SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Discrétion absolue sur la catastrophe de Lubrizol et flots de discours sur l’enterrement de Chirac

Tandis que l’industrie capitaliste répand son poison sur les travailleurs de Lubrizol, les habitants de Rouen, les agriculteurs et leurs troupeaux, les tenants de l’union nationale chantent des cantiques et encensent le défunt président mangeur de tête de veau.

C'est çà la bourgeoisie !
Seveso – AZT- Lubrizol ….et les autres

Les effets immédiats de l’incendie de Lubrizol, sont indéniables, perceptibles, inquiétants. D’autant plus inquiétants que la partie cachée de la catastrophe est sans doute encore plus grande et à plus longue échéance que la partie visible. Lubrizol est une entreprise classée « Seveso », du nom de cette commune du nord de l’Italie devenue célèbre à l’occasion d’un grave accident industriel survenu en juillet 1976. Après l’explosion d’une usine chimique, des centaines d’hectares avaient été contaminés. Il avait fallu abattre 3 000 animaux domestiques et 77 000 têtes de bétail.

Depuis, conformément à une directive européenne, les entreprises classées « Seveso » qui ont une activité entraînant la fabrication, l’emploi ou le stockage de substances dangereuses doivent être identifiées, et surveillées comme telles. Pourtant, la démonstration a été faite que la réglementation et les contrôles n’étaient pas suffisants pour empêcher les manquements, voire les fraudes, et que les risques majeurs n’étaient pas évités.

On se souvient de l’explosion de l’usine AZF en 2001, à Toulouse qui a fait 31 morts et 2 500 blessés et dont les enseignements n’ont pas empêché la catastrophe qui vient de se produire à Rouen. Pire encore, l’usine Lubrizol elle-même avait déjà connu un premier incident grave en janvier 2013. La fuite d’un gaz malodorant, le mercaptan avait été sentie jusqu’à Paris et en Grande- Bretagne. Le Ministère de l’Ecologie avait conclu à des erreurs techniques et humaines….et l’entreprise s’en était sortie avec 4 000 € d’amende !

En France, ce n’est pas moins de 1 300 sites qui sont classés « Seveso » ; l’accident de Lubrizol, c’est une catastrophe majeure, c’est un scandale industriel qui saute aux yeux de tous, mais c’est surtout la démonstration plus générale d’un ordre capitaliste qui, poussé par la loi du profit maximum, fait courir des risques sanitaires majeurs aux travailleurs et à tout l’environnement plutôt que d’engager des dépenses que les propriétaires des usines ont largement les moyens de financer.

Comment expliquer que dans une entreprise, a fortiori classée « Seveso », les ouvriers aient encore aujourd’hui un toit d’amiante sur la tête ? Comment comprendre qu’une partie des activités auxquelles sont associés des dangers majeurs soient confiées à des sous-traitants peu ou pas formés… Comment expliquer de telles « fautes » si ce n’est par le mépris souverain de la classe dominante pour ceux qu’elle exploite et pour tout ce qui n’est pas elle.

Le gouvernement entre soutien des patrons et crainte de la population

Warren Buffet, dirigeant du groupe auquel appartient Lubrizol, avait claironné, en 2005, qu’il y avait bien « une lutte des classes » et que c’était la sienne, celle des riches, qui était en train de gagner la guerre. Aujourd’hui, il estime probablement que Lubrizol se tirera à bon compte de cet « ennuyeux » accident. En tout cas, le patron de Lubrizol, Frédéric Henry, ne semble pas prêt à examiner le moins du monde ses propres responsabilités, préférant s’étonner de « voir un incendie en pleine nuit à un endroit où il n’y a personne. » et porter plainte contre X ; la meilleure défense étant, on le sait, l’attaque.

Pourtant, c’est une tactique un peu différente que le gouvernement a adoptée. Après quasiment une année de mouvement des gilets jaunes, après des mobilisations montantes à la rentrée de septembre dans des secteurs clés comme les transports ou l’éducation, avec les remous que suscite la réforme des retraites dont l’accueil demeure problématique, avec la jonction qui est en train de s’opérer entre la question sociale et la question climatique et environnementale, la lutte des classes redevient de plus en plus présente et le spectre de la révolte n’a pas été définitivement renvoyé au cimetière.

Macron et son gouvernement en sont parfaitement conscients et ne souhaitent absolument pas voir se cristalliser une opposition frontale entre la direction de Lubrizol et le camp de la population et des travailleurs légitimement inquiets et légitimement demandeurs de vérité. Le chef de l’exécutif a d’ailleurs soigneusement évité de se rendre sur les lieux de l’accident pour éviter de se trouver en porte-à-faux. Après avoir missionné le préfet de Normandie pour clamer que « l’état de l’air » était « habituel » alors que de la suie était tombée en masse sur la région, c’est désormais par Elisabeth Borne et compléments d’enquête interposés qu’il comptait réguler l’inquiétude et la colère montantes. Il a quand même dû dép^^echer Edouard Philippe mais sans changer le message.

Et Chirac-le-« populaire » que vient-il faire là-dedans ?

Coup de chance, Chirac a la bonne idée de mourir fort à propos. De quoi, bien sûr, donner libre cours à l’abrutissement médiatique h 24 et renvoyer au second plan l’embarrassant accident de Rouen, mais pas seulement. Le projet est infiniment plus subtile politiquement.

Il s’agit de s’emparer du personnage de Chirac pour en faire une figure « populaire », sinon « populiste ». Et d’abord les traits de l’ « homme » qui sont mis en avant, un homme vrai, au langage peu châtié, qui tâte le cul des vaches et mange de la tête de veau, arpenteur de la terre corrézienne. Quelqu’un, en gros, que les gilets jaunes pourraient plébisciter … et que les agriculteurs, pourtant en colère à l’idée des menaces qui pèsent sur leurs fourrages et leur bétail, pourraient considérer comme un proche.

Puis une célébration qui se veut « populaire », à la Johny Hallyday, fréquentée par une foule humble et émue, plutôt que des funérailles nationales à la Clémenceau.
Et surtout, un homme politique « ni de droite, ni de gauche » comme l’énonçait un certain Macron, un homme qui « aimait la France », capable de recréer autour de son cercueil ce fameux sentiment d’union nationale si précieux tandis que la gauche s’effondre, que la droite n’en finit pas de se recomposer et que les Zemmour et les Marion Maréchal en profitent pour bouffer du migrant.

Mais « l’effet Chirac » sera de courte durée, il en a même déjà saoulé beaucoup. Ce n’est en tout cas pas ça qui empêchera les travailleurs de Lubrizol, la population de Rouen, toutes les victimes d’une catastrophe industrielle à court et moyen terme de réclamer vérité et justice.

Plusieurs organisations appellent d’ores et déjà la population à manifester devant le palais de justice de Rouen ce mardi 1er octobre à 18 heures. Elles exigent la transparence totale sur l’incendie de Lubrizol. Elles réclament l’indépendance des institutions de contrôle et le renforcement du contrôle de l’inspection du travail sur les installations classées. Elles réclament la dépollution et le nettoyage du site. Elles s’opposent à toute fin de contrat ou licenciement pour les salariés du site, les sous-traitants ou les entreprises voisines.

Ce combat peut unir dans une même mobilisation, les travailleurs, la population, les gilets jaunes, les jeunes qui se battent pour la protection de l’environnement et la préservation de leur avenir. Les industries à risque ne doivent désormais exister qu’en fonction de besoins collectivement jugés comme indispensables. Elles ne peuvent être laissées entre les mains de capitalistes qui n’évaluent les risques qu’à l’aune de leurs finances et doivent être placées sous le contrôle des travailleurs eux-mêmes.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
PORSCH CONSULTING

L’engagement se vit, il ne se chronomètre pas.

 

De fait, le rôle du chronomètre fait depuis longtemps figure d’évidence : il est généralement considéré comme une arme patronale tournée contre l’ouvrier.

« Les chronométreurs avaient des surnoms : c’étaient les buveurs de sang, les serpillières à sueur. Chronométrer, ça veut dire rabioter un peu de temps à l’ouvrier »

 

 

AGIR OU SUBIR

 

Notre direction voudrait qu’on les guides, qu’on les épaules que l’on collabore à notre régression !

Pourquoi ?

Car il est plus difficile de dénoncer un système que les salariés ont contribué à mettre en place, qui ont été impliqués dans la réorganisation, il y a un effet d’engagement et la direction compte la dessus !

Il ne faut pas participer à notre casse sociale car nous en subirons directement les conséquences !

Ces concepts de gestion à coûts réduits séduisent de plus en plus d’entreprises, qui les paient souvent chèrement et même si notre direction nous dit qu’il n’y aura aucun coût pour l’usine.

Vous pouvez être sûre que nos conditions de travail seront mises à mal !

Ces professionnels du management vendent une méthode unique et rapide permettant de supprimer tout gaspillage dans la production : stocks intermédiaires, temps morts, déplacements des salariés, etc.

Un Lean souvent dévoyé pour la seule productivité

Appliquée ainsi, la méthode ne peut faire gagner de la productivité que pendant quelques mois. Ensuite, les troubles musculo-squelettiques, les arrêts maladie et la démotivation gagnent les salariés !

Ce qu’il faut immédiatement comprendre, c’est qu’une telle méthode de travail n’est absolument plus justifiée dans le contexte d’une société moderne qui produit d’énormes richesses !

Nous conseillons fortement à tous les salariés de ne pas collaborer avec ce cabinet. Partout où ce cabinet est passé, il y a eu de la casse (même chez les polonais, on leur a dit qu’ils étaient trop chère, trop nombreux sur les lignes…propos tenu lors du Comité Européen).

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La coopérative de thés et infusions de Gémenos fêtait hier son 5e anniversaire en présence de Philippe Martinez

Par Marie-Cécile Berenge

Bien implantée dans le Sud-Est de la France, Scop TI aimerait progresser dans les autres régions. La coopérative a également signé six contrats de fabrication en marque blanche, notamment avec quatre enseignes de la grande distribution.

Bien implantée dans le Sud-Est de la France, Scop TI aimerait progresser dans les autres régions. La coopérative a également signé six contrats de fabrication en marque blanche, notamment avec quatre enseignes de la grande distribution.

J'adore l'idée !" lâche une visiteuse de la Foire de Marseille en passant devant le tout petit stand de Scop TI, où ses responsables tenaient hier une conférence de presse aux côtés de leurs partenaires, dont Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Cinq ans après sa création, en août 2014, et tout juste neuf ans aujourd'hui, après que la multinationale a annoncé son intention de fermer l'usine de Gémenos, la fabrique de thés et infusions ex-Fralib, aujourd'hui devenue coopérative Scop TI, suscite toujours autant de sympathie auprès du grand public. Il faut dire que le combat conduit par 76 salariés durant 1 336 jours - d'où le nom de la marque 1336 - contre le géant de l'agroalimentaire a tendance à forcer le respect. "On a dû tout reprendre de zéro, on n'avait ni cadre ni agent de maîtrise parmi nous, se souvient Gérard Cazorla, président fondateur de la coopérative aujourd'hui retraité mais toujours aussi engagé dans la promotion de la fabrique, nous voulions conserver la marque Éléphant qui était née à Marseille il y a130 ans, Unilever a refusé, tout comme elle a refusé de nous donner des volumes, il a fallu allerles chercher" (notamment auprès de la grande distribution en marque blanche). Aujourd'hui, les ex-Fralib estiment avoir réussi leur pari ; réembaucher 42 des 182 licenciés par Unilever, 24 ayant pris leur retraite, et une dizaine ont créé leur entreprise ou sont "rentrés chez eux", en Normandie, d'où ils venaient à la suite de la fermeture, déjà par Unilever, de l'usine du Havre, à la fin des années 90. "Quand aux 80 autres, demandez à Unilever ce qu'ils sont devenus, je doute que le groupe ait dressé un bilan, comme nous !" ajoutait Gérard Cazorla.

Si le chiffre d'affaires atteint aujourd'hui 4 M€, pour quelque 160 tonnes produites en 2018, la Scop TI n'a cependant pas atteint l'équilibre, et a dû faire appel à la solidarité du public, et à ses soutiens, pour rester à flots. Hier, l'ex-syndicaliste devenu patron Olivier Leberquier faisait ainsi allusion à la défection du Crédit coopératif, qui a accordé un prêt à la Scop mais lui refuse une ligne de trésorerie de 200 000 € selon le président de la Scop. Interrogée sur cette situation, la banque a refusé de nous répondre, au motif du secret bancaire. Philippe Martinez compte bien cependant faire pression, "c'est la banque des cotisations de la CGT, on est un très bon client !" Scop TI a également ouvert en 2016 un contrat de titres participatifs qui va bientôt se clôturer et a permis d'injecter 1 M€ moyennant 2 000 € la part, la mutuelle des cheminots Mutuelle Entrain ayant abondé à hauteur de 800 000 €. Le financement participatif, toujours en cours, a rapporté 67 000 € depuis le 1er juillet. La Scop compte aussi sur les négociations avec la Métropole, pour réduire ses charges. Un consortium de mutuelles serait ainsi en passe d'acquérir le terrain de l'usine auprès de la collectivité qui l'avait elle-même achetée pour 5,3 M€ en 2012. "Une fois propriétaires les mutuelles nous loueraient le bâtiment industriel pour moins de 100 000 , contre 200 000 actuellement", précise Olivier Leberquier. Une réponse est attendue ces jours-ci.

Publié par laprovence.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

En payant (peu), un patron pourrait virer rapidement un salarié malade. En effet, avec le projet du patronat, le licenciement serait possible dès le début de l’arrêt de travail selon les critères posés par la jurisprudence (absence prolongée ou absences répétées entraînant une perturbation dans l’entreprise qui oblige à procéder au remplacement définitif du salarié dans un délai raisonnable -entendre rapidement-). La contrepartie généreuse de l’UIMM : une majoration de 50% de l’indemnité de licenciement si le choix de licencier le salarié intervient avant l’expiration des durées d’absence suivantes, c'est-à-dire 2 mois calendaires si le salarié justifie d’un an d’ancienneté, 4 mois calendaires si le salarié justifie de 5 ans d’ancienneté ou 6 mois calendaires si le salarié justifie de 10 ans d’ancienneté. Dans cette fiction, le PDG s’en donne à cœur joie pour faire tourner les serviettes….. du licenciement d’un salarié qui vient d’apprendre sa grave maladie. Pour que ce projet patronal ne passe pas, le 6 décembre prochain, mobilisons-nous ! https://ftm-cgt.fr/tract-les-vendredis-de-laction/

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Rouen pollué: Tout va très bien, madame la marquise qu'ils ont dit. La preuve:
Rouen pollué: Tout va très bien, madame la marquise qu'ils ont dit. La preuve:
Rouen pollué: Tout va très bien, madame la marquise qu'ils ont dit. La preuve:

Mais tout va toujours très bien, puisque 20 minutes le dit aussi:

Rouen pollué: Tout va très bien, madame la marquise qu'ils ont dit. La preuve:

Enfin, pour ne pas déroger à l'unanimité nationale autour du décès de Jacques Chirac, président de droite de la République:

Rouen pollué: Tout va très bien, madame la marquise qu'ils ont dit. La preuve:
Rouen pollué: Tout va très bien, madame la marquise qu'ils ont dit. La preuve:

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Pour les salariés et les retraités, pour redonner vie aux services publics, de l'argent il y en a et beaucoup : la preuve en chiffres, par Jean LEVY

Merci Macron ! Contrairement à la masse des contribuables salariés ou retraités, les bénéficiaires de dividendes bénéficient d'une grosse réduction d'impôts depuis 2018 : 320 euros sur 4.000 euros de dividendes versés. Combien de réduction sur les 50,9 milliards versés en France pour simplement le deuxième trimestre ? ?

Lisez et vous saurez !

Pour les salariés et les retraités, pour redonner vie aux services publics, de l'argent il y en a et beaucoup : la preuve en chiffres, par Jean LEVY

D'avril à juin 2018, les sociétés cotées ont versé au total 497,4 milliards de dollars de dividendes (environ 434 milliards d'euros), soit une progression de 12,9% par rapport à la même période en 2017.

Selon l’indice Janus Henderson, les dividendes mondiaux ont progressé de près de 13% à l’échelle internationale au deuxième trimestre, atteignant le montant record de 497,4 milliards de dollars, en hausse de 12,9% par rapport à la même période de l'année dernière.

Dans l’Hexagone, ils ont même bondi de 23,6%, à 50,9 milliards de dollars.

Actualités, conseils pratiques et analyses

 

Imposition sur les dividendes 2018,

quel changement par rapport à 2017 ?

Le régime d’imposition des revenus de l’épargne a été profondément modifié depuis le 1er janvier 2018, mais c’est bien entendu le régime en vigueur antérieurement qui s’applique à vos revenus 2017 et notamment aux dividendes perçus.

Dividendes 2018 : le nouveau régime en vigueur

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30 % a été instauré le 1er janvier 2018 sur les revenus de l’épargne financière, modifiant considérablement le paysage fiscal 2018 de l’épargne.

Les dividendes d’actions (hors PEA ou PEA-PME) sont versés sous déduction d'un prélèvement global de 30 % qui se décompose en :

  • 12,80 % au titre de l’impôt sur le revenu (IR),
  • 17,20 % au titre des prélèvements sociaux (en vigueur depuis le 1er janvier 2018).

Mais le contribuable pourra demander (dans les mêmes conditions d’éligibilité qu’auparavant) une dispense du prélèvement au titre de l’IR (12,80 %).

L’application de ce PFU s’accompagne de la suppression :

  • De l’abattement de 40 %
  • Du caractère déductible de la CSG.

Imposition des dividendes 2018 :

quel gain fiscal par rapport à 2017 ?

Reprenons notre exemple précédent d’un contribuable dont les revenus sont imposés au taux marginal de 41 %, touchant 4 000 euros bruts de dividendes.

En 2017 le régime en vigueur de l’imposition au barème progressif de l’IR l’amène à régler un montant d’impôt de 1 520 euros au titre de ces dividendes soit un taux effectif d’imposition de 38,1 % (1 520/4 000).

En 2018 il sera imposé à 30 % (512 euros au titre de l’IR et 688 euros au titre des prélèvements sociaux) soit 1 200 euros.

Le gain est au global de 320 euros sur 4000 euros de dividende touchés

Comparatif d’imposition pour un contribuable qui encaisse

4 000€ de dividendes et donc la TMI est de 41%.

  2017 (barème progressif) 2018 (PFU)
Prélèvements sociaux 620 € 688 €
Impôt sur le revenu (CSG déductible incluse) 900 € 512 €
Montant global de taxation 1 520 € 1 200 €
Taux global effectif d’imposition 38,10 % 30 %

Crédit photo : Simonkr

"Ca n'empêche pas Nicolas" :

L'exemple pris sur un actionnaire percevant 4000 euros de dividendes bénéficie donc d'une REDUCTION de 320 euros...

Mais pour les "gros", les administrateurs du CAC 40 par exemple, il faut multiplier le bénéfice enregistré peut-être par 1000 : ils paieront 320.000 euros de moins...

Prenons les chiffres de la TRIBUNE :

50,9 milliards d'euros de dividendes pour un seul trimestre ont été versés en France. 

Les réductions d'impôts accordées aux actionnaires par Macron et son équipe représentent un manque à gagner pour l'Etat de 3 milliards 200 millions, nous le répétons,  pour un seul trimestre

Merci Macron ! 

Encore que ces grands patrons du CAC 40, ils ont placé là leur fondé de pouvoir justement pour promouvoir des lois en leur faveur. Leur Président fait le boulot pour lequel il a été par eux, projeté à l'Elysée...

DE L'ARGENT DISPONIBLE, IL Y EN A DONC

Plus de 12 milliards d'euros pour une seule année​​​​​​​

De quoi satisfaire les salariés et les retraités, pour redonner vie aux services publics​​​​​​​ !

QUI LE DIRA A MACRON A RODEZ ET AILLEURS ?

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
RETRAITE PAR POINTS : la preuve de l'enfumage

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : https://www.npa2009.org/actualite/entreprises/fin-de-greve-victorieuse-la-sam-jinjiang-dans-le-bassin-de-decazeville

 

 La grève de l’usine Jinjiang SAM à Decazeville s’est achevée jeudi 26 septembre. Les revendications immédiates des grévistes ont été satisfaites : retrait du projet de suppression de 150 à 200 emplois, indemnisation à 100 % du chômage partiel, paiement des jours de grève.

La réunion d’information appelée par les salariés de l’usine au soir du 26 septembre a réuni 500 participants, chiffre à rapporter à la dizaine de milliers d’habitants de ce bassin industriel. Présents les salariés de l’usine, de nombreux habitants, des retraités de l’usine, des représentants d’autres syndicats alors que David Gistau (secrétaire de l'UD CGT Aveyron et membre du bureau confédéral de la CGT) , Ghislaine Gistau (déléguée CGT SAM et membre du CSE) e Sebastien Lallier (membre CGT du CSE) ont détaillé la situation de l’usine depuis son rachat en 2017 par le groupe Jinjiang, la grève et sa conclusion victorieuse dans la journée.

Les manœuvres de la direction du groupe chinois Jinjiang, qui a repris l’usine en 2017, ont été détaillées : des machine sans entretien, pas d’investissement, pas de recherche de nouvelles entreprises « clientes » alors que Renault est maintenant le seul donneur d’ordre, la montée du chômage partiel, et la tenue d’un référendum la veille des vacances le 1er août où il était demandé notamment de faire travailler l’usine en continu. « On nous demandait de travailler plus alors que le chômage partiel était là ». Sans parler de la proposition consistant à externaliser les tâches d’usinage de l’usine, principalement centrées sur la fonderie d'aluminium, vers l’usine Bosch de Rodez située à 50 kilomètres

Le non avait été massif. Il faut dire dans l’usine de la SAM, de fortes traditions de lutte sont enracinées dans une histoire maquée par les grèves des mineurs du bassin de Decazeville. Et aujourd’hui dans cette usine de 400 salariés, il y a 150 adhérents à la CGT.

Après un mois d’été d’atermoiements les événements se sont précipités avec l’annonce de la venue de Macron et de ses ministres pour étrenner le grand débat national sur les retraites. Le patron chinois a voulu profiter de l’événement pour crier misère et obtenir encore plus de subventions. Et pour amplifier la menace il a accusé dans la presse régionale Renault de mensonges, posture dénoncée par la CGT elle-même. C’est donc en toute connaissance de cause qu’il balancé son plan de suppression de 150 à 200 emplois une semaine avant la venue de Macron. La grève, le blocage des accès de l’usine et l’arrêt de la production ont mis en échec la manœuvre.

Une réunion s’est donc tenue jeudi 26 septembre à la préfecture de Rodez avec le ministre Lemaire, un représentant de Renault, un membre de la direction de Jingjiang, et les délégués CGT de l’usine. Selon le compte-rendu de ces derniers, Lemaire et Renault ont dénoncé l’absence de tout plan d’entreprise sérieux de la part de Jinjiang, accusé tant pour ses agissements vis à vis des salariés que vis à vis de Renault. Et c’est pourquoi Jinjiang a retiré son plan de suppressions d’emplois. Voulant vraiment éteindre l’incendie quelques heures avant la venue de Macron, finalement annulée, Lemaire a affirmé qu’il n’y avait pas de problème de "coût du travail" mais de gamme et de qualité des produits fabriqués.

Quant à Renault, il a officiellement déclaré par la voix du directeur des relations fournisseurs et achats, Bruno Moustacchi : «On s'est engagé à électrifier 50 % de notre gamme d'ici 2020, en composant une gamme de moteurs diversifiée, soit en tout électrique, en hybride, ou en hybride rechargeable. Jinjiang SAM fabrique des pièces de boîte et de support moteur, adaptées pour le plan de transition énergétique. Les réunions de mercredi et jeudi ont permis de définir une méthode de travail, de renouer le dialogue entre toutes les parties, et de définir un calendrier pour un projet industriel de Jinjiang SAM et le groupe Jinjiang Industries Europe. Ces réunions ont été très constructives. Le ministre nous a donné une feuille de route. Le 11 octobre sera une étape importante »

Victoire réelle des salariés, mais rien n’est joué sur le moyen terme. Renault s’est engagé sur un volume de commandes en 2021, le temps de passer l’année 2020 où on sait que la production d’automobiles va connaître un creux très important en France. Quant à Jingjiang il doit rendre sa copie de nouveau plan d’entreprise dans un délai de quelques semaines. Comment pourra-t-il remplir des engagements en terme d’activités et d’emploi alors qu’il les a ignorés pendant près de deux ans ? Bref une victoire immédiate, la suite dépendant de la mobilisation maintenue des salari(e)s de la SAM, du soutien dans ce bassin industriel où un collectif « tous ensemble » agit sur de nombreux fronts de lutte, et de la capacité des travailleur(se)s à faire valoir leurs droits.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Sous le pouvoir macronien   RIEN ni PERSONNE ne sera épargné !

SAUF les banques, les assurances, les actionnaires dont il est le représentant!

Dans le collimateur à présent les petits épargnants, les assurances vie souscrites par des millions de français.

En procédant à des mesures coercitives et punitives de baisse des rendements actuellement versés, qui contraignent les épargnants à migrer vers des placements plus risqués.

Chantage, cynisme, liberté laissée au loup capitaliste !

On voit aussi par là ce qui résulterait de la main mise des assurances, des fonds de pension sur les retraites et leur financement !

 

___________

SOURCE : Les Crises.fr

LA SPOLIATION DES EPARGNANTS EN MARCHE :

Generali France jette un pavé dans la mare. Dans un contexte de taux d’intérêt négatifs, l’assureur a décidé d’envoyer un message fort aux épargnants.

« On est entré en terrain inconnu et on se prépare à ce que cela dure. Nous croyons plus que jamais à l’assurance-vie mais compte tenu de cette situation sans précédent, il faut revisiter le modèle d’épargne. Le modèle de la sécurité absolue, de la liquidité permanente, de la garantie totale et à tout instant du capital, qui est finalement une réplication du modèle du Livret A, est à bout de souffle. Le monde du fonds euros roi est terminé ! »,

assène Jean-Laurent Granier, son PDG, dans un entretien aux « Echos ».

 

SOURCE : Les Echos

 

 

La sortie de cet acteur majeur (près de 2 millions de clients en assurance-vie, 50 milliards d'euros d'encours sur ses fonds euros) pourrait donner le « la ». 

Selon Generali France, tout le monde pourrait y trouver son compte. « Nous voulons protéger l'épargne accumulée de nos assurés dans la sérénité et sur la durée. Le fait de constituer un matelas de sécurité en renforçant la provision pour participation aux excédents [une réserve qui permet de lisser les performances dans le temps, NDLR] est un élément essentiel », fait valoir le dirigeant.

Cap sur l'eurocroissance

« Une stratégie patrimoniale, cela se construit avec du conseil et non un produit miracle. Pour tous les flux nouveaux, il faut installer un modèle qui permette de jouer à fond toute la diversification possible des supports éligibles à l'assurance-vie. De ce point de vue, nous donnerons toute sa place à l'eurocroissance », ajoute Hugues Aubry, membre du comité exécutif, en charge du marché de l'épargne et de la gestion de patrimoine.

Selon Generali France, les épargnants auraient ainsi tout intérêt à se diriger vers ce produit à mi-chemin entre les fonds euros et les unités de compte (des supports censés être plus rémunérateurs mais qui n'offrent pas la même sécurité).
 L'eurocroissance permet ainsi de donner une garantie seulement à un certain horizon et de ne protéger le capital que sur 80 ou 90 %.

Vers une baisse significative des rendements

Pour faire cette bascule, l'assureur est décidé à employer les grands moyens. Il va d'une part baisser « très significativement » le rendement servi par ses fonds euros. « Jusqu'à présent, le marché baissait par des petites marches de 10 ou 20 points de base. Nous irons bien au-delà. C'est une question de responsabilité et de pédagogie vis-à-vis de nos clients. Les points de repère ont radicalement changé », annonce Hugues Aubry.


Generali France avait servi l'année dernière en moyenne entre 1,80 % et 1,90 % sur ses contrats, dans la moyenne du marché (1,83 %, selon les données de l'ACPR, le régulateur du secteur). « Nous ne voulons pas donner l'illusion qu'il serait encore possible de servir un rendement à 1,50 % pour un contrat en fonds euros alors que le taux sans risque est négatif », insiste Jean-Laurent Granier, sans dire jusqu'où l'assureur pourrait descendre.

Barrières à l'entrée

La filiale française du groupe italien a déjà pris d'autres mesures pour juguler la collecte en euros. Il va fermer cette année deux de ses fonds euros (France 2 et Euro Innovalia) qui totalisent plusieurs milliards d'euros d'encours. Autrement dit, ces fonds ne seront plus commercialisés.

Generali France va aussi poser des barrières à l'entrée sur le fonds euros. « Pour tirer pleinement les conséquences de ce contexte de taux, il faut être majoritairement en unités de compte sur la collecte et minoritairement en fonds euros », affirme Hugues Aubry. Sur les nouveaux flux, l'assureur veut ainsi mettre une contrainte de 60 % d'investissements en unités de compte. Il réfléchit aussi à rétablir en 2020 des frais d'entrée sur les fonds euros.

Laurent Thévenin 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Retraite par point : vers un doublement du taux de pauvreté des plus de 65 ans : la PREUVE par la SUÉDE !
Retraite par point : vers un doublement du taux de pauvreté des plus de 65 ans : la PREUVE par la SUÉDE !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les SCOP-TI célèbrent leur victoire contre le « monstre » Unilever

Neuf ans après l’annonce de la fermeture de Fralib, les coopérateurs du site de Gémenos ont fait le point, en compagnie de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur l’activité de l’usine de production de thés et infusions.

Marseille, Envoyé spécial. Il y a neuf ans, jour pour jour, ce vendredi 27 septembre, Unilever annonçait la fermeture de Fralib à Gémenos, près de Marseille. De manière presque cocasse, cet anniversaire a été fêté. Les SCOP-TI qui ont repris l’activité de production de thés et d’infusions sur le site, ont convoqué une conférence de presse sur le stand qu’ils tiennent à la foire de Marseille. « On est en train de réaliser ce qu’on avait dit pendant la lutte : Fralib va devenir un pôle de l’économie sociale et solidaire », a déclaré Olivier Leberquier, ancien responsable syndical CGT et actuel président du conseil d’administration de la SCOP. « La lutte a permis de s’attaquer à un monstre. On a fait la démonstration que des salariés pouvaient gérer une entreprise. Et pourtant Unilever ne nous a pas facilité la tâche en refusant de nous céder la marque Elephant qui existe à Marseille depuis 130 ans», a renchéri son acolyte, Gérard Cazorla.

SCOP-TI a fêté ses cinq ans durant l’été et le bilan est positif. Parmi les 76 salariés qui sont allés jusqu’au bout de la lutte, 42 sont devenus des coopérateurs, 24 ont pu prendre leur retraite à taux plein et une dizaine a décidé de se lancer dans des projets professionnels différents. Côté activité, les clignotants sont au vert : chiffre d’affaires multiplié par dix, croissance de ce même chiffre de 25% cette année et des projets foison. Très prochainement, la Métropole Aix-Marseille va céder les bâtiments et terrains à une SCI crées par deux mutuelles (Mutuelle France Unie et Mutuelle Entrain) qui les louera à SCOP-TI. Le loyer que verse cette dernière passera de 340.000 à 100.000 euros, dégageant de la trésorerie. C’est l’ombre au tableau: la faiblesse de la trésorerie. Un point sombre ? Les banques qui refusent d’accompagne ce projet à la hauteur nécessaire. Les SCOP-TI ont donc relancé la campagne de socio-financement (67.000 récoltés début juillet), suscité le projet mentionné ci-dessus de SCI et prévu de nouvelles innovations (vente de thé en vrac, passage de la gamme SCOP-TI en bio comme l’est déjà la gamme 1336.)

Invité à « fêter » cet anniversaire, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT a dépeint les SCOP-TI en « exemple concret qui peut conjuguer industrie, environnement et social. Et c’est un exemple qui devrait être mis plus en avant et plus regardé par les pouvoirs, ce qui leur permettrait de mettre en accord leurs actes et leurs paroles.»

Par Christophe Deroubaix

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Carrefour, Alstom, PSA, Sanofi… : ces poids lourds du CAC 40, symboles d’un système à la dérive

2019-09-26 08:00:00 Multinationales.org

Carrefour, Technip, Alstom, PSA, Sanofi… Cinq « champions » français, cinq illustrations de tout ce qui ne va pas dans de nombreuses grandes entreprises aujourd’hui. Un extrait de la deuxième édition du « Véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises » que nous publions ce 26 septembre.

Hausse des dividendes et des rémunérations patronales, mais baisse des effectifs en France et des dépenses pour les salariés, gaz à effet de serre, inégalités entre hommes et femmes, déchets, plastique, lobbying… Les chiffres rassemblés dans le « Véritable bilan annuel des grandes entreprises françaises » publié par l’Observatoire des multinationales montrent à quel point « nos » grandes entreprises sont devenues des machines à accaparer les richesses au profit de quelques-uns, et à faire sentir les coûts sociaux, économiques et environnementaux à tous les autres. Cinq groupes du CAC40 illustrent par excellence cette dérive.

Carrefour : son PDG gagne autant en un jour qu’un salarié en un an

C’est la saignée dans la grande distribution. Le secteur déjà caractérisé par des salaires faibles et des conditions de travail difficiles enchaînent les plans de suppression d’emploi. À commencer par Carrefour : depuis l’arrivée du nouveau PDG Alexandre Bompard – pur produit de ces élites publiques-privées à la française, lui qui a été conseiller de François Fillon et inspecteur des finances avant de prendre les rênes de Fnac-Darty puis de Carrefour –, la tendance s’est accélérée. 2400 emplois ont été supprimés au siège en France. Les magasins de hard discount Dia ont été vendus. Carrefour a annoncé en 2019 3000 nouvelles suppressions d’emploi. Pourtant, l’entreprise avait touché 149 millions d’euros des pouvoirs publics au titre du CICE (Crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi) en 2017, et 134 millions d’euros l’année précédente.

Le groupe se porte-t-il si mal que ça ? Il affiche un résultat négatif depuis deux ans, mais c’est en raison de la dépréciation d’actifs dans ses comptes. Et ce sont les salariés qui en paient le prix. Ces pertes ne l’ont pas empêché de distribuer 350 millions de dividendes par an à ses actionnaires, principalement des grandes fortunes : la famille Moulin (25ème fortune de France, propriétaire notamment des Galeries Lafayette), Bernard Arnault (LVMH), et le milliardaire brésilien Abilio Diniz. Malgré les résultats négatifs, le PDG Alexandre Bompard a vu sa rémunération augmenter de 27% entre 2017 et 2018, passant à 7,3 millions d’euros ! Carrefour est ainsi devenue l’une des entreprises les plus inégalitaires du CAC 40 : son PDG gagne presque autant en un jour qu’un salarié moyen en un an.

TechnipFMC : pollutions, corruption, souffrance au travail mais 600 millions pour les actionnaires

Côté pile, l’entreprise parapétrolière, issue de la fusion entre le français Technip et l’américain FMC, est particulièrement généreuse avec ses dirigeants et avec ses actionnaires. Son patron américain Douglas Pferdehirt est l’un des mieux payés du CAC 40 avec plus de 11 millions d’euros par an, tandis que l’ancien PDG de Technip, Thierry Pilenko, est parti avec une indemnité de 14 millions (lire notre article). En 2018, l’entreprise a redistribué 600 millions d’euros à ses actionnaires malgré des pertes. Déjà en 2017, elle leur a versé l’équivalent de deux fois et demi ses résultats, 250 millions.

Côté face, TechnipFMC accuse une perte de 1,9 milliard d’euros en 2018. Ces mauvais résultats et les réorganisations en série semblent avoir entraîné – déjà avant la fusion – une vague de souffrance au travail au niveau du siège, avec plusieurs suicides. Plusieurs milliers d’emplois devaient être supprimés, dont 700 pour le seul siège parisien. Les syndicats dénoncent le gel des salaires depuis deux ans. La firme est aussi aux prises avec des affaires de corruption : elle a récemment accepté de verser 300 millions de dollars aux autorités du Brésil et des États-Unis pour clore des enquêtes sur le sujet.

Enfin et surtout, loin de remettre en cause son modèle industriel face à l’enjeu climatique, TechnipFMC participe activement à l’ouverture de nouveaux gisements de pétrole et de gaz comme au Mozambique ou dans l’Arctique russe (lire nos articles ici et ).

Alstom : un démantèlement au profit des dirigeants et des actionnaires

C’est devenu le symbole même de la crise – certains diraient du démantèlement – des champions industriels français. Les activités énergie d’Alstom ont été revendues à l’américain General Electric en 2014, dans des conditions controversées. Ses activités ferroviaires étaient promises à un mariage avec l’allemand Siemens, avec la bénédiction des dirigeants, des actionnaires et de l’État français. Sauf que la Commission européenne s’en est mêlée, refusant ce rachat au nom de la lutte contre les monopoles.

Les arguments des partisans de la cession d’activités sont les mêmes que ceux qui prônaient la fusion : Alstom est trop petit pour peser dans la concurrence mondiale, et doit s’allier à plus grands pour survivre. En réalité, Alstom se porte très bien sans Siemens, avec un chiffre d’affaires et un carnet de commandes en hausse. En revanche, les anciennes activités énergétiques revendues à GE sont sous la menace d’un plan de suppression d’emplois, malgré les promesses qui avaient été faites par le géant américain.

Les pouvoirs publics sont souvent tenus pour responsables des difficultés des groupes industriels français, mais les principaux bénéficiaires d’opérations comme le rachat d’Alstom par GE restent les dirigeants de la firme française – qui partent avec de confortables indemnités de départ – et les actionnaires (notamment la famille Bouygues), qui empochent au passage des dividendes exceptionnels. Sans oublier les banquiers d’affaires et les cabinets d’avocats grassement rémunérés pour boucler ce type d’opération.

PSA : des bénéfices en hausse grâce à des véhicules toujours plus polluants

Carlos Ghosn, l’ancien PDG de Renault, aura été cette année l’homme par qui le scandale est arrivé, mettant en lumière les excès des grands patrons (lire notre article). Mais c’est son principal concurrent, PSA Peugeot Citroën (devenu « Groupe PSA »), aujourd’hui dirigé par un ancien adjoint de Ghosn, Carlos Tavares, qui illustre le mieux la dynamique négative dans laquelle est engagée le secteur automobile français. En 2018, malgré un bénéfice en hausse de presque 50 %, PSA a supprimé des emplois en France tout en les augmentant au niveau mondial. Le groupe ne compte plus qu’un salarié sur trois dans l’Hexagone.

PSA dépense également moins pour ses salariés, les dépenses moyennes de rémunération par salarié étant en baisse de 6 %. Le tout grâce notamment aux nouveaux outils de flexibilisation créés par la loi Macron, comme la « rupture conventionnelle collective » ou les « accords de performance ». En revanche, le taux d’imposition effectif du constructeur n’a été que de 15 %. Carlos Tavares s’est octroyé une augmentation de 14 %, à 7,6 millions d’euros de rémunération annuelle.

Les bons résultats de PSA sont principalement dus à la croissance du marché des SUV, les « sport utility vehicles », ces véhicules très polluants et sources de multiples nuisances dans nos villes. Carlos Tavares s’est d’ailleurs illustré cette année, en tant que chef du lobby automobile européen, en critiquant les objectifs européens de réduction de la pollution de l’air et des émissions de CO2, qu’il juge trop ambitieux.

Sanofi : lobbying, financements politiques et liens d’intérêt avec les médecins

Sanofi défraie la chronique depuis des années avec ses plans sociaux, notamment en France, et les controverses qu’ils suscitent. Le groupe pharmaceutique s’illustre à nouveau en 2019 avec des centaines suppressions d’emploi annoncées dans les fonctions support, chez les commerciaux et – une nouvelle fois – dans la recherche et développement. En 2018, le groupe a versé près de 5 milliards d’euros à ses actionnaires sous forme de dividendes et de rachats d’actions, soit 114 % de ses bénéfices ! Son patron Olivier Brandicourt reste, malgré un salaire en baisse, l’un des mieux payés du CAC.

Les bénéfices de Sanofi, comme de toute l’industrie pharmaceutique, sont pourtant largement issus des fonds publics dédiés à la santé et à la sécurité sociale (lire les explications de nos « Pharma Papers »). En 2017, par exemple, le laboratoire a bénéficié de 561 millions de remboursements de l’assurance maladie française.

Ce qui explique les sommes consacrées par Sanofi à soigner ses relations avec les responsables publics et les professionnels de santé. Avec près de 5 millions de dollars de dépenses aux États-Unis et un million de financements politiques en 2018, et plus d’un million d’euros à Bruxelles, Sanofi est de loin le groupe du CAC40 qui dépense le plus en lobbying. C’est aussi celui qui a le plus de liens d’intérêts avec des professionnels de santé en France, avec un demi milliard d’euros dépensés à leur profit entre 2012 et 2018.

Olivier Petitjean

Publié par anti-K

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