SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

La CGT, la CFDT et la CFE-CGC prennent la parole ensemble alors qu'un comité social et économique est prévu ce mercredi 27 octobre à l'usine Alsa de Ludres. Des syndicats qui s'inquiètent pour la pérennité de l'usine dont la production doit baisser l'an prochain.

L'usine Alsa de Ludres près de Nancy le 26 octobre 2021 © Radio France - Cédric Lieto

L'usine Alsa de Ludres près de Nancy le 26 octobre 2021 © Radio France - Cédric Lieto

Quel avenir pour l'usine agroalimentaire Alsa à Ludres, dans le Grand Nancy ? Le site qui emploie une centaine de salariés et produit notamment de la levure chimique dans son petit paquet rose, serait menacé selon les syndicats. Un comité social et économique est prévu ce mercredi 27 octobre avec la direction de l'usine, rachetée en 2018 par Dr Oetker. Selon les syndicats, la direction prévoirait une forte baisse de la production l'an prochain, alors que le marché se porte bien.

"Le marché n'est pas morose"

Depuis le rachat à Unilever par Dr Oetker, son concurrent avec la marque Ancel, l'usine de Ludres est sur une mauvaise pente, selon Joël Blumenfeld, délégué syndical CFDT : 

"On se rend compte que, petit à petit, les tonnages fuient le site de Ludres. Pour l'avenir, on nous annonce presque 50% de tonnage en moins. Nous n'obtenons pas de la part de la direction les documents justifiant une baisse du marché. Pendant la crise du Covid, on a tourné un maximum, jour, nuit, samedi et dimanche. Nous pensons que le marché n'est pas morose mais qu'il y a une volonté de produire ailleurs, à Strasbourg et en Allemagne".

Résultat : des lignes de fabrication de plus en plus souvent arrêtées, une production qui diminue. Guillaume Mathieu est délégué CGT et secrétaire du CSE, il tire la sonnette d'alarme avant qu'il ne soit trop tard : 

"L'année prochaine, on va fêter les 125 ans de la marque Alsa, les 50 ans de l'usine à Ludres. Je pense que c'est un peu les dernières années. On s'est battu pour que la marque en arrive là. C'est compliqué pour nous".

Un dialogue de sourds

Il y a trop peu de communication avec la direction, dénoncent les syndicats qui craignent que l'usine ne devienne une coquille vide. C'est la crainte de Pascal Jamis, délégué syndical CFE-CGC : 

"Le petit sachet rose est parti principalement en Allemagne. C'était notre coeur de métier. On nous laisse quelques miettes. Beaucoup de lignes s'arrêtent. On n'a jamais vu ça en 35 ans."

Une rupture conventionnelle collective serait en discussion avec une trentaine de départs soit près d'un tiers des effectifs. Contactée par France Bleu Sud Lorraine, la direction de Dr Oetker n'a pas répondu à nos sollicitations.

Publié par Francebleu.fr

 

Il y a 3 ans cette marque appartenait au groupe Unilever.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
« Aux Pays-Bas on tire à balles réelles » : un haut-fonctionnaire LREM s’en prend aux Gilets jaunes

Alors que les Gilets jaunes manifestaient ce samedi, les militants LREM se sont déchaînés. Sur Twitter, Gilles Chevalier, haut-fonctionnaire LREM, s’en est pris aux « Gilets jaunes et autres fouteurs de merde » en évoquant les tirs « à balles réelles » de la police aux Pays-Bas ce week-end. Une insulte aux allures de menace.

Répression

La décence étouffe rarement les militants LREM. Sur Twitter ce week-end, Gilles Chevalier qui se présente comme « Européen, français, républicain. Catho et laïc. Anti FI et anti RN. A gauche et LREM » en a encore livré une belle démonstration.

Ce haut-fonctionnaire qui est actuellement Contrôleur général des armées au Ministère de la Défense a ainsi vociféré samedi, alors que se tenaient des manifestations de Gilets jaunes dans toute la France : « Message à l’attention des Gilets jaunes et autres fouteurs de merde : aux Pays-Bas la police tire à balles réelles sur les émeutiers. Estimez-vous heureux ! »

Répression

Une référence à la répression violente de ces derniers jours aux Pays-Bas où la police a tiré à balles réelles, blessant deux manifestants. Non seulement le tweet a résonné comme une menace pour de nombreux Gilets jaunes, mais il apparaît particulièrement indécent quand on se rappelle du bilan de la répression qui s’est abattue sur les manifestants depuis trois ans.

Au total, ce sont en effet des dizaines de blessés grave et des milliers de manifestants qui ont été blessés par la police, auxquels il faut ajouter toutes et tous les interpellés. Pour Gilles Chevalier il faudrait « s’estimer heureux », et les tirs à balles réelles aux Pays-Bas ne semblent pas particulièrement choquants. LREM rappelle ainsi ce qu’il est : un parti de l’ordre, profondément répressif et anti-populaire.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Ils voudraient réduire la révolte en Guadeloupe et à présent en Martinique à la seule question du pass sanitaire ... et aux dégâts urbains.

X'est macron qui éructe " On ne peut pas exploiter les questions de santé pour des raisons politiques ".

Des raisons politiques comme alibi les questions du chômage massif, de l'explosion des prix ... ?

Allons et si quant au fond au-delà des spécificités accentuées et aggravées de ces départements les questions posées aux travailleurs et au peuple étaient similaires ?

Et leurs colères communes !

Et que c'est cela qui les effraie !

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REPRIS du site réveil communiste

Provoqué par la défiance vaccinale, le mouvement qui secoue la Guadeloupe depuis une semaine trouve ses racines dans un climat économique et social tendu depuis plusieurs années.

Barricades, pillages, incendies... Depuis une semaine, la Guadeloupe est secouée par un mouvement émaillé de violences. Né de la contestation face à l'obligation vaccinale des soignants, les protestations s'inscrivent dans un climat social tendu depuis plusieurs années.

Selon le président du conseil régional de Guadeloupe, Ary Chalus, "ce mouvement n'est pas seulement à cause de l'obligation vaccinale" mais aussi la conséquence d'un "retard de 40 ans en matière de développement économique et social".

La Guadeloupe accuse notamment un PIB par habitant 37% inférieur à la métropole, un jeune sur trois est au chômage et les coupures d'eau sont quotidiennes.

"Ils ont poussé les gens au désespoir"

"Aujourd'hui, l'État, les autorités, récoltent leurs dividendes. Ils ont poussé les gens au désespoir, ils ont traité les gens avec mépris, et bien là, c'est la réponse des jeunes", s'exclame à Le Gosier un automobiliste interrogé par BFMTV.

"On ne demande pas de l'argent, on demande d'être écouté, on demande de la concertation", explique Ary Chalus alors que, si le mouvement est né de l'obligation vaccinale des soignants, 90% d'entre eux ont déjà reçu leur injection. "Nous sommes Français donc nous devons être traités de la même manière que les autres régions de France", ajoute-t-il auprès de nos confrères du Huffington Post.

Elie Domota, porte-parole du collectif LKP et figure majeure lors de la grève de 2009, s'indigne à notre micro: "Ce n'est plus une revendication syndicale, c'est une revendication populaire car il y a une grande souffrance en Guadeloupe. Il faut que l'État français entende cette souffrance et ouvre les négociations."

Des renforts policiers

Début 2009, la Guadeloupe avait tenu une grève générale, notamment excédée par les prix mirobolants des produits de première nécessité. Après plusieurs semaines de mobilisation dans les Antilles, l'ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy, avait annoncé 580 millions d'euros pour les territoires d'Outre-Mer. Mais douze ans plus tard, les écarts de prix entre la Guadeloupe et la métropole sont toujours énormes

Face aux pillages, l'État a choisi la "fermeté", a affirmé dimanche le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Des renforts de policiers et de gendarmes envoyés de métropole, notamment 50 membres des unités du GIGN et du Raid, sont arrivés sur zone ce week-end. 200 policiers et gendarmes sont encore attendus sur l'île. Un couvre-feu de 18 à 5 heures du matin a été instauré par la préfecture dès vendredi.

Réunion entre l'État et des élus guadeloupéens

Le Premier ministre Jean Castex, accompagné du ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu et du ministre de la Santé Olivier Véran, doivent parallèlement recevoir lundi soir à Matignon des élus de l'île afin de leur permettre "d'exposer leur analyse de la situation sur place". La réunion doit aussi permettre "un dialogue sur les conséquences de l'obligation de vaccination pour les soignants et les pompiers".

Joël Jacques est responsable d'un supermarché. Son magasin est proche d'un barrage en place depuis jeudi dernier. "On est impuissants... Vous voulez qu'on fasse quoi?", s'interroge-t-il. D'autant que la situation pourrait perdurer et, même, s'étendre: un appel à la grève générale en Martinique, l'île voisine des Antilles, a été lancé pour lundi.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La grève continue ce samedi 20 octobre 2021 chez Leroy Merlin de Jaux Compiègne
La grève continue ce samedi 20 octobre 2021 chez Leroy Merlin de Jaux CompiègneLa grève continue ce samedi 20 octobre 2021 chez Leroy Merlin de Jaux Compiègne
La grève continue ce samedi 20 octobre 2021 chez Leroy Merlin de Jaux CompiègneLa grève continue ce samedi 20 octobre 2021 chez Leroy Merlin de Jaux Compiègne

Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Masques, tests, réa, vaccins …

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Liquidation judiciaire : Bergams met 283 salariés à la porte après 2 mois de grève

Pendant deux mois les salariés de Bergams se sont battus contre un APC. Face à la combativité des grévistes et après plusieurs tentatives pour briser la grève, la direction a utilisé sa dernière carte : fermer l’usine. Les salariés soupçonnent un "scénario Orchestra", à savoir que le même groupe rachète l'usine sans les salariés pour les réembaucher avec des contrats défiants toute concurrence.

Le patronat en roue libre

Crédit photo : Actu Essonne / T.F.

Suite à une décision de justice rendue ce mercredi 17 novembre par le tribunal de commerce d’Evry-Courcouronnes, l’usine Bergams dans l’Essonne fermera pour liquidation judiciaire. Cette décision va mettre sur le carreau les 283 salariés.

Cette liquidation fait suite à 2 mois de grève et de blocage engagés par les salariés contre un Accord de Performance Collective (APC) signé début septembre qui réduisait les salaires tout en augmentant le temps de travail... Nous avions interrogé Véronique le 29 octobre dernier, opératrice en poste depuis 20 ans. Elle nous racontait que suite à la signature de l’APC « En tant qu’opératrice, je suis passé de 1770 à 1570 euros, j’ai perdu plus de 300 euros. On a également perdu nos primes de nuit, nous, on travaillait de 15 h à 22 h 45, donc on avait 95 euros de primes de nuit, elles aussi, ils nous les ont enlevées. En fin de compte, on a perdu tous nos acquis. "

Car comme cela est bien connu, quand il y a une crise ce sont aux salariés de payer et surement pas au patron qui a accumulé des millions d’euros les années passées et alors même que l’entreprise percevait des aides pour le chômage partiel jusqu’en mai 2021 ! Cela encore une fois pour le plus grand bonheur du porte-monnaie des patrons et contre les intérêts des salariés qui ont vu leurs primes disparaitre…

Rappelons que l’entreprise de sandwichs, salades et plats préparés justifiait cet APC et à présent la liquidation judiciaire par une perte importante de chiffre d’affaires. Bergams a pour client Air France, Starbucks, la SNCF, Monoprix ou encore les boutiques Replay et est une des 11 filiales du groupe Novac. Ce groupe totalise 4 900 employés pour un chiffre d’affaires de 795 millions d’euros en 2016 comme le rapporte Processalimentaire. Mais ces patrons millionnaires sont prêts à tout pour conserver leurs marges contre les conditions de vie de leurs salariés et de familles entières.

Face à la combativité des grévistes qui ont bloqué la production durant la totalité de la grève, l’entreprise n’était pas à son premier coup d’essai pour tenter de briser le mouvement. Elle avait déjà saisi début octobre la justice contre quatre salariés pour déblocage du site. Une demande qui avait alors été rejetée, donnant raison aux grévistes.

Suite à la décision de justice, nous avons réinterrogé Veronique qui raconte : « On se doute bien qu’une usine avec des machines toutes neuves ça ne va pas être laissée comme ça. Dès que l’on connaitra le nom du racheteur on cherchera les liens avec Novac, dans le cas où les liens sont avérés ce serait des licenciements abusifs ! Depuis juillet l’entreprise fait un appel en disant que ses comptes se portent très mal pourtant à partir d’avril-mai les commandes étaient reparties à la normale. De plus, l’entreprise justifie le soi-disant anéantissement des comptes de la boite par la grève, mais elle cherchait déjà à liquider l’entreprise avant. On est trop de salariés, durant l’APC la direction proposait aux collègues de partir avec une somme, ils pensaient avoir davantage de départs. Aujourd’hui je pense qu’ils veulent repartir sur quelque chose de plus rentable pour eux en restant dans le sandwich…  »

Il est clair que cette dernière offensive de l’entreprise est le dernier coup de massue pour abattre toute combativité sur le site et ce que raconte Véronique est tout à fait possible comme nous l’a montré Pierre Mestre, patron d’Orchestra, qui, en septembre de l’année dernière a conduit son entreprise en redressement judiciaire pour finalement la racheter… sans les salariés, ni les acquis sociaux. Tout bénef’ et cela de façon tout à fait légale grâce à une ordonnance Macron ! Aussi, souvenons-nous du déménagement d’une entreprise sous-traitante d’Amazon dans la nuit suite à une grève… laissant les salariés sans emploi du jour au lendemain !

Car comme l’explique Véronique : « S’il y a un repreneur, on peut être les premiers repris, mais on sera réembauchés sur les salaires de l’APC, c’est ce qu’ils voulaient ! Mêmes conditions : 37h et salaire à la baisse et cela sans besoin de nouvel APC ! Ce sera le contrat définitif ! C’est une belle manœuvre… Je pense que c’était voulu …  »

Les capitalistes sont capables de toutes les manœuvres imaginables pour que la variable d’ajustement - les salariés - soient la plus souple possible pour servir de matelas à leur portemonnaie. Véronique explique la situation dans laquelle elle se trouve : «  Je vais devoir trouver un accompagnement pour trouver un emploi et faire des formations à 54 ans. Au bout de 20 ans de service, si je m’en vais avec 20 000 ce serait déjà pas mal. Si c’était une fermeture de boite je serais partie avec 41000 euros… Ils nous ont bien eus ! »

La combativité des salariés de Bergams n’est malgré tout pas rompue : « On fait des rassemblements devant l’entreprise, on est toujours sur le site, on surveille les machines  » conclue Véronique.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Pouvoir d’achat. En 2020, 7 millions de personnes ont recouru à des aides alimentaires

Entre 5 et 7 millions de personnes ont recouru à l’aide alimentaire pour se nourrir en 2020, contre 2,6 millions en 2009. Alors que que Macron cherche à se présenter comme le « président du pouvoir d’achat », le Secours catholique publie un rapport alarmant sur la précarité alimentaire en France.

Explosion de la précarité

Crédit photo : Anne Christine Poujoulat/AFP

Pour le « pas encore candidat » Macron, l’heure est au bilan en vue de l’élection 2022 avec un objectif : lessiver son étiquette de « président des riches » pour incarner le « président du pouvoir d’achat ». L’expression, lâchée le 21 octobre dernier par Jean Castex sur TF1, peine à convaincre les associations engagées dans l’aide alimentaire qui voient affluer de plus en plus de bénéficiaires frapper à leur porte.

Dans un rapport publié le 15 novembre intitulé « Faim de dignité », le Secours catholique dresse le bilan de son activité d’aide alimentaire en 2020. Des personnes qui jusqu’à maintenant se maintenait sur la ligne du seuil de pauvreté doivent aujourd’hui recourir à ces aides, et de nombreuses personnes sont maintenant sous le seuil d’extrême pauvreté (deux tiers des bénéficiaires de la fondation). En termes de profil, l’association pointe de nouvelles personnes « étudiants, intérimaires, autoentrepreneurs » qui sont de plus en plus nombreux et ont subi une réelle fragilisation, ils sont notamment demandeurs d’aides ponctuels pour l’alimentation. Ce sont aussi les familles monoparentales et plus précisément des mères isolées qui sont très représenté (29%).

C’est une réalité sociale terrible que décrit de Secours Catholique dans son rapport, avec un tiers des bénéficiaires qui n’ont pas ou plus de logement stable ou encore 27 % qui se privent régulièrement de nourriture pendant une journée ou plus. Avec un revenu médian à 537euros (soit la moitié du seuil de pauvreté), une partie des bénéficiaires ne touchent par ailleurs aucunes aides de l’État.
Un constat que partage le Secours populaire, également très actif dans l’aide alimentaire, qui ne comprend pas la hausse du pouvoir d’achat annoncée par le Gouvernement. En effet, alors que l’inflation augmente presque continuellement depuis le mois de décembre 2020, une étude de l’Institut des politiques publique (IPP) met en évidence le poids que représente les impôts indirects pour le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes.

Or la TVA, principal impôt indirect, a un effet très pervers dans un contexte de reprise de l’inflation. La taxe étant proportionnelle au prix des produits, l’augmentation des prix à la consommation provoque mécaniquement une augmentation des recettes fiscales reposant en premier lieu sur les plus pauvres, qui consacre en proportion une part plus importante de leur revenu aux consommations essentielles.

Le rapport de l’IPP conclut ainsi à une baisse du pouvoir d’achat des 5% des ménages les plus pauvres, tandis que pour les autres, la hausse du revenu disponible est largement réalisée par la baisse des cotisations sociales sur les salaires qui remet en cause à court et moyen terme les politiques de protection sociale telle que le chômage (dont la réforme est déjà entrée en vigueur) ou les retraites (dont Macron compte bien poursuivre le détricotage lors d’un hypothétique deuxième mandat).

Si le Secours Catholique pointe par exemple des dépenses accrues par le confinement (par exemple lors de la fermeture des cantines scolaires pour cause de confinement qui imposait de préparer un repas de plus par jour), il faut aussi voir les baisses de revenus pour de nombreux foyers dût au chômage partiel ou aux licenciements massifs que nous avons pu dénoncer durant la crise sanitaire. Vient s’ajouter à cela l’explosion des prix de l’énergie, phénomène que le gouvernement est incapable aujourd’hui de maîtriser et qui pèse lourdement sur les portefeuilles.

Face à cela, le gouvernement oscille entre grands cadeaux aux patronats et éléments de communication. Pour rompre avec la misère, il faut augmenter les salaires, assurer une allocation universelle à hauteur d’un SMIC réhaussé à 1 800 € et en finir avec la fiscalité indirecte pour récupérer l’argent là où il est, dans les caisses du patronat !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Syndicalistes arrêtés, envoi de blindés face aux manifestants : la répression s’intensifie en Guadeloupe

Ce vendredi, le gouvernement a annoncé l'envoi de 200 policiers et gendarmes supplémentaires pour rétablir « l'ordre républicain » en Guadeloupe alors que le territoire est traversé depuis 4 jours par des mobilisations importantes. Un pas de plus dans l'autoritarisme sanitaire du gouvernement qui emploie des méthodes coloniales pour gérer la crise sanitaire et sociale en outre-mer.

Répression

Crédit photo : AFP

Ce Vendredi 19 novembre, Gérald Darmanin (ministre de l’intérieur) et Sébastien Lecornu (ministre des Outre-mer) ont annoncé dans un communiqué de presse « l’envoi de renforts en Guadeloupe en soutien des forces de l’ordre déjà déployées » et donc de 200 policiers et gendarmes pour « rétablir l’ordre républicain ». Une gestion coloniale et répressive, dans la droite lignée de toute la gestion du gouvernement dans les Outre-mer depuis le début de la crise, qui fait suite à un appel à la grève générale et à des mobilisations d’ampleur depuis lundi contre le pass sanitaire et l’obligation vaccinale pour les soignants.

Depuis ce lundi 15 novembre, une colère aux accents insurrectionnels traverse la Guadeloupe pour dénoncer l’autoritarisme sanitaire du gouvernement mais aussi les conditions de vies ultra précaires de la population locale. Ce lundi, l’intersyndicale lançait un appel à la grève générale, et comme le note Franceinfo « Depuis, de nombreux blocages ont été mis en place sur l’île, notamment au niveau du CHU où des soignants et des pompiers ont érigé des barrages et effectué des opérations escargots pour bloquer l’entrée et dénoncer l’obligation vaccinale qui les concernent. D’autres barrages ont été dressés dans l’archipel, devant des stations-services, des établissements scolaires ou encore des ronds-points. »

Comme à son habitude, la seule réponse apportée par le gouvernement s’est jouée sur le terrain de la répression. Selon Francetvinfo plusieurs interpellations ont déjà eu lieu dont celle de deux syndicalistes, mais aussi d’un pompier, et de plusieurs manifestants. Une répression autoritaire dans la continuité de la gestion sanitaire du gouvernement, et ce tout particulièrement en Outre-mer. Aujourd’hui, le gouvernement est allé jusqu’à envoyer des blindés face aux manifestants.

Les révoltes en cours ont un lien direct avec une situation sanitaire catastrophique dans les pays d’outre-mer et qui révèle au-delà d’elle-même toute la gestion répressive et coloniale de la France dans ses possessions outre-marines, tant sur le plan économique que social. Derrière l’opposition à l’obligation vaccinale et au pass sanitaire, c’est aussi la remise en cause de la domination française imposant la précarité dans ces territoires qui s’exprime. Une chose est sûre, ce n’est ni l’autoritarisme sanitaire d’Etat, ni la violente répression qu’il exerce qui pourra convaincre de la nécessité d’une vaccination de masse.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Même les miettes sont de trop pour le Sénat, qui refuse de voter « l’indemnité inflation »

Ce mercredi dans le cadre du projet de loi de finances rectificative, le Sénat à majorité Les Républicains a rejeté l’« indemnité inflation » de 100 euros promise par le gouvernement pour tenter de calmer la colère face à la hausse du coût de la vie. Pour les Sénateurs, même les miettes jetées à la figure des classes populaires par LREM sont de trop.

Mépris pour les classes populaires

Olga Hagen

Ce mercredi, la chambre haute du Parlement dominée par des sénateurs LR a retoqué la fameuse « indemnité inflation » promise par le gouvernement et inclue dans le second projet de loi de finances rectificative (PLFR). Une nouvelle navette entre Assemblée Nationale et Sénat va donc avoir lieu dès lors que Macron compte sur ces miettes pour contenter les classes populaires sans fâcher le grand patronat à quelques mois des présidentielles.

Mesure phare du gouvernement dans le PLFR, l’indemnité inflation correspondait en effet à un versement unique de 100 euros, et était adressée aux « salariés, indépendants, retraités, chômeurs, allocataires des minimas sociaux, étudiants boursiers percevant moins de 2000 euros par mois » d’après le gouvernement, soit 38 millions de français.

Une mesure bien minime que l’exécutif réserve à certains secteurs de la population de façon arbitraire et qui ne sera versée qu’une seule fois. Cependant, à la place, le Sénat a adopté des modifications – 145 voix pour, 30 voix contre et 168 abstentions – diminuant grandement le nombre de personnes concernées par l’indemnité : les bénéficiaires de minima sociaux et de prestations sociales. Pour les chômeurs et jeunes en parcours d’insertion, cela se fera au cas par cas. Un moyen de « mieux cibler » l’aide pour Jean-François Husson, mais surtout réduire le coût du dispositif. En effet, Vincent Capo-Canellas lui-même, leader du groupe centriste, a déclaré que cela laissait « beaucoup de trous dans la raquette ».

Si le montant a été élevé à 150 euros pour faire passer la pilule, l’objectif du Sénat est clair. Tout en souhaitant apparaitre plus généreux sur le montant, Les Républicains veulent incarner une aile plus rigoureuse et stricte à l’égard des aides sociales afin de contenter le grand patronat et sa base électorale en pleine primaire du parti. En effet, tandis qu’initialement les figures LR revendiquaient la baisse des taxes à la consommation plutôt qu’une mesure indemnitaire, elles souhaitent désormais plaider pour le déficit public et réduire le coût pour l’État de l’indemnité inflation.

Présidentielles en vue, le gouvernement Macron reste déterminé

De quoi permettre au gouvernement de se localiser comme défenseur des classes populaires face à un Sénat conservateur. « Si c’est moins coûteux, ça veut dire qu’il y a moins de Français qui reçoivent. On a pris une mesure massive, on l’assume » a ainsi annoncé sur LCI Gabriel Attal, faisant ainsi passer « l’indemnité inflation » pour une politique d’ampleur inédite et subversive. Souhaitant faire apparaitre le gouvernement comme solide à quelques mois des élections, il a ajouté que « ce qui compte, à la fin, c’est le texte définitivement adopté. L’assemblée nationale a le dernier mot et a la majorité présidentielle ». Une façon de prendre sa revanche sur le Sénat qui avait tenté de bloquer la prolongation du passe sanitaire il y a quelques semaines pour apparaitre comme principale opposition à l’autoritarisme sanitaire.

Ni la mesure du gouvernement, ni celle du Sénat : s’organiser pour exiger une augmentation des salaires

Face aux mesures palliatives et hypocrites du gouvernement, aux discussions entre grands électeurs sur les miettes qu’ils pourraient bien vouloir laisser aux différents secteurs de la population touchées par l’augmentation des prix, il est nécessaire de s’organiser pour exiger une augmentation générale des salaires de 300 euros, indexés sur l’inflation. De la même manière, il faut une revalorisation du SMIC à 1800 euros net, et un gel des prix. On ne peut laisser les plus précaires payer la crise, pendant que Total multiplie ses profits par 23 par rapport à 2020 – dans le même temps qu’ils augmentent le prix du carburant –.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Une partie des salariés du magasin de bricolage Leroy Merlin sur la zone commerciale de Compiègne / Jaux se sont mis en grève ce vendredi 19 novembre au matin.

Depuis ce matin, vendredi 19 novembre, une grève à Leroy Merlin est suivie par une quarantaine de salariés sur les 177 employés que compte le magasin de Jaux. Ils rejoignent ainsi le mouvement national déclenché par les syndicats suite à l’échec des premières NAO (négociations annuelles obligatoires) avec la direction à Lille le 9 novembre dernier.  «Cela s’est très mal passé. On n’a droit qu’à des miettes», estime Karine Bourlet, déléguée syndicale CFDT. «40 euros brut d’augmentation, 80 euros brut pour l’achat d’une trottinette alors que la plupart d’entre nous habite à plus de 40 kilomètres du lieu de travail, diminution du montant des primes… et le reste, 10 millions d’euros, est réparti entre 700 personnes, les actionnaires», ajoute Stéphane Noizet, délégué syndical CGT.

En attente de la direction

«Aucune organisation n’a signé les NAO et la direction de son côté n’a pas signé les PV (procès verbaux, Ndlr). Nous attendons que la direction se manifeste et la reprise des négociations à Lille», souligne Karine Bourlet.
Le mouvement est suivi, selon ces syndicalistes, par 70 % des quelque 140 magasins répartis en France, «et surtout par les quatre dépôts que compte Leroy Merlin en France». Celui dont dépend le magasin de Jaux est situé à Dourges, dans le Pas-de-Calais.

Ce mouvement devrait pénaliser l’enseigne déjà en proie à des problèmes de rupture de stock. La grève va se poursuivre demain, samedi 20 novembre. Nous ne sommes pas parvenus à joindre la direction du magasin de Jaux.

Frederika GUILLAUME

Publié par oisehebdo.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La transaction est prévue en numéraire, et devrait être achevée au deuxième semestre 2022. Piroschka Van De Wouw / REUTERS

La transaction est prévue en numéraire, et devrait être achevée au deuxième semestre 2022. Piroschka Van De Wouw / REUTERS

Depuis six ans, le groupe multiplie les cessions et acquisitions pour affûter son portefeuille.

 

Près d'un an après l'annonce d'une revue stratégique portant sur ses activités de thés, Unilever a trouvé une solution pour son emblématique marque Lipton, ainsi que pour ses multiples marques de ce segment. Un secteur dont il est de loin le leader mondial avec 10 % du marché.

Le géant anglo-néerlandais de la grande consommation, qui a déjà cédé en 2017 ses margarines au fond KKR, a annoncé la cession de cette division pesant pour 3 milliards d'euros (6 % de son chiffre d'affaires) au fonds CVC Capital Partners pour 4,5 milliards d'euros. Le pôle cédé comprend 34 marques dont Lipton, la plus connue, Taz, ou le spécialiste du thé bio Pukka Herbs, racheté en 2017.

Cette cession n'est pas une surprise, le groupe aux 50,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires ayant expliqué, en janvier lors de la présentation de ses comptes annuels, que cette activité peinait à retrouver des couleurs « malgré de multiples tentatives de relance ». Très centré sur le thé noir, moins en vogue que les infusions et les thés verts, Lipton avait des difficultés à suivre les nouvelles tendances.

Plus globalement, le groupe multiplie depuis six ans les cessions et acquisitions pour affûter son portefeuille, et le faire coller aux nouvelles habitudes de consommation.

 

Il y a deux ans, Unilever avait d'ailleurs quelque peu surpris les marchés en se disant prêt à se séparer de ses marques « sans vrai impact social ou environnemental ». Comme les glaces Magnum, la pâte à tartiner Marmite ou les pâtes instantanées Noodle. Le groupe précise que, sous réserve du feu vert des autorités de la concurrence, la transaction avec CVC Capital Partners devrait être achevée d'ici à fin 2022.

 

Publié par le Figaro.fr

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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