au vu du bon prévisionnel annoncé par Airbus, Mr Lannette [PDG de l’entreprise] a éludé la question ce qui confirme nos dires d’il y a quelques mois, alors que l’on nous accusait de pessimisme, ces baisses de salaires seront définitives car aucun retour à la normale n’a été évoqué dans son discours. »

Cette pérennisation de la baisse des salaires et la perte d’acquis sociaux via l’APC ne va pas tout seule, mais avec une stratégie de précarisation du travail qui s’inscrit aussi dans la durée : « il a un autre message à faire passer, qui traduit encore une fois le virage qu’a pris notre entreprise dans la gestion de la « ressource humaine » : Il veut retrouver de la flexibilité, comprenez précarisation des salariés avec le recours à l’intérim et au CDD. Notre direction veut gagner sur tous les tableaux, APC : perte d’acquis sociaux, APLD : paiement des salaires par l’Etat et précarisation des salariés avec des contrats à la carte ». Et cela alors que chez Derichebourg il y a eu un manque « de personnel sur plusieurs chantiers. Airbus n’a pas enregistré d’annulation de commande mais plutôt un lissage dans le temps avec même du surbooking (traduction : vendre plus d’avions qu’il est possible de produire) ».

Ce virage avoué de la direction de Derichebourg confirme aussi l’avis des salariés du sous-traitant aéro AAA. Dans un article récent Arnaud Robin délégué syndical CFDT AAA expliquait que « la direction cherche à se débarrasser des gros salaires et laisser ceux qui lui coûtent beaucoup moins cher. Il ne serait pas étonnant qu’une fois le PSE passé la direction embauche plus tard des intérimaires pour faire le même travail moins cher »

En effet si en juin le cas des Derichebourg annonçait les attaques qui allaient se multiplier sur l’ensemble du secteur, le plan dans la durée qui avoue aujourd’hui la direction de cette entreprise semble dévoiler ce qui se cache derrière tous les attaques patronaux : les APC ou les PSE ne sont pas seulement une réponse ponctuelle à la crise, mais aussi la base permettant au patronat, dans un scenario de reprise partielle, de concurrencer plus efficacement dans le marché sous tension. Contre toute logique rassurant et pariant sur le bond économique à venir, les sacrifices que le patronat impose aujourd’hui aux salariés, seront aussi nécessaires demain en cas de reprise : ceux qui partent vont devoir faire face à la difficulté de retrouver un travail en plein crise mais ceux qui restent, à la dégradation sans marche arrière des conditions de travail via l’augmentation de cadences, la perte d’acquis sociaux et la baisse de salaire.

Contre toute illusion de récupérer les conditions de travail perdues de la main du patronat ou comme conséquence d’une reprise économique prochaine, l’UNSA SNMSAC aérien expliquait : « Si on y réfléchit un peu, il y a une opportunité pour nous faire entendre à moins que vous souhaitiez continuer à baisser la tête en attendant des jours meilleurs... ».

La mise en lumière des mensonges et du plan de la direction réactualisent au même temps les enseignement de la lutte des salariés de Derichebourg pour faire face aux attaques patronaux : l’importance de refuser de « négocier le poids des chaines », de l’unité entre les travailleurs syndiqués et non-syndiqués, de construire des assemblés de salariés où décider des suites de la mobilisation, de lutter par la grève et de se coordonner avec les autres boites pour lutter pour 0 baisse de salaire et 0 suppressions d’emploi.

 

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Marseille. 12ème jour de grève
 
des éboueurs contre le
 
harcèlement et les
 
licenciements

 

Depuis le jeudi 17 décembre, plus de 200 éboueurs marseillais, employés par le sous-traitant Derichebourg Polyceo, sont en grève contre les licenciements, la répression quotidienne exercée par leur direction et pour de meilleures conditions de travail.

 

Eboueurs en Grève

Les salariés de Derichebourg Polyceo, chargés du ramassage des ordures et de la propreté dans les 2e, 15e et 16e arrondissements de Marseille, continuent leur mobilisation depuis maintenant plus de 11 jours. La totalité des employés, soit 222, sont en grève contre le harcèlement et les sanctions disciplinaires abusives, notamment contre une politique abusive de licenciements (40 depuis 2017). De plus, lls demandent la réintégration d’un de leur collègue récemment licencié et le départ de leur directeur et de son adjoint. C’est aussi pour de meilleures conditions de travail qu’ils ont décidé de se battre, avec l’embauche de CDI pour remplacer les postes vacants, des véhicules en meilleur états et une prime pour les agents de l’atelier mécanique.

Face à une grève dure et totale, plusieurs mécanismes ont été utilisés par la direction pour tenter de casser le mouvement. La direction a d’abord joué la mascarade du dialogue social, réunissant syndicats et représentants de la direction sans qu’aucun accord ne soit trouvé. Ensuite, la métropole a suivi la direction et a mis une place une stratégie répressive, décidant de faire appel aux forces de répression pour lever les blocages des sites de tri, puis en lien avec la préfecture de police de tenter de réquisitionner les salariés. Face à cette répression, les grévistes ont tenus bons, refusant la réquisition et bloquant les sorties des camions bennes réquisitionnés.

Dans la population, les rues submergées de déchets ont fait monté la colère. Récemment certains habitants de Marseille se sont organisés pour débarrasser eux même les déchets avec l’aide de camionneurs privés qu’ils ont financé de leur poche. Une expression du désarroi des habitants instrumentalisé pour accuser les éboueurs d’irresponsabilité alors même que c’est leur direction qui se refuse à répondre aux revendication plus que légitimes des grévistes. Ces héros de la première ligne du confinement, qui hier était applaudis lorsqu’ils prenaient le risque d’être contaminés en ramassant nos poubelles sont aujourd’hui stigmatisés. Nombreux sont les articles qui alarment de l’impact de la grève, avec plus de 1000 tonnes de déchets non collectés dans les rues de Marseille, mais très peu s’intéressent aux raisons profonde de cette mobilisation.

En réalité l’efficacité d’une grève se mesure souvent au degré d’hostilité des médias et des pouvoirs en place. Ces travail invisible au quotidien apparaît soudainement comme crucial et plus qu’essentiel lorsqu’il n’est plus effectué. Les éboueurs sont ainsi copieusement traités comme des preneurs d’otages alors même qu’ils demandent de meilleures conditions de travail et l’arrêt de la répression quotidienne qu’ils subissent.

Plus globalement ce conflit illustre bien le problème du recours à la sous-traitance pour la gestion d’un secteur aussi essentiel que la collecte des déchets. Il met à nu la contradiction de la nouvelle mairie qui se revendique de gauche et écolo mais se contente de menacer timidement que « si Derichebourg n’assume pas, on passe un nouveau marché ». Pourtant, peut importe le sous traitant , l’objectif de ce modèle reste de faire des économies et en toute logique cela crée des conditions de travail dégradés pour les salariés et un service de moins bonne qualité pour la population. Après les récentes désillusions sur la victoire de la liste « Le printemps Marseillais » à la mairie, ce conflit vient d’autant plus illustrer les limites d’une politique réformiste qui ne remet pas en cause le modèle de sous traitance mais s’arrête seulement à choisir le prestataire de service qui sera le moins pire.

L’enjeu est donc d’en finir avec ce modèle avec l’arrêt de la sous traitance et l’internalisation du service à la Métropole. Alors que les grévistes ne cessent de montrer une détermination énorme et continuent la grève. Il est important de les soutenir dans le rapport de force qu’ils imposent, contre la répression et les pressions de la direction, pour qu’ils obtiennent satisfaction sur leur revendications.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ce 30 décembre 1920, il n'était pas écrit que le PCF occuperait une place majeure dans l'histoire française du XXe siècle ni son déclin profond au siècle suivant. Pourtant, lors du 18e congrès du Parti socialiste, section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), du 25 au 30 décembre 1920, la majorité des délégués vote son adhésion à la nouvelle Internationale fondée à Moscou en 1919 sous l'égide de Lénine.

30 décembre 1920- 30 décembre 2020: cent ans d'histoire du communisme français

Tandis que naît la Section française de l'Internationale communiste (SFIC), derrière Marcel Cachin et Paul Vaillant-Couturier, une minorité de délégués, conduite par Léon Blum, reste dans la "vieille maison" de la SFIO. Mais ce n'est qu'en 1926, que le nom définitif du parti de la SFIC devient le Parti communiste français.

Après la Première Guerre mondiale et la victoire des bolcheviks à Moscou en 1917, des militants progressistes donnent de la voix dans la SFIO et la CGT, au nom de la défense du prolétariat. Ils se sentent trahis par le Parti socialiste qui a voté les crédits de guerre et participé au gouvernement "d'union sacrée".

Dès sa naissance, le Parti communiste est de toutes les luttes anticoloniales. Pendant près d'un demi-siècle, il est le premier parti à gauche. A la libération de la France, il devient même le premier parti de France. De 1965 à nos jours, 3 000 communes -sur 30 000- ont eu une municipalité communiste.

Mais aujourd'hui, il ne représente que 2% dans les dernières consultations nationales. Pour autant, aucune organisation politique n'a pris structurellement sa place pour une société sans classe.

Aujourd'hui, le mot communisme reste lié à une histoire tragique pour les pays qui disaient construire le "socialisme réel" et les communistes eux-mêmes. Il est parfois associé à la Chine, l'un des acteurs principaux dans la mondialisation capitaliste.

Hier, le PCF avait attiré 4 millions d'adhérents. Et à la Libération, les ministres communistes, forts d'être dans le "Parti des fusillés", ont montré toutes leurs capacités pour relever la France dans la voie du progrès et de la justice sociale.

Le communisme français, et pas seulement les adhérents de la Place du colonel Fabien à Paris, entrent dans leur deuxième siècle. Les défis sont immenses et l'impasse inéluctable à persister dans l'accompagnement de la social-démocratie, de n'importe couleur par laquelle elle se peinturlure. Et toujours du mauvais côté de la barricade pour les travailleurs manuels et intellectuels.

Hormis dans la courte période d'après Deuxième Guerre mondiale et avant qu'ils ne furent chassés du gouvernement en 1947 sur ordre de l'impérialisme US, les ministres communistes furent acteurs de droits nouveaux pour les travailleurs.

Or, en 1956, persuadé de recouvrer l'élan progressiste du Front populaire, le Pcf vote les pleins pouvoirs au gouvernement socialiste. Il s'ensuit l'envoi du contingent dans la guerre coloniale en Algérie, une politique antisociale et le recours à la droite du général de Gaulle par Guy Mollet, dirigeant national de la SFIO qui en deviendra ministre.

Au gouvernement socialiste de Mitterrand président en 1981, les ministres communistes ne le quittent qu'en 1984, quand la politique d'austérité est annoncée dès 1982. Sous le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002), c'est la gauche plurielle, toujours sous la subordination du PS. A l'élection présidentielle qui suit, avec le bilan désastreux de ladite gauche plurielle, Lionel Jospin est éliminé dès le 1er tour. Restent en lice Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen.

Aujourd'hui, Fabien Roussel, député du Nord et dirigeant national du PCF, avance une possible candidature  communiste à la présidentielle de 2022.

Jean-Luc Mélenchon persiste à demander à ce parti qu'il soit le colleur de ses affiches à cette présidentielle. Sans attendre la consultation en mai 2021 au sein du Pcf, Marie-Georges Buffet, ancienne dirigeante nationale du Pcf et députée, et 2 autres députés, appellent d'ores et déjà à soutenir Jean-Luc Mélenchon.

Les lendemains qui chantent pour le communisme français sont-ils pour demain ?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : actu.fr

Val-d'Oise. Franconville. Ikea : la
Cgt se rassemble pour défendre
ses deux délégués syndicaux

 

Mardi 29 décembre, les membres de la Cgt se sont rassemblés devant l’accès livraison du magasin Ikea de Franconville, pour soutenir leurs deux collègues mis à pied et convoqués à un entretien préalable de licenciement. (©D.C. La Gazette du Val-d’Oise)


Par Daniel Chollet


Publié le 29 Déc 20 à 18:02 


Des débrayages ont eu lieu dans plusieurs magasins Ikea en France ces dernières semaines, les salariés voulant protester contre la suppression de leur prime de fin d’année, qui est une composante de leur salaire.


Protestation contre l’absence de prime de fin d’année
Cette absence de prime est une première depuis que le géant suédois de l’ameublement en kit et des articles de maison est installé dans l’Hexagone.

Selon la direction d’Ikea France, les résultats au cours de l’année 2020, marquée par la crise sanitaire et le confinement, qui s’est traduite par la fermeture de 34 magasins durant dix semaines, n’ont pas permis de dégager de bénéfices, et donc de reverser une participation aux salariés.

Si les débrayages ont perturbé le fonctionnement de plusieurs magasins Ikea en France, celui de Franconville a même été obligé de fermer, samedi 12 décembre.


La Cgt dénonce de la « discrimination syndicale »
Deux délégués syndicaux Cgt ont reçu leur courrier notifiant leur mise à pied « six jours après cette grève », souligne la Cgt, qui dénonce une politique de « discrimination syndicale ».

Ce mardi 29 décembre, ils étaient convoqués pour un entretien préalable de licenciement.

« La Cgt est en total désaccord avec ces méthodes. Il est évident, tout comme la direction d’Ikea France l’a fait dans le passé, que la direction d’Ikea Franconville a décidé de réprimer le droit de grève. Pour rappel, en 2017, plusieurs représentants du personnel Cgt ont été sanctionnés suite à leur exercice du droit de grève pour dénoncer la problématique de rémunération des bas salaires. Comment ne pas se demander s’ils ne souhaitent pas à nouveau faire des exemples dans l’espoir de faire peur à l’ensemble des grévistes et les contraindre à se taire ?».

La direction d’Ikea condamne les « mouvements illicites qui bloquent l’activité »

La direction d’Ikea, via son service de presse, souligne être tenue à un « droit de réserve » concernant « la procédure disciplinaire » engagée à l’encontre de ses « deux collaborateurs ».


Elle rappelle qu’elle « respecte le cadre légal du droit de grève » et qu’elle participe à un « dialogue social ouvert et constructif », évoquant « les quinze accords signés ces trois dernières années », mais qu’elle « condamne les mouvements illicites qui bloquent l’activité et empêchent l’accueil des clients ».

 

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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